Dissection de la grossièreté

Ce n’est plus un secret pour personne, je dis beaucoup de gros mots, au grand dam de mes parents qui se demandent régulièrement si je n’ai pas été échangée à la maternité avec le bébé de Jackie Sardou et Jean-Marie Bigard.
(ce qui est assez vexant, esthétiquement parlant, entendez bien)

zut

Pourtant, je suis totalement apte à employer un langage châtié et un vocabulaire soutenu.
Mais le gros mot a des vertus irremplaçables.

  • Le gros mot apaise

C’est un phénomène avéré.
La grossièreté va crescendo proportionnellement au degré de rage.
Personne n’y échappe. Pas même Nadine de Rotschild, qui prône pourtant la bienséance en toute occasion.
J’ai essayé, afin d’étayer mes propos. Dans un rêve, j’ai malencontreusement fait tomber un parpaing sur son pied droit délicatement enveloppé dans un bas de contention couleur chair.
Elle n’a pas dit « Diantre, Demoiselle, vous venez d’échapper un caillou de taille importante sur mon soulier verni ».
Elle a dit « Eh, espèce de poufiasse, tu viens de me ruiner le panard avec ton rocher de merde « .
Je lui ai retourné un coup de boule.

De même, lorsque nous sommes confrontés à des personnes irritantes, les insulter reste l’adoucissant le plus efficace.
Un petit « Tu t’es cru où, espèce de sac à merde ? » à celui qui, à l’abri dans son puissant 4×4, se rabat sur notre petite voiture fragile, est bien plus jouissif qu’un « Pardon monsieur, je pense que vous êtes un fou dangereux, mais je ne tiens surtout pas à heurter votre susceptibilité ».
L’appui d’un efficace majeur levé se révèlera parfois efficace.

De la personne visée peut dépendre l’insulte.
Si notre mère nous appelle pendant Desperate Housewives, elle est pénible.
Si notre patron nous appelle pendant Desperate Housewives, il est chiant.
Si notre belle mère nous appelle pendant Desperate Housewives, elle est casse couilles.

gros mot

  • Le gros mot fait rire

Le Père Noël est une ordure serait-il aussi mythique si Michel Blanc avait embrassé Thérèse au lieu de l’enculer ?

Qu’on aime ou pas, Bigard remplirait-il les stades s’il n’employait pas 5675 fois le mot « connard » dans son spectacle ?

Daniel Prévost nous aurait-il autant fait rire si Montcuq s’appelait Maifesse ?

Aurais-je 4500 visites par jour si je m’exprimais sans grossièretés ?

(Cherchez pas sur Wikipedia, la réponse, c’est non)

  • Le gros mot rapporte des points au Scrabble.

Aimer = 6 points
Niquer = 13 points

Patron = 8 points
Connard = 10 points

Belle = 7 points
Poufiasse = 14 points

Pour peu qu’on tombe sur un mot compte triple, c’est la gagne assurée. Et le dictionnaire est notre ami.

  • Le gros mot est un filtre efficace

Le voisin vous pollue ?
« Petite bite » tagué sur le mur de sa maison devrait l’occuper quelque temps.

Belle-maman vous insupporte ?
Avouez-lui que son poulet vous donne envie de gerber.

Le boss vous colle un peu trop ?
Remplacez chaque virgule par « putain », il devrait regagner son bureau.

(pour les cas particuliers, contactez-moi, je vous proposerai une solution adaptée à vos besoins)

Allez, je vais vous laisser, faut que j’aille chier un coup.

Et vous, au fait, c’est quoi votre gros mot préféré ?

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50 commentaires

  1. Voila un post qui claque la fesse !
    Je dis des gros mots surtout en bagnole, je ne dis pas les gros mots en criant comme un malade, non à demi-voix, mais en y mettant les syllabes !
    Mes gros mots préférés sont enculé et pédé (aucune connotaion homophobe) pour les mecs et salope, pute et chiennasse pour les filles, mais ça reste gentil et sans aucune agressivité.
    Sinon en dehors des routes, je privilégie humilier mon interlocuteur(ice) avec classe, il s’en souviendra mieux qu’un gros mot. Sinon je mets des roundhouse kick façon Chuck Norris.

  2. MDR !!!
    j’ai cru que ce post parlait de moi ! (à part le rêve, je ne rêve pas de Nadine moi … c’est grave docteur ?)
    C’est tellement vrai !

    Putain !!!

    Je kife ce mot !

    Putain, je le dis 3652 fois par jour, au grand dam de mon chéri qui dit que putain c’est claaasse…

    J’aime aussi le « tu m’casses les couilles », ce à quoi mon chéri répond : t’as pas de couilles…

    Allez, biz !
    A bientôt dans un monde de bisounours poètes…

  3. Dans une vie extérieur j’ai du m’exprimer qu’avec des gros mots, j’ai de sacrés restes.

    Entre putain, merde, connard, connasse, pouffiasse, tagueule, tronche de fion, petite bite, tu me fait chier et le reste, moi je les aime tous.

    Et ils me le rendent bien.

    C’est le grand amour.

    (regarde tes mails bordel)

    Ah oui, j’aime beaucoup bordel aussi.

  4. putain qui remplace la virgule évidemment, la valeur sûre.
    ptain
    pitain
    puuuuuuuuuuuutain
    rapitin
    woptain.
    sinon
    quand je suis très en colère, je dis sac à brosses.

    1. @ M1 : bordel que tu m’as fait rire avec tes insultes féminines.
      Sinon, moi je mets des pied-bouche aussi.

      @ Electroménagère : J’adore les injures à rallonge aussi. J’ai l’impression que plus on en dit, plus ça soulage. Le bordel de merde à queue, chez moi, ça donne putain de bite à cul. (en gros, t’es plus distinguée)

      @ Fr@mboize : j’ai entendu récemment « tu me casses les ovaires ». Mais ça fait un peu gynéco.

      @ Gazelle : putain que t’es con… le coup de ta grand mère le 36 tonnes, je vais jamais m’en remettre.

      @ Mélina : c’est un gros mot putain ?

      @ Sylvie : ha oui, j’aime beaucoup le tête de con. CA fait mal.

  5. Super drôle ton article, comme d’hab’! Je déserte un peu le web, because wedding dans quelques jours… mais lire ton papier m’a fait bien rire lol
    Mon préféré ? Putain, merde, fais chier, casse les couilles, et je m’en bats les reins. Classe, non.

  6. « Putain », « Merde » et « Bordel » ont ma préférence…
    Les jours de grand faste, c’est « Putain de bordel de merde ». Là, on sait que je suis très en colère!!

    Tu m’as beaucoup fait rire!!

  7. Je ne dis pas trop de gros mots… j’ai plutot mes expressions, car cela ne me plait pas trop d’être vulgaire…
    Alors en ce moment, j’aime bien le mot « naze », j’ai focalisé dessus, va savoir pourquoi… Sinon, mon pti mot doux d’insulte, c’est « bourrique »…
    Qd je suis vraiment énervée « putain » sort…
    Mais les gros mots sortent ds un moment de colère donc ephémère & pas forcément contrôlé…
    Je n’ai pas envie de dire des gros mots à tire la rigaud par respect tout simplement
    Bizzzz

  8. Quand ça dépasse les bornes des limites, c’est comme LMO. Sinon, j’essaie de m’en tenir à « crotte de bique à roulettes » et autres « punaise », « purée », plus adaptées à mon jeune public… je déteste les gamins qui à 5 ans répètent en boucle « tu pues du cul » ou « putain » juste par provoc (vécu jeudi dernier: j’ai accompagné une classe de maternelle en balade), ils ont bien entendu ça quelque part, alors j’essaie d’éviter avec les miens…

  9. j’aime énormément sac à merde et petite bite…

    je plussoie elctroménagère et son bordel à queue (d’ailleurs j’ai longtemps cru que c’étais bordel acqueux… va savoir pourquoi…)

    mais cke j’péfère c’est encore les expressions home made (voir mon article de vendredi dernier… héhé… les grands esprits se rencontrent)

  10. tout dépend des circonstances… épidermiquement (comme dirait Carla) c’est le putain qui sort le plus rapidement.
    En voiture, c’est « tête de bite » ou « tete de cul », selon la tête du type en question évidemment.
    autrement, connard. même pour les filles. z’ont qu’à se débrouiller avec leur identité sexuelle.

  11. Putain mais c’est vrai bordel de merde que ça fait du bien de parler comme une vieille pouf à la con sa mère la te-pu !!!!

    Bon faut quand même avouer que « putain » ou « merde », ça fait partie de mon langage courant.

    Niveau insulte, en voiture j’aime bien « tête de zboub ». Dans le métro, c’est plutôt « sale con ».

    Mais tu n’as pas parler du gros mot affectueux. Par exemple, mon coloc’, je l’appelle « gros cul ». Mes copines « les te-pu » ou « salopes » à l’occasion. Mon frère, c’est « trou du c' » parce que c’est un boulet.

  12. Un inconditionnelle du gros mot avec en prem’s putain ! sa mère la poule, enculé de ta race, enculé de merde aussi y va de son rythme !

    Tête de cul également, tous ces quolibets en voiture où quand je me cogne, où quand je suis en colère… Imagine, je travaille dans une école primaire…. J’en ai des suées !!

    J’utilise aussi pétasse dans le contexte presqu’ affecteux !

  13. Je reviens parce que je me rends compte que j’ai encore deux ou trois petites choses à avouer. J’aime bien « niquer ta gueule », « va te faire foutre », « ça te troue le cul », « regarde-moi cette grosse pute ».
    En dehors de ces petits moments d’abandon qui font mon charme et qui montrent que je ne suis pas si « bourge » que cela, j’aime beaucoup le sarcasme (assez rude parfois).

    1. @ Lili : hein que c’est une bouffée d’oxygène ?

      @ LMO : Putain de bordel de merde, c’est aussi un de mes classiques.
      Ravie de t’avoir fait rire, vos comms m’ont fait pisser de rire aussi.

      @ Baraginie : Non madame. (il est bon ce film)

      @ Boo : enculé, merci !

      @ Madame Kévin : quand j’ai lu ton second comm, j’ai failli m’étouffer. Ca fait genre la fille qui se la joue sage et qui, finalement, dans un élan de spontanéité, se lâche complètement. Le « niquer ta gueule » m’a assommée de rire.

      @ Daydreamer : putain voisine !

      @ Soma : Bourrique, je l’emploie beaucoup aussi, mais c’est affectueux. Dans le genre poli mais pas trop, y a pipe aussi. (T’es vraiment une pipe, toi !)

      @ Roxane : Moi j’ai que des chiens, alors je peux. (mais chapeau)

      @ La perchée : Pétasse, ça fait mal aussi. Mais sa mère la pute, c’est achement mieux. Surtout quand on s’explose le petit orteil.

      @ La pestouille : sac à merde, je crois que c’est définitivement mon insulte préférée. Ca me rappelle un épisode de Friends qui m’avait fait hurler de rire.
      Je vais aller lire ton billet, ça m’intéresse 😉

      @ Petite cervoise : voilà, faut adapter l’insulte à la tronche du destinataire. C’est bon, tête de bite. Ca irait bien à mon boss.

      @ Anna : mon mec ne te remercie pas. Tu m’as tellement fait rire que j’arrête pas de le traiter de tête de zboub…

      @ Fafa : bordel, c’est bon « sa mère la poule » !

      @ Océane : A ton service. Tu peux venir te défouler tous les jours.

  14. hé bien, comment dire cela sans paraître trop étrange à l’entourage qui est le vôôôtre. Me voici outrée devant tant de grossièreté, qui me fait vibroter de la paupière, située gracieusement en haut à gauche. En effet, je pense que dans la vie, les êtres peuvent s’exprimer avec un peu plus de bienséance que ce que l’on constate de nos jours.
    Je vous serait donc grée de ne point formuler de tels propos à l’avenir, étant donné que votre blog semble passer les frontières du contrôle parental.

    Mes oreilles sensibles, ne sauraient que vous remercier, car bien parler, ne coûte rien.

    PS: comme le dit si bien mon paternel: bien parler ça coûte rien, putain de merde.

    (oh mon dieu, je m’en vais me laver la bouche)

    je vous salue,
    noisette.

  15. Ben voilà, t’as tout compris : de la tenue en façade, déjantée le reste du temps. Quand les gens commencent à me connaître, en général ils sont surpris… Quand j’étais à la fac, mes copains de fac me trouvaient hyper bosseuse, sérieuse (ce qui est vrai) et allaient demander à ma soeur (ils n’osaient même pas me le dire directement) si parfois je faisais la fête, je picolais, etc. Or, c’est une des périodes où je me suis le plus éclatée, à tous les niveaux. Mais en apparence, Madame Kévin, toujours clean !

  16. Putain j’adore les gros mots. Tu peux pas savoir la jouissance que c’est de voir la tête des gens qui sont à 100 lieues d’imaginer que tu puisses en dire autant. Alors rien que pour ça : Enculé mais je dis ‘culé c’est plus clâââsse et je le dis pour tout; grosse pute , celui-ci je le réserve aux connasses qui me laissent pas passer sur les passages piéton, notamment une grosse blonde que je croise presque tous les matins; je te le mets profond ou je les ai niqués, j’ai toute une stratégie pour niquer les cons qui me font chier au taf.
    J’arrête après une dernière : y va se sortir les doigt du cul, oui ?! Bordel de merde;)
    En langage des signes, j’adore faire des doigts 🙂 DESOLEE !!!
    Je vous rassure je ne conduis pas donc je dis tout en direct dans la rue ou au boulot. J’vous le dirai le jour où je me prendrai un pain dans la gueule, vous aurez la photo en prime 😉
    A part ça je sais aussi être super délicate et élégante et bien élevée même complètement déchirée ;)Demandez à ma soeur on s’est éclatées ensemble 😉

  17. Moi quand j’ai un entretient en vue d’accueillir un nouveau troll à la maison je préviens les parents:
    Si votre enfant vous dit que nounou a parlé une drôle de langue c’est qu’il ( ou elle ) aura été franchement plus que pénible et que du coup mon envie de sortir des insanités se sera faite mais en alsaciens.
    Génralement les parents rient de bon coeur et sont daccord avec moi, il vaut miex le dire en alsacien que de balancer à un petit:
    putain tu me fais chier bordel de merde !
    En alsacien c’est mélodieux mais l’enfant sait qu’il fau arrêter de suite sinon nounou va exploser………
    Autrement je suis totalement daccord avec toi, un gros mot doit être dit quand il a envie de sortir…….
    Mon préféré ??? PUT1
    Mais sac à merde est pas mal aussi !

    1. @ Constouille : vi, j’ai pris la mauvaise habitude de le répondre à tous ceux qui me demandent où est quelque chose… même à mon boss.

      @ Izzie : rien qu’en te lisant, on se rend compte du décalage. J’imagine même pas comment ça doit être marrant en vrai.

      @ Funnounou : je veux bien que tu m’apprennes des grossièretés alsaciennes.

  18. J’arrive après la bataille, mais moi j’aime bien le « dans ton cul salope », même si finalement ça peut être affectueux…ouais !

    Sinon, « bordel » est un bon terme-pivot, père de combinaisons géniales ! »bordel de couille », « bordel de chiasse » ça détend !

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