Fourmi(pas)dable

Aujourd’hui, nous allons nous pencher sur un phénomène pour le moins étrange.

Alors que Brigitte Bardot Sharon Stone se magnifie au fil des ans ;
Alors que le roquefort se bonifie avec le temps ;
Alors que le bon vin s’apprécie avec de l’âge ;

Il existe un irréductible spécimen sur qui le temps a un effet dévastateur.
La fourmi.
Mon boss depuis plus d’un mois.

fourmiEn plus il a un gros cul

Pour une raison que même les laboratoires Garnier ont du mal à expliquer, La fourmi a la capacité étonnante de transformer les personnes de son environnement proche en adorateurs de Charles Manson.
Moi, particulièrement.
Tout au long des pénibles heures durant lesquelles nous partageons le même oxygène, je donne l’illusion de tapoter sur mon clavier les documents sur lesquels il couche son écriture digne d’un médecin. Ou de Gilles de la Tourette.
En réalité, je fomente le long et douloureux supplice que je lui réserve, le jour où j’aurai le temps pour ces conneries.

Vous ne comprenez rien ?
Je vous explique.

Au tout début, j’étais le nouveau joujou, celle qu’il fallait faire rire, celle de qui il fallait se faire aimer.
Comme je vous l’ai déjà raconté, les limites ont été allègrement franchies, comme cette fois où il m’a proposé, avec un petit clin d’oeil, un remède pour mon mal de gorge, ou encore celle où, alors qu’il venait de faire tomber son stylo, il m’a demandé d’aller le ramasser sous son bureau, répondant « dommage » à mon refus.

J’ai mis les choses au point.
Gentiment, mais fermement.
L’ouverture de mes cuisses n’est pas proportionnelle à la largeur de mon sourire.

Le joujou a perdu de son intérêt.
La fourmi a montré son vrai visage. Celui que ma collègue m’avait dépeint, se réjouissant qu’il ait tant changé.
Le paon a replié sa roue en même temps que sa queue dans son slip.
La nouveauté à cédé sa place à la routine.

barbie casséeLa fourmi m’a tuer

De pervers, La fourmi est devenu connard.

Petit florilège directement issu de la matinée qui vient de s’écouler :
– Répond à mon bonjour en me broyant la main. Sans un regard.
– M’arrache le stylo des mains alors que je suis en train d’écrire. Parce qu’il en a besoin.
– Me demande où j’en suis. Environ toutes les trois minutes.
– M’accuse agressivement d’avoir loupé un message samedi dernier. Je retrouve le message. Il date de dimanche. Je ne bosse pas le dimanche. Lui oui. Incident clos.
– Refuse le café que je lui propose avec un « non »sec. Chez moi, on dit « non merci ».
– Me demande si je vais à un mariage. Parce que j’ai une long jupon blanc.
– Souffle, râle, soupire, rage, grogne. Ambiance.
– Me prend brusquement la souris pour consulter ses mails, auxquels il n’a pas accès depuis son poste.
– Me lance le téléphone qui sonne.
– Pose devant moi les papiers à jeter. Parce que je suis plus près de la poubelle.
– etc…

Vers midi, voyant que je suis en train de devenir plus désagréable que lui, et réalisant qu’il est l’heure que je parte et qu’il a encore besoin de moi, il me regarde en souriant et me lance « Faites pas la gueule ».
J’ai rétorqué que s’il m’avait prise pour un clown à la disposition de ses petites humeurs, il avait mal compris.
J’ai fini ce que j’avais à faire et, une heure plus tard, je me suis levée et j’ai tracé.

Moi, mes problèmes persos, je les laisse chez moi.
On est (provisoirement) trois dans un bureau qui s’apparente plus à un placard, ce qui nous fait tenir en attendant nos bureaux, c’est justement la bonne ambiance et les fous rires.
Ce matin, l’humeur de La fourmi a entamé celle de ma collègue, qui était du coup presque aussi irritable que lui.
Demain, ils auront certainement tout oublié.
Ils arriveront avec le sourire.
Je vais essayer de faire de même. Après tout, ce n’est que le boulot.
Mais j’ai peur que ma fierté bloque mes zygomatiques et que, demain, ce soit mon tour de plomber l’ambiance.

Sorry pour le racontage de vie intempestif, mais je suis chez moi.
Et chez moi, je me balade à poil, si je veux.
(mais si quelqu’un a un moyen discret et efficace de faire disparaître un parasite, promis, j’enfile une culotte)

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32 commentaires

  1. rhô j’ai connu la même chose! et je viens d’apprendre que mon ancien boss pête coucougnette que j’ai quitté sans regret y a qq temps avait harcelé sescuellement ma pôv assistante que j’ai lâchement abandonnée. Classe, isn’t it? Lâche toi, c’est fait pour ça les blogs! je viens justement de poster un truc sur la malaccueillante de mon nouveau taf alias la dragon. Inspiration venant du boulot, quand tu nous tiens!

  2. Alors je suis très surprise d’apprendre qu’un paon (léon) a un slip et une queue. Tain de matos pour emballer lui, en plus de la roue…

    Mais bon.

    Pour se débarrasser des fourmis, faut se protéger par un cercle de calcaire.

    Et donc avoir des enfants.
    Leur acheter des craies de rue, les grosses là.
    Puis les faire dessiner là où c’est interdit, comme la façade du voisin ( ça part pas sur le crépi).
    Hurler, punir et confisquer les craies.
    S’emparer des craies.
    Attendre minuit.
    Les déposer dans un saladier.
    Prendre un pilon.
    Reposer le poulet, préférer un rouleau à patisserie ou une bouteille vide au pilon de poulet, plus pratique et moins gras.
    Escaguasser les craies à l’aide du pilon.
    Mettre la poudre de craie dans un petit sac congélation.
    Mettre le petit sac dans son sac de fille, bien fermé.
    Arriver dans le placard avant tout le monde.
    Inscrire un cercle autour de son espace personnel à l’aide de la poudre de craies. Le pentagramme est valable également, pour faire peur.
    S’installer.
    Visser un sourire béat.
    Et ne plus bouger.

  3. J’attends la vidéo de quand tu te ballades à poil. (C’est M1 qui m’a obligée à écrire cela parce que là, il est très occupé à rédiger son post sur la politique internationale.)

    1. @ Baraginie : ou alors un bon coup de soleil. Tu l’emmènes avec toi ?

      @ Constouille : dans ces cas-là, tu es autorisée à dire casse couilles.
      (en plus, ça rime avec ton pseudo) (hihihi)

      @ Angie : j’avais mis le fourmilier dans l’article précédent sur La fourmi. Voudrait-ce cela dire que tu ne lis point tous mes articles ?? ;D
      Pour Twitter, j’ai cherché un bouton dans google, je l’ai lié à l’adresse et voilà. Pas trouvé non plus sur le site.
      (en fait c’est un peu plus long mais si tu veux que je t’explique, je le ferai par mail sans souci )

      @ Thé citron : Un goujat.

      @ Mélina : j’ai dit discret, le moyen de se débarrasser de lui.
      (si on n’a pas d’enfants, on peut faire avec les chiens ?)

      @ Madame Kévin : Je la lui ai envoyée, merci pour lui.

  4. Ma pauvre… C’est pas folichon ta vie au boulot!
    Sinon, je n’ai aucun bon conseil… sinon de l’envoyer bouler… Mais si c’est ton boss, d’un coup, c’est nettement moins facile!

  5. Moi je mets du jus de citron pour faire fuir les fourmis !
    Elles détestent çà !
    Pour ton Konar … ?
    Je serai tentée d’utiliser les tubes verts (de la marque B…..) à fort dosage d’arsenic ! Un tube dans son café ! Avec un petit crachat… histoire de rire un peu (rhoooo je sais c’est dégeu !!! mais avec un Konar, on fait dans le dégeu !)
    Personnellement, je serai très désagréable avec ce genre de Konar…
    Je suis de tout coeur avec toi ! Courage !

    1. @ LMO : ha si mais je l’envoie promener bien comme il faut. Faudrait voir à pas me prendre pour un bac à douche !

      @ Fra@mboize : Merci ! (demain, je teste et je te dis)

      @ Mélina : où ça les pois chiche ?

      @ Sylvie : je sais pas être froide. Soit je suis con, soit je rigole. Mais je connais pas le milieu…
      (vais essayer barrière d’insecte alors)

  6. moi je propose, une bonne séance de mise au point.
    enfin, je sais pas si ça peut marcher. mais à chaque fois que j’ai eu à le faire (pas souvent bien heureusement) ça à marché. on se parlait plus, donc on s’emmerdait plus, ou on devenait les meilleurs amis du monde.

    Lui dire qu’en gros, il te gonfle avec ses sauts d’humeur, que s’il a un problème, il a qu’à en parler aux rideaux, que toi, t’as du BOULT et t’es pas assistante sociale. On ne va pas au boulot pour se faire des amis, ni des ennemis d’ailleurs.
    Ou ca passe ou ça passe pas. mais si ça passe pas chacun à sa place, et sans emmerder l’autre.

    moi je serai pour le je dis tout.

    voilà.

    sinon, ben tu te laves pas de 2 semaines. et tu utilises du psshit WC en déo. ça peut marcher ça.

  7. Ma super cops a une expression qui se vérifie même si parfois c’est long : plus tard plus triste.
    Moi ma méthode c’est d’ignorer les emmerdeurs. Ca les fait caguer finalement l’indifférence. Et quand je dis indifférence c’est que je leur dis à peine bonjour (juste limite polie), je fais comme si je n’entendais pas ce qu’ils disent et quand ils m’envoient un tir je ne réponds pas. En revanche je reste irréprochable côté travail, j’en fais même encore plus. Quand les gens sont habitués à ce que tu démarres au quart de tour ça les calme. Et le pire c’est quand tu restes normale avec les autres et que tu continues à rire et à sourire. C’est pas facile au début de fermer sa grande bouche mais ca marche souvent.
    C’est quand même incroyable de ne pas pouvoir travailler dans la bonne humeur. Ca fonctionne souvent mieux que le harcèlement. Il doit avoir une petite bite ton boss.

  8. Me rappelle plus, suis désolée. Mais comme j’ai accepté ta demande en mariage chez Océane, tu me pardonnes ?

    J’ai trouvé les boutons Twitter, c’est sur twitterbuttons.com.

  9. Envoie le chier, fous un laxatif dans son café ou son soda. Mort aux cons.

    Merde en regardant cette illustration de la fourmi, je viens de comprendre d’où vient l’expression avoir un cul de black !

  10. (Mélina est folle)

    Bien.
    quesse que je voulais dire, déja.
    oui.
    que c’est un connard, mais ça, c’est bon, c’est compris.

    et que si jamais faut venir d’en débarrasser, je veux bien participer, si on met toutes des badanas, et qu’on met des gants, on sera incognito?

  11. Il y atoujours mon ami Vladco le briseur de genoux (hibou caillou chou) qui est dispo.
    Et c’est un gros connard libidineux, t’as qu’à lui dire de se greffer une 3ème mains si 2 ne lui suffisent pas.

  12. Bin moi je suis toujours volontaire pour lui tare sa gueule à la machine à café si tu veux.

    Et que je demande c’est quand tu viens sur Toulouse aussi (je suis aussi volontaire pour les beaux parents). (je suis merveilleuse)

    1. @ Noisette : j’attendais le bon moment pour ça. C’est fait. Il m’a dit qu’il était de mauvaise humeur, je lui ai répondu qu’entre être de mauvaise humeur et être désagréable, y avait une sacrée marge. Il est d’accord. Jusqu’à la prochaine.

      @ Izzie : ce matin, je rigolais avec ma collègue et à chaque fois qu’il sortait une vanne, je le snobais. Mais je suis mal à l’aise avec ça, je préfère dire les choses et j’ai crevé l’abcès un peu plus tard. Je lui ai demandé la taille de sa bite, t’avais raison.

      @ Angie : oui, tu es pardonnée. On se marie quand ?

      @ Camille : (je suis bien d’accord)
      Ouais, on met des cagoules et tout. Le gang des fourmiliers, ça claque, non ?

      @ Océane : Joujou. Je lui dirai. Si je suis virée, t’assumes.

      @ Daydreamer : ha mais c’est une excellente idée, ça ! J’adore !

      @ Kielut : Ho la pollution ! Je veux pas être à côté…

      @ Gazelle : Oui, viennnnnnnns !!! (je viens en juin je crois) (je les déteste de plus en plus)

      @ Electroménagère : Tu prends ton plan de travail qui fait Dark Vador avec toi, ok ?

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