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Femme Sweet Femme
12 août 2010 | Auteur : Ginie et son paillasson

Mon ange,

Les sept mois que tu as passé en moi te permettent de savoir qu’habituellement, ici, on parle de tout et de rien, mais surtout pas de la réalité. Aujourd’hui, je choisis de te rendre hommage ici et d’écrire le chagrin qui m’empêche de parler sans pleurer. J’ai ainsi l’impression de laisser une petite trace de toi.

Dimanche matin, comme chaque jour, je me suis réveilée en râlant d’avoir passé une mauvaise nuit. Mon gros ventre commençait à être franchement lourd et, il faut le reconnaître, je suis une râleuse.
Le rituel a été le même que les jours précédents : ton papa t’a embrassé à travers mon ventre, on est restés tous les trois allongés. On était bien, ensemble. Tu n’as pas trop bougé, mais il faut dire que la veille, tu avais fait une drôle de fête. On se demandait même si tu avais invité des copains tellement ça bougeait là-dedans.
On aimait ça, te voir bouger. A chaque nouveau mouvement, à chaque nouveau coup, on s’émerveillait comme si c’était le premier. On se disait souvent qu’on avait hâte de te rencontrer, de te connaître, parce que tu avais l’air d’être un petit pitre et parce qu’on t’aimait déjà tellement…

Dimanche après-midi, on est allés à la piscine. Tu adorais ça, tu nageais en même temps que moi. On flottait ensemble. C’était tellement bon de sentir ce petit bout de nous se former et vivre en moi.
Mais cet après-midi-là, tu n’as pas nagé en même temps que moi. Ca m’a étonnée, mais je me suis dit que je m’angoissais pour rien. On t’avait vu quatre jour avant à l’échographie, tu étais un beau bébé de plus de deux kilos, en pleine forme, sans aucun problème (si ce n’est que l’échographie 3D montrait clairement que tu avais hérité de mon nez). L’obstétricien de la maternité, que nous avions vu trois jours plus tôt, nous avait confirmé que tout était parfait et que tu commençais déjà à vouloir nous rejoindre, que tu risquais d’arriver un peu plus tôt que prévu. Toi aussi tu avais hâte de nous connaître.
Ce jour-là, on a appelé tout le monde. On était tellement fiers et heureux d’avoir un gros bébé robuste. Les photos de toi la tête en bas, tes petites mains devant, ont fait rire tout le monde.

Après la piscine, on est rentrés à la maison et je me suis allongée, puisque c’était souvent dans ces moments-là que tu bougeais. Mais rien. Je t’ai stimulé en bougeant mon ventre, en te faisant écouter les chansons que je te faisais souvent écouter et auxquelles tu réagissais. Toujours rien. Alors ton papa est venu te parler, t’appeler par ton si joli prénom. Tu allais forcément bouger, puisque tu ne pouvais pas résister à sa voix.
Mais tu n’as pas bougé. Et, pour la première fois depuis que tu étais arrivé dans nos vies, c’est ton papa qui s’est inquiété. Il s’est souvenu que la sage-femme avait dit qu’en cas d’absence prolongée de mouvements, il valait mieux aller contrôler que tout allait bien.
On a attendu encore un peu, j’ai cherché sur internet et des centaines de témoignages de femmes inquiètes de ne pas sentir leur bébé bouger pendant plusieurs heures voire plus se soldaient toujours par une bonne nouvelle, une inquiétude infondée. Alors moi, j’étais plutôt zen, pour une fois. C’est que je n’avais aucun symptôme, alors tu devais juste être fatigué.

On est partis à la maternité à 21 heures.
Au passage, on a essayé un nouveau trajet pour voir s’il serait plus rapide que celui qu’on avait repéré pour le jour J. Je me souviens avoir vu l’affiche d’un dessin-animé qui passe au cinéma, l’histoire d’une petite tortue, Samy. J’ai dit à ton papa qu’on allait l’imprimer et l’ajouter aux autres animaux marins et petits pirates qui ornaient les murs de ta chambre.

Aux urgences, on n’a pas attendu. A 21h30, la sage-femme est venue faire un monitoring mais elle semblait avoir du mal à trouver ton petit coeur. C’est qu’elle était jeune, la pauvre, elle débutait. Ou alors son appareil ne fonctionnait pas bien.
Elle est sortie et revenue avec un interne qui a commencé l’échographie. Je ne voyais pas l’écran mais ton papa, qui me tenait la main, oui. Face au silence, mon coeur s’est emballé. Et puis j’ai vu les larmes emplir les yeux de ton papa. Et la phrase. Cette putain de phrase. « J’ai une mauvaise nouvelle, votre bébé est décédé ».
Non, il se trompe. Il débute, lui aussi ? Toutes les machines ont un problème ? Et la sage-femme qui en rajoute « Son coeur a cessé de battre ». Mais non, ce n’est pas possible, son coeur était parfait, on l’a vu il y a quatre jours ! Vous êtes sûrs ? Vous êtes vraiment sûrs ? Dites-moi que ce n’est pas vrai, je vous en supplie ! Dites-moi que vous vous trompez ! J’ai mal, je ne peux plus respirer, je souffre pour mon amour qui pleure comme un enfant, je veux revenir en arrière, on n’aurait pas dû venir, on aurait dû rester à la piscine, on était tellement bien à faire la planche en se tenant la main… Je veux me réveiller. S’il vous plaît. Je veux mon bébé. Je veux le connaître, je l’aime, on l’aime.

Je crois qu’après, on m’a fait une grosse prise de sang. Dix tubes, pour tenter de trouver une cause. Mais il paraît que ça arrive, comme ça, d’un coup, et que dans 95% des cas, aucune raison ne sera trouvée. De toute manière, je m’en fous, parce que ça ne nous arrive pas. Le coeur de notre petit ange adoré va se remettre à battre. J’en sais rien, il fait peut-être une pause. Ca n’arrive pas ces choses-là. On ne meurt pas comme ça, sans raison, alors que tout allait bien.
Les heures passent, je crois, dans ce box des urgences. On vient m’expliquer que je vais devoir accoucher. Je commence à réaliser. Ma mère arrive, elle est effondrée. J’ai de la peine pour elle, la pauvre. Et comment je vais l’annoncer à ma petite soeur, ta marraine, alors qu’elle est en vacances ? Je vais faire souffrir tout le monde, c’est affreux.
Tu étais tellement attendu,  petit bout de nous.

Je crois comprendre qu’il va falloir attendre deux jours avant d’accoucher. Et que la césarienne n’est pas envisagée, ce sera un accouchement par voies naturelles.
Sauf que je ne donnerai pas la vie.

La première nuit passe, avec des médicaments et des litres de larmes.
J’ai encore deux jours pour te réveiller, pour que tu reprennes vie. Au pire, j’ai encore deux jours à te sentir là, en moi. Mon enfant, mon fils que j’aime déjà tant.

Le réveil est brutal, affreux, inhumain, monstrueux. Je ne comprends pas, mais je réalise. J’assimile ce qui se passe. Ton papa est dans le même état que moi. Tu sais, on est de grands enfants tous les deux. On aime rire, prendre les choses à la dérision, faire les idiots. Mais notre innocence est partie avec toi, mon ange.
La famille proche se charge de prévenir tout le monde. Les messages des amis, de la famille, des connaissances, affluent par dizaines. C’est bon de se sentir aimés comme ça. Chaque message nous fait monter les larmes. Encore et encore.
La famille proche est autour de nous, elle essaie d’être forte mais je sens qu’ils sont très malheureux, surtout pour nous. Ta mamie et ta marraine voudraient tellement prendre un peu de ma peine. Si seulement…
Le personnel de la maternité est aux petits soins. J’ai un traitement pour préparer mon corps et surtout, il faut que je mange. Mais je ne peux pas. A quoi bon me nourrir, puisque tu n’en profites plus ? Moi qui m’étais mise aux légumes…
Les heures s’étirent, les larmes coulent. On essaie de penser à autre chose, de parler d’autre chose, mais très vite une prise de conscience surgit, violemment. Ca fait tellement mal.

Lundi soir, on nous annonce que l’accouchement sera déclenché le lendemain matin. Moi qui l’appréhendais, je n’ai pas peur. J’ai hâte que ce soit terminé et en même temps je voudrais te garder encore bien au chaud. On nous demande si on souhaitera voir ton petit corps. On refuse catégoriquement. On veut garder de toi l’image qu’on s’est dessinée, celle qu’on a vue sur les échographies. Ce sera plus facile, sans doute.
On nous demande aussi si on veut te déclarer, t’inscrire sur le livret de famille. Ca, oui. Tu es notre fils.
On nous demande si on souhaite se charger des funérailles. Sinon, l’hôpital peut s’en occuper. Ton petit corps sera incinéré avec d’autres enfants puis les cendres seront répandues au « Carré du souvenir », de manière anonyme. On opte pour cette solution. La première serait trop lourde.

Mardi matin, réveil à six heures. Je suis en mode automatique, ton papa aussi. On se laisse porter. Tout le monde me dit que je suis courageuse. Je n’ai tout simplement pas le choix. Si je pouvais m’enfuir, remonter le temps, faire en sorte que tout ça se passe sans moi, je le ferais sans hésiter.
Salle d’accouchement, péridurale, déclenchement. La sage femme est une pure merveille. Elle fait en sorte que tout se passe le mieux du monde. Autant que possible.
Les heures s’écoulent, entre contractions, larmes et micro siestes. C’est si facile un accouchement ? Si j’avais su…
Peu avant dix-huit heures, je sens que tu es prêt à me quitter. J’appelle la sage femme. Je pleure, je crie, je ne veux pas que tu partes. Je veux te garder en moi. Reste, je t’en prie mon ange.
Ton papa me tient la main pendant que je pousse. On se regarde. On pleure. Un drap a été tendu pour qu’on ne te voie pas.
Une dernière fois, je serre la main de ton papa et je t’aide à partir, mon amour. Je te sens quitter mon ventre et j’entends quelqu’un qui t’emmène vite hors de la pièce. Et des pleurs, j’entends des pleurs. Un quart de seconde, je me dis que ce sont les tiens, mais je réalise qu’en fait, ce sont les miens, mêlés à ceux de ton papa. On a voulu fuir la réalité, on a tenté de résister mais on doit ouvrir les yeux. Tu nous as quittés, mon bébé chéri. On ne peut plus le nier.
Alors on va affronter jusqu’au bout.

On demande à la sage-femme à te voir.
Tu arrives, dans la petite tenue que t’avait acheté ta mamie et je te prends dans mes bras. Tu es tellement beau, mon amour. Je t’aime au-delà de ce que les mots peuvent exprimer. C’est viscéral. Je te serre contre mon coeur, je te caresse le visage. Tu as ma bouche et le haut du visage de ton papa. Et tous ces cheveux ! Tu sens bon, mon ange et ta peau est encore souple et tiède. J’aimerais tant que tu te réveilles, je donnerais ma vie pour ça, si tu savais.
Ton papa nous observe en pleurant, mais il n’a pas la force de te prendre dans ses bras. Il t’aime tellement, si tu le voyais, on dirait un enfant perdu. J’ai mal pour lui. Il était tellement heureux de t’attendre avec moi. Il a été un papa parfait et il avait encore tant à te donner, tant de projets.

Quand la sage-femme est venue te reprendre, le déchirement a été au-delà de toute souffrance physique. Ce n’était pas comme ça que c’était censé se passer. On devait te donner la vie, faire en sorte qu’elle soit la plus belle possible, te rendre heureux, et être heureux avec toi. Là, on n’a même pas eu le temps de te connaître qu’on doit déjà faire ton deuil.
Avant, quand j’entendais parler de femmes qui perdaient un bébé avant la naissance, je ne réalisais pas à quel point c’était douloureux, à quel point perdre un enfant, même avant d’avoir pu avoir des souvenirs avec lui, était la sensation la plus atroce au monde. Comme quoi tant qu’on n’a pas vécu les choses, on ne peut pas réaliser.

Aujourd’hui, on vient de rentrer à la maison. Cette maison qu’on avait prise pour toi, mon ange, pour que tu aies ta petite chambre. Cette maison dans laquelle j’ai toujours été enceinte.
Là, elle est vide, triste. Comme mon ventre. Je hais mon corps qui me semble désormais inutile. Je hais cette maison dans laquelle tu ne dormiras jamais. Je hais la télé qui n’arrive pas à me distraire. Je hais cette chienne de vie de ne pas t’avoir permis de vivre. On avait tant à te donner…

Il nous reste une dernière étape avant de te dire définitivement adieu. Nous avons changé d’avis et décidé d’organiser tes funérailles. Toutes les personnes qui t’aiment seront là pour te dire au-revoir, mon amour. On ne pouvait pas te laisser partir seul. Tu sais combien on aime l’océan, mon bébé, c’était même la décoration de ta chambre. Tes cendres seront répandues dans les vagues, sur la plage où ton papa et moi nous sommes mariés il y a presque un an. Et un jour, on viendra te rejoindre.

En attendant, nous allons continuer de te pleurer, parce que c’est tout ce que nous sommes capables de faire pour le moment. Mais un jour, peut-être, nous te donnerons un petit frère ou une petite soeur. Sache en tout cas que tu es notre aîné et que tu auras toujours cette place. Et surtout envole-toi avec la certitude que tes parents t’aiment plus que tout et qu’on sera fort pour toi.

Adieu mon ange et merci pour les moments de joie que tu nous a offerts.

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5 août 2010 | Auteur : Ginie et son paillasson

- Mais elle est pas morte ?
- Non, juste enceinte.
- Hoooo, la pauvre…

Tu ne crois pas si bien dire, toi.
C’est qu’il y a quelques mois de ça, le quatorzième jour après l’arrivée des connasses mensuelles, quand le mari-presque-tout-neuf-mais-plus-trop et moi on se prenait pour Rocco et Clara dans le remake de « Arrosage automatrique », immédiatement enchaîné avec le poirier contre le mur censé aider les têtards obsédés à trouver leur chemin, je croyais sincèrement que j’allais sous peu me transformer en l’une de ces femmes épanouies dont la main droite semble avoir été greffée sur le ventre et la gauche à une aiguille à tricoter.

Que nenni, malheureuse ! C’est de l’intox !
Déjà, tricoter d’une seule main, c’est assez balèze, il faut le savoir. Et puis surtout, l’épanouissement de la femme pendant la grossesse me semble un concept aussi crédible que le visage naturel d’Igor et Grichka.
Il faut dire qu’il semble assez difficile d’être épanouie quand on a :

  • mal au dos (sciatique)
  • mal au ventre (décollement du placenta)
  • mal au cul (hémorroïdes)
  • mal à la tête (migraines)
  • mal au vagin (mycoses)
  • mal au coeur (trois mois de vomissements)
  • mal aux côtes (coups de pieds)
  • mal au moral (insomnies + hormones)
  • mal à l’estomac (remontées acides)
  • mal à la fierté (fuites urinaires, poils sur le ventre, épilation du maillot aléatoire)

Alors il paraît que certaines n’ont aucun des désagréments sus-cités.
Eh bien laisse-moi te dire que certaines les ont TOUS. Je me console en me disant que ça me donne forcément le droit d’avoir un enfant magnifique, qui fera ses nuits dès la première, ne pleurera que quand il se cassera un os, ne coupera pas la parole et partira de la maison le jour de ses dix-huit ans.
Sinon, c’est inhumain.

Tout ça pour te dire que tu m’as grave manqué et que j’ai culpabilisé de t’avoir laissé en plan comme ça. Mais entre la cuvette des toilettes, le lit, La Ferme célébrités, Dilemme, Secret Story et le hamac, j’avais comme qui dirait de bonnes raisons de déserter un peu le quartier, j’espère que tu comprendras.
Si tu ne comprends toujours pas, ajoute un déménagement en catastrophe, un ordi portable toujours HS qui m’oblige à me connecter sur la télé, assise sur un pouf, un vrai calvaire pour le dos et l’année la plus chargée en mauvaises nouvelles de toute ma longue et intéressante vie.
Si tu ne comprends toujours pas, tu brûleras en enfer avec Domenech et David Charvet.

Merci à tous ceux qui m’ont envoyé de gentils messages, à celles qui ne m’en ont pas voulu de ne toujours pas leur avoir envoyé leurs cadeaux et à ma Pussy qui m’a harcelée pour que je revienne.
Pour la peine, je reviens.
Tant pis pour toi.

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25 janvier 2010 | Auteur : Ginie et son paillasson

Les amis,

Je vous écris aujourd’hui pour vous donner la raison de mon absence en ces lieux, car je sais que vous vous inquiétez. Et vous avez bien raison, poil aux nichons.

Je suis victime d’un coup d’état. Oui, parfaitement.
Un individu non connu des services de police s’est installé dans mon utérus et a décidé de prendre en otage mes menstruations. Les pauvres. J’ai bien essayé de négocier, mais il ne veut rien savoir. Il dit qu’il me les rendra dans huit mois.
Bon, il est quand même sympa parce qu’en contrepartie, avec une pompe à vélo, il me fait grossir les seins et il a la gentillesse de m’épargner les nausées. Pour le moment, qu’il tient à préciser.

Enfin bon, tout ça pour dire que ça fatigue drôlement, d’avoir un locataire, bordel. Mais ça rend drôlement content, aussi.

Alors, elle est pas bonne, ma raison, pour t’abandonner un peu ?

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18 janvier 2010 | Auteur : Ginie et son paillasson

Bonjour, vous.

Samedi soir, avec les copines, on a rangé les garçons devant Canal + et on s’est fait une soirée vagin. Plutôt qu’un résumé, je t’ai ramené un souvenir qui symbolise bien l’ambiance musclage de périnée de la soirée.

D’après toi, c’est quoi qu’elle a voulu nous faire deviner, la copine, au Pictionary ?
(indice n°1 : années 80)
(un second indice plus tard si t’as vraiment du mal)

Amuse-toi bien !

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16 janvier 2010 | Auteur : Ginie et son paillasson

(ou comment je me suis sacrément marché sur les nougats)
(ou comment on parle couramment les langues décédées)

Tu le sais, on a pas pour habitude de brosser dans le sens du poil, par ici. Nous ce qu’on préfère, c’est les arracher un par un, de préférence avec une pince rouillée, c’est plus rigolo.
Mais on sait aussi reconnaître quand on s’est trompé.
Et là, les copains, je crois qu’on s’est vachement fourvoyé.

Tu te souviens, il y a quelques jours, je te disais que je voulais changer de pays parce qu’un certain Laurent Artufel avait été élu Homme le plus sexy de la télé, photo la plus moche à l’appui.

Alors que celle-là est mieux.
(mais on peut moins se moquer, du coup)

Eh bien, figure-toi que trois raisons m’ont fait changer d’avis. Et j’aimerais bien que t’en fasses autant, ça ferait de moi une blogueuse influente et je pourrais te faire croire que la moustache sur les filles, c’est hype.

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