4380 heures

Je pourrais passer des heures à dessiner les contours de ton visage du bout de mes doigts, en observant sans en perdre une miette tes petites paupières qui frémissent et tes lèvres qui ne demandent qu’à s’ouvrir en un éclat de rire.

Je pourrais passer des heures le nez enfoui dans ton petit cou, à renifler ton odeur pour qu’elle imprègne toutes mes journées.

Je pourrais passer des heures à te serrer contre mon cœur, pour sentir le tien battre très vite.

Je pourrais passer des heures à te bercer en fredonnant et sentir ton petit corps lentement laisser gagner la fatigue. Puis je pourrais passer des heures à t’offrir mes bras engourdis comme berceau d’appoint.

Je pourrais passer des heures à te regarder sourire à chacun de mes sourires. A me délecter de cette minuscule fossette sur ta joue droite, de tes petites gencives boursouflées, de tes yeux pleins de joie.

Je pourrais passer des heures à te regarder dormir en me demandant à quoi tu peux bien rêver. Et à prier pour que tes rêves se réalisent.

Je pourrais passer des heures à te caresser sous le biceps droit. Juste à l’endroit sensible qui te fait éclater de rire dès qu’on l’approche.

Je pourrais passer des heures à dire « mon fils ».

Je pourrais passer des heures à te regarder évoluer, prendre de l’assurance, tenter de nouvelles expériences. Grandir.

Je pourrais passer des heures à caresser tes rares cheveux. A m’amuser de constater que tes cheveux de grand commencent à être plus nombreux que ton duvet. A sentir cette zone, derrière ta tête, qui accroche un peu comme une barbe mal rasée.

Je pourrais passer des heures à entendre ta voix. Tes gémissements quand tu dors, tes cris aigus quand on joue, ton rire quand je te fais danser, tes pleurs avec ta voix cassée.

Je pourrais passer des heures à te voir ouvrir la bouche en grand dès qu’on en approche quelque chose. A t’appeler mon petit morfale.

Je pourrais passer des heures à te prendre en photo. Parce que ça passe tellement vite. Pour ne rien oublier.

Je pourrais passer des heures à te raconter des histoires qui n’ont ni queue ni tête. Toi tu te fous du contenu, tant que ma voix s’adresse à toi.

Je pourrais passer des heures à vous observer, toi et ton père. Vous êtes beaux, tous les deux.

Je pourrais passer des heures à me demander comment des cellules toute simples ont pu être à l’origine d’un petit bonhomme si fabuleux.

Je pourrais passer des heures à me demander comment un si petit être peut diffuser autant de bonheur autour de lui.

Aujourd’hui, ça fait (déjà) six mois que, chaque heure qui s’écoule, je réalise la chance que nous avons de t’avoir comme fils.
Six mois que je me réveille chaque matin avec la hâte de te couvrir de bisous qui claquent.
Six mois que tout a une autre saveur. Bien plus sucrée.
Six mois que je sais vraiment ce que ça veut dire, être heureuse.

Merci mon fils.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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70 commentaires

  1. Mais quel décompte ! C’est tellement beau que j’ai mon petit coeur tout retourné 🙂 Un gros bisou à ce petit bout qui a la chance d’avoir une maman qui compte 😉

  2. Profites ça file ça court le mien cela fait 19 ans et je n’ai plus le droit dans son cou et cela me manque beaucoup.
    Que du bonheur à ce bébé et à vous deux.

    Caroleo

    Merci de nous faire profiter de ta folie.

  3. Magnifique …tu as trouvé les mots qui expriment exactement ce que je ressens pour mes 2 schtroumpfs … Je te kiffe Ginie !! Tu me fais rire, pleurer, ton blog, c’est de l’émotion en barre. Un énorme bisou à ton Loulou pour ses 6 mois !

  4. Très bons six mois… Au bébé comme à ses parents.
    Et moi aussi je ne pouvais m’empêcher de dire « mon fils ». C’est toujours le cas d’ailleurs 5ans apres.
    Delectez vous tous les trois : c’est trop bon.

  5. merci d’avoir écrit ce texte pour mon fils qui vient d’avoir 8 mois… tu as si bien décrit tout ce que je ressens!!
    je rajouterai juste que j’ai souvens les larmes aux yeux d’émotion devant tant de bonheur..

  6. je te lis depuis mon lit d’hôpital et pense à mon petit amour de presque 5 mois que je ne vois pas souvent, et ça me brise le cœur et me donne de la force en même temps…alors merci Ginny pour ce joli texte et joyeux moisiversaire à ton petit loup 🙂

  7. Happy birthday petit miracle!! Et moi, 2 ans après, j’ai toujours l’impression que c’est noel quand j’ouvre la porte de sa chambre le matin, même s’il est (toujours) trop tôt..
    c’est vrai qu’on a de la chance quand même, faut se le dire! profitez bien de ces moments..
    merci de partager ca avec nous!

  8. Et respirer à plein poumons juste sous l’oreille, dans le petit creux tout doux….
    C’est vrai qu’il n’y a rien de plus profond que ce bonheur là…
    Merci pour ces beaux mots.

  9. Arffff j’m’etais jurée de pas pleurer aujourd’hui… Parce qu’entre les larmes de découragement, de fatigue, de joie, de fierté, de bonheur, et d’émotions.. En ce moment j’suis une vraie madeleine… Mais ton texte est tellement juste (comme toujours) que j’ai enfin pu mettre des mots sur ce que je vis depuis 2mois 1/2…. C’est tout simplement magique, magnifique, merveilleux.. Enfin c’est la vie! Joyeux moiniversaire à ton loustic e continuez bien d’en profiter!!!!

  10. Je pourrais lâcher quelques larmes tellement je suis émue par tes mots, ton amour si fort…

    mais je suis pas une gonzesse, bordel ;-D

    Joyeux 6 mois à ton bébé et comme très souvent, une belle pensée pour ton aîné <3

  11. Et voilà… Grosse inondation sur le clavier de Monsieur Mac…. Que j’espère pouvoir, un jour, écrire des mots respirant autant l’amour…!

    Tout le bonheur du monde à vous trois et happy 6 mois au propriétaire de ces adorables petits pieds potelés…!!!

    *

  12. Moi, ma fille va avoir un an dimanche, et c’est que du bonheur! Chaque jour est un enchantement, elle s’éveille de plus en plus, nous surprend, nous fait rire… Ce n’est seulement qu’une fois qu’on est parent que l’on s’aperçoit que notre vie n’aurait pas été parfaite si nous n’avions pas eu d’enfant…

  13. Ton fils et le mien n’ont que 15 jours d’écart. Je me faisais la réflexion l’autre jour qu’effectivement, le temps passe trop vite et je suis à la fois déjà nostalgique et émerveillée. Chaque jour un progrès. Les petits bruits de chat du début sont déjà loin et maintenant, on a des rires, des gazouillis et même des cris qui ressemblent à des attaques de ninja…
    Les mouvements sont encore désordonnés mais ont gagné en force. Il attrape ses pieds et ses jouets passent souvent un sale quart d’heure…
    La maternité crée des sentiments insoupçonnés. Je me souviens de ces premiers jours après sa naissance où j’avais souvent envie de pleurer d’émotion en le regardant (saleté de baby blues ?!).
    Tout m’émeut et surtout son odeur, celle de ses cheveux, celle de son cou, même l’odeur de ses pieds !
    Et je regarde grandir ce petit bout de moi qui n’est pas moi, justement, en me demandant avec enthousiasme ce qu’il fera plus tard, quel type d’homme il sera… tout en sachant que je n’arrêterai jamais d’avoir peur qu’il lui arrive quelque chose, qu’on lui fasse du mal ou qu’il soit triste.

    C’est un peu décousu mais ton billet anime tant de choses en moi…

  14. Quelle belle façon de finir la journée que de lire cet article. La phrase dans laquelle je me retrouve le plus c’est celle où tu parles de son Papa.
    J’ai rêvé tant de fois de lui avec notre enfant dans les bras que de les voir ensembles si rayonnant de bonheur m’émeut à chaque fois.
    Joyeux 6 mois à ton p’tit bonhomme.

  15. Ping : Sandrine |

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