Ça aurait pu être pire

(billet en mode colère, mais d’après le psy, c’est une des phases du deuil. Alors je profite.)

La prochaine fois que j’entends une de ces phrases, je hurle.

Ça aurait pu être pire, regarde ma collègue qui a perdu sa fille de deux ans

Oui, ça peut toujours être pire. Je le vois souvent, dans vos yeux, que vous ne comprenez pas comment on peut autant souffrir de la perte d’un être qu’on ne connaissait pas.
Le deuil d’un enfant qui n’a pas vu le jour est un deuil bien particulier. C’est le deuil de projets, le deuil d’une partie de soi-même, le deuil des mois passés ensemble, le deuil de sa propre immortalité. La mère doit en plus gérer sa culpabilité par rapport à ce corps qui n’a pas rempli son rôle, le père devra se contenter de fugaces coups sentis contre sa main.
Ceci dit, je vois difficilement ce qui peut être pire que tenir son enfant décédé dans les bras et se dire qu’on ne saura jamais s’il avait les yeux verts comme sa maman ou le large sourire de son papa, tenir sa petite main qui ne serrera jamais la nôtre.
Et puis franchement, ta collègue, là, de suite, permets-moi de m’en cogner un peu.

 

La nature fait bien les choses, c’est une sélection naturelle

Non, la nature est une pute.
Mon fils allait bien, il n’avait aucune malformation, il était parfait. En plus, il était beau, vous vous seriez tous extasiés. Son cœur s’est juste arrêté de battre, comme ça, d’un coup. Une mort subite du nourrisson in utero.
Trois jours avant, à la dernière échographie, il jouait au foot avec son cordon ombilical et on l’avait surnommé I Muvrini parce qu’il avait sa main sur l’oreille, comme les chanteurs corses.
Les œufs des grenouilles qui se font bouffer par les poissons, c’est une sélection naturelle. La mort d’un enfant, c’est juste un drame.

 

Vous êtes jeunes, vous en aurez d’autres

Sauf qu’on n’est pas en train de causer d’un canapé sur lequel vient de se lâcher le caniche de mamie. On parle d’un enfant, qui avait déjà une personnalité bien affirmée et une place bien définie dans nos vies.
Il avait son prénom, l’échographie 3D nous avait permis de mettre un visage sur ses mouvements, il dansait quand je  mangeais un Magnum Strawberry White (souvent), il faisait la fête tous les soirs, il répondait toujours à son père, il aimait que je l’emmène à la piscine.
Aujourd’hui il est notre premier enfant sur le livret de famille, nous avons des photos de lui, ses bracelets de naissance, les empreintes de ses pieds. Il était notre aîné et aucun autre enfant ne le remplacera.
Alors oui, on en aura d’autres, sans doute, mais ce n’est pas ça qui nous console. Parce que lui, on ne l’aura jamais.

 

Tu verras, tu oublieras

Mais je ne veux pas oublier !
J’ai consigné tous mes souvenirs dans un cahier pour qu’ils ne s’étiolent jamais. Parce qu’au-delà de la douleur, j’ai sept mois de souvenirs merveilleux, de découverte, de rires, de peurs, d’étonnement, d’émotions jusqu’alors inconnues. D’amour intense, toujours présent.
Ma première grossesse. Mon premier fils.
Je veux que ces souvenirs restent intacts.

 

T’as eu de la chance que la péridurale fonctionne, si tu savais comme j’ai souffert, moi

Ma pauvre, comme je te plains…
Et quand il est sorti et qu’on te l’a posé sur le ventre, ça n’a pas été trop dur de sentir tout ce bonheur t’envahir ?
Si tu savais comme j’aurais préféré souffrir le martyre si ça m’avait permis d’entendre ses cris résonner dans la pièce. Si tu savais que moi aussi j’ai ressenti du bonheur quand je l’ai eu dans mes bras. Cet amour indescriptible et immédiat dont elles parlaient toutes, c’était donc vrai. Mais moi, là où j’ai souffert, ce n’est pas quand ses épaules sont passées. C’est quand la sage-femme est venue le chercher pour l’emmener au dépositaire et que j’ai dû lui dire adieu, après sept mois passés à planifier notre vie ensemble. Définitivement adieu.

 

De toute manière, les gosses, c’est que des problèmes

Ah oui, sans doute.
Le seul problème qu’on a rencontré, c’est que les pompes funèbres n’avaient pas en stock de cercueil pour nouveau-né et qu’il a fallu en prendre un plus grand. Tu me diras, ça nous a permis de lui mettre son doudou et plein de petits trucs qu’on voulait qu’il ait avec lui. On a de la chance finalement.
Je réalise bien qu’avoir un enfant est un sacerdoce. Mais j’aurais préféré être réveillée la nuit par les pleurs de mon fils plutôt que par les miens. J’aurais préféré avoir les seins gercés à force d’être trop tétés plutôt que me les vider sous la douche, seule. J’aurais préféré lui répéter dix fois de ranger sa chambre plutôt que la ranger moi, pour toujours.

 

Alors soyez gentils, quand vous ne savez pas quoi dire… ne dites rien.

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204 commentaires

  1. Dès que le malheur frappe à la porte, les gens ne peuvent pas s’empêcher de comparer, donner leur avis et pas souvent de manière bien fine et délicate.
    Aucune, je dis bien aucune, souffrance n’est comparable.
    Vaut mieux fermer sa gueule parfois tu as raison, et j’aurais même sans du la fermer moi même là tout de suite.

  2. La colère est une violence nécessaire et elle n’est probablement rien face à ta douleur, plus que du courage il te faudra beaucoup de patience et de confiance pour réapprivoiser un peu de sérénité. Une grosse pensée. Très grosse.

    1. Merci beaucoup.
      On a déjà beaucoup avancé en six mois. Le psy nous avait dit qu’on devrait déconstruire tout ce qu’on avait construit avec lui, pour un jour pouvoir reconstruire.
      Il reste encore des fondations, mais je crois que j’ai envie de les garder, finalement.

  3. Oui, il n’y a pas d’échelle de la tristesse. Il n’y a pas à tenter de chercher à comparer déjà parce que ça ne réduit pas la souffrance et rien que pour ça, c’est inutile;

    La peur du silence justifierait les phrases les plus connes. J’ai bien dit « justifierAIT » et ton billet a le mérite de faire fermer les becs. En espérant que ceux là le lisent aussi.

    Une grande pensée pour vous…

    1. Je sais que souvent c’est de la maladresse, c’est pour ça que je ne leur dis rien, la plupart du temps. Je ne sais pas comment j’aurais réagi si j’avais été à la place du spectateur. Je pense que j’aurais bien pu être gauche aussi.
      Mais des fois, c’est carrément déplacé, et encore, je n’ai pas parlé de celui qui m’a demandé si j’étais sûre de ne pas avoir fait quelque chose qu’il ne fallait pas…

  4. Même si j’ ai perdu un bébé moi aussi mais seulement a 3 mois de grossesse, il ya toujours quelqu’un pour te chier sur la tête, Ces répliques je les ai entendu aussi, et j’ avais juste envie de dire un gros FUCK !!!
    Vie ta peine comme tu le veux, penses y si toi ça te fais du bien et laisse ces branches pourries au bord de la route.
    Je t’ embrasse…

    1. « A seulement 3 mois de grossesse »
      Comme Alice le dit dans le comm précédent, il n’y a pas d’échelle dans la douleur. Je me suis parfois culpabilisée d’être aussi brisée alors que certains vivent « pire ». Tout ça parce que des paroles me poussaient à relativiser.
      Il ne faut pas écouter les autres, vivre sa souffrance et ne surtout pas chercher à l’éviter, sinon elle reviendra plus forte. Le temps fait bien les choses.
      Je t’embrasse aussi.

      1. Je commente bien longtemps après. J’ai hésité à écrire ce commentaire, où l’écrire, quand l’écrire, comment l’écrire.

        « A seulement 3 mois de grossesse », j’ai aussi perdu celui/celle qui restera mon premier bébé.

        Je t’ai connu par le biais de ton deuxième bébé, qui n’a que quelques semaines d’écarts avec mon deuxième à moi aussi.

        J’ai voulu, sans perversité, connaître ton histoire. Je me reconnais dans cet article, dans ces questions et ces remarques qui font plus de bien que de mal. J’ai écrit un article avant-hier, sur un sujet très lié. Je me suis moi même retrouvé à la place de ces gens, confronté aux douleurs de ces femmes alors que mon ventre à moi s’arrondit. Et ce n’est pas facile. J’ai préféré me taire, ne rien dire et tout mettre dans mes yeux.

        J’espère qu’elles ne l’auront pas pris comme une marque de « jemenfoutisme ».

        Je t’embrasse, et te souhaite le plus beau des chapitres dans ton histoire.

        1. Oh, et j’adore ton humour (je pense notamment à l’article épilation, étant brune et fournie !!).

          Continue de nous faire rire, tu as un sacré don pour ça !

  5. je passe, je repasse, je lis, je rigole…et aujourd’hui tu me bouleverses…un enfant ne remplace jamais un autre, bien sûr…et bien sûr qu’il ne faut rien oublier. C’est comme si lorsqu’on disparaissait on demandait à nos proches de faire comme si nous n’avions jamais existé ! du n’importe quoi, nous ne sommes pas objet jetable, mais bien vivant avec notre histoire (même in utero ), nos sentiments, nos peurs, nos joies, et surtout ce que nous apportons aux autres.
    J’ai la chance d’avoir des enfants en bonne santé, mais j’arrive à me sentir proche de ces femmes et hommes qui ont perdu un bébé, un enfant,…peu importe l’âge, c’est une part de nous qui meurt.
    je t’embrasse Ginie.

    1. Merci beaucoup pour ces mots.
      Malheureusement, pour certains (rares), c’est un non-évènement. Depuis six mois, j’aurais dû passer à autre chose, après tout il n’a pas vraiment existé, je n’ai pas de souvenirs avec lui…
      J’ai quand même la chance d’avoir au plus près de moi des personnes très compréhensives et patientes. Parce que, même six mois après, j’ai des sautes d’humeur, des larmes inexpliquées et que ça ne doit pas être facile à supporter.
      Des bises.

  6. « Si tu veux en parler, je suis là ; si tu ne veux pas en parler, je suis là aussi », c’est la seule chose qui me viendrait à l’esprit. Quand j’ai lu ces différentes remarques, j’ai pensé « coeur de pierre » !
    J’espère qu’elles ne viennent que d’une minorité et que tu es bien entourée dans cette épreuve.
    Je t’embrasse et bon courage

  7. Je pense que dans la plupart des cas, les gens se trouvent totalement démunis face à la douleur de l’autre. Parce qu’ils ne savent pas ce que c’est. Parce que ça fait terriblement peur, aussi. Alors il leur faut « dire quelque chose », pour exorciser. Et souvent ils sont maladroits. Ce n’est pas une excuse, mais peut-être une explication.
    Plein de pensées.

    1. Je sais, c’est souvent de la maladresse. Mais quelquefois, c’est vraiment déplacé. Ceux qui m’ont parlé de sélection naturelle m’ont juste mise sur le cul tellement c’est ahurissant de dire ça. Comme si ça pouvait nous réconforter…
      Merci 🙂

  8. insupportable d’être obligée de justifier son chagrin….
    Oui il y a tjrs pire,et puis il a mieux, alors pourquoi systématiquement envoyer les gens vers le pire…je pense que c’est une façon de minimiser la peine des autres, la rendre moins importante, ça fait moins peur….
    Aucun enfant, quelque soit l’âge auquel il nous quitte, aucun ne peut être oublié..
    je ne sais pas si tu as remarqué, mais c’est souvent à ceux auxquels il n’arrive rien de bien grave dans la vie, qui sont les plus donneurs de leçons….
    je t’embrasse

    1. Voilà, c’est exactement ça. Je me sens parfois obligée de justifier ma douleur. D’expliquer que j’ai le droit d’avoir mal, que c’est encore si récent. Alors que je voudrais que tout le monde comprenne, limite me le tatouer sur le front, pour qu’on me foute la paix.
      Je t’embrasse aussi.

  9. J’hésite à me taire car je n’ai pas de conseil à donner, les gens sont parfois bien maladroits malgré la meilleure volonté du monde… Je vous envoie quelques rayons de soleil, il paraît que rien que ça peut faire du bien ?

  10. Tu as le droit d’être en colère. C’est quoi cette manie de vouloir comparer le degré de tristesse ? Perdre un petit enfant et donner naissance à un enfant sans vie, je vois pas quelle situation est la plus facile à vivre. Dans ton cas, je te trouve très courageuse d’en parler et d’essayer de te reconstruire, je ne sais pas si j’en serais capable à ta place, je te tire mon chapeau pour ça.

    Parfois, je suis triste, je ne sais même pas pourquoi, parce que la vie ne m’apporte pas toujours ce que je souhaite. Est-ce que je n’ai pas le droit, en fait ?

    1. Merci ma fée 🙂
      A chaque fois j’hésite à en parler ici, je réfléchis longtemps avant de cliquer sur publier. Mais vos réactions me font toujours beaucoup de bien, alors je ne regrette pas.
      Pour ce qui est du courage, je ne me trouve pas particulièrement courageuse. Je n’ai pas le choix. Soit je me laisse sombrer et je souffre toute ma vie, soit je décide d’avancer, avec lui, et d’être heureuse. Alors c’est pas facile tous les jours, mais j’ai choisi la seconde option. Parce qu’il me reste pas mal d’années à vivre, sans doute, et que je refuse de me morfondre tout ce temps.

  11. la vie n’est pas toujours rose, les gens sont souvent parfois cons, très très cons même, et ne pense pas à se mettre à la place des gens avant d’ouvrir leur bouche….
    bref tu sais ce que j’en pense et tu sais que je vous aime tous…

  12. Comme tu le dis, il est ton aîné et tu ne l’oublieras jamais.
    Tes autres enfants ne le remplaceront pas. Ils auront leur place à eux mais certainement pas la sienne.

    Chaque jour, en sentant les mouvements de mon bébé, je ne peux m’empêcher de penser au drame que tu as vécu, à celui qu’ont vécu d’autres de mes connaissances aussi avec des petits coeurs cessant de battre quelques minutes après la naissance…

    Gros bisous

  13. Ginie, tu sais mettre les mots là où il faut. De mon côté, je suis bien incapable de trouver ces mots qui te permettraient de soulager ta peine. Alors, écris, exorcise.
    Et oui, les gens qui ne savent pas quoi dire peuvent être maladroits, parce que ce que toi et ton mari avez vécu fait peur, et que les autres peuvent se trouver complètement désemparés devant votre peine.
    Oui, cet enfant sera votre aîné, pour toujours. Non, il ne faut pas oublier. Mais il ne faut pas non plus vivre dans la peur que cela arrive à nouveau, ni vivre plus tard dans le souvenir perpétuel.
    Sans doute mon commentaire sera maladroit aussi, pardonnes-moi. J’ai, pour ma part, tellement eu peur de perdre mon fils par 2 fois…
    Je t’embrasse virtuellement, et je vais te lire en silence.

    1. « Ni vivre dans le souvenir perpétuel » : tu as tout à fait raison est on fait très attention à ça. Il ne faut surtout pas en faire un enfant martyr, sinon les suivants en souffriront forcément. C’est pour ça qu’on prend le temps de bien faire les choses. C’est difficile de trouver le juste milieu…
      Je t’embrasse aussi.

  14. Parfois les gens ont l’impression que la souffrance est une maladie contagieuse dont il vaut mieux s’éloigner ou la nier… parfois ils veulent te donner une caresse réconfortante et te filent un coup de pied au cul.

    Mais je suppose que lorsqu’on souffre, on n’a pas que à foutre, se dire que « tous ces gens son peut-être bien intentionnés » !!!

    Je te souhaite aussi de ne jamais oublier ce premier enfant, et surtout qu’il ne devienne pas un tabou ! Je te souhaite de lui faire un petit frère aussi, si tel est votre projet de famille, et même si tu ne pourras plus jamais vivre une grossesse « comme tout le monde ».

    Je te souhaite enfin de continuer ton dur chemin de deuil, et de pouvoir penser à ton fils un jour avec sérénité et sans larmes, si toutes fois c’est possible.

    Les bouddhistes pensent qu’un enfant choisit toujours ses parents, et que les enfants qui décèdent trop vite ont besoin d’une mère au coeur particulièrement pur et aimant, car tout l’amour qu’ils recevront en vie doit se condenser en peu de temps. Je suppose que les bouddhistes tu les emmerdes aussi 🙂 moi, c’est la seule explication qui me permet d’accepter la souffrance de certaines de mes amies sans excès de colère. Mais je suis aussi d’accord… la nature, c’est une pute.

    Des bisouilles, et merci pour ce partage.

    1. Justement, j’ai toujours essaye de trouver des circonstances atténuantes aux gens. Parce que s’adresser à quelqu’un qui souffre, c’est périlleux. Mais parfois ils n’ont aucune excuse.

      Merci pour tous tes souhaits et surtout pour cette belle pensée bouddhiste, que je vais retenir.

  15. Les banalités à la con dans ces moments là on s’en cogne, mais les gens pensent que c’est ce qu’on a besoin d’entendre… je suis d’accord dans ces cas là on préfèrerai juste qu’ils se taisent.
    Oui, la nature est une pute est les gens qui la relaient le sont encore plus.

  16. Je t’ai lu. J’ai pleuré, comme à chaque fois.
    Il ne se passe pas une journée sans que je pense à toi ou à ton petit ange.

    La vie est une pute, je suis bien placée pour le savoir.
    Elle est aussi une source de bonheur immense. Et c’est tout ce que je te souhaite. Que la vie t’apporte tout le bonheur que tu mérites.

    Comme BM, je crois que seuls les gens qui n’ont jamais rien eu de grave à affronter sont capables de sortir des phrases aussi atroces et méchantes.
    Parce qu’à ce niveau, oui, c’est de la méchanceté.

    Je te souhaite d’arriver à les remettre à leur place, quitte à les insulter, peut être ça les réveillera un peu!

    Je pense fort à toi.
    Perdre un enfant, quelque soit son âge, il n’y a rien de pire, rien de plus dramatique.
    Et tu as raison de ne pas souhaiter oublier tous ces jolis moments passés avec ton bébé.

    1. Merci ma mite.
      J’avoue que le coup du « t’as eu de la chance que la péridurale marche, moi j’ai eu mal », avec tous les détails de l’accouchement, j’ai assimilé ça à une certaine perversité.
      Pour le reste, je pense qu’il s’agit surtout de maladresse, même si ça reste très moyen.
      (pour ce qui est de les remettre à leur place, quand ça me prend, je fais ça très bien ;))

      Bises

  17. Wow je pensais pas chialer un jour à chaude larmes en lisant un blog, mais ce témoignage d’amour prend aux tripes. Et je sais que dans les drames de la vie, parfois les gens essaient de trouver les bons mots et tombent à côté de la plaque, mais certaines de phrases que tu cites sont à peine croyables… Je ne donnerai pas dans le petit mot de réconfort alors que je ne suis qu’une inconnue qui te lis depuis trois semaines, mais sache simplement que j’ai lu avec une grande attention et une grande émotion ce billet, et qu’il me permet de réaliser plus encore la chance que j’ai de me débattre avec mes « petits soucis » et aucun de plus…

  18. Il ne se passe pas un jour sans que je pense à toi.
    Je te trouve très forte, et je t’admire beaucoup de trouver encore un peu de patience face à ces mots effrayants de bêtise.

    Je pense que les gens qui n’ont pas eu de vraie souffrance, de vraie déchirure, ne savent pas de quoi ils parlent.
    Alors bien souvent, quand ils l’ouvrent, ben ils disent des conneries.

  19. comme toujours tu décris toujours très bien ces émotions. je ne supporte pas non plus les gens qui disent « il y a pire ailleurs » (sur tous les sujets en général) car c’est s’habituer au pire, se contenter du peu qu’on a ! et dans la vie, il faut espérer mieux !
    et les gens qui disent « faut bien mourir de quelque chose » …
    argh !

    1. Ho oui, je les garde bien précieusement !
      Mais il parlait plus de déconstruire les projets qu’on avait avec lui, tout ce qu’on avait construit autour de ce premier enfant, de cette première grossesse. Pour éviter de mettre trop de pression sur le suivant, parce qu’il paraît que les « bébés pansement » en souffrent beaucoup.
      J’aime beaucoup ton commentaire. Je t’embrasse.

      1. Je suis un « bébé pansement » et je confirme…
        Depuis que je t’ai découverte, je te lis assidûment. A chaque billet où tu parles de ce drame, je me prends une grosse claque, ça m’émeut toujours et souvent, dans ma vie de tous les jours, je pense à toi.
        Du courage et des bisous…

  20. j’aime ton blog,ginnie,parce qu’on ne sait jamais si on va rire ou pleurer!…
    j’ai fait 3 fausses couches du premier trimestre,et j’ai dû me coltiner les mêmes conneries que toi.il est ou,le répertoire à conneries,que les gens consultent quand ils sont à court???
    la meilleure pour moi,c’est quand est né mon gogol d’amour:on m’a dit qu’il aurait mieux valu que mon enfant soit mort plutot que d’avoir à me trainer un triso toute ma vie!sur que ça m’a remontée,je me suis dit que j’allais leur montrer de quel bois mon gogol et moi on étaient faits et qu’on les emmerdais!11 ans plus tard,tout le monde est convaincu ,mais j’en entends encore de bien bonnes quand même…
    bref,concentrons-nous sur les gens fins!
    je t’embrasse et t’envoie plein d’ondes positives.

  21. C’est incroyable ce que les gens peuvent être indélicats parfois… Ou bien ils ont forcément envie de parler de quelque chose, donc te ressortent une histoire dont tu te fiches éperdument, et c’est bien normal.
    Honnêtement je ne sais pas ce que je dirais, dans le doute je ne dirais peut-être rien…
    Je te souhaite encore beaucoup de courage pour les moments difficiles, et un rouleau de scotch pour fermer la gueule de ceux qui te font souffrir encore !

    1. Oui, ça peut être la peur du silence aussi, t’as raison. Je me méfie de moi dans ces cas-là, je sais que j’ai été très maladroite aussi avec une amie blogueuse très récemment. Mais j’ai du mal à concevoir qu’on ne se rende pas compte que raconter en détail la douleur qu’on a ressenti quand la tête de son bébé est passée et le soulagement qu’on a ressenti quand on l’a eu sur le ventre à une femme qui vient d’accoucher d’un bébé sans vie est juste pervers.
      Merci, je prends le courage et le scotch 😉

  22. Mon mari à perdu son petit frère de 24 ans il y a bientôt 2 ans. la seule chose qu’on a trouvé à dire ma belle mère, sa maman donc, c’est qu’il lui en restait encore 3. Oui, ben si elle a voulu 4 enfants, c’est pas pour n’en avoir plus que 3 au final … Je gerbe sur tous ces gens qui disent ce genre de conneries comme celles qu’on t’a cité. Qu’ils ferment leur gueules comme tu dis …

  23. Je n’en reviens pas que tu ai pu entendre tout ça. Enfin si, j’imagine que ces gens ont voulu te réconforter.
    Mais comme tu dis, quand on ne sait pas quoi dire, mieux vaut se taire.
    Un sourire, un regard vaut bien plus que ces mots maladroits.
    Je t’embrasse

  24. C’est douloureux pour une jeune-fille de mon âge, dix-neuf ans, de devoir accepter que ces choses-là arrivent, qu’elles tombent presque au hasard, malheureux hasard et que je pourrais être toi plus tard. Ma Maman m’a toujours dit que je lui avais donné le plus beau rôle de sa vie, celui qui va le mieux, être Mère. Mais que se passe-t-il pour les Mamans qui cessent presque de l’être parce que la vie est capricieuse? Elles restent des Mamans hein? Rassure-moi. Ça m’fait peur.
    Tu es encore une Maman, d’ailleurs à te lire tu l’as sans doute toujours été, ce qui est …dur c’est de se dire que toi qui voulait veiller sur cet enfant, ce petit bébé, finalement, c’est lui qui veille sur toi…

    Je t’embrasse bien fort avec mes pensées d’anonyme. Et j’embrasse aussi le Papa.

  25. Tu m’as (encore) foutu les poils… Et pour cause, rien au monde est comparable pour une maman (car tu en es une depuis le jour du test pipi et pour le reste de ta vie) à ce que tu as vécu.
    Tendresse infini pour vous 3…

  26. j’ai découvert ton blog depuis peu et ce commentaire est mon tout premier, je n’ai pas eu l’occasion de remonter tes archives.
    Juste pour te dire que ton texte est très beau, très émouvant aussi. Ton petit ange doit être fier de toi et tu feras une super maman.

  27. Du rire au larmes, tes articles. J’adore ta plume.
    Un commentaire-compliment peut être mal placé mais a l fois, je ne sais, comme bien d’autres personnes ici, que rajouter de plus pour t’aider. Alors en esperant que tu ne cesses pas d’écrire, tant soit pour nous faire rire, ou pour les autres moments.
    Trêve de bavardage avant de dire des bêtises.
    D’énormes bisous d’une lectrice presque addict. 🙂

  28. Il a raison, Mister Psy (eh, tu connais « In Treatment » – En analyse ? magnifique série psy, mmmh) : ça fait partie du deuil, la colère, et puis elle vient après l’abattement, c’est de l’énergie, c’est bon.
    Tu dis que tu ne veux pas oublier. Je pense juste à une amie, qui a perdu un bébé à peu près au même stade que toi. C’était il y a 15 ans, et c’était son deuxième, elle en a même eu un autre depuis, mais elle ne l’a pas oublié non plus. Elle a toujours mal à cet enfant-là. Ce qui ne l’empêche pas de vivre et d’élever ses frère et soeur.

  29. j ai mis un peu de temps avant de me décider a te répondre….je parle rarement du deuil…Je crois que les gens « aime » a quantifier le malheur car s’il arrive a le faire « rentrer dans une boite » il pourront mettre « une étiquette dessus »…et pour rendre les choses acceptables on a une échelle de valeur de la douleur,de la tristesse,de la peine ou de l horreur…sauf que tout ceci est totalement arbitraire…alors que le deuil est personnel au sens viscérale du terme…

    1. Oui, je peux comprendre ce besoin de mesurer, comparer. Mais c’est super déplacé de dire à quelqu’un qui souffre que ça pourrait être pire. Parce que le pire, il existe toujours, mais que sur le coup on en a rien à foutre.

      1. je viens de voir ta reponse …et la j ai un doute horrible ,j espère que tu n as pas cru que je donnais une explication ( ou pire des excuses!!)aux « saloperies »que tu as du entendre….car ce n est pas le cas biensure…j ai eu le coeur au bord des lèvres en lisant les couleuvres que tu as du avaler…
        Bises

  30. Perdre un enfant est surement l’une des choses les plus intolérables et horribles. La vie est une pute quelques fois, je te souhaite qu’elle te soit désormais douce et agréable… Une pensée pour toi et ceux qui te sont chers.

  31. Lorsqu’il y a souffrance, peu importe d’où elle vient, la personne souffre et les autres se doivent de respecter cela.

    Je suis sidérée de lire certaines phrases, celle avec la péridurale m’a vraiment choquée.

    Tu dis « Je le vois souvent, dans vos yeux, que vous ne comprenez pas comment on peut autant souffrir de la perte d’un être qu’on ne connaissait pas. » Aucune consolation dans ma réponse, je le sais, mais si, je comprends cette souffrance car oui, une femme enceinte aime l’enfant qu’elle porte car elle le connaît déjà.

    Tout ce que je te souhaite, Ginie, c’est de pouvoir penser à cet enfant sans éprouver de la peine et de lui faire des frères et soeurs.

    1. La phrase avec la péridurale est en effet la pire. Pourtant, elle vient de quelqu’un que je n’aurais jamais crue capable de ça…
      Je te remercie beaucoup pour tes mots Livvy.
      (pour les frères et sœurs, je me surprends parfois à en ressentir l’envie)

  32. Pour beaucoup d’entre eux, j’espère que c’est de la maladresse. On est hélas souvent démunis face à la tristesse d’un proche. On veut toujours dire quelque chose, avoir le sentiment d’être là.
    C’est HYPER maladroit et ça ne console en rien, ça c’est certain.

    En tout cas, oui, j’imagine qu’on ne se remet jamais d’une telle épreuve de souffrance et j’en suis sincèrement désolée pour vous… 🙁

    Grosses pensées à toi de la part de Ta Bidochonne préférée !
    (en même temps, t’en as qu’une !)

  33. Je te comprends…
    (Et ce cher Pervers nous avait parlé de toi, à ce moment-là… ça m’avait remonté des choses.)
    Chaque « expérience » est unique, parce que nous sommes uniques. En revanche, les cons sont multiples.

    Je t’envoie des tas de bises virtuellement baveuses.

    (au risque de me répéter, le chocolat, c’est ce qui se fait de mieux)

  34. j’voulais dire un truc mignon, con, légèrement drole, qui reporte ce que tu viens de dire a ma vie, comme a chaques fois, rares sont ces fois, ou je commente un de tes brillants article, mais la seule chose que je puisse dire, c’est un « snif ». Et si je priais, je prirais pour toi. <3

      1. tu n’as pas à me remercier. Tu sais, tu es forte, quand je t’ai lus la premiere fois, c’était il y a trois mois environ. Tu m’as fait rire. Réussir a faire rire quand on devrait se morfondre, c’est etre talentueuse et forte. Tu est une mère parfaite, et je souhaite vraiment que tu en sois une à nouveau. je sais pas quoi dire de plus, déja que le début était superficiel.

  35. Juste un petit mot pour te dire que je comprend ces envies de mettre des mandales à tout va et de peter du chicot.
    Avant d’avoir mes tchtchenes et mon grand garçon j’ai été enceinte de siamoise avec la suite que tu connais.
    Les gens ne se rendent pas compte que dans l’etat de fragilité ou nous nous trouvons le moindre mot, la moindre phrase peut mettre à mal l’energie que l’on essaye de retrouver pour reprendre le dessus.
    Pleins de bisous ma Ginie….

  36. Alors je confirme, il n’y a pas pire que sa propre douleur, aucun de ceux qui naissent avant ou après ne le remplace, on n’oublie pas non plus, la nature est une pute vraiment, et il y a des problèmes qu’on aime bien gérer.

  37. Jze viens (re) commenter parce que je viens de terminer la lecture de « la mémoire des murs » de T. de Rosnay et j’ai pensé si fort à toi, à ce que tu as traversé, à ce que tu traverses, à ton bouleversant post ci dessus en lisant ceci « tout ce qui me manque aujourd’hui encore, c’est toute la promesse d’Helena. Tout ce que ma fille serait devenue ».
    Cela me semble tellement juste…
    Je t’embrasse

  38. Il y a 6 ans quasi jours pour jours, je perdais mon fils le jour de l’accouchement. J’ai comme toi, tout entendu, je m’en rappelle encore… »il vous en reste une, vous en ferais un autre… » J’en passe et des meilleurs.
    Depuis une poupette est venue se rajouter à la famille, ce sera la dernière, nous n’aurons pas de petit garçon. Ses soeurs connaissent son histoire, notre histoire. Ce sont des poupettes équilibrées, mignonnes. Elles sont toutes ma vie ,mais Loris aussi est présent meme si ce n’est que dans mon coeur.
    Courage et pleins de bonheurSS à venir.

    1. Merci infiniment pour ton commentaire qui m’a beaucoup touchée. Je suis heureuse que tu aies réussi à te reconstruire, j’avance bien aussi et je pense au(x) prochain(s), même si le grand restera toujours là.
      Je t’embrasse.

  39. De tout coeur avec toi, tout ce que je peux te dire d’experience, c’est qu’on n’oublie jamais et qu’on apprends a vivre avec la douleur que seules celles qui sont passées par là peuvent comprendre bisous

  40. Même si rien n’est comparable, ça me rappelle ma grand-mère qui n’a même pas voulu aller sur la tombe de mon frère mort-né. Parce que tu vois « vous en aurez d’autres », et puis, « à quoi ça sert ? ». Je crois qu’elle ne connait même pas son prénom, qui est pourtant gravé sur une jolie planche en bois, à côté d’une fleur dessinée par ma mère.
    Et moi, je me demande toujours, si longtemps après, si je dois dire que je suis fille unique ou pas.
    Des bisous.

    1. Je n’avais jamais envisagé les choses sous cet angle là. Je me demande toujours si je dois répondre oui ou non quand on me demande si j’ai des enfants. J’imagine que mes futurs enfants auront les mêmes doutes que toi…
      Je t’embrasse.

  41. Je découvre ton site ce soir, et découvre tout d’abord plein de billets super droles, un humour que je valide totalement, un style léger et agréable à lire… Je me dis déjà « tiens, je vais faire circuler l’adresse il est trop marrant ce site ». Et je tombe sur cet article, dont l’intitulé me touche particulièrement, même si c’est pour des raisons différentes. Il n’y a pas d’échelle dans le malheur, et, même si je ne peux commencer à imaginer ce par quoi tu es passée, je te souhaite tout le bonheur possible à venir.
    En tout cas, par cet article je découvre un fabuleux talent d’écriture qui m’a plus que mis les larmes aux yeux. Je voulais juste, maladroitement probablement et au mauvais endroit sans doute, te féliciter de tous ces articles qui en moins d’une heure m’ont fait passer du rire aux larmes.
    En tout cas cette adresse file direct dans mes favoris, en espérant que dorénavant, tous les articles me fassent mourir de rire 🙂

  42. Au passage (désolée pour le double post) je tenais à dire que j’ai atterri ici parce que je cherchais un paillasson sympa pour mon nouveau chez moi.
    Il dit qu’il a mal au genou.
    Il dit qu’il voit pas le rapport.

  43. Bah oui, c’est pas facile facile de trouver un paillasson pas trop laid. Du coup, j’ai fait défiler quelques pages google avant de cliquer ici au pif.
    Autant te dire que je suis déception, j’ai toujours pas de paillasson !
    (oui, en plus de connaitre la cité de la peur, je peux faire des rimes)

  44. Bonjour,
    Je suis tombée sur ton blog d’une manière beaucoup plus « classique », mes mots clés étant « deuil périnatal ».
    Si je ne me trompe pas, nous avons perdu nos anges à la même période (fin juillet 2010 pour moi). Il va de soi que je ne comprends que trop bien tout ce que tu ressens…
    Et oui, ces phrases à la con, je les connais.
    La plupart du temps, ces phrases sont faciles à ranger dans la case « maladresses ». Mais parfois, il est très ardu de résister à la tentation de ranger leurs auteurs dans la case « cons »… Ma plus belle prise a eu lieu au boulot, à quelques jours de noël. C’est marrant, mais la perspective des fêtes de fin d’année me donne un de ses cafards qui fait couler des larmes en continu….
    « Ça va ? » … Euh, non, bof, pas trop… « Ah bon, pourquoi ? » … Euh, tu sais, j’ai perdu mon bébé il y a 4 mois… « Ah… ça ! » (c’est moi qui suis tarée, ou elle me fait déjà halluciner, celle-là ?!) suivent le fameux « c’est pas grave, t’en auras un autre », puis un savoureux « faut que tu sois plus forte » et un non moins savoureux « la prochaine fois tu feras plus attention »…
    « …C’est les petites phrases assassines, complètement déplacées, qui font mal. Parce qu’on se dit que parfois, les gens ne comprennent vraiment rien. » Je ne suis que trop d’accord avec toi !
    J’ai déjà pas mal parcouru ton blog et l’humour décapant dont il fait preuve est très rafraichissant à lire.
    Bravo, et surtout bon courage, je sais à quel point cette claque de la vie est douloureuse.
    Douces pensées à ton ange.

    1. Merci Zoé.
      Je suis très touchée par ton commentaire, ça remue plein de choses…
      Et je suis choquée que tu aies pu entendre qu’il fallait faire plus attention la prochaine fois. Je pense qu’on n’a pas besoin de ça pour culpabiliser…
      Merci beaucoup pour tous tes mots et je te souhaite beaucoup de bonheur. Je t’embrasse.

  45. « en faire d’autres »… évidement. Vous croyez quoi les gens ? perdre un enfant, c’est un peu comme perdre au loto. t’auras plus de chance avec le prochain ticket !

    « tu oublieras » : Juste, toi, la prochaine fois : n’oublie pas de fermer ta gueule !

    « Les gosses c’est que des problèmes » : Mais heureusement que tu m’as ouvert les yeux ! j’ai vraiment été conne le jour où j’ai écarté les cuisses. ouf finallement perdre ce bébé, c’est ma chance.

    Et pis sa mère la teupu de nature… elle a bon dos celle-là. (mais bon, à force de l’avoir insulté elle m’a donné gain de cause et on est un peu moins fachées toutes les 2… enfin quand même encore, faut pas déconner non plus)

    Ce blog j’y suis arrivée en cliquant de liens en liens. Et puis j’y ai passée ma soirée parce que, bon, quand même on rigole bien. Mais là j’ai plus rigoler…Demain je reviendrai et je re-rigolerai mais pas ce soir. Ce soir c’est cafard.

    Je vous souhaite beaucoup de courage, mais surtout beaucoup de bonheur pour la suite.

  46. Je ne comprends pas ce besoin des gens de relativiser ta douleur… comment peut-on penser qu' »en avoir d’autres » te fera oublier le premier… ou te dire que les gosses c’est des problèmes…
    c’est du grand n’importe quoi… perdre un enfant, que ce soit avant ou après la naissance, à 7 mois de grossesse ou après 20 ans, c’est la pire des choses qui puisse nous arriver et si l’on ne trouve rien d’intelligence à dire, et bien peut-être qu’il vaut mieux se taire….
    je te souhaite beaucoup de courage pour la suite.

  47. Je découvre ton blog par le biais de votre histoire… J’ai moi-même vécu cette situation il y a bientôt 3 ans. Et après 3 ans, je n’ai pas oublié, et je ne veux pas oublier. Alors, à toutes ces personnes qui ne réfléchissent pas avant de parler, dis-leur merde et passe ton chemin, tu n’as pas à te justifier de quoi que ce soit.
    Tu as, vous avez, un fils et il fera partie de vous à jamais.
    Depuis, j’ai eu un autre enfant, et il sait qu’il a un grand frère. C’est très important de ne pas oublier…
    De tout coeur avec vous.

  48. Pfff je découvre ton blog (le hasard du net!!) et là je m’éclate en lisant tes billets, j’adore ton humour!! alors je me lance à lire l’avant (histoire de rattraper mon retard) et puis bing au fur et à mesure de ma lecture au milieu de ce torrent de drôlerie je comprends que tu as une blessure!! en même temps on en a tous, hein? mais voilà les signes se font de plus en plus précis (le tatouage…) et voilà je tombe sur « tout » ce que j’ai entendu moi même un jour dans ma vie! ces « conneries » ces « maladresses » et j’en passe (et d’ailleurs 3 ans après je vois que c’est toujours les mêmes) j’adore toutes tes réponses, car je les ai pensé aussi! c’était il y a 3 ans, alors pour faire court j’ai le tatouage (même 2), j’ai eu un autre enfant mais bon ça ne remplace pas! d’ailleurs ce n’était pas le but! Je ne supporte toujours pas les parents ou futurs parents « bisounours » qui se posent des questions à la con! et qui te regardent comme un Extra terrestre! mais à part ça oui je m’éclate dans la vie! pour preuve je lis « femme sweet femme » (du coup faire 1 blog me tente aussi!).
    Tu as envie de parler de ton fils, c’est normal! qui n’a pas envie de parler de ses enfants!!! hein? voilà garde ton humour, ta joie de vivre! comme tu le fais! continuer c’est continuer à le faire vivre! La faute à pas de chance on m’a dit! putain si je le croise ce « pas de chance » je lui casse la tête! Du coup je reprends ton blog au point ou je l’ai commencé et je vais continuer à rire! bisouille d’une Marseillaise

  49. J’ai eu le temps de lire tes autres billets sur le sujet, ils m’ont ému, ils m’ont touché, ils m’ont parfois fais sourire (oui avec du temps on arrive même à en sourire…)mais quand on a connu la même « expérience » forcément les mots prennent une dimension supérieure! Tu as raison en tout point, en tout cas c’est ce que j’ai pu dire et que je dis encore maintenant: nous les mamans qui avons un jour mis au monde un enfant mais sans lui donner la vie, ce jour là a changé le cours de notre vie et pour toujours (il y a eu l’avant et il y a l’après). Nous sommes passés dans le monde de la contradiction: plus tolérantes sur certaines choses et tellement moins compréhensives pour d’autres, plus courageuses et pourtant si fragiles aussi, si rêveuses parfois et pourtant si réalistes à d’autres moments…
    Je le résume ainsi: Ma fille (parce que pour moi c’était une fille) est ma force et ma faiblesse à la fois!
    Mais pour finir comme tu le dis 9 mois c’est symbolique, dans mon cas c’est le moment que mon fils a choisi pour faire son entrée dans notre existence et je te souhaite de tout coeur l’arrivée de ce nouvel enfant un jour! (soi dit en passant je préfère te prévenir que la suite te réserve aussi des phrases à faire hurler, parce lorsque certaines personnes sont connes, elles le sont jusqu’au bout!!! mais tu auras alors l’occasion de nous faire un nouveau billet bien sympa sur le sujet!)
    Ah tu veux des exemples ba là comme ça il me vient: la directrice de crèche qui découvrant le point sensible te traite comme une gaga et y vas de ces conseils pour bien éduquer ton fils! (ba voui je ne suis pas une mère comme les autres!!) La dermato qui t’engeule pour avoir fait un tatouage sur ton poignet (pas d’un point vue médical non, non, non) parce que ça peut traumatiser ton nouvel enfant!!! (ah tiens des dermato psychologues c’est nouveau???)et je passe sur tout ceux qui lors de ta grossesse suivante te traitent comme une primipare et y vont de leurs conseils à 2 Frs pour bien gérer une grossesse!!!
    Bon je m’arrête là, la liste et longue!!!
    Tu vas continuer à avoir matière!!! 😉
    Bises

  50. Tu as raison, tes mots ont aussi une dimension particulière pour moi. Seules les mamans qui ont vécu ça peuvent comprendre et je me sens proche d’elles. De toi.
    La force et la faiblesse à la fois, c’est tellement ça…
    J’appréhende toutes ces étapes que tu décris parce que c’est vrai que tout ce qui touche à la maternité me rend très sensible ou nerveuse, j’ai des réactions disproportionnées. Du coup j’aurai du mal à supporter les remarques de ce genre.
    En même temps, si cette histoire m’a vraiment appris quelque chose, c’est qu’on ne sait jamais comment on réagira à une situation avant de l’avoir vécue. Ma cousine avait vécu la même chose il y a dix ans et je m’étais dit qu’à sa place, je ne me serais jamais relevée. Et pourtant, je suis debout et forte.
    J’appréhende aussi la prochaine grossesse parce que je pense que je serai terrorisée à chaque fois que je sentirai moins de mouvements du bébé. Et en même temps, peut être qu’au contraire je serai serein.
    Merci encore pour tes mots. Si tu as envie d’en discuter plus longuement, n’hésite surtout pas à me contacter par mail.
    Je t’embrasse.

  51. Non, ça n’aurait pas pu être pire……. Il sera pour toujours votre fils, votre force, votre manque….
    Un enfant, effectivement, ce n’est pas rose tous les jours, mais ils ont le don du bonheur.
    Je ne connais pas ta souffrance, et ne veux en aucun cas la connaitre.
    Je suis de tout ? avec vous. Bizzz

  52. Bonsoir,

    J’ai vécu la même histoire, il y a maintenant 20 ans et j’ai eu énormément de mal à m’en remettre. Vous avez su mettre en mot ce qu’à l’époque je n’ai pas su dire ou pu dire à mes proches. Aujourd’hui, j’ai 5 enfants (dont des jumeaux), des grossesses qui se sont bien passées dans l’ensemble, alors il y a de l’espoir et j’espère que vous connaitrez les mêmes joies que moi et même s’il y avait un peu d’angoisse aux 7 mois et demi fatidiques, j’avais confiance en mes gynécos qui ont su me rassurer par le suivi et les échos faites tous les mois.
    Moi aussi, c’était un garçon, nous l’avons appelé Thomas et même s’il n’a pas vécu pour moi et pour ses frères et soeurs, il reste l’aîné (d’ailleurs, ses frères et soeurs connaissent son histoire et il nous arrive de parler de lui).
    Malgré toutes ces années, son évocation me fait toujours pleuré et j’ai pleuré en lisant cet article.
    J’ai 42 ans, un nouveau compagnon et un espoir d’un nouvel enfant mais je garde l’angoisse de la mort in utero.
    Bon courage pour la suite et je vous souhaite plein de bonheur à vous et votre homme !!

  53. Merci Nathalie.
    Moi aussi j’ai pleuré en vous lisant. Je me sens tellement proche de toutes celles qui ont vécu ça… Je pense à lui tout le temps, mais il me manque tellement. Là je devrais être en train de le regarder rire et il ne me reste qu’un bracelet, des empreintes et quelques photos. C’est inhumain de me dire que je ne le connaîtrai jamais.
    Je suis heureuse que vous ayez réussi à avoir d’autres enfants. On y pense de plus en plus avec mon mari, mais c’est certain que je serai beaucoup plus angoissée que la première fois.
    En tout cas, il restera toujours notre aîné, celui qui a fait de nous une famille et ses frères et soeurs sauront qu’ils ont eu un grand frère qu’on a beaucoup aimé.
    Bordel, j’ai du mal à écrire tout ça sans pleurer. Il y a des jours où on est plus sensible…
    Je vous embrasse et j’ai une énorme pensée pour le petit Thomas.

  54. Merci à vous !!!

    Je crois que si j’ai eu autant d’enfants, c’est parce que j’avais un manque qui ne sera jamais comblé. J’ai eu mon fils de bientôt 17 ans, après un oeuf clair, qui m’a aussi fait beaucoup souffrir. On se demande à ce moment là si on est normal. Mais oui, on est normal et ça nous rend plus forte pour la suite !! Et si vous avez le projet des essais bébé, allez y, ça m’a beaucoup aidé à remonter la pente et même si ça peut être angoissant, c’est des moments de joie pure de sentir à nouveau la vie en nous !!

    Je vous embrasse !!!

  55. en te lisant, je me dis Mon Dieu, c’est incroyable… Je suis une fille, j’aime les hommes, et suis d’ailleurs quasi mariée, et pourtant je me demande, au fur et à mesure de mes lectures, si on peut pas tomber « amoureuse » de quelq’un qu’on ne connait ni d’Eve ni d’Adam. Si tu savais le nombre de points communs qui nous relient… J’ai l’impression de discuter avec moi-même. Ca fait peur d’ailleurs! Tu me fais beaucoup rire, quelques fois pleurer. Mais dans tous les cas, c’est un réel plaisir de te lire, je savoure chaque post avec la même délectation qui s’empare de moi quand je mange du pain perdu ;-). Bref, surtout ne change rien, tu es parfaite!
    Ps: je ne doute pas de l’irréalité de mon commentaire, mais je tenais à dire mon ressenti…
    Je t’embrasse, Mag

  56. je tombe par hasard sur cet article qui date, je suis sous le choc, ça me renvoie à l’histoire d’une amie en début d’année, enfin pas pour les mêmes raisons mais dans ces cas là on fait forcément le rapprochement.
    comme je comprends ces coups de gueule! parfois vaut mieux la fermer!
    rien n’est pire que de perdre un enfant, à n’importe quel moment.
    je connais ton blog depuis peu, tu m’as souvent fait pleurer de rire, mais je te découvre un nouveau super pouvoir émotif et je n’en deviens que plus admirative.
    bon je n’en rajoute pas, peur de raviver une douleur, mais je n’ai pas pu rester silencieuse, juste un soutien de plus, s’il peut être utile…

  57. Je suis tombée, un peu malgré moi, sur ton site. J’y ai trouvé beaucoup d’humour, et ça m’a fait sourire (ce qui est fort rare depuis 2 mois).
    J’aurais préféré écrire un commentaire dans d’autres circonstances, moins longtemps après la parution ou peut-être ne pas en écrire du tout…
    J’ai perdu mon fils en Janvier, à 8 mois de grossesse, et ces phrases, je les ai entendues et les entendrais encore.
    Je suis sûrement dans un phase de colère, mais elles me sortent par les trous de nez.
    J’aimerais juste pouvoir crier au monde entier que je n’en ai rien a faire de leurs problèmes et de leurs basses considérations, j’ai déjà bien assez de ma propre vie (pourrie? oui… j’ai bien envie de le dire :-))

    Ce commentaire est certainement plus qu’inutile (et surtout totalement désuet), mais j’avais quand même envie de l’écrire.
    Parce que ça fait un peu de bien de voir d’autres personnes avancer dans leur « travail » de deuil quand on est dans l’impasse.
    Aussi parce que j’ai l’impression de me retrouver dans tes récits, coups de sang et coups de coeur.

    Merci pour ce que tu fais,même inconsciemment…

  58. Je découvre ce site ce vendredi 13 avril 2012.
    Pablo aurait du naitre le vendredi 13 aout 2010 (césarienne programmée car déjà césarienne en urgence pour son grand frère). Il est mort in utero le 29 juillet et je l’ai serré dans mes bras une première et dernière fois le 30 juillet.
    Le récit de « tu ne seras pas un homme, mon fils » est à peu de chose près exactement ce qui s’est passé pour nous le 29 juillet 2010.
    Et ce post aussi reflète ma propre expérience. Je peux ajouter que même étant moi-même obstétricienne (je n’ai plus exercé depuis, cela dit), les gens ont encore le culot d’insister « bon, tu dis qu’ils ont rien trouvé qui n’allait pas chez le bébé (comme s’il n’avait pas de nom!) et chez toi, mais tu as bien du faire quelque chose….ca n’arrive pas sans raison ». BORDEL, je suis gyneco, je le saurais si j’avais fait quelque chose!!!
    Et je te prévient, ça s’arrange pas avec le bébé suivant « pourquoi tu t’inquiètes autant?? Y a aucune raison! » « la foudre ne frappe pas deux fois », « ça y est, tu l’as ton deuxième bébé » (ben non, tu sais pas compter, c’est le troisième pour moi!!! »), « bon, maintenant, tu pourras passer à autre chose » « et le grand, ça lui fait quoi d’avoir bientôt un petit frère? » (« ben, il s’inquiète et me demande toujours si son nouveau petit frère va aussi mourir! C’est pas la première fois qu’on lui promet un petit frère dans 15 jours!!! Il a 3 ans soit, il est pas stupide!! Et il sait compter lui!!)
    Bref, une bonne nouvelle quand même, mon troisième a 9 mois demain. Pensées pour toi et ton bidon.

  59. j’ai envie de dire putain…!!! ce billet j’aurais pu l’écrire… et que dire des

    – « c’est pas grave »
    – « enfin ma petite fille, tu ne l’as pas connu cet enfant »
    – « tu en auras d’autres »
    – « jamais je n’aurai accepté de le voir »
    – « c’était mieux pour lui »

    et le retour au taf, quand tt le monde te regarde de haut en bas pour vérifier que ton ventre n’est vraiment plus là? et ceux qui te demandent si la personne qui est recrutée pour te remplacer en congé mat viendra bien ou non…?

    A la naissance de mon neveu, les gens s’adressant à ma mère « Ah, félicitations pour votre premier petit fils »

    Bref… la colère. Merci pr ce billet qui me permet de relancer la mienne à J+ 5 mois (et comme d’après les psys, c’est nécessaire…)

  60. Je n’en reviens pas que les gens puissent sortir de telles conneries !
    C’est si difficile pour eux d’entendre le chagrin ? D’admettre la douleur ?
    Non vous n’oublierez jamais, c’est dramatique ce genre de situation… et tellement triste…
    Courage a vous !

  61. (re) bonsoir,

    C’est vraiment réaliste tout ce que tu dis.
    Exactement ça que les gens peuvent nous dire. Tout ce que tu as écrit sur ce billet, je l’ai entendu aussi mais à mon grand regret je n’ai pas eu le même répartie que toi tellement ça m’a déçue et choqué.

    Et j’en entend encore, pas plus tard qu’hier en plus !

    Comme tu dis….. certains ferait mieux de se taire !

    Bravo pour savoir mettre des écrits sur tout ça, pas facile, mais tu exprime très bien le ressenti qu’on a nous les mamans en deuil !

    Pensées à nos anges qui veille sur nous <3

  62. Merci Ginie pour ce témoignage criant de vérité et qui comme tu le dis arrive (malheureusement) souvent… Les gens sont d’un tact…! Dans ces personnes il y a ceux qui disent connaitre ce que l’on vit pour se sentir important, il y a ceux qui ne savent même pas de quoi il parle et espère que ça ne leur arrivera jamais, il y a ceux qui joue les warrior « moi j’ai vécu pire »… et il y a ceux qui se taisent car ils sont passés par là… J’ai pleuré devant ton témoignage et je me suis retrouvée totalement dans ton billet : J’ai vécu cet ascenseur émotionnel deux fois. J’ai fait une grossesse extra utérine en 2010 et une fausse couche il y a une semaine… La vie n’est pas toujours bien faite et merde aux cons avec leur commentaires écœurants de ton dernier billet! Non ce n’est pas anodin et oui on a le droit de souffrir!
    Encore merci ?

  63. Je relis ces pages lues il y a quelque temps déjà. (Il y a un peu plus d’un an peut etre, quand j’ai découvert un article plein d’humour au détour d’un clic. J’avais lu tout le blog à partir du ébut, sans jamais poser de commentaires.)
    J’avais eu beaucoup de tristesse en lisant les articles concernant cette petite merveille partie trop tôt. Mais je savais que je ne pouvais pas comprendre.
    Aujourd’hui, je reviens, parce que je comprends. Je comprends trop bien, même.
    Il y a 2 jours… non, 3 maintenant, j’ai accouché de mon fils. Quand je suis arrivée aux urgences, j’étais en train de faire ma fausse couche tardive (à 5 mois). Plus de liquide amniotique, la poche des eaux déjà descendue et fissurée, un bébé à peine vivant.
    Les gens ont dit que j’étais courageuse. C’est faux, je n’avais pas le choix. L’annonce de la fausse couche, c’est un coup de massue. La phrase assomme. Il ne nous reste qu’à subir. Si personne ne nous dit ce qu’il faut faire, on reste inerte.
    J’ai eu une anesthésiste formidable. Elle m’a posé la péridurale et elle a été très claire. Elle me mettait la plus grosse dose possible, parce que « ce que vous êtes en train de vivre est une vraie souffrance psychologique. Il est hors de question que vous ressentiez la moindre douleur physique. » Merci à elle. Bordel, elle avait raison.

    Le lendemain, je suis rentrée chez moi. Les gens qui sortent de la maternité, partent avec leur enfant généralement. Moi j’en suis sortie avec un organe en moins: le coeur.

    Pour l’instant, j’ai envie de rester enveloppée dans ma peine, comme dans une grosse couverture moelleuse. Un jour, j’appuierais sur le bouton « PLAY » de ma vie, et je remettrais un pied devant l’autre. Mais pas maintenant. Ni demain.

    Me voilà Mamange. Et je suis sûre que mon étoile est partie rejoindre la tienne, et qu’ensemble, ils vont faire les 400 coups.

    Des bisous par milliers.

    Maud

  64. Je découvre cet article que maintenant, et il m’a fait pleurer.
    J’ai pleuré pour votre drame, mais aussi à cause de ces réactions si déplacées. Le pire c’est que certaines, je les ais moi même dites…. Pour les fausses couches précoces (jen ai eut beaucoup) je disais moi même que c’était de la sélection naturelle, et que j’en aurais d’autres, ne pouvant considérer tous ces embryons perdus comme des êtres humains sans perdre la tete. Et je l’ai dit à d’autres, leur faisant probablement croire que leur peine était injustifiée alors que c’était une manière maladroite d’essayer de les consoler.
    Mais qu’on ose vous dire ça pour un bébé prêt a naître, ça dépasse la maladresse …
    J’étais enceinte de 6 mois de ma première (ou disons la première a avoir dépassée les 3 mois de grossesse) lorsque une connaissance a perdu son bébé de 7 mois in utero. Et comme vous j’ai entendu des gens dire (pas devant elle tout de même) : « c’est pas pire qu’une fausse couche, elle en aura d’autre, c’est pas comme si elle l’avait perdu après la naissance » et ça m’avait horrifiée…. Je serrais mon ventre de 6 mois, avec ma fille dedans, et j’étais plus que terrifiée a l’idée qu’il m’arrive, qu’il lui arrive, la même chose. Comment pouvait-on considère cet être déjà s i vivant comme un simple projet en cours de préparation… Un projet qui au pire, s’il décède, sera différé…. Voilà comment ces gens voyaient ma fille…
    Désolée du roman, j’espère que mes mots ne vous auront pas fait de mal, je comprend juste parfaitement votre souffrance .

    1. Cette phrase : « Un projet qui au pire, s’il décède, sera différé…. Voilà comment ces gens voyaient ma fille… »
      C’est exactement comme ça que beaucoup de gens considèrent la perte de mon fils, aussi.
      Cette phrase est le meilleur résumé en quelques mots, de ce que je ressens quand on me fait une réflexion…

  65. bonjour, j’ai découvert ton blog il n’y a que peux de temps, et billet après billet je ris beaucoup, j’ai ta façon de décrire la vie, de mettre le doigt sur tous les travers de tout un chacun. Mais ce matin je viens de lire celui ci…….. et j’ai fondue en larme j’ai eu vraiment la sensation de comprendre (un peu) de ta douleur…Cela m’a noué le ventre à m’en faire mal…… Je voulais te dire dans la rubrique des phrases cons et atroces que l’on peut entendre parfois (souvent ?) que je suis la super heureuse maman d’un ado autiste et atteint d’un retard mental profond… les phrases les plus courantes sont: oh quel dommage parce qu’il est beau qf même! ou tu sais il aurais mieux fallu qu’il ne naisse pas ça aurait été plus facile pour toi et enfin: tu as bu pendant ta grossesse? j’adore mon fils c’est un magnifique être humain et je le sens insulté chaque fois que j’entends ces petites phrases assassine…….. j’ai donc appris à pratiquer l’humour incisif pour renvoyer les malappris dans leurs but! je me permets de t’embrasser virtuellement ainsi que mari presque tout neuf, bébé presque tout neuf….. et bien bébé N°1…..

  66. Bonjour…
    Si bien dit ! je me suis beaucoup reconnue dans vos propos… (sauf pour la cause du décès, moi c’était une IMG).
    plein de courage pour la suite à tendre pensée à votre petit ange

  67. je suis de tout coeur avec vous
    les baffe qui ce perde je connais aussi
    ma fille aussi est decedee sans aucune cause ni malformation a 33 semaine de grossesses
    je me reconnais beaucoup dans vos propos courage a vous et bisous volant a votre ange ainsi que a tout les anges partis trop tot

  68. De tout cœur avec vous aussi…

    Je comprends très bien votre douleur pour avoir aussi perdu ma fille au terme de ma grossesse…

    Les personnes sont parfois très maladroites malheureusement et ne se rendent même pas compte de leur absurdité :/

    Il est bien vrai que tant que nous ne l’avons pas vécu, aucune perception de la douleur n’est possible….

    Courage à vous, à toutes les mamanges et une énormes pensée à nos anges d’amour qui illumine notre ciel <3

  69. J’ai découvert votre blog il y a quelques jours seulement. J’aime beaucoup, ça va sans dire, différents types de posts, pour différentes raisons. Quand je lis celui-là, je suis simplement attérée. Comment peut-on ne serait-ce que penser à proférer des conneries pareilles à quelqu’un qui doit vivre cette douleur ???? Pense-t-on vraiment que ça va aider ? Quel est le vrai but recherché ? J’ai beau le tourner dans tous les sens, vraiment que je comprends pas. Mais bon, puisqu’ils se sentent le droit de dire ce leur passe par la tête, on peut faire pareil non ? Et leur dire d’aller se faire enc…… (Ouuuuuh, elle est vulgaire !).
    Désolée pour ce commentaire tardif et qui vous paraitra sans doute bizarre…

  70. Une « copine » a osé me dire que j avais de la chance, que je n aurais pas de vergetures… elle en bonne place des conneries qui me restent en travers…

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