Le toboggan

Toboggan Piscine

Parfois, on se retrouve dans des endroits de notre plein gré, en se demandant ce qui a bien pu nous passer par la tête pour y être venu.
C’est ce qui m’est arrivé l’autre soir, quand je me suis retrouvée dans une minuscule cabine, à essayer de dénouer les bretelles de mon maillot de bain coincé au niveau de mes cuisses, tout en essayant de convaincre mon adorable fils qu’ouvrir la porte de la cabine à cet instant précis n’était pas l’idée du siècle.

Pourtant, je n’ai pas rebroussé chemin. J’ai fini par dénouer les bretelles, en me promettant de ne plus jamais confier au mari-presque-tout-neuf la tâche de la lessive, j’ai réussi à cacher mon épilation approximative en adoptant le placement de maillot dit « des années 60″ (ou encore « de la jambe courte), je suis même parvenue à déshabiller le bébé-presque-tout-neuf pendant qu’il s’essayait visiblement à la techtonik, lui enfiler une couche, son maillot et les brassards, attraper les claquettes qui s’étaient cachées au fond du panier, plier les vêtements que l’on venait d’enlever, les ranger dans un sac, expliquer à mon fils que mon maillot avait pour fonction, entre autres, de cacher mes seins, pas de les découvrir d’un coup en hurlant « Titiiii ! », ranger le sac dans le panier, me souvenir que les bonnets étaient au fond de ce-dit panier, nouer une serviette autour de ma culotte de cheval de trait et sortir de la cabine, le tout sans me blesser gravement (le cheveu resté accroché dans l’angle des parois ne compte pas). Bon, je suais un peu, mais ça m’autorisait à ne pas passer sous la douche glacée avant de rejoindre les bassins, personne ne verrait rien.

Le bassin enfants était chauffé, je me suis allongé dans l’eau tiède en soupirant d’aise tandis que le bébé-presque-tout-neuf nous faisait le remake d’une vieille pub Hollywood Chewing-Gum.
On était bien.
Jusqu’à ce qu’il décide que le grand bain avait l’air vachement plus amusant et décide d’y aller (en courant sur le carrelage mouillé tant qu’à faire). J’ai bondi hors de l’eau, j’ai certainement dit un truc du style « Ca caille putain de merde », j’ai tiré sur mon maillot et ai rattrapé l’intrépide au moment où il s’envolait. Enfin ça, c’était dans mes rêves. En réalité, je l’ai rattrapé au moment où il venait de se vautrer aux pieds de la maitre-nageur (on dit maîtresse-nageur pour une femme ?).
– Faut pas courir, faites attention, il peut tomber, elle m’a dit.
J’ai failli lui demander si elle avait des liens de parenté avec Madame Soleil, mais j’ai ramassé mon fils qui se marrait. Aka, aka ! il disait. (encore, pour ceux qui ne parlent pas le gosse)

Poursuivre la lecture

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le premier jour du reste de ma vie

Photo de Typhaine

Photo de Typhaine

Voilà. On y est. Cette date que j’attends depuis tellement longtemps. Je pense qu’elle a gagné sa place dans la case de ma mémoire réservée aux dates qui comptent.
Aujourd’hui, 21 janvier 2015, c’est la sortie de mon premier roman.

Je suis dans un état d’hystérie absolue depuis quelques jours. Je crois que si j’étais seule, dans mon coin, ce ne serait pas si intense. Mais là, je reçois tous vos commentaires, certains sont presque dans le même état d’excitation que moi, d’autres l’ont déjà trouvé en librairie hier et m’ont envoyé la photo, d’autres l’ont pré-commandé et m’envoient des messages pour me dire à quel point ils sont impatients de le recevoir, d’autres encore m’accompagnent dans ce moment, me félicitent, partagent ma joie. Non, définitivement, sans vous ça n’aurait pas la même saveur.

Je suis heureuse de ne pas avoir été publiée plus tôt. Je suis heureuse que ça tombe là, maintenant que vous êtes là, et de pouvoir partager ça avec vous.

Aujourd’hui, je suis stressée, un peu, je vais attendre les premiers retours avec appréhension. Il y en aura des négatifs, je n’en doute pas, mais je me suis préparée, il en faut pour tout le monde et je prendrai chaque avis en compte. Même si j’espère qu’il plaira à la plupart d’entre vous, que vous ne serez pas déçus, que vous rirez, un peu, serez émus, beaucoup, vous évaderez, passionnément.
Aujourd’hui, je suis impatiente, surtout. J’ai hâte de lire vos retours, de savoir ce que vous en aurez pensé, de lire vos mots avec un grand sourire sur le visage, de savoir si les mots que j’ai posés sur le papier trouveront écho en vous.

Voilà, il ne m’appartient plus désormais. Il est à vous. Prenez-en soin, je vous le confie.
C’est tellement fou d’imaginer qu’il va se trouver dans vos bibliothèques, dans vos mains, dans vos vies…

MERCI de tout ce que vous êtes en train de me faire vivre. Je n’arrive pas à arrêter de sourire… et, vraiment, vous n’y êtes pas pour rien.

*******

Pour suivre toutes les infos (et vous marrer avec les dingos qui y sont déjà), je vous attends sur la page Facebook Virginie Grimaldi. (OUAIS)

Plus d’infos sur mon roman ICI et la genèse ICI, il est dispo un peu partout : librairies, grandes surfaces et en ligne.
Pour l’acheter sur Amazon, c’est par ici : Le premier jour du reste de ma vie

Voilà. Maintenant, je serre les fesses en attendant les premiers retours.

Moralité : Qui publie son premier roman se retrouve avec des fesses en béton. (proverbe Ginien)

Giniiiiiiiiiiiiiiiiiiie

PS : Dans le dernier billet à ce sujet, je vous avais proposé d’envoyer une dédicace à ceux qui m’enverraient une photo de mon livre. Bon, je ne m’attendais pas à tout ça, j’ai eu des dizaines de demandes avant même la sortie, donc j’ai fait quelques calculs mentaux (en évitant la table de 8) et j’ai réalisé que, vu le prix du timbre et ce que gagne un auteur par livre vendu, j’allais vite me ruiner. Je suis hyper ennuyée d’avoir à faire ça, a fait genre « je fais raquer ma dédicace », mais pour ceux qui y tiennent vraiment, je n’ai pas envie de refuser. Alors, si ça vous va, je vous demanderai une enveloppe timbrée ou un virement paypal du prix du timbre (ou de 1000 euros, comme vous voulez).

PS2 : Sinon, avec Camille Anseaume, on a écrit un autre livre qui est sorti la semaine dernière, ça s’appelle Perles de parents , on a pleuré de rire en l’écrivant, j’espère que vous pleurerez de rire en le lisant. D’après les premiers retours c’est le cas !

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le tatoueur

Gouffre-de-Padirac

Ce n’était pas prévu qu’on s’y arrête, ça nous a pris comme ça, en passant devant. Regarde, c’est ouvert, m’a dit le mari-presque-tout-neuf, avant de se garer devant la boutique. Dans la vitrine, les photos de dessins tout juste sortis de l’aiguille s’exposaient fièrement, à-côté d’un crâne blanc.
Ça faisait plusieurs fois que je voulais le faire, mais j’étais toujours pressée. Là, on avait un peu de temps devant nous avant d’aller chercher le bébé-presque-tout-neuf à la crèche. Deux ans et demi après sa naissance, j’allais enfin prendre rendez-vous pour me faire tatouer son symbole, à-côté de celui de son frère.

La tatoueur arborait une mèche de rockeur sur la tête et un cahier de coloriage sur la peau. Assis sur un fauteuil, il buvait un café en discutant avec l’un de ses amis. Ils nous ont salué, on les a salués, je me suis dit qu’ils devaient se demander ce qu’on venait foutre là, avec nos habits du dimanche qu’on avait mis pour le rendez-vous dont on sortait. J’ai failli leur dire que j’avais déjà quatre tatouages, que j’avais été percée un peu partout et que je portais plus souvent des jeans que des tailleurs, mais je me suis tue. Quand je vais chez le gynéco, je ne lui dis pas que j’ai déjà fait des frottis.

Poursuivre la lecture

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le voilà

Le premier jour du reste de ma vie, Virginie Grimaldi

Je n’avais pas prévu de vous en parler avant la sortie officielle, qui aura lieu le 21 janvier.
Et puis, tout à l’heure, j’ai trouvé un carton dans mon jardin, posé entre une flaque et un présent de ma chienne. Et j’ai ouvert le carton. Et j’y ai trouvé mon roman. MON roman, bordel. Et j’ai eu peur que mon cœur explose si je ne vous déléguais pas un peu de ma joie. Et j’ai posté une photo sur les réseaux sociaux (du livre, pas du cadeau de ma chienne). Et j’ai été étonnée, émue, touchée de vos commentaires. Alors voilà, je ne vais pas tirer sur la corde du suspense, je n’ai jamais su garder un secret de toute manière.

Mon livre s’appelle « Le premier jour du reste de ma vie ».
Quand l’éditeur m’a proposé ce titre, j’ai immédiatement aimé, mais j’ai eu peur.
Aimé, parce qu’il correspond totalement au livre, et parce qu’il rappelle, à un mot près, le titre d’un film magnifique.
Eu peur, justement, parce qu’il ressemble beaucoup à ce titre.
Mon éditeur m’a rassurée. Ce titre était parfait, il en était convaincu, il résumait le livre en une seule phrase. Du coup, moi aussi je me suis mise à le trouver parfait. Il n’y avait pas à avoir peur.

Il n’y a pas à avoir peur.
C’est aussi ce que me dit le mari-presque-tout-neuf, quand je lui fais part de mes doutes.
Mes doutes, ils vous concernent tous, à vous qui avez l’habitude de venir me lire ici. Parce que je pense vraiment que cette histoire peut plaire, qu’elle peut trouver un public, qu’elle peut résonner en certaines personnes. Mais vous ? Vous qui avez l’habitude de textes courts et percutants, est-ce que vous aimerez ? Vous qui avez l’habitude d’une plume qui part dans tous les sens, est-ce que vous vous retrouverez dans cette histoire plus classique ?
« Tu nous fais chier, tu réalises ton rêve putain ! »
Le mari-presque-tout-neuf est aussi poli que moi, vous remarquerez.
Et il a raison.
Voilà.
Je réalise mon rêve, et c’est donc avec un peu de peur, mais surtout avec beaucoup de bonheur que je vous présente Le premier jour du reste de ma vie.

L’histoire, c’est celle de Marie, qui a tout préparé pour l’anniversaire de son mari : gâteaux, invités, décoration de l’appartement… Tout, y compris une surprise : à quarante ans, elle a décidé de le quitter.
Accompagnée de ses deux valises et d’un paquet d’espoirs, elle embarque sur un paquebot pour un tour du monde de 100 jours. Elle va y rencontrer deux autres femmes, une de 24 ans et une de 62 ans, elles aussi à la croisée des chemins. Au fil de leurs aventures, parfois loufoques, elles pleurent et rient ensemble, à la reconquête du bonheur. Leurs vies à toutes les trois vont être transformées par ce voyage au bout du monde…
Ceux qui se souviennent de ma nouvelle « Sans surprise » proposée au concours Au féminin en 2013 comprendront que c’est le point de départ.

Vous ne pouvez pas imaginer à quel point je suis stressée en vous racontant ça. J’essaie de trouver les bons mots pour vous donner envie, tout en respectant le contenu, sans trop en dévoiler. J’ai l’impression de me déshabiller devant vous en rentrant le ventre. S’il vous plaît, ne regardez pas mes poils.

C’est édité chez City, distribué par Hachette, il y a une bonne mise en place, qui permettra de le trouver un peu partout (librairies, supermarchés, Internet…), il coûte 16,50 euros et il sort le 21 janvier.

Vous pouvez avoir plus d’infos sur le site de l’éditeur, vous pouvez même y lire les premières pages.
(on peut mourir d’angoisse ?)

Si vous le souhaitez, vous pouvez le pré-commander sur Amazon :

Et puis surtout, parce que je n’ai pas beaucoup de moyens de vous prouver à quel point vous comptez, à quel point vous n’êtes pas pour rien dans tout ça, j’avais envie de faire un petit truc en plus pour mes lecteurs.
Donc si vous l’achetez, vous m’envoyez un mail, un message privé ou un pigeon voyageur, qu’importe, avec une photo du livre, histoire de me procurer un shoot d’émotions (et de me la péter sur les réseaux sociaux). Vous y joignez vos coordonnées. Et moi, en échange, je vous envoie une petite dédicace que vous n’aurez qu’à glisser entre les pages. Et, si vous y tenez, un poil de ma célèbre fourrure.

Voilà. C’est tout.
Ah non, si vous voulez suivre les infos du livre (et des autres) (oui oui) (ouiiiiiiiiiiiiiiiiii), j’ai créé une page Facebook (avec le titre ECRIVAIN), vous pouvez la liker si le cœur vous en dit.

Je vous passe le relais, dans les commentaires. Sachez que je vais rafraîchir cette page compulsivement durant les 24 heures à venir.
J’ai le trac.
Mais bordel, ce que je suis excitée !

Ginie, écrivain
(ouais)

Rendez-vous sur Hellocoton !

Drôles de livres

Bibliothèque

Dur dur de reprendre le cours normal de ce blog, de percer cette bulle de torpeur et d’émotions dans laquelle on est enfermés depuis mercredi dernier.
Mais je crois qu’on a besoin de se changer les idées.
Pour ça, il n’y a pas mille solutions. On peut regarder Les anges de la téléréalité (et avoir envie de mourir dans d’atroces souffrances dès la moitié du générique). On peut faire du tricot (mais faut savoir tricoter). Et on peut lire. C’est ce que j’ai fait ces dernières semaines, avec avidité. Comme si je rattrapais ces mois de quasi-abstinence, dus à un manque de temps et à mon choix de ne pas lire pendant que j’écris.
J’ai renoué avec ce plaisir-là, de me plonger dans une histoire, entièrement, de m’immerger, de faire fonctionner mon imagination pour mettre un visage sur des mots, de renifler les pages en fermant les yeux, de corner celle qui marque la pause.

J’ai eu envie de positif. Alors c’est vers des livres plutôt distrayants que je me suis tournée. S’il faut les cataloguer. Pas léger, parce que faire rire, distraire, je ne trouve pas que ce soit forcément léger.

Voici trois livres qui m’ont plu, beaucoup. Alors je me suis dit qu’ils pourraient vous plaire aussi.

Drôle de Karma

Drôle de Karma, c’est le premier roman de Sophie Henrionnet, que beaucoup connaissent sous le pseudo de Reine Mère sur son blog Six in the City. Sur son blog, elle publie essentiellement des dessins humoristiques (très drôles), je connaissais donc très peu sa plume avant de plonger dans son livre. Mais, pour connaître un petit peu Sophie, son humour et sa sensibilité, je n’avais pas beaucoup de craintes, j’allais aimer.

Je n’ai pas été déçue.
Drôle de Karma, c’est l’histoire de Joséphine, une trentenaire un peu barge et terriblement attachante. Elle mène une vie on ne peut plus normale (mec, boulot, appart, voisine détestable) jusqu’au moment où tout bascule. En quelques jours, elle perd son mec (de façon spectaculaire), son boulot et elle est témoin d’un décès. Moi, à ce stade, je me serais certainement foutue sous la couette avec mon doudou et une tonne de kleenex, mais Joséphine, elle, décide de se faire passer pour une prof de français et de partir en Angleterre donner des cours dans une famille d’aristos délirants qui chambouleront sa vie.

Poursuivre la lecture

Rendez-vous sur Hellocoton !