J’ai voulu te faire plaisir

Stan Smith

Je suis passée plusieurs fois devant la vitrine avant de passer la porte. Elles me regardaient droit dans les yeux, si elles avaient pu parler, elles auraient dit « achète-moi ». Je le sais, j’ai fait Chaussures en LV2.

La vendeuse m’a demandé ma pointure, je me suis assise en me préparant mentalement à la rencontre qui allait suivre. Elle est revenue, a sorti la chaussure droite de la boîte, a écarté la languette et m’a demandé de la pénétrer avec mon pied (la chaussure, pas la vendeuse). Je ne vous raconte pas la suite, y’a des enfants qui lisent.

Ces chaussures, elles étaient faites pour moi. Je résistais depuis des mois, malgré leurs appels incessants sur les réseaux sociaux. Depuis les pieds de blogueuses qui prenaient la pose, elle me criaient « Regarde comme on est belles » ;  « Regarde comme on est jolies » ; « Comment t’aurais la classe avec nous »…
Et puis, il y a eu les photos et les billets de Violette et ma volonté a fondu comme abdos sous Nutella. (Violette est cancer)

A la caisse, j’ai demandé si je pouvais les garder aux pieds, la vendeuse m’a souri. J’ai reconnu ce sourire, c’est le même que je fais quand je parle à mon filleul de six ans.
Au moment de dégainer la carte, j’ai avisé une étagère sur laquelle trônaient des petites paires (de chaussures). Il y avait les mêmes que les miennes. J’ai demandé s’il y en avait en 23, en priant pour qu’elle dise non, parce que je savais que je serais obligée de les acheter et qu’un jour, mon fils me ferait payer très cher le fait d’avoir porté les mêmes chaussures que sa mère. Elles y étaient en 23, je les ai prises en me récitant mentalement la réponse que je lui sortirai alors (« estime-toi heureux, ça aurait pu être des UGG) (ou des escarpins).

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Les croix

Morpion

Le week-end dernier, j’ai mangé avec ma copine Marine. Je ne l’avais pas vue depuis longtemps, on travaillait ensemble à l’époque où on avait moins d’années au compteur que de cheveux blancs sur la tête. A l’époque où nos insouciances n’avaient pas encore été trop abîmées. A l’époque où on était capables de louper une matinée de travail parce qu’un chien venait de se faire renverser devant l’agence et qu’on trouvait ça bien plus important de le sauver que d’obéir aux injonctions de notre directeur. On travaillait dans une banque.

On a commencé par se remémorer ces souvenirs, on en a pleuré de rire. J’avais oublié cet épisode, où notre cher directeur d’agence venait de nous réprimander sévèrement (hystériquement ?) parce que la pause café avait duré un peu trop longtemps. Il était dur, on n’avait même pas dépassé la demi-heure. Ce jour-là, je n’ai rien trouvé de mieux que de lui répondre, très sérieusement « Michel, vous yoyotez de la touffe ». Le pauvre Michel avait failli saigner du nez.

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Je, tu, NOUS

NOUS

C’était un lundi. Trois jours auparavant, lorsqu’on s’était dit au-revoir après deux semaines de formation, TU m’avais dit « JE serai à Bordeaux lundi, on pourrait se voir ? ». J’avais haussé les sourcils, lancé un « Pourquoi pas », avant d’entrer dans l’ascenseur qui doit encore se souvenir de MA danse de la joie.

C’était un lundi. J’ai gardé mon téléphone sous les yeux toute la journée. J’avais enclenché le vibreur, poussé le volume de sonnerie à fond et renoncé à le connecter à l’alarme incendie en croisant le regard suspicieux de MA collègue. A la première sonnerie de ce numéro inconnu, J’ai fait une ou deux rondades puis décroché avec un « Allo » genre je-sais-pas-du-tout-qui-m-appelle-dis-donc-donc-je-prends-ma-voix-etonnée.

C’était un lundi. TU M’as donné rendez-vous le soir. J’ai mis deux heures à me fabriquer un look qui n’avait pas l’air d’avoir été fabriqué en deux heures. JE suis arrivée en retard, TOI encore plus. JE t’ai parlé de MOI, TU m’as parlé de TOI, J’avais cette maladresse qu’on réserve aux moments importants, TU faisais semblant d’être sûr de TOI mais TES mains disaient le contraire. Il faisait nuit depuis longtemps quand TES lèvres sont venues faire connaissance des MIENNES.

C’était un lundi, c’était il y a dix ans. Dix ans que le JE et le TU se conjuguent au pluriel.

Dix ans, des déménagements, des fous rires, des engueulades aussi, des câlins du soir, le même nom, des paillettes dans les yeux, des escapades, des concessions, deux enfants, une blessure, des mots doux écrits sur le frigo, des parties de consoles, des chansons pourries, des confessions, des projets, des chiens, des bonheurs, des angoisses, des échanges, des yeux levés au ciel, des assassinats de M&M’s, des habitudes, des débats, des émotions, des photos, des souvenirs, un petit sourire qui nous ressemble, de l’amour.

Dix ans que NOUS avançons sur le même chemin, dix ans, que NOUS grandissons ensemble. Dix ans ce n’est pas rien. Alors, pour l’occasion, je voulais juste te dire un petit truc.

Accepter de te rejoindre ce lundi-là a été la meilleure décision de ma vie. Tu as fait de ma vie un NOUS que je chéris à l’infini.
Il paraît que dans la vie, il faut un peu de chance pour être heureux. Ma chance, c’est toi. Ma chance, c’est NOUS.

Ginie, qui espère un cadeau, quand même

 

 

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Le toboggan

Toboggan Piscine

Parfois, on se retrouve dans des endroits de notre plein gré, en se demandant ce qui a bien pu nous passer par la tête pour y être venu.
C’est ce qui m’est arrivé l’autre soir, quand je me suis retrouvée dans une minuscule cabine, à essayer de dénouer les bretelles de mon maillot de bain coincé au niveau de mes cuisses, tout en essayant de convaincre mon adorable fils qu’ouvrir la porte de la cabine à cet instant précis n’était pas l’idée du siècle.

Pourtant, je n’ai pas rebroussé chemin. J’ai fini par dénouer les bretelles, en me promettant de ne plus jamais confier au mari-presque-tout-neuf la tâche de la lessive, j’ai réussi à cacher mon épilation approximative en adoptant le placement de maillot dit « des années 60″ (ou encore « de la jambe courte), je suis même parvenue à déshabiller le bébé-presque-tout-neuf pendant qu’il s’essayait visiblement à la techtonik, lui enfiler une couche, son maillot et les brassards, attraper les claquettes qui s’étaient cachées au fond du panier, plier les vêtements que l’on venait d’enlever, les ranger dans un sac, expliquer à mon fils que mon maillot avait pour fonction, entre autres, de cacher mes seins, pas de les découvrir d’un coup en hurlant « Titiiii ! », ranger le sac dans le panier, me souvenir que les bonnets étaient au fond de ce-dit panier, nouer une serviette autour de ma culotte de cheval de trait et sortir de la cabine, le tout sans me blesser gravement (le cheveu resté accroché dans l’angle des parois ne compte pas). Bon, je suais un peu, mais ça m’autorisait à ne pas passer sous la douche glacée avant de rejoindre les bassins, personne ne verrait rien.

Le bassin enfants était chauffé, je me suis allongé dans l’eau tiède en soupirant d’aise tandis que le bébé-presque-tout-neuf nous faisait le remake d’une vieille pub Hollywood Chewing-Gum.
On était bien.
Jusqu’à ce qu’il décide que le grand bain avait l’air vachement plus amusant et décide d’y aller (en courant sur le carrelage mouillé tant qu’à faire). J’ai bondi hors de l’eau, j’ai certainement dit un truc du style « Ca caille putain de merde », j’ai tiré sur mon maillot et ai rattrapé l’intrépide au moment où il s’envolait. Enfin ça, c’était dans mes rêves. En réalité, je l’ai rattrapé au moment où il venait de se vautrer aux pieds de la maitre-nageur (on dit maîtresse-nageur pour une femme ?).
– Faut pas courir, faites attention, il peut tomber, elle m’a dit.
J’ai failli lui demander si elle avait des liens de parenté avec Madame Soleil, mais j’ai ramassé mon fils qui se marrait. Aka, aka ! il disait. (encore, pour ceux qui ne parlent pas le gosse)

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Le premier jour du reste de ma vie

Photo de Typhaine

Photo de Typhaine

Voilà. On y est. Cette date que j’attends depuis tellement longtemps. Je pense qu’elle a gagné sa place dans la case de ma mémoire réservée aux dates qui comptent.
Aujourd’hui, 21 janvier 2015, c’est la sortie de mon premier roman.

Je suis dans un état d’hystérie absolue depuis quelques jours. Je crois que si j’étais seule, dans mon coin, ce ne serait pas si intense. Mais là, je reçois tous vos commentaires, certains sont presque dans le même état d’excitation que moi, d’autres l’ont déjà trouvé en librairie hier et m’ont envoyé la photo, d’autres l’ont pré-commandé et m’envoient des messages pour me dire à quel point ils sont impatients de le recevoir, d’autres encore m’accompagnent dans ce moment, me félicitent, partagent ma joie. Non, définitivement, sans vous ça n’aurait pas la même saveur.

Je suis heureuse de ne pas avoir été publiée plus tôt. Je suis heureuse que ça tombe là, maintenant que vous êtes là, et de pouvoir partager ça avec vous.

Aujourd’hui, je suis stressée, un peu, je vais attendre les premiers retours avec appréhension. Il y en aura des négatifs, je n’en doute pas, mais je me suis préparée, il en faut pour tout le monde et je prendrai chaque avis en compte. Même si j’espère qu’il plaira à la plupart d’entre vous, que vous ne serez pas déçus, que vous rirez, un peu, serez émus, beaucoup, vous évaderez, passionnément.
Aujourd’hui, je suis impatiente, surtout. J’ai hâte de lire vos retours, de savoir ce que vous en aurez pensé, de lire vos mots avec un grand sourire sur le visage, de savoir si les mots que j’ai posés sur le papier trouveront écho en vous.

Voilà, il ne m’appartient plus désormais. Il est à vous. Prenez-en soin, je vous le confie.
C’est tellement fou d’imaginer qu’il va se trouver dans vos bibliothèques, dans vos mains, dans vos vies…

MERCI de tout ce que vous êtes en train de me faire vivre. Je n’arrive pas à arrêter de sourire… et, vraiment, vous n’y êtes pas pour rien.

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Pour suivre toutes les infos (et vous marrer avec les dingos qui y sont déjà), je vous attends sur la page Facebook Virginie Grimaldi. (OUAIS)

Plus d’infos sur mon roman ICI et la genèse ICI, il est dispo un peu partout : librairies, grandes surfaces et en ligne.
Pour l’acheter sur Amazon, c’est par ici : Le premier jour du reste de ma vie

Voilà. Maintenant, je serre les fesses en attendant les premiers retours.

Moralité : Qui publie son premier roman se retrouve avec des fesses en béton. (proverbe Ginien)

Giniiiiiiiiiiiiiiiiiiie

PS : Dans le dernier billet à ce sujet, je vous avais proposé d’envoyer une dédicace à ceux qui m’enverraient une photo de mon livre. Bon, je ne m’attendais pas à tout ça, j’ai eu des dizaines de demandes avant même la sortie, donc j’ai fait quelques calculs mentaux (en évitant la table de 8) et j’ai réalisé que, vu le prix du timbre et ce que gagne un auteur par livre vendu, j’allais vite me ruiner. Je suis hyper ennuyée d’avoir à faire ça, a fait genre « je fais raquer ma dédicace », mais pour ceux qui y tiennent vraiment, je n’ai pas envie de refuser. Alors, si ça vous va, je vous demanderai une enveloppe timbrée ou un virement paypal du prix du timbre (ou de 1000 euros, comme vous voulez).

PS2 : Sinon, avec Camille Anseaume, on a écrit un autre livre qui est sorti la semaine dernière, ça s’appelle Perles de parents , on a pleuré de rire en l’écrivant, j’espère que vous pleurerez de rire en le lisant. D’après les premiers retours c’est le cas !

 

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