Le cadeau

Elle m’a dit de ne pas en parler. Mais je vais le faire quand même.

L’autre jour, j’ai reçu un mail parmi les mails. Son auteure s’appelait Dorothée, elle me disait avoir découvert mon blog récemment et avoir passé du temps à rire, et aussi un peu à pleurer. Elle avait relevé dans un de mes billets que j’avais chez moi les empreintes de mon premier enfant. Elle avait ouvert avec son mari une boutique qui proposait des bijoux personnalisés avec les dessins d’enfants, leurs empreintes, leurs paroles, etc… De quoi les avoir toujours un peu sur soi. Elle avait parmi ses clients des parents endeuillés et me proposait de m’envoyer un bijou avec les empreintes de mon fils. Elle avait peur d’être maladroite, déplacée et que je prenne ça pour une pub déguisée, elle n’attendait rien de moi en retour, elle voulait juste me remercier.

J’ai été très touchée de sa proposition, je n’avais pas pensé à cette possibilité de faire graver un bijou. Pourtant, j’ai refusé. Je ne me sentais pas d’accepter un cadeau comme ça, sans contrepartie, et il était clair que je n’en parlerais pas sur le blog : les empreintes de mon fils, il était hors de question que je les montre sur le blog, c’était une des seules choses qu’il me restait de lui, je les gardais jalousement.
Dorothée a insisté. Vraiment, elle ne voulait pas que j’en parle, ça lui faisait juste plaisir de me faire plaisir. On reçoit tellement de propositions intéressées via nos blogs qu’on n’est plus habitués aux gestes gratuits, sans aucune arrière-pensée.

Alors j’ai dit oui. Et j’ai choisi un bracelet avec deux médailles, une pour chacun de mes fils.

Samedi, j’ai relevé le courrier en partant de la maison. Quand j’ai trouvé le colis dans la boîte, j’ai regagné la voiture en faisant des rondades. Depuis, le bracelet ne me quitte plus, je le montre à tout le monde. Il est canon et, en plus, il compte. Ce qui est dangereux, parce que, si je le perds, je vais tomber en dépression (et ça arrivera forcément, puisque je suis capable de perdre ma culotte sans m’en rendre compte). En attendant, je chéris ce bijou.

Alors voilà. Dorothée ne voulait pas que j’en parle, mais je le fais quand même.
D’abord, parce que Dorothée est adorable et que j’avais envie de lui renvoyer l’ascenseur à ma façon. Et ma façon, c’est ça.
Ensuite, parce qu’on s’est rendues compte qu’on était toutes les deux du même coin. Et que vive Bordeaux !
Enfin, et surtout, parce que j’ai eu un énorme coup de cœur pour sa boutique, Happy Bulle, et que je compte y faire une grosse partie de mes achats de Noël. Je pense qu’elle plaira à pas mal d’entre vous et que ça mérite carrément le coup de projecteur.

Du coup, j’ai pris des photos. J’ai lâché sur les empreintes, ce que je ne vous montrerai pas en revanche, c’est le verso des médailles sur lequel est gravé leurs prénoms. (faut pas déconner quand même)

Bijou empreintes bébé

 

Bracelet empreintes bébé

 

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De l’autre côté du tunnel

IRM

08h : Le réveil sonne. Je vais faire comme si je ne l’avais pas entendu, si ça se trouve ça va le décourager et il va se taire.

08h10 : Il recommence. A priori il ne comprend pas qu’il gêne. Pire qu’une belle-mère.

08h20 : La douche est chaude. Si ça se trouve c’est la dernière avant qu’on m’annonce un truc pas cool.

08h21 : Ce serait peut-être pertinent de me raser les jambes. Faudrait pas qu’ils me prennent pour un homme, à l’hôpital.

08h35 : Par contre je garde la moustache.

08h45 : Le petit-déj du condamné : brioche, Nutella, chocolat chaud. Avec un peu de chance, je serai trop grosse pour entrer dans l’IRM.

08h46 : Ou alors je vomirai sur l’infirmier et ils me mettront dehors. Allez, encore une petite tranche.

09h00 : Un dernier bisou à mes hommes et c’est parti. En route pour mon destin.
J’ai envie de faire caca.

09h45 : J’arrive à l’hôpital avec ma mère. Impossible de trouver une place sur le parking. C’est un signe, on doit partir.
Ma mère me montre une place, juste devant l’entrée.
Merde.

09h55 :
– Bonjour, j’ai rendez-vous pour une IRM.
– Carte vitale, carte de mutuelle, justificatif de domicile, prescription du médecin.
– Voilà.
– Bah pourquoi vous tremblez ?
– J’ai un peu peur.
– Bah faut pas avoir peur, c’est rien du tout. Vous avez peur de l’examen ou des résultats ?
– Des deux.
– Ah oui, je vois, suspicion de tumeur. Bah vous savez, les tumeurs c’est pas forcément méchant.
– Et ta mère, elle est méchante ?

10h15 : Des lecteurs m’ont envoyé un article d’une nana qui raconte qu’elle a pété dans un IRM. Vu l’état de mon ventre, je pense que moi, je vais chier dedans.

10h20 : Ginie, c’est à vous !
Adieu maman, tu diras à mes hommes que je les aime. Je te lègue mes boots que t’aimes bien, tu pourras les mettre à mon enterrement.

10h21 :
– Vous avez un pacemaker ?
– Non.
– Des broches ?
– Non.
– Du métal dans le corps ?
– Je couche avec Robocop, ça compte ?
– Enlevez tous vos vêtements, enfilez ce peignoir et ces chaussons et rejoignez-moi pour la perfusion.
– Vous avez vraiment besoin de moi ? Je veux dire, on peut pas le faire sans ma présence ? Une IRM par contumace…

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Ces choses que je ne lui dirai pas

Rouge à lèvres

Hier soir, j’ai mangé avec ma copine Chag. Après avoir été poussées hors du resto à la fermeture, après avoir été arrosées par le ciel, on a atterri dans la voiture où on a papoté une partie de la nuit. A un moment, on en est venues aux conneries qu’on a pu faire dans notre jeunesse, avant de devenir les mères responsables que nous sommes à présent (ahem). Les souvenirs remontaient au fur et à mesure de leur évocation, et je me suis dit que mes parents avaient bien morflé. Ce à quoi Chag a répondu qu’on le paierait sans doute.
Balivernes. Mon tout petit est un ange (sa plus grosse farce consiste à piquer mon rouge à lèvres) et le restera à l’adolescence. Je suis persuadée qu’il rangera sa chambre sans que je n’aie à le lui suggérer, qu’il videra le lave-vaisselle spontanément, qu’il me dire « bonjour maman chérie » chaque matin et « je t’aime » chaque soir.
Enfin quand même, dans le doute, il y a deux ou trois choses que je pense garder pour moi. Je sais pas, histoire de ne pas lui donner d’idées…

- J’ai fumé ma première cigarette à 13 ans, ça me faisait tourner la tête mais c’était trop la classe, alors j’ai continué. Même quand ma mère a trouvé un paquet dans mon sac. Je lui ai dit qu’il était à une copine, que je le gardais pour que ses parents ne tombent pas dessus. Et j’ai vraiment cru qu’elle allait le croire.

- En troisième, le prof d’histoire-géo nous avait mis à la porte, un copain et moi. Dans le couloir, on s’ennuyait, alors on a cherché de quoi s’occuper. La seule chose qu’il y avait pour s’occuper, dans le couloir, c’était un extincteur.

- J’ai écrit le nom de ma prof d’espagnol sur une serviette hygiénique et je l’ai collée sur mon front.
(la serviette, pas la prof)

- En troisième, je suis allée dormir chez une copine. On a attendu que ses parents se couchent pour faire le mur. On avait mis des mini jupes et prévu de rejoindre nos petits copains. Dans le jardin, on a eu peur en entendant des pas. C’était le père de ma copine qui nous attendait. Je n’ai plus jamais eu le droit de dormir chez elle.

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Un week-end pas cher (sponso)

Il était une fois un couple (merveilleux) composé d’une jeune femme (merveilleuse) répondant au (merveilleux) prénom de Ginie et d’un mari-presque-tout-neuf (merveilleux). Ils avaient tenté, à plusieurs reprises, de partir en week-end en amoureux, pour se retrouver comme ils disent dans les magazines destinés aux jeunes parents. Mais leur bébé-presque-tout-neuf (merveilleux) ne l’avait pas entendu de cette oreille et était, par inadvertance, tombé malade à chaque fois, obligeant le (merveilleux) couple à annuler à la dernière minute.
Cette fois, ils étaient bien décidés à partir coûte que coûte. Le bébé (plus vraiment tout neuf) (mais vraiment merveilleux) ne semblait pas couver quelconque maladie sortie de nulle part, la mamie (merveilleuse) était disposée à le garder même s’il déclarait un truc pas trop merveilleux au dernier moment, les valises étaient bouclées : Biarritz les attendait.
Bon, je vous la fais courte, le bébé-presque-tout-neuf n’est en effet pas tombé malade, par contre un petit bâtard de virus s’est accroché sur la gorge de sa reum et a fait monter le thermomètre dans les étoiles. Week-end annulé, mamie remerciée, bébé ricanait, quant au couple merveilleux, ils se couchèrent et eurent beaucoup de médicaments.

Les contes de fées sont des menteurs, CQFD.

Mais si jamais vous êtes un peu plus chanceux que ce (merveilleux) couple, sachez qu’il vous déteste, mais surtout que les Hôtels Mercure proposent en ce moment une offre carrément canon : une nuit offerte pour une nuit achetée.

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L’idée, c’est de profiter du mois de novembre pour s’évader un week-end et découvrir les plus beaux coins de France. Quand on sait à quel point ce mois peut être déprimant, c’est plutôt tentant. Moi, par exemple, je fuirais bien la pluie qui s’est installée chez moi pour aller faire coucou au soleil et à ma copine chérie à Marseille.

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La vengeance du retour de la liste

Précédemment, sur Femme Sweet Femme.

Acte I : Le mari-presque-tout-neuf était revenu des courses avec un cadeau merveilleux.

Acte II : Je lui avais rendu l’amabilité.

C’était le bon vieux temps, à l’époque où les petites attentions faisaient partie du quotidien. Et puis, la routine s’est incrustée et les petites attentions se sont espacées, laissant la place à quelques bouquets de fleurs par ci, par là. L’ennui, quoi.

Heureusement, mon mari est un homme formidable. Hier soir, il s’est passé quelque chose en lui. Un sursaut d’amour, une envie de me surprendre, un désir de me faire plaisir, allez savoir.
Alors que je l’avais envoyé aux courses pour refaire les stocks d’aliments de première nécessité (Nutella et Coca light), il en est revenu avec des présents tout à fait adorables.

Cadeau

Autant vous dire que, pour le remercier, je l’ai cordialement invité à faire la toupie sur sa troisième jambe.

Ma vengeance sera terrible.

Ginie, heureuse en ménache

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