Cessez-le-feu

Entre mon corps et moi, ça a longtemps été la guerre.

Au tout début, pourtant, je l’aimais bien. J’avais deux bras, deux jambes, le tout n’était pas trop mal assorti et fonctionnait bien. Par rapport à d’autres, j’avais plutôt de la chance.
Mon corps à moi allait bien et, même si je ne le réalisais pas pleinement, je l’appréciais.

Puis est arrivée l’adolescence. Plus exactement la fin d’adolescence, quand on comprend que le corps n’est pas qu’un outil nous permettant de bouger/marcher/respirer/vivre, mais également séduire.
Il avait l’air de plaire assez, ce corps que je cachais sous des jeans troués et des robes longues. Peut-être trop. Du coup, j’ai commencé à le trouver moins bien que les autres. Trop maigre, trop plate, avec des fesses trop grosses.
Alors, au lieu de le mettre en valeur, de chercher à me rapprocher de ce qui me conviendrait mieux, je l’ai maltraité. Inconsciemment.
Je me suis mise à fumer, beaucoup. A manger, beaucoup. J’ai complètement abandonné le sport.
Petit à petit, je me suis donné de vraies raisons de ne pas l’aimer, ce corps dans lequel j’étais obligée de vivre.

J’ai enchaîné les régimes, pendant des années. Maigri, grossi, fondu, explosé.
Je ne cherchais pas à m’accepter comme j’étais, je cherchais à être comme j’avais décidé de m’accepter. Ça ne collait pas.
Plus je maltraitais mon corps, plus je le détestais.
Au final, les kilos se sont accumulés, les inconvénients liés à la clope aussi. Mon corps n’était plus un outil, il était un boulet. Et voir tout ce qu’il me fallait accomplir pour lui rendre une certaine solidité, une certaine fierté, m’épuisait d’avance.

Et puis j’ai rencontré le mari-presque-tout-neuf. Quelques mois avant notre rencontre, j’avais reçu le coup de grâce (grasse) en étant, pour la première fois de ma vie, plaquée. La cause : quatre malheureux kilos pris en un an de vie commune.
Il avait raison, je ne méritais pas qu’on m’aime. Et j’allais m’assurer qu’on ne m’aime plus jamais en prenant encore des kilos, pour la peine. Quelle personne censée pourrait tomber amoureuse de ce corps ?
Alors, il a mis du temps à briser la carapace. Encore plus de temps à me faire récupérer, petit morceau par petit morceau, la confiance en moi qui s’était dissoute dans ma cellulite.
Et, quand j’ai compris que mon corps faisait partie de moi, qu’il l’aimait, que je l’aimais aussi, j’ai lâché prise. J’ai enfin (à peu près) accepté mon corps tel qu’il était. J’ai arrêté de le gaver de carburant huileux et sucré et appris à lui donner ce dont il avait besoin. J’ai arrêté de fumer.
Je me suis réconciliée avec mon corps.

Et puis, cinq ans plus tard, je suis tombée enceinte de notre fils. Mon corps était beau, avec ce ventre rond dans lequel une vie débutait. C’était magique de réaliser que le fruit de notre amour puisait dans mon corps tout ce dont il avait besoin pour se construire.
Pour la première fois, je trouvais à mon corps une vraie utilité. Je ME trouvais une vraie utilité. Je donnais la vie.
Malheureusement, les choses ne se sont pas passées comme prévu. Ce corps, qui devait donner naissance à un enfant, n’a pas rempli ses fonctions. Au lieu de donner la vie, il a donné la mort, par le même chemin. Il a foiré sa plus grande mission. Il l’a lâché alors qu’il avait besoin de lui.
Je l’ai lâché alors qu’il avait besoin de moi.

Forcément, la confiance était rompue. Comment pardonner cette trahison ?

Il aura fallu un peu de temps. Beaucoup de pleurs. Pas mal de séances avec un psy. C’est lui, un jour, qui a soulevé un point primordial : je faisais la distinction entre mon corps et moi. Nous n’étions pas la même entité.
Alors que si.

Peu à peu, j’ai essayé de lui pardonner. De me pardonner.
Je n’ai pas encore assez de recul pour savoir si je pourrai un jour considérer mon corps et moi comme un ensemble, mais ça y ressemble de plus en plus. Toujours est-il qu’avec ce deuxième enfant, je lui laisse une seconde chance de faire ses preuves. Je me laisse une seconde chance de m’aimer.
On fait une trêve, un cessez-le-feu. En espérant que ça aboutisse à une paix durable.

J’ai la trouille. J’ai grave la trouille.
Mais je suis surtout pleinement heureuse et épanouie, je commence à m’attacher sérieusement à ce nouveau locataire que je sens bouger et grandir en moi. On a pris le temps nécessaire pour ne pas en faire un « bébé pansement » et, même si au départ j’ai eu du mal à lui donner une identité propre, je commence à lui parler, à communiquer avec lui. Mieux, je m’imagine avec lui, quand il sera là. L’espoir, ça s’appelle. Et c’est bon, bordel.

Plus les jours passent, plus la confiance en mon corps revient. L’obstétricien a dit que j’avais à peine plus de risques qu’une grossesse classique de revivre ce drame. Alors je le crois.
Mon corps va assurer. Je vais assurer.
En attendant, j’apprends à l’aimer, à m’aimer. J’aime voir mon ventre s’arrondir, sentir ces petits coups sous ma peau, voir mes seins se préparer à allaiter, mon mari me regarder avec tendresse.

Et j’espère que dans quatre mois je pourrai dire : j’aime mon corps.

Ginie, tout court
(j’ai écrit les derniers mots mais j’hésite encore à publier ce billet, trop intime.
On verra bien. Si tu le vois c’est que c’est fait.
Dans tous les cas, il m’a fait du bien.)

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131 commentaires

  1. Moi j’t’aime avec ce corps que j’ai connu, sans bébé ! et pis j’ai envie de voir ton corps, et de l’aimer aussi ton ventre rond, te voir lui parler et moi lui dire à ce p’tit bout que ca serait bien qu’il fasse moins sont timide à la prochaine écho 😉

    tu es belle ma poulette ! et ton mari-presque-parfait ne s’y est pas trompé, et je suis sure que le mois de juin sera un très bon millésime pour ton corps 😉

    ps : t’as une dispo dimanche? j’suis à Bordeaux 😀

      1. Tu serais au top pourtant :
        « Moi Ginie, j’ai un syndrome de schizophrénie avec mon corps. Parfois, mon corps refuse de se lever du lit. D’autres fois, mes poils poussent malgré mes tentatives pour les garder au chaud. Ma vie est compliquée »

  2. J’ai lu et j’ai pleure.
    J’ai longtemps deteste mon corps et je m’apprends maintenant tout doucement, je m’apprends a m’aimer au moins un peu, avec le trop et le pas assez, malgre le trop et le trop peu.
    Je te souhaite un tres doux cheminement ces prochains mois. Des bises toutes douces (et un peu salees, aussi). Merci, Ginie.

    1. Je ne pensais pas toucher autant avec ce billet, je l’ai écrit comme il est venu, comme toujours remarque, et je l’ai balancé sans même le relire.
      Mais je crois qu’il fait écho à beaucoup d’entre nous, la cohabitation avec le corps n’étant pas chose facile.
      Merci <3 (les coeurs ne marchent pas ici, mais on va faire comme si)

      1. « Un monde de bulles »
        whouahh je ne suis plus seule dans ma bulle… je hais mon miroir mais rire et lire tes post est une bonne thérapie!!.

        pour info mon histoire à moi est celle-ci (on a tous une histoire à digérer, même quand c’est indigeste et on y arrive, si si) mon premier bébé mort d’une méningite (c’est très rare!!!), puis une fausse couche et enfin la balance qui penche du bon côté:
        deux magnifiques enfants qui ,maintenant qu’ils sont ados, me cassent souvent les pieds (quelle publicité mensongère les bébés LOL!) mais je les adore!!!
        et maintenant (ben oui pourquoi faire simple?) à l’orée de mes 47 ans: un cancer, un sein en moins, un traitement aux hormones qui me fait gonfler… mais ça va, j’ai la pêche et j’ai décidé de tourner cette page!!! j’ai du mal à accepter ce corps bizarre mais bon, le vie est belle et j’en apprécie chaque moment. j’ai eu une deuxième chance et je ne m’entoure que de rires et de déconneurs (mon Zom fait partie du MST: Matzenheim’s Solex Team, des fous de solex qui sont complêtement déjantés) je m’habille avec des couleurs flashy comme jamais parce que finalement, ce corps là, même tronqué et « dilaté », je vais le traîner encore longtemps, et ceux qui l’aiment pas « je les prout! » et j’essaie maintenant d’en prendre soin… j’ai lu « le jogging », moi aussi j’ai testé mais c’est pas pour moi non plus, je vais tester les jeux de danse .
        Et voir mon fils de 13 ans danser sur des chorégraphies de Cathy Perry c’est trop drôle, je me marre et là je fais marcher les abdos!!!! et je vais continuer à lire tes articles parce que ça fait vraiment un bien fou de lire ce que tu écris, c’est tellement plein d’énergie positive !!! J’adorrre!!! merci!!! Et mes abdos te remercient aussi. Mais je vais danser en vrai aussi, et marcher, et faire du vélo, et nager, si si promis!! je v

  3. Moi aussi, j’arrive à la fin de l’article avec les yeux embués.
    Très beau, certes très intime & personnel.
    Egalement je te souhaite une bonne fin de grossesse & non, tu n’as pas trahi ton fils… ms bon, ça le psy a du te le dire & j’espère qu’aujrd’hui, tu en es (presque ?) convaincue.
    Que le/la locataire se régale, il/elle a une belle maman…

  4. Très émue…Des choses communes, pas toutes…ce billet est intime certes mais en aucun cas dérangeant pour qui le lit et tant mieux s’il t’a fait du bien…En tout cas il est très beau quand on le découvre…Seule une très belle personne peut en écrire de pareils 😀

  5. C’est un magnifique billet. Je comprends ton hésitation à le publier, moi aussi, j’ai écrit une note de blog très intime, il y a quelques temps. Je suis bien contente que tu l’aies publié, parce que c’est très thérapeutique pour soi comme pour les autres. Tu pourras revenir dessus dans tes moments de doute, et ce sont de toute façon des mots qui vont parler à beaucoup de femmes (et d’hommes aussi, peut-être, on a tendance à l’oublier). Alors, merci de les avoir écrit et d’avoir partagé ça avec nous.

    Bises
    Isa

    1. Il m’arrive souvent d’écrire des billets intimes et de ne pas les publier, je dois en avoir une bonne dizaine dans les brouillons. Les écrire me suffit souvent. Mais là, je sais pas, je crois que je me suis dit que le rapport au corps était universel et que, peut-être, ça pourrait parler à certaines. Je vois que c’est le cas et du coup, je n’ai aucun regret.
      Merci beaucoup.

  6. Comme tu l as vu sur FB ,j ai accouché il y a une semaine,remplie encore d’hormones que je suis…bientôt,va arriver ta revanche…profites de chaque instants,juste avant ma cesa je carréssais mon ventre,rempli,après il est vide,ma s est ton cœur sui prend le relais…tu vas bientôt être transpercée par l amour…
    Merci a toi d avoir cliquer sur publier !

  7. Toi et ton corps allez assurer jusqu’au bout, c’est sûr ! Quoi de plus normal d’avoir cette trouille. Mais tout ira bien, tu entends ? Et tu pourras TE remercier d’être allée jusqu’au bout et d’avoir mis au monde un p’tit bout qui promet d’être aussi casse-bonbons et tendre que sa môman 🙂

  8. non mais QU’EST-CE J’APPRENDS?!!!!! ENORME!!! (enfin pas toi hein entendons nous bien) WAOUUUU je ne sais pas si tu en avais parlé avant j’ai du rater un episode mais je suis vraiment tres heureuse pour toi…

  9. Moi je dis juste bon courage, je croise les doigts et tout, et je te souhaite tout plein de bonheur et de réconciliations dans 4 mois.
    Dans un cas comme un autre, on est tous et toutes derrière toi, même si tu ne connais réellement qu’1% de nos personnes. 🙂

  10. S’accepter, quelle que l’on soit, n’est jamais une chose aisée. Et pourtant, avec patience et compréhension, on fint par accepter ce corps qui est le notre, avec ses défauts dont on peut faire des qualités.

    Je suis sûre que ces 4 mois vont t’aider à te réconcilier avec lui et pourquoi pas, ne faire plus qu’un pour être encore plus forte.

    Encore une fois, et comme beaucoup d’autres, tu m’as touché. Je t’envoie plein de doux baisers (sur les joues et un sur la fesse droite ;D )

  11. Putain Ginie, tu m’as foutu les larmes aux yeux ! <3
    Je ne sais pas quoi dire d'autre en fait. Juste "profite de ta grossesse" même si t'as la trouille. Ça doit te sembler si long… Garde confiance en toi, tout ira bien !

    1. Merci… En fait ça passe vite, très vite. Finalement, je me surprends à ne pas trop stresser, du moins la plupart du temps. Il ne faut pas que je commence à y penser quoi, et à l’approche des examens (surtout les échos), c’est le stress à fond.
      Mais tout ira bien, obligé 😉

  12. toi ce matin tu meriterais des calins mais là j’ai grave la crève, avec le bez qui coule et les yeux qui larmoient (non les collègues je ne chiale pas en lisant le blog de ginie, J’AI UN RUBE, namého), donc du coup pour pas vous contatminer ton locataire et toi je m’abstiendrai, mais le coeur y est .
    (et on ne me pete pas mon effet en me disant que de tute façon avec un écran et un clavier entre nous tu risque pas grand chose, merci bien)

  13. Ecrire ce billet t’a fait du bien, c’est là tout l’essentiel !

    (et sinon, même tes vergetures tu vas les kiffer … ca rend bizarre d’être enceinte, hein ? …)

    1. Mais grave !
      A vrai dire, je kiffe chaque marque que j’ai gardé de ma précédente grossesse et j’aurais voulu en avoir plus, par ex les vergetures. C’est con mais j’ai gardé quelque temps les marques de la perfusion et j’ai été triste quand tout a disparu. Du coup, je me suis faite tatouer…
      Bref, on devient de grosses niaises. (toi aussi ? Raconte !)
      (si seulement je pouvais garder mes gros nibards)

  14. Les seuls moments où je me suis sentie bien dans ma peau, dans mon corps, étaient lors de mes deux grossesses. Enfin j’étais « grosse » pour la bonne cause.
    Maintenant, je le suis toujours (grosse pas enceinte) et je ne me supporte pas.

    1. Ahaha, je me retrouve parfaitement dans le « je suis grosse pour la bonne cause ». C’est clair que ça donne un prétexte. Genre, je suis enceinte de 4 mois et j’ai déjà pris 20 kilos (alors qu’en vrai je n’en ai pas pris un seul) (ou un seul alors) 😉

  15. Ginie, merci encore une fois de mettre des mots sur ce qu’on ressent… Moi aussi je le déteste ce corps, si vide, si nul et tellement inutile mais ça va un peu mieux depuis un coup de fouet salvateur reçu ce we…
    Je t’embrasse bien fort, et le locataire qui se cache pour les photos aussi !!
    Bon courage et encore merci…

    1. J’ai de la chance d’avoir rencontré quelqu’un comme lui (même s’il pète au lit). Mais avant tout, je crois vraiment que c’est à soi-même qu’on doit plaire et ça, j’avoue que, même s’il m’aide beaucoup, ce n’est pas encore gagné. Sinon je n’entreprendrais pas de maigrir plusieurs fois par an.

  16. C’est tout le malheur que je te souhaite : aimer ton corps ! Je suis au « régime » actuellement mais j’ai retrouvé il y a peu la confiance en mon corps que je juge un peu trop gras à mon goûts grâce à des vêtements qui me vont bien et dans lesquels je me sens belle. Bisous

  17. Je me reconnais dans le début de ton article, ce corps qui n’est jamais comme il faut, un boulet que j’ai l’impression de trainer. Moi aussi je n’arrive pas à faire la connexion entre Lui et Moi.
    La perte d’un enfant doit vraiment être dur a supporter.
    J’espère que les mots de grossesse qui te reste vont t’apporter que du bonheur, et ceux avenir aussi.

  18. En voyant le titre de ton article j’étais loin de m’imaginer que j’allais lire ce témoignage bouleversant…
    Il est difficile de se dévoiler autant mais c’est positif…ça fait partie de la thérapie, en parler c’est commencer à l’accepter et vouloir que ça change.
    Merci d’avoir publié cet article et je te souhaite plein de bonheur avec ton petit bébé

  19. Bonjour Ginie,

    Je passe parfois sur votre blog et votre billet d’aujourd’hui m’a retenue et émue jusqu’aux larmes.
    Etre quitté pour 4 kg en trop ; Dites-vous que le Monsieur ne vous méritait pas.
    Je suis certaine que cette fois, les mois prochains vont vous être favorables.

    Comme nous sommes encore dans le temps des voeux, je vous souhaite de serrer bientôt dans vos bras un joli bébé tout neuf

    A bientôt peut-être.

    1. Merci Cyrielle pour ce commentaire très touchant.
      Celui qui m’a quittée pour 4 kilos de trop m’a fait pleurer quelque temps, et puis je l’ai mentalement remercié car sans ça, je serais sans doute passée à côté de mon homme.
      Je prends tes voeux (j’ai du mal à vouvoyer sur ce blog), et je te souhaite également plein de bonheur pour 2012.

  20. Je sais que le corps se souvient, je sais que mon corps porte la trace de ce bébé né sans vie que j’ai perdu en 2004, et aujourd’hui, j’aime que mon corps se souvienne, au cas où ma tête voudrait essayer d’oublier.
    Bravo pour se billet qui résonne si fort en moi, tu sais combien donner naissance à un bébé qui va bien relève du miracle, et tu vas vivre ce miracle, pleinement !

  21. Je sais que le corps se souvient, je sais que mon corps porte la trace de ce bébé né sans vie que j’ai perdu en 2004, et aujourd’hui, j’aime que mon corps se souvienne, au cas où ma tête voudrait essayer d’oublier.
    Bravo pour se billet qui résonne si fort en moi, tu sais combien donner naissance à un bébé qui va bien relève du miracle, et tu vas vivre ce miracle, pleinement !

    oups en double, le lien du premier est erroné, avec toutes mes excuses

    1. Cécile,
      Il y a quelque temps, Nadia m’a envoyé le DVD de l’émission sur le deuil périnatal, dans laquelle tu témoignais. Bien évidemment, j’ai pleuré en t’écoutant, en sentant ta propre douleur. Et ça m’a beaucoup aidée. Je ne savais pas que tu avais un blog, alors je profite de ce commentaire pour te remercier, pour ce témoignage, pour le message que tu me laisses ici et pour l’association fabuleuse que tu présides.

      1. Nadia est formidable!
        je n’ai pas encore abordé le sujet sur le blog, même si bien sur il fait tellement partie de moi.
        Merci pour ton message, et puis, si tu en as l’envie, le temps, l’énergie, je te propose aussi ce lien vers un docu que Petite Emilie a réalisé avec France Culture et que j’ai beaucoup aimé: http://www.franceculture.fr/emission-sur-les-docks-echanges-13-le-deuil-perinatal-%C2%AB-mourir-avant-de-naitre-%C2%BB-2011-11-01
        Prends bien soin de toi

        1. Pas facile d’en parler, à chaque fois j’hésite beaucoup. Mais le soutien des lecteurs m’a beaucoup aidée, même si j’en parle rarement. Je me souviens du jour où j’ai publié LE billet… les réactions qui ont suivi, la compassion des gens m’ont fait beaucoup de bien. Même si le chemin est long et compliqué…
          Je vais aller voir le docu, merci beaucoup pour le lien.
          Je t’embrasse (oui, j’embrasse dès le deuxième contact)

  22. Décidément j’aime beaucoup aussi Ginie tout court!
    J’aime ces billets qui montrent que la vie ce n’est pas que de la rigolade! mais j’aime parce qu’on y sent l’espoir et crois moi tu as bien raison! l’espoir c’est notre moteur!! C’est pas pour rien qu’on dit l’espoir fait vivre!! 😉

  23. Je suis très touchée et émue de ce que tu as écrit, ta sensibilité y est remarquable. Et j’applaudis à ton cessez-le-feu que pour ma part je devrais aussi appliquer, consciente de ce fait, mais pas encore le courage de l’affronter comme toi tu le fais ! Avoir peur pendant une maternité est normal, se poser des questions aussi, mais je pense que ton psy te l’a dit. Maman de 2 très grands enfants (22 et 19 ans,oulalala) c’est comme si c’était hier pourtant… Prends le temps de savourer ces moments intenses, fais toi plaisir, fermes tes oreilles aux rabats-joie (ben ouais y en a…) et que la force soit avec toi !!(je ne suis pas maître Jedi, mais c’est pour la symbolique), Encore merci pour ce billet !!

    1. Merci Fab !
      J’essaie de faire taire les angoisses, mais tant que la date fatidique des 33 semaines de grossesse n’est pas passée (c’est à ce stade que j’ai perdu mon fils), je serai un peu angoissée. Et sans doute même encore après, mais j’y travaille 😉

  24. Même si les échelles ne sont pas les mêmes, même si l’histoire est quelque peu différente, tu viens de mettre des mots sur mes doutes mélés à mon espoir sans fin de voir mon ti koala un jour dans nos bras.
    Merci à toi.

  25. Ton témoignage est très émouvant, sans tomber dans le pathos, tout en retenue.
    J’espère sincèrement que ce bébé te réconciliera avec ton corps.
    Des bises d’une blogueuse que son ex trouvait trop grosse.

    Ps: billet sélectionné pour mes coups de coeur qui seront en ligne samedi.

  26. c’est intime mais pas derangeant, comme quelques uns de tes recits c’est beau et plein de…………trouve pas de mot!!!
    mais a chaque fois j’ai les larmes aux yeux

    Tout se passera bien il n’y a pas de raison!!!!!

    bizzzzzzzzzz

  27. Merci d’avoir franchi le pas, de t’être ainsi dévoilée.
    C’est certainement la preuve que tu as franchi un pallier et que tu es en train de te reconquérir: Félicitations!

      1. pour moi, dès fois dans la vie, on mérite vraiment certaines choses. parce qu’on en a vachement chié avant et que lorsque le bonheur apparaît, faut pouvoir l’accueillir et le savourer. alors, vive ton ventre rond (ou presque rond), vive ton corps de maman et vive la vie surtout

      1. Et en plus, je ne suis même pas foutue de compter correctement … donc enceinte de 4 mois, la blondeur est reconnue par la COTOREP ???? Si oui je cours me faire un dossier …

  28. Ginie Power.
    Il est vrai que donner la vie remet les choses dans une perspective complètement autre. Certaines le vivent mal, moi, mon corps marqué (MAIS PAS DE VERGETURES OH) est ma fierté.

  29. « Au lieu de donner la vie, il a donné la mort » Ce n’était pas mon corps qui a donné la mort mais bien moi cette foutue conne, incapable de mettre un bébé au monde… C’était pas mieux!! Alors oui , la confiance est revenue, je suis retombé enceinte. Moi aussi j’ai eu peur, si peur que le medeçin a fini par me garder à la clinique, il en avait marre que je debarque affolé 2 fois par semaine. Aujourd’hui poulette à 8 ans, réponse à tout, limite chiante championne du monde, belle comme un coeur etc…. Alors oui t’auras p’etre la trouille mais quand tu tiendras bb dans tes bras, tu verra que ça vaut le coup.
    Bon courage.

    1. Je suis contente de lire ton histoire, la fin heureuse.
      J’arrive à me maîtriser, je ne suis pas allée une seule fois aux urgences en 4 mois. En même temps, je crois que j’ai encore plus peur des urgences que d’être malade… c’est là-bas que j’ai appris la mauvaise nouvelle, ça m’a traumatisée je pense. Donc je prends sur moi quand j’ai des frayeurs, mais sincèrement, à part avant les échos, je crois que je gère pas mal.
      Merci puce.

  30. Non mais franchement, quant tu vois tout ces commentaires, ce bébé ça va être une star et les larmes de joie seront nombreuses à couler le jour de son arrivée (et je ne compte pas les vôtres bien sûr :-)).
    Moi je dis, c’est beau !

  31. bon……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….vu le nombre de com’ , je pense que mes mots seront comme une merde sur un cheese cake à la fraise : pas au bon endroit au bon moment.
    Alors je ne dit rien !………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………je souffle un peu …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….. si j’ai juste envie de dire que mon corps ne fait pas parti de moi ! Pour preuve mon corps prend la place de 2 personnes ! Pourtant je suis seule dans le dedans de ma tête …!
    …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….Nan, je ne dirait rien !

  32. Pfiou…. j’ai les larmes aux yeux. Je ne peux pas dire que je me reconnais dans ton récit, à l’inverse moi j’ai tjrs été plutôt mince, j’aime mon corps… alors j’appréhendais bcp d’être enceinte, de grossir…. et finalement, j’ai aussi aimé mon corps enceinte. J’ai accouché il y a 3 semaines et quand je te lis, que tu parles de ce petit être qui grandit en toi, qui donne des coups…. alalala ça me manque !!!!! profites, même si je comprends complètement tes angoisses, ton corps et toi allez assurer et bientôt tu auras ton petit trésor dans les bras ;-)))

  33. Bonjour,

    J’ai découvert votre blog, je me suis marrée. Et puis il y a eu cet article, et puis j’ai acheté l’album de « Brigitte », et puis il y a eu cette chanson. J’ai pensé à votre article alors si vous ne la connaissez pas je vous l’offre, comme témoignage de sympathie et pour le partage rien d’autre.
    http://www.deezer.com/fr/#/search/brigitte
    C’est la chanson « Je veux un enfant ».

    The C’s Touch

  34. Juste un petit commentaire…. tu as eu un courage inouïe de publier ton petit billet… mais tu as bien fait.

    Se réconcilier avec soi, avec son corps, demande du temps… je ne sais pas si ça se fait réellement… je crois (de ma petite expérience) que c’est un partenariat au jour-le-jour… Chaque jour, même inconsciemment, tu refais un contrat… de temps en temps, malheureusement, ça lâche… mais ça marche plus souvent que ça ne lâche… avec de la volonté et de la pugnacité.

    En tous cas, ton petit mot est formidable!! je suis certaine qu’il va aidé bon nombre d’entre nous qui, au final, ne s’accepte pas vraiment comme on le devrait.

    Gros bisous… et bonne route à petitout et toi.

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