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Chez le psy |

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5 août 2010 | Auteur : Ginie et son paillasson

- Mais elle est pas morte ?
- Non, juste enceinte.
- Hoooo, la pauvre…

Tu ne crois pas si bien dire, toi.
C’est qu’il y a quelques mois de ça, le quatorzième jour après l’arrivée des connasses mensuelles, quand le mari-presque-tout-neuf-mais-plus-trop et moi on se prenait pour Rocco et Clara dans le remake de « Arrosage automatrique », immédiatement enchaîné avec le poirier contre le mur censé aider les têtards obsédés à trouver leur chemin, je croyais sincèrement que j’allais sous peu me transformer en l’une de ces femmes épanouies dont la main droite semble avoir été greffée sur le ventre et la gauche à une aiguille à tricoter.

Que nenni, malheureuse ! C’est de l’intox !
Déjà, tricoter d’une seule main, c’est assez balèze, il faut le savoir. Et puis surtout, l’épanouissement de la femme pendant la grossesse me semble un concept aussi crédible que le visage naturel d’Igor et Grichka.
Il faut dire qu’il semble assez difficile d’être épanouie quand on a :

  • mal au dos (sciatique)
  • mal au ventre (décollement du placenta)
  • mal au cul (hémorroïdes)
  • mal à la tête (migraines)
  • mal au vagin (mycoses)
  • mal au coeur (trois mois de vomissements)
  • mal aux côtes (coups de pieds)
  • mal au moral (insomnies + hormones)
  • mal à l’estomac (remontées acides)
  • mal à la fierté (fuites urinaires, poils sur le ventre, épilation du maillot aléatoire)

Alors il paraît que certaines n’ont aucun des désagréments sus-cités.
Eh bien laisse-moi te dire que certaines les ont TOUS. Je me console en me disant que ça me donne forcément le droit d’avoir un enfant magnifique, qui fera ses nuits dès la première, ne pleurera que quand il se cassera un os, ne coupera pas la parole et partira de la maison le jour de ses dix-huit ans.
Sinon, c’est inhumain.

Tout ça pour te dire que tu m’as grave manqué et que j’ai culpabilisé de t’avoir laissé en plan comme ça. Mais entre la cuvette des toilettes, le lit, La Ferme célébrités, Dilemme, Secret Story et le hamac, j’avais comme qui dirait de bonnes raisons de déserter un peu le quartier, j’espère que tu comprendras.
Si tu ne comprends toujours pas, ajoute un déménagement en catastrophe, un ordi portable toujours HS qui m’oblige à me connecter sur la télé, assise sur un pouf, un vrai calvaire pour le dos et l’année la plus chargée en mauvaises nouvelles de toute ma longue et intéressante vie.
Si tu ne comprends toujours pas, tu brûleras en enfer avec Domenech et David Charvet.

Merci à tous ceux qui m’ont envoyé de gentils messages, à celles qui ne m’en ont pas voulu de ne toujours pas leur avoir envoyé leurs cadeaux et à ma Pussy qui m’a harcelée pour que je revienne.
Pour la peine, je reviens.
Tant pis pour toi.

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16 janvier 2010 | Auteur : Ginie et son paillasson

(ou comment je me suis sacrément marché sur les nougats)
(ou comment on parle couramment les langues décédées)

Tu le sais, on a pas pour habitude de brosser dans le sens du poil, par ici. Nous ce qu’on préfère, c’est les arracher un par un, de préférence avec une pince rouillée, c’est plus rigolo.
Mais on sait aussi reconnaître quand on s’est trompé.
Et là, les copains, je crois qu’on s’est vachement fourvoyé.

Tu te souviens, il y a quelques jours, je te disais que je voulais changer de pays parce qu’un certain Laurent Artufel avait été élu Homme le plus sexy de la télé, photo la plus moche à l’appui.

Alors que celle-là est mieux.
(mais on peut moins se moquer, du coup)

Eh bien, figure-toi que trois raisons m’ont fait changer d’avis. Et j’aimerais bien que t’en fasses autant, ça ferait de moi une blogueuse influente et je pourrais te faire croire que la moustache sur les filles, c’est hype.

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31 décembre 2009 | Auteur : Ginie et son paillasson

Lecteur, lecteuse,

Tu n’es pas sans savoir que ma personne est classée Secret défense et que quiconque pose son regard sur moi se voit aussitôt transformé en Loana, voire Christian Audigier les jours de très mauvaise humeur.
Mais aujourd’hui, jour de fête du foie gras et de la blague foireuse (ceux qui hurlent Beaux Nénés à minuit se reconnaîtront), je vais vous révéler en exclusivité la raison pour laquelle j’avais choisi jusque là de rester cachée.

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Je suis un tapin sapin de Noël.

Jean-Luc Delarue-Avant-Avion et Evelyne Thomas-Avant-Botox m’ont souvent demandé de venir témoigner sur leurs plateaux, mais j’ai choisi de donner l’exclusivité à Rue du Commerce et son concours Le Noël des blogueurs.
J’ai longtemps hésité entre les catégories Décoration et Beauté et puis, l’évidence s’est imposée. Je suis un beau sapin, roi des forêts. Hein que tu aimes ma verdure ?
Ce sera Beauté.

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Il paraît que le ridicule ne tue pas. Je suis maintenant en mesure d’ajouter que par contre, il demande beaucoup de travail (à peu près deux heures) et de courage.
Mon chien a failli lever la patte sur moi.
Si avec ça je ne gagne pas, je me fais couper la branche pubienne.

Je te laisse, je vais enfiler mes boules.

(et bon réveillon à tous !)

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15 décembre 2009 | Auteur : Ginie et son paillasson

Ce matin, sur le miroir de ma salle de bains, j’ai vu de la poussière, sans doute attirée par la froideur et l’éclat du support.

Ce matin, sur le miroir de ma salle de bains, j’ai vu des gouttes d’eau qui, faute d’avoir été essuyées lorsqu’elles étaient encore rondes et pleines, se sont laissées sécher jusqu’à devenir traces.

Ce matin, sur le miroir de ma salle de bains, j’ai vu de minuscules points blancs, témoins de mes six minutes de brossage de dents quotidiens.

Ce matin, sur le miroir de ma salle de bains, j’ai vu des miettes de rouge à lèvres, vestiges d’un message écrit à l’amour de ma vie, un matin ou un autre.

Ce matin, sur le miroir de ma salle de bains, j’ai vu un visage pour le moins familier, que d’habitude je vois sans jamais l’observer, ainsi que la poussière, le dentifrice, les gouttes d’eau ou le rouge à lèvres. Ainsi qu’un objet sans aucun intérêt.
Pourtant, ce matin, sur le miroir de ma salle de bains, le visage familier m’a fixée avec insistance et je n’ai pu lui refuser une minute d’attention.

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Ce matin, sur le miroir de ma salle de bains, j’ai donc scruté ce front, trop court à mon avis, depuis longtemps barré d’une légère cicatrice, souvenir d’une porte mal placée et d’un câlin maternel réconfortant. La ligne blanche qu’ont laissés les points, bien que toujours au même endroit, m’est apparue différente.
A bien y regarder, elle n’est plus aussi fière, gonflée de son orgueil. Et pour cause. Le front qui lui était jusque lors réservé se trouve assailli de nombreuses autres lignes, horizontales celles-ci. Elles se creusent au gré des mouvements de mes sourcils et ne disparaissent plus, une fois ceux-ci immobiles. Elles doivent s’y trouver bien.

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10 décembre 2009 | Auteur : Ginie et son paillasson

L’autre soir, j’avais une conversation intérieure avec moi-même au sujet de qui j’étais, d’où je venais, où j’allais, dans quelle étagère j’étais et toutes ces questions que Mme Leleu, ma prof de philo de terminale, nous posait en postillonnant. Le suppositoire de Tranxène fut le bienvenu lorsqu’il s’est présenté près de ma cavité anale.

Avant que mon esprit ne sombre totalement dans le sommeil, un constat digne de Freddy les griffes de la night m’était apparu : je me mémérise.

preuve de mémérisation

Je me suis remise au tricot.
Re-mise, car quand je n’avais pas l’âge d’adhérer aux syndicats, ma grand-mère m’initiait au point mousse pour m’occuper, le mercredi après-midi, quand j’étais pas collée.
Après, on dira que l’esclavage a disparu.

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