Je ne peux pas m’empêcher

Pluie

Je ne peux pas m’empêcher de me dire qu’aujourd’hui tu aurais trois ans. Si tout s’était passé comme prévu. « 5 octobre, j’ai hâte », c’est ce que je répondais à chaque fois qu’on me demandait quand tu devais arriver. Le mois dernier, quand tout le monde a parlé de la rentrée de son petit, quand tout le monde a posté sur Facebook des photos de son enfant avec un cartable sur le dos, j’ai serré les dents. Ca aurait dû être ta première rentrée, à toi aussi. On aurait été t’acheter un joli cartable, une jolie trousse, je n’aurais pas dormi de la nuit, je t’aurais accompagné là-bas avec ton petit frère, on t’aurait laissé avec un grand sourire et, quand tu ne m’aurais plus vue, quand tu aurais tourné le dos pour suivre ta maîtresse, j’aurais pleuré. Mais le soir, j’aurais pu te serrer dans mes bras et réaliser ma chance d’avoir un grand garçon comme toi.

Je ne peux pas m’empêcher de me demander comment j’en parlerai à ton frère. Je le fais déjà, c’est facile il ne comprend pas. Ça le sera beaucoup moins le jour où il me demandera « de qui tu parles, maman ? J’ai pas de frère ». La psychologue nous avait dit qu’il fallait en parler d’entrée, ne jamais en faire un secret et on était d’accord. On a un ami qui a découvert à treize ans un autre prénom avant le sien, sur le livret de famille. Juste au-dessus de la date de son décès. On ne veut pas que ton frère tombe sur ton nom sur le livret de famille. On ne veut pas faire de toi un secret. Tu n’es pas un tabou. Mais trouver le juste milieu entre le tabou et la trop grande place n’est pas si facile, finalement. L’autre jour, ton frère a attrapé ton nounours, celui que je garde dans notre chambre. Par réflexe, je le lui ai immédiatement enlevé des mains et je lui en ai donné un autre. Après, je me suis demandé pourquoi j’avais fait ça. Si tu avais été là, tu aurais sans doute accepté de le lui prêter avec plaisir. C’est difficile de faire en sorte que la place de l’absent ne soit pas trop présente.

Je ne peux pas m’empêcher de me demander comment ton frère réagira. Si tu lui manqueras, s’il parlera souvent de toi, s’il fera de toi un ami imaginaire ou si, au contraire, il ne parlera jamais de toi, s’il préfèrera éviter le sujet, s’il trouvera qu’on en parle trop, ou pas assez. J’ai peur qu’il grandisse avec un manque de toi, des questions dans la tête qui resteront sans réponse. J’ai peur que, comme notre ami, il se demande s’il aurait été là si toi tu l’avais été. Je ne peux pas m’empêcher de me demander si ce n’est pas trop lourd pour ses petites épaules. Je sais bien que ce n’est pas notre faute, encore moins la tienne, mais c’est un gros fardeau pour un enfant et je crois que si je suis toujours en train de rire et de danser avec lui, c’est pour alléger un peu tout ça. Son histoire est assez lourde pour que son quotidien le soit aussi.

Je ne peux pas m’empêcher de me demander comment tu aurais été. Si, comme ton frère, tu aurais eu de l’humour. Si toi aussi tu aurais plissé le nez en riant. Si tu aurais été câlin, de quelle couleur auraient été tes yeux, si tu aurais eu les cheveux frisés, si tu aurais eu les pieds de ton père, si tu aurais fait de grosses nuits, si tu aurais gardé la petite bouche que tu avais en venant au monde, si tu aurais super bien imité le chien, si tu aurais dansé sur Decalecatan Decalecatan. Ça ne sert à rien, à part à se faire mal, mais c’est plus fort que moi. Parce que plus qu’avoir mal, j’ai peur d’oublier.

Je ne peux pas m’empêcher de me dire que, si une petite barre rose a décidé de se dessiner sous mes yeux un 5 octobre, pile un an après, tu n’y es pas pour rien. C’est parce que tu as décidé d’envoyer un gros rayon de soleil dans cette journée grise.
Je ne peux pas m’empêcher de détester le 5 octobre autant que je l’aime. Aujourd’hui, c’est une date particulière pour mes deux fils. Un que je vais serrer fort dans mes bras, en savourant mon bonheur. Et toi, mon ange, à qui je penserai encore plus que les autres jours.

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263 comments

  1. clairettededie69   •  

    j’ai de l’eau dans les yeux… je ne peux imaginer ce que tu as traversé, mais je comprends tes mots.
    ton petit ange veille sur toi et t’envoie des arcs-en-ciel pour que tu ne sois pas trop triste, pas tout le temps, et non, ne t’inquiète pas, tu n’oublieras jamais.
    go on, Ginie.

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Merci beaucoup, je me dis à peu près la même chose. Et c’est marrant pour les arcs en ciel, à chaque fois que j’en vois un je sais que c’est lui qui me l’envoie.

  2. Marjolaine Mamour   •  

    je suis sûre que tu sauras trouver les mots justes pour expliquer tout ça à ton fils. des mots qui lui feront tout comprendre et tout accepter sans que ce soit dur à porter pour lui… tu trouves toujours les mots qu’il faut… et je t’en mets un : <3

  3. Cranemou   •  

    <3 je t'embrasse. Je te sers fort dans mes bras. et je t'aime. <3

  4. Ni Na   •  

    Ça fait 15 min que je suis devant cette écran…………
    peur d’être maladroite …

    alors je me contente de t’offrir un tout petit <3…

  5. Ni Na   •  

    Ça fait 15 min que je suis devant cet écran…………
    peur d’être maladroite …

    alors je me contente de t’offrir un tout petit <3…

  6. Lulu   •  

    Que dire après un tel message d’amour ? Je t »envoie pleins de bisous en ce 5 octobre qui est une fête chez nous (l’anniversaire de Belle-Maman^^)

    Je comprends que tu t’interroges sur le ressenti du bébé presque tout neuf, mais sache que j’aurais aimé que ma maman parle plus souvent et ouvertement de ma soeur, et que le 1er mai ne soit pas un éternel deuil…

    Je t’envoie pleins de bisous et de câlins ainsi qu’à tous tes hommes presque tout neufs ?

    Lulu

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Merci beaucoup Lulu, pour ton témoignage et ton soutien. On essaie de ne pas faire du jour où il nous a quitté un jour de deuil, on y pense forcément beaucoup plus encore que les autres jours mais on n’est pas dans le recueillement.

  7. lalu   •  

    des bisous pour cette date particulière…

  8. Fanie   •  

    Pas facile de commenter.

    Je comprends tes doutes, tes peurs, tes peines.

    Oui, ta vie aurait été différente, c’est certain. Mais on ne refait pas l’histoire, aussi horrible soit-elle. Tu n’oublieras jamais, sois en certaine.Ce petit ange aura toujours une place dans ton coeur, dans ta vie et dans votre famille.
    Tu fais en sorte tous les jours que son petit frère soit heureux, trouve sa place . Il ne remplace pas ton ange, il le complète, il le seconde (dans les 2 sens du terme). Il est lui.

    « Tu es une super Maman !!! »

    <3

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      On a pris le temps justement pour ne pas en faire un enfant de remplacement, on sait quelle place donner à chacun. Merci beaucoup Fanie.

  9. Sandrine   •  

     » C’est difficile de faire en sorte que la place de l’absent ne soit pas trop présente » –> quelle superbe phrase! c’est tellement difficile oui mais incontrôlable aussi et puis comme disait l’autre « on n’oublie jamais rien on vit avec »

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Je ne t’en veux (presque) pas de m’avoir mis Hélène Segarra dans la tête parce que ton commentaire est chouette.

  10. Emie   •  

    Le titre a suffit à me filer des frissons et ton superbe texte forcément des larmes. J’avais une insomnie, je ne suis pas prête de me rendormir mais je n’ose imaginer dans quel état ça doit être ds ta tête et ton coeur…
    Un énorme <3 pour ton petit ange, toi, le mari et le bébé presque tout neuf…

  11. Flora   •  

    Je ne sais quoi dire, je suis émue. Touchée au plus profond de moi. Je n’ose dire que j’imagine ce que tu ressent… Je compatis. Tu es une femme forte, Ginie. Danse et rit encore et toujours avec ton petit bonhomme, son frère est sur ton épaule. Douces pensées

    • julpenar   •  

      Merci pour ce que tu dis, pour moi aussi ma petite est sur mon épaule, c’est là que je la vois…

  12. Mat Van De Kamp   •  

    On n’oublie jamais ce genre de drame. Comme on n’oublie jamais la date de naissance de ses enfants. Ton 2 eme fils n’a pas été fait  » en remplacement « , il a été fait par amour, donc, oui, il aurait été la, même si le passé avait été plus heureux. Les choses seraient différentes, mais maintenant, il a rien que pour lui l’étoile bienveillante de son grand frère qui veille sur lui. Ton premier fils, tu ne l’oublieras jamais, mais le fait qu’il t’ait envoyé il y a 2 ans, 2 petites barres roses, te permettras d’avoir une journée moins triste en ce 5 octobre.
    Bisous

  13. tites crapules   •  

    Un gris calin. Tu trouveras les mots ne t inquiete pas.

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Emie, Flora, Delph, Mat et tites crapules : merci infiniment pour vos mots, vous ne pouvez pas savoir comme ils me touchent <3

      • Nymhack   •  

        C’est avec plaisir. Toi même, les jours gris, voire même ceux qui sont noirs, tes mots sont la pour nous changer les idées, nous faire rire. Alors si on peut t’apporter un peu de réconfort, c’est le minimum. Ça fait plaisir de lire tes nouveaux articles. Tes mots m’ont manqués. Et bisous à ton grand bonhomme qui pousse tellement vite

      • Emie   •  

        C’est le moins qu’on puisse faire…

      • tites crapules   •  

        C est bien normal de te soutenir tes mots sonnent tellement juste. Je suis d accord avec tout ce qu a dit nymhack

  14. Clarabelle   •  

    J’ai les larmes aux yeux à te lire, moi dont les fécondations in vitro ont été des échecs, je ne peux pas dire que j’ai perdu un enfant, j’en ai perdu l’espoir.
    Joue et ris avec ton fils, parle lui de ton ange, peut-etre qu’en jour, dans très longtemps, le 5 octobre sera une date comme une autre ?

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Je suis très émue par ton commentaire, parce que je pense que ton deuil est aussi difficile. Je me permets de t’embrasser, merci pour ton passage ici.

  15. celine   •  

    Article remplit d’amour et de tristesse à la fois….ton fils comprendra et chérira le fait que vous avez été honnête avec lui….! Bon courage et fais du 5 octobre avec le temps un moment de recueillement familial !

  16. lucyni   •  

    les étoiles brillent toujours malgré la pluie …

  17. Laet   •  

    Merveilleux texte aussi émouvant et éprouvant soit-il.
    Pour le reste tout a été dit dans les commentaires précédents mais je voulais témoigner de mon passage, de l’émotion ressentir et aussi t’envoyer une vague de tendresse <3

  18. amanda   •  

    je suis la grande sœur d’un de ces anges, j’ai su tard que j’aurais du avoir un frere avant ma petite sœur, j’étais ado.ça m’a perturbée, pas trop. j’ai voulu comprendre comment c’était possible, d’un point de vue médical je veux dire, j’ai voulu voir sa petite tombe. je me souviens lui avoir déposé un de ces bracelets brésiliens qu’on se tressait entre copines…je voulais qu’il sache que je pensais à lui et que je regrettais de ne pas l’avoir connu.je l’aime sans l’avoir connu, juste parce qu’il était, est et sera toujours mon frere.je pense parfois à lui, a ce qu’il serait, puis je reviens a la realité, et je pense a ma mere, et souvent dans ces moments, je lui telephone, comme ca, sans lui dire que je pense à Anthony . (là, je me rends compte qu’écrire son prénom tire un peu d’humidité de mes yeux)..tout ca pour te dire que je suis persuadée que l’amour fraternel n’a pas de limite , pas même la mort.
    que ta journée soit aussi bonne qu’elle le puisse

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      En te lisant moi aussi je sens de l’humidité dans mes yeux. Ce que tu dis sur Anthony est magnifique… Merci.

  19. Kiwih   •  

    Ça devient une habitude de me faire pleurer devant mon Nesquick… C’est pas top le nesquick salé. Je voudrais te dire que je te comprends, je ne peux pas, je n’ai pas vécu ce terrible drame, mais je t’envoie tout plein de soutien. Ma maman à vécu ça à deux reprises, deux garçons partis avant même de voir le monde, elle en parle peu (nous sommes 5 enfants), mais je pense que peu importe le nombre d’enfants, ceux là, ceux qui n’ont jamais soufflé de bougies, on ne peut pas les oublier. Courage et serre fort ton petit bout de bébé plus si neuf que ça contre toi.

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Pardon pour le Nesquick :)
      Merci de ton témoignage, la phrase « ceux qui n’ont jamais soufflé de bougie… » me serre le coeur. Et je pense à ta maman aussi.

  20. Misspop   •  

    J’aurais du avoir une petite sœur, je le savais je m’en souviens. Par contre je n’ai appris son prénom que quelques semaines après la naissance de ma fille quand ma mère m’a dit « tu as donné à ta fille le doux prénom qu’aurait eu ta sœur. » Hasard de la vie, peut-être, sûrement même, mais j’aime croire à une inspiration de ce petit ange.

    En tous cas merci pour ce partage. Je me doute bien que ce n’est pas le but et qu’en ce jour douloureux les autres on s’en fout en peu, mais tes mots justes et sincères nous aident à comprendre et aider les personnes qui nous entourent et qui traversent des épreuves semblables.

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Merci à toi aussi pour ce partage. Une fois, je parlais de mon histoire à l’ophtalmo et elle m’a dit la même chose que toi. Elle a eu une fille à qui elle a donné sans le savoir le nom qu’aurait eu sa soeur qui n’a pas vécu. Je crois aussi que ce n’est pas le hasard.
      Quant au partage, au contraire, vos mots me sont à chaque fois terriblement réconfortants et précieux. Et savoir que les miens peuvent aider un peu m’apporte beaucoup.

  21. Sophie Mum   •  

    J’en ai les larmes aux yeux. Mais je suis sûre que tu trouveras les bons mots
    Tu as un joli commentaire d’une fille qui a vécu la même chose ça peut te rassurer. L’amour fraternelle n’a pas de limite
    Gros bisous ????????????

  22. fedora   •  

    je n’ai aucun mot pour exprimer ce que je ressens en lisant ton billet… ça coule tout seul tellement je suis émue… des bizzzz

  23. Yz@   •  

    Je lis mes propres peurs et tristesse dans tes mots… Nous ne somme plus comme « avant », il existera toujours un vide au fond de nous malgré tout. Tu auras les bons mots quand il le faudra, j’espère suis certaine.
    Pleins de caresses pour ton petit ange… <3

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Il y a un avant et un après. Merci de ton message Yz@ et, si je lis bien entre les lignes, je me permets une pensée pour ton ange à toi.

  24. laure Nenette   •  

    il parait qu’aucun pied n’est trop petit pour laisser son empreinte sur cette terre…

    Ton bébé a laissé son empreinte, ici, dans ton âme et dans ton coeur.

    Et cette empreinte ne s’effacera jamais tant que toi, ta famille et tes amis garderont une place toute tendre pour ton fils….

    douces pensées pour toi et pour ton fils aujourd’hui…

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Putain, vous avez des formules merveilleuses les filles…
      Je chiale en lisant cette histoire d’empreinte, c’est magnifique. MERCI.

  25. Maman Patate   •  

    Ne t’inquiète pas, cela se fera naturellement. Si tu lui parle de son grand frère sur un ton doux, il le ressentira comme ça.
    Mon aînée m’a demandé un jour ce qu’était mon pendentif, je lu ai répondu qu’il représentait sa grande sœur qui est au ciel. Je lui ai expliqué avec des mots d’enfants, en disant que c’est la vie et que parfois, il arrive des choses comme celles-ci. Que sa grande sœur vit dans nos cœurs chaque jour. Je n’ai pas l’impression que cela la pèse, mais peut être qu’elle est encore trop jeune pour réaliser? (5 ans et demi) elle m’en parle parfois, comme elle parle de son petit lapin qui est au ciel.
    Pour le reste, on se posera toujours des questions, parce qu’on aimerait tellement pouvoir revenir en arrière juste pour le sauver.
    La vie continue…
    Je t’envoie plein de bisous pour cette journée particulière et pour les autres aussi.

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      C’est comme ça que je vois les choses, que j’espère qu’elles se passeront. J’ai un tatouage qui représente mon premier fils, un deuxième viendra le rejoindre bientôt pour le bébé-presque-tout-neuf. Si un jour il me demande, ce sera un bon moyen de lui expliquer.
      Merci de ton soutien, encore une fois :)

  26. AlloMamanDodo   •  

    Tout est dit. Superbe article. J’en reste sans voix et je vais savourer cette journée avec mes deux filles en me disant que c’est une vraie chance de les avoir <3

  27. madamezazaofmars   •  

    j’ai lu cet article hier soir tard et je n’ai pas su quoi t’écrire. J’ai juste eu envie de te serrer fort dans mes bras et j’en ai toujours envie. <3

  28. Béatrice   •  

    Plein de pensées …
    Tu trouveras les mots justes, pour tes deux fils … j’en suis sûre (tu les trouves déjà …)
    Bises

  29. angemad   •  

    <3, Voilà.
    L'an dernier, nous avons dû déplacer la tombe de notre petit ange et mon second fils, "l'enfant d'après", 3 ans 1/2 a l'époque nous a demandé qui elle était. Evidemment, je lui en avais déjà parlé mais il n'avait jamais eu aucune "réalité " avec elle (contrairement à mon aîné qui m'a vue enceinte). Je lui ai expliqué le plus simplement possible et il sait maintenant que c'est "le bébé qui était dans ton ventre avant maman mais ensemble on n'est plus triste, hein ?".
    Voilà, c'est un long chemin …

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Oui, il faudra du temps, pour l’instant il est tout petit mais ça fera son chemin.
      Merci de ton message.

  30. Nashii   •  

    Évidemment, encore plein de larmes dans les yeux et te lisant… <3

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Nashiii et Madame Parle : merci beaucoup les filles, je prends vos pensées et votre soutien.

  31. Florence BatMax   •  

    Je comprends : je me pose les même questions un certain matin de février.
    Donc j’ai pleuré en te lisant. Tu as raison, plus que tout j’ai peur de l’oublier. C’est pour cela que je pense si souvent à elle.
    Contrairement à toi, mon mari refuse d’en parler aux garçons pour le moment. Elle n’est pas inscrite au livret de famille ( j’étais enceinte de 20SA ) et en 2006, nous n’avions pas ce choix. Je me pose 1000 questions sur l’envie que j’ai d’en parler à mes deux fils. Mais LdmJ est si farouchement opposé que je ne sais plus ce qu’il faut faire.
    Moi aussi j’en ai parlé sur le blog.
    Au début je ne le souhaitais pas , c’était trop personnel . Et puis finalement , je ne regrette absolument pas ce billet. J’ai reçu beaucoup d’amour dans les commentaires et – surtout- des conseils précieux.
    J’ai appris être enceinte de son frère le 14 mars ( jour de l’anniversaire du papa ) , elle devait naître le 28 février …

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Comme beaucoup nous disent dans les commentaires, et comme certaines me l’ont dit par mail, même 30 ans plus tard, on n’oublie pas. Mais, quand je lis ça, je me dis que moi aussi un jour je dirai que ça fait 30 ans, et ça fait bizarre. Parce que là j’ai l’impression d’être encore dedans et en avançant, quelque part, j’ai l’impression de le laisser un peu derrière.
      Enfin bon, je sais que ça n’a pas de sens, mais je sais que tu comprends aussi :)
      Je peux comprendre que ton mari y soit opposé, parce que chacun réagit différemment. Mais si c’est trop difficile pour toi, il serait peut-être bien d’essayer de trouver un compromis.
      En parler sur le blog est une véritable thérapie. Entre deux moments de rire, partager ses failles et recevoir tout cet amour recentre sur les vraies choses.

  32. Cupcakechoco   •  

    Plein de pensées pour toi, lui, eux. Vous.
    <3
    De l'eau plein mes joues…
    Plein de bisous !

  33. madeleine   •  

    ouh là là, difficile de se retenir de pleurer
    C’est trop émouvant
    plein de bisous à vous 4

  34. Deydey   •  

    Aujourd’hui, 5 octobre, une assoc d’Avignon fête les Anges. Je n’aurais jamais pensé y participer un jour dans ma vie… Mon ballon partira avec une pensée particulière pour ton petit ange <3

  35. audry   •  

    *pleurs* *calin* <3

  36. crepecaramel   •  

    Ces mots, j’aurais aimé pouvoir les coucher sur papier. C’est tellement exactement ce que je ressens. Ce que nous ressentons, mon mari et moi! Exactement les craintes, le questionnement que nous avons en ce moment. Notre ange parti depuis janvier 2010 et son petit frere arrivé en mai 2011. Comment lui en parler sans que ce ne soit trop dur a porter pour lui? Quel est le juste milieu?
    En tout cas, merci! Merci de savoir si bien mettre en mots les émotions.

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Avant que le bébé-presque-tout-neuf ne soit là, c’était très clair dans notre tête. On lui en parlerait dès le départ, facilement. Mais au final, ce n’est pas si facile que ça. Je vois avec mon filleul de 5 ans, quand il demande à qui sont ces petites empreintes dans le cadre, on ne sait pas quoi répondre. Parce qu’on n’a pas envie de lui faire peur, parce que ce n’est pas facile à dire à un enfant. Ce n’est « que » son cousin, donc plus facile de ne pas lui en parler. A notre fils, ça nous paraît indispensable qu’il le sache tôt et tous les professionnels (et personnes passées par là) qui nous en ont parlé nous ont dit la même chose : il FAUT en parler, naturellement. Ne pas le « convoquer » un jour en lui disant qu’on a quelque chose d’important à lui révéler. On a encore un peu de temps avant qu’il comprenne mais ce sont des questions que je me pose souvent.
      Je suis désolée de savoir que vous aussi vous deviez vous les poser…

  37. Minimimi   •  

    <3
    Ton ange, ton étoile veille sur toi, et t'accompagnera pour trouver la force, les mots pour en parler à son frère

  38. caroline   •  

    J’avais lu un livre enceinte qui disait que l’enfant qu’on porte va naître avec son histoire inconsciente, alors je pense qu’il sait déjà sans vraiment le savoir qu’il a un grand frère.
    J’ai perdu mon père étant jeune. Enceinte, pleins de choses sont remontée et je te parle pas une foisBDA né. De lui même il s’est mis à me parler d’un monsieur. Ça s’est arrêté lorsque je lui ai expliqué l’histoire de son grand père
    Tout ça pour te dire que ça viendra naturellement le moment venu, la première fois n’est pas facile mais ça fait un bien fou et, j’ai l’impression que, d’avoir parle à apaiser BDA, d’avoir pu mettre desmots sur son histoire qu’il portait inconsciemment
    J Pleins de courage pour cette journée

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Je lui en parle déjà, quand je suis triste, je lui explique pourquoi, je lui dis que ce n’est pas sa faute, je le faisais déjà quand il était dans mon ventre, pour lui expliquer ma terreur de le perdre. Quand il a eu aux alentours de 3 mois, on a eu de grosses frayeurs, je pense que tu t’en souviens, parce qu’il ne nous regardait pas dans les yeux. Bref, j’ai commencé à lui parler beaucoup plus, parce que je pense que, même si je tentais de les garder pour moi, je lui transmettais mes angoisses. Au quotidien, je suis plutôt joyeuse et j’intériorise beaucoup mes angoisses mais il paraît que les bébés sont des éponges. Donc oui, je pense qu’il sait déjà, mais mettre des mots dessus quand il sera en âge de les comprendre et de poser des questions me fait peur parce que je sais combien les mots mal choisis peuvent être dangereux et destructeurs.
      Merci beaucoup pour ton témoignage Caroline, j’imagine que ce n’est pas facile pour toi de faire remonter tout ça <3

  39. Naelwynn   •  

    on y pense toujours malgré tout, malgré le temps, malgré ceux qui sont là… des bises <3

  40. Nicole   •  

    Ton article est incroyable d’émotion et de justesse! J’ai vécu ce que vit ton 2ème : je ne dois ma vie que parce que mon frère est parti avant moi. Tu as raison, le juste milieu entre souvenir, mémoire et traumatisme est très difficile à trouver. Aujourd’hui, j’ai 2 garçons et j’ai donné comme 2ème prénom à mon premier le prénom de ce frère que je n’ai pas connu. Une manière comme une autre de tourner la page et de signifier que la vie n’est qu’un cycle qui, curieusement, ne tourne jamais en rond.
    Merci pour ce beau billet! Je découvre tout juste ton blog et je le dévore.

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Merci pour ton témoignage Nicole, il m’est très précieux. J’espère trouver le juste milieu et que mon fils ne pensera jamais devoir sa vie au départ de son frère. Ou en tout cas que ça ne le fera pas souffrir de le penser. Et s’il veut donner le prénom de son frère en deuxième prénom à l’un de ses enfants, je serais extrêmement touchée.

      • Nicole   •  

        Merci d’avoir pris le temps de me répondre! Je te trouve très courageuse d’aborder ces sujets difficiles et de le faire avec autant de pudeur et d’honnêteté. Très bonne continuation. Surtout, n’arrête pas d’écrire ! (en plus, c’est probablement l’une des meilleures thérapies)

  41. AngeleDubal   •  

    Comme tu l’as dit dans un précédent billet, quand on ne sait pas quoi dire, on ne dit rien. Alors je te dis un « rien » plein de compassion même si je ne peux pas imaginer ce que tu ressens. Je te dis un « rien » dans lequel tu pourras entendre que je pense fort à toi, à ton mari et à tes garçons.

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Et moi je te dis un merci pour ce rien qui m’a beaucoup touchée. Sans doute parce que tu parles de « mes » garçons.

  42. Sand   •  

    …je préfère ne rien dire, c’est trop difficile…
    Je dépose de gros bisous tout doux, ceux qui réconforte, ceux d’une maman.

  43. Delphine   •  

    Pas beaucoup de mots après ce texte pleins d’amour et de doute aussi …. si ce n’est que je pense fort à toi, à ton ptit ange… bon courage !!!

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Sand, Anlor et Delphine : merci beaucoup, je sais que les mots sont difficiles à trouver mais cette trace de votre passage me touche.

  44. Angélique   •  

    Bonjour,

    Moi aussi mon petit bonhomme aurait bientôt 3 ans, moi aussi mon coeur de maman a pleuré à la rentrée, moi aussi il a un petit frère… Je me reconnais dans une bonne partie de tes mots! Je me permets donc de t’envoyer des gros bisous plein de courage pour cette journée spéciale <3

    Pour ce qui est du deuxième… Je me dis que la conception d'un bébé est surdéterminé par plein de choses et que le point de départ de leur vie ne serait être réduit au décès de l'ainé. Par exemple, je ne me suis jamais dit il est là parce que l'autre ne l'est plus même si ça fait partie des milliards d'éléments qui ont été combiné pour son arrivée dans notre vie. Cependant, je me demande aussi et m'inquiète de savoir comment il intégrera cela à son histoire, est ce qu'on ne sera pas maladroit ou au contraire trop prudent… Pas facile tout ça!

    En tout cas encore merci!

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Merci beaucoup pour ce commentaire Angélique.
      Effectivement, nous on sait qu’ils auraient été là quand même. Mais j’espère qu’eux le sauront aussi, le croiront. Je crois que se construire avec cette histoire peut les enrichir autant que les affaiblir. A nous de faire en sorte que la balance penche plus vers la première option, ça met la pression…
      Je suis désolée pour toi et je t’embrasse aussi.

  45. Kat Ia   •  

    je pense fort à toi …à vous .

    Mon mari a découvert il y a peu qu’il y avait un nom avant lui dans le livret de famille …je pense souvent à celle qui aurait été ma belle soeur …

  46. Mgielesbonstuyaux   •  

    Ma fille aurait 5ans, presque 6…son frère en a 4 aujourd’hui. Je ne lui ai jamais caché comme tu dis, bébé il ne réalise pas…cet été les circonstances ont fait que j’ai ré abordé le sujet avec lui. Depuis il y cogite régulièrement…sa dernière réflexion a été, ma sœur est dans le ciel avec octavie alors? (Notre chienne partie en décembre) je voudrais bien allé voir au ciel si elles sont bien toutes les 2 et si elles sont plus malades…gloups! Mon cœur à fait boum… <3 tendres pensées

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Whaou, c’est dur mais tellement beau aussi. Merci pour ce témoignage, ça me rassure un peu quelque part, même si tu sais combien ça me touche…

  47. Bountynette   •  

    Je ne peux m’empêcher de penser à toutes ces dates moi aussi et j’ai aussi souffert l’année dernière de la rentrée puisque ma petite fille y serait rentrée …. Ma fille fait partie de moi, de mon histoire, et je ne m’empêcherai jamais d’y penser, d’en parler, que ça plaise aux gens ou non. Le jour ou elle aura un petit frère ou une petite sœur, je lui en parlerai aussi. Ça fait partie de l’histoire de la famille même si le papa n’est plus la aujourd’hui.
    Courage !

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Les gens qui nous aiment comprennent, je crois, notre besoin d’en parler parfois. Je me l’interdis rarement, de même que je ne pense pas en parler trop. Mais nos enfants ont existé et, heureusement, pour nos proches aussi.
      Merci.

  48. lili   •  

    N’aie pas peur d’oublier, tu ne l’oublieras jamais, tu le garderas dans un coin de ta tête toute ta vie, et bien plus que dans ta tête dans ton cœur, mais avec le fil du temps, quand ton fils sera apte à comprendre tu en parleras avec plus de douceur, car ton fils, tu verras sera bien plus fort que tu ne le penses pour accepter la chose. les enfants ont ses vertus d’empathie que nous n’avons plus forcément adulte… même si ce n’est pas comparable, j’ai fait une FC à 2mois et demi, et mon ainé a bien gérer la chose, il a demandé avec ses mots pourquoi le bébé était parti, et j’ai répondu avec ses mots… … mais depuis il a un ami imaginaire, qui je crois a comblé cette absence.
    bisous <3

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Je crois aussi qu’ils ont beaucoup plus de facilités que nous, donc si on en parle naturellement il l’intègrera ainsi et n’aurai pas l’impression qu’on lui a caché quelque chose. L’histoire de l’ami imaginaire me touche beaucoup. Merci Lili.

  49. Paqui   •  

    Et je ne peux pas m’empêcher de pleurer…
    Tendres bises

  50. bree13   •  

    Moi j’ai perdu un petit frère âgé de 6 mois. J’en avais 4. Mort subite. Je m’en rappelle bien. J’ai des images de ma mère en train d’hurler, de mon père qui essaie de le réanimer, de l’ambulance….
    J’étais trop petite pour ressentir quoique ce soit mais la mémoire est la.
    J’ai gardé mes enfants jusqu’à leur 6 mois dans ma chambre…

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Je comprends que ça t’ait marquée, ça doit être terrible d’assister à ça. Merci de ton témoignage Bree.

  51. KarinePouffe64   •  

    Je pense que ton petit bout posera des questions simples d’enfant auxquelles tu sauras répondre tout aussi simplement et c’est lui qui saura donner la place qu’il faut à son grand frère dans la famille, tantôt en en parlant plus, tantôt en en parlant plus. Mais une chose est sûre, tu ne l’oublieras jamais. Je crois que la peur qui existe d’oublier l’enfant perdu est la même que celle de ne pas aimer son second enfant autant qu’on aime le premier. <3

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Oui, ce sont des peurs incontrôlables, qu’on a sans doute tous, pas seulement pour un enfant. Pour tous ceux qu’on perd, dont on ne veut rien oublier. Merci beaucoup de ton commentaire. Je crois aussi que ses questions seront enfantines et que je saurai y répondre. J’espère y répondre comme il faut, pour qu’il en fasse une force au lieu du contraire.

  52. Lamouche   •  

    Je te l’ai déjà dit, tu es la personne qui m’a donné de l’espoir après avoir traversé l’impossible.
    J’ai hésité avant de lire ton article, je savais que ma gorge allait se nouer et que les larmes allaient couler. C’est fait, mes joues sont détrempées et ma gorge refuse de se desserrer.

    Nous arrivons au premier anniversaire, essayons de faire un deuxième. La vie continue mais toutes les questions que tu te poses nous traversent également l’esprit.
    Nous sommes marqués à vie et j’ai tellement peur de marquer ce deuxième bébé qui n’est même pas au stade de graine.

    Je t’embrasse simplement.

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Je suis contente de lire que l’espoir a refait surface et je te souhaite sincèrement de le concrétiser très vite. Je suis désolée de t’avoir fait pleurer. Comme tu dis, nous sommes marqués à vie, au fer rouge, la cicatrice est à peine fermée et il ne faut pas grand chose pour que la plaie s’ouvre en grand. Mais ça vaut la peine, vraiment.
      Je t’embrasse aussi et j’espère recevoir très vite un mail avec une belle nouvelle.

      • Lamouche   •  

        Ginie, tu es un être fantastique! Avoir pris le temps de nous répondre à toutes. Bravo.

        Mis à part ça, je te promets un petit mail pour t’annoncer la bonne nouvelle, encore merci!

    • julpenar   •  

      Courage ! Moi aussi je me suis tournée vers le texte de Ginie au moment où le couperet est tombé… Après bien des déboires, me voilà enceinte du suivant avec toutes les questions et les paniques qui s’ensuivent… Je te souhaite plein de courage, avec toutes mes pensées…

      • Lamouche   •  

        Merci pour ton message, il m’a particulièrement touchée. Ca fait du bien de savoir que ça peut fonctionner malgré les déboires (oui pcq bien entendu quand on est dans une spirale infernale, on y reste! Nous avons nous aussi bien des problèmes pour concevoir ce deuxième petit bout).
        Bonne grossesse à toi,

  53. Sandrine   •  

    il n’y a pas de mots … <3

  54. claire   •  

    On essaie d’apprendre petit à petit à vivre avec « ca » mais sans « eux ». Tes doutes je les partage même si je n’en suis pas encore arrivé là. Je sais qu’ils viendront un jour quand le grand bonheur frappera à ma porte et s’y installera à nouveau mais définitivement cette fois. Il y aura des bons moments pour en parler et tu les saisiras pour partager votre histoire avec lui dans laquelle il trouvera aussi sa place j’en suis certaine. Je pense à toi souvent <3 <3 <3 et à eux toujours <3 <3 Claire

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Je pense aussi à toi souvent et à eux toujours.
      Merci Claire. J’ai hâte que le grand bonheur s’installe définitivement chez toi.

  55. Auguste et cie   •  

    Comme je te comprends. Ces instants, les rentrée scolaires je les vis aussi et ils font mal comme des pics inattendus… Aujourd’hui mon fils va devenir plus grand que son grand frère et c’est toujours aussi dur à vivre. Vivement demain, qu’il soit bel et bien vivant !!
    Je pense que nos enfants qui suivent vont grandir avec cette histoire, que comme toi, cela doit être naturel, sans tabou et sans excès. Que la façon de l’aborder soit belle ..C’est notre famille et elle est ainsi, ce qui en fait une grande force. Bon courage
    Camille ( Du concours auféminin)

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Merci beaucoup de ton message Camille. C’est dur de lire que ton fils va devenir plus grand que son grand frère, j’imagine que c’est une période difficile à passer. Mais, comme tu dis, notre histoire fait notre force. Je t’embrasse fort.

  56. Nathou   •  

    Je suis trop émue pour avoir les mots juste, là tout de suite, mais de tout coeur avec toi <3

  57. Tu es une super maman, une femme battante, une épouse hors norme. Tu es quelqu’un d’exceptionnel avec un parcours qui t’appartient… Je te trouve extrêmement forte d’avoir eu le courage de reconstruire ta vie et non pas de la subir après cette épreuve.
    Vous êtes une chouette famille, votre ange en fait partie et je suis sûre que ton mari presque tout neuf et toi saurez présenter les choses à votre bout de chou à votre façon. Pour lui ça sera la bonne, je n’en doute pas.

    Fais-toi confiance et vis les choses comme tu le sens…
    Toutefois, tu es de celles qui « n’oublient pas », alors laisse-toi aussi une chance de ne plus te faire autant de mal…
    C’est toujours injuste d’être « celle qui reste » car on est obligées de continuer à vivre et à se débrouiller de ce vide. Et que ça fasse mal ou non, qu’on soit heureuses ou non, on comptera toujours les années et on vivra toujours avec.

    Alors je serre mes coudes aux tiens, je joins mes 1er décembre à tes 5 octobre et je t’envoie plein de douceur en cette jour si spécial à tes yeux, Ginie.

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Merci infiniment pour ton soutien Paupiette, il y a plein de mots que tu écris qui résonnent fort en moi. Reconstruire sa vie plutôt que de la subir, être celle qui reste. On voit que tu sais de quoi tu parles. Je ne sais pas ce qu’est ton 1er décembre, mais j’aurai une pensée pour toi.

  58. lara   •  

    Plein de pensées pour toi… tu as les mots justes, comme toujours, et je suis sûre que tu sauras les trouver aussi pour ton fils…
    et si ce n’est pas à l’oral, tu pourras utiliser ton talent d’écriture…

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Merci Lara, bonne idée. Je suis beaucoup plus à l’aise à l’écrit, je m’en souviendrai si jamais l’oral passe mal.

  59. Murielleka1chienkipèteetkipue   •  

    Moi aussi j’ai 2 grands frères qui sont partis avant mon arrivée, mes parents m’en ont parlé, on allait souvent sur leur tombe commune, je les ai toujours aimés sans les connaître ……..ils font partie de ma vie, de mon histoire. Je ne me souviens plus des mots que mes parents ont employés pour nous en parler mais ça c’est fait tout naturellement, même petit enfant on comprend…
    Courage Ginie, que cette journée te soit douce malgré tout.

    Bisous

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Merci Murielle, c’est très joli ce que tu racontes, même si évidemment très triste. Je me mets à la place de ta maman… J’espère que tu vas bien, je pense souvent à toi.

  60. Sandy   •  

    Quoi écrire après ça ? Que je pense fort à toi, et que j’ai envie de te faire plein de câlins…<3

  61. Amy   •  

    Des bisous pour toi et ta famille, en ce jour particulier.<3

  62. Cécile   •  

    presque 10 ans après, je ne pas non plus m’empêcher… chaque année.
    Quand nous l’avons annoncé aux enfants suivants (les jum’s) ils avaient 4 ans, et ils étaient hyper fiers qu’on leur dise qu’ils avaient un grand frère resté tout petit… (c’est pas comme si ils n’en avaient pas déjà 3…
    Depuis, ils en parlent, ils le nomment et c’est ça le plus important pour moi, même si ça ne les rend pas tristes, eux.

    je te serre dans mes bras

  63. isabelle   •  

    pour moi c’est le 4 mars et il aurait eu aussi 3 ans cette année

  64. Lauréa   •  

    Je suis sur que tu sauras trouver les mots, pour lui expliquer, comme tu le fais là.
    Plus j’avançais dans la lecture, et plus j’ai le coeur qui se serrais, magnifique texte rempli d’émotions.
    *Courage et chocolat*

  65. Poulette Dodue   •  

    Tu sais comme toujours mettre les mots justes, avec pudeur, sur tes émotions.
    Des pensées et des bisous <3

  66. Blonde paresseuse   •  

    Je pleure. Je suis dévastée alors que je n’ai jamais connu un tel malheur.
    J’ai le blues facile en ce moment et je suis une éponge. La peine des autres est ma peine.
    Je prends ta douleur, je prends ton chagrin sans savoir si ça va t’alléger.
    Mais je ne sais pas faire autrement.

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Je te fais un gros câlin ma blonde.
      Ca ne m’allège pas, mais ça me réconforte de savoir que les gens peuvent être vraiment gentils.

  67. Cécile RD   •  

    Tellement pleine des émotions qui imprègnent ton si touchant, si triste, si tendre témoignage d’amour que je ne peux que t’envoyer que des <3 . Tout le reste serait superflu.

  68. Marie   •  

    D’habitude je te lis, je n’ai pas l’habitude de commenter, je ne sais jamais vraiment quoi écrire, mais là, aujourd’hui, je me lance. Parce que j’ai été à la place de ton petit bout, et qu’en lisant ton article, je me suis posé la question. « Depuis quand est-ce que je le sais? ». Au fond je crois que je l’ai toujours su. Je n’ai pas le souvenir d’un jour où l’on m’a dit « écoute, avant toi, il y a eu ta sœur, mais malheureusement aujourd’hui elle n’est plus là ». Je ne sais pas comment mes parents ont pu surmonter cette épreuve. Je ne sais pas comment quiconque peut surmonter cette épreuve. Peut-être que le fait d’avoir d’autres enfants avant elle les a aidés à tenir le coup. Et peut-être aussi la perspective que j’arrive, trois ans plus tard, leur a redonné de l’espoir. Tout n’était pas fini. Et depuis toujours, Caroline fait partie de moi. Issue d’une famille recomposée, j’ai toujours eu cette impression qu’elle aurait été « vraiment comme moi ». Même si j’adore mes frères et sœurs et que je ne fais pas de différence, elle aurait été « ma véritable sœur », dans le sens où nous aurions eu les deux mêmes parents. Aurions-nous été les deux mêmes, ou au contraire aurions nous eu un caractère complètement différent? Aurions-nous été proches ou bien nous serions-nous entendues comme chien et chat? Mais la question que je me pose le plus souvent, c’est « serais-je vraiment là aujourd’hui si elle avait vécu? ». Ma mère me répète souvent que oui, je ne peux m’empêcher de douter. Parler d’elle n’est pas spécialement tabou à la maison, mais nous évitons d’en parler. Pour être honnête, je sais juste que ma mère l’a perdue à 7 mois de grossesse, et que tous les 17 Juillet, elle ne peut s’empêcher de dire « Caroline aurait tel âge ». Elle ne laisse rien paraître mais je sais bien que ce n’est pas facile. Même au bout de 23 ans.
    Tu parlais il y a peu de l’anniversaire de ton père, et de son combat. Le mien n’a pas eu la chance de mener ce combat, cette putain de bouteille a eu raison de lui, cela fera 14 ans dans quelques jours. Ils sont tous les deux, désormais, et chaque fois que j’apporte des fleurs colorées à l’un, qui aimait tant l’horticulture, j’ai aussi des fleurs blanches, pour l’autre, qui n’a pas eu la chance qu’il lui donne ce goût des couleurs, des parfums…
    C’est difficile de parler de manque, c’est assez dur à définir, comment quelqu’un qu’on n’a pas connu pourrait nous manquer? Pour autant, le vide est bien là. Et ça peut paraître fou mais on vit avec, pourtant.
    Tout ça pour te souhaiter bon courage, mais je sais que tu es forte, et pour te dire que même si ton enfant se posera sûrement des questions sur ce qu’aurait été sa vie avec son grand frère, je suis sûre qu’il saura à quel point vous l’aimez, et que vous vivrez heureux tous ensemble.

    Je ne sais pas vraiment pourquoi je t’ai écrit tout ça, parfois ça fait juste du bien de raconter sa vie à quelqu’un qu’on ne connaît pas… j’espère juste que ça t’aidera un peu à comprendre ce qu’on peut ressentir, du point de vue de ton fils.

    Marie, lectrice silencieuse, mais néanmoins fidèle.

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Marie, je ne peux pas te dire à quel point ton commentaire m’a touchée. Je te remercie d’avoir pris le temps de le laisser.
      Je crois aussi que je ne pourrai pas empêcher mon fils de se poser toutes ces questions, mais s’il arrive à le faire aussi positivement et aussi joliment que toi, j’en serai heureuse. Comme ta maman, je crois que je n’en parlerai pas souvent, pour que ce ne soit pas trop lourd pour lui. J’en parlerai quand il me posera des questions, je lui expliquerai ce qu’il s’est passé, mais je ne suis pas du genre à en parler toute la journée, même si j’y pense. J’espère qu’il pensera à lui des fois, sans en souffrir, mais qu’il le considérera comme son frère qu’il n’a pas connu. C’est aussi pour ça qu’on veut un autre enfant. Parce qu’on avait prévu d’en avoir trois d’abord, parce qu’on en a envie surtout, mais aussi pour qu’il ne soit pas seul à porter ça sur ses épaules, qu’il ne soit pas seul, que, comme toi, il ne se dise pas qu’il a manqué d’un « vrai » frère ou soeur. Je ne sais pas si je suis très claire, j’espère ne pas être maladroite surtout, il est 2h23 du matin et je commence à fatiguer mais je tiens à vous répondre à tous. Ce que je veux dire, c’est que je ne veux pas qu’il ait de manque et, en te lisant, je n’en ressens pas pour toi.
      Je suis désolée pour ton père, je hais l’alcool, encore plus chaque jour.
      Je t’embrasse.

      • Marie   •  

        Tout d’abord Ginie, merci d’avoir pris le temps de me répondre, même à deux heures du matin. Je voulais te dire que malgré ça, je n’ai jamais été seule, fort heureusement, mon grand frère et ma grande soeur ont toujours été là pour moi et même si on n’en parle pas souvent entre nous, nous savons qu’au fond, nous sommes quatre. Simplement Caroline n’est pas là pour partager ce qu’on peut partager à trois. Je pense que si j’avais été fille unique les choses auraient été différentes, je pense que là j’aurais ressenti un énorme vide. Mais j’étais entourée, et c’est le plus important. Je suis contente de voir que tu as la force de vouloir un autre enfant, de combattre la peur qu’un drame arrive à nouveau. Quant à mon père au début j’étais triste, évidemment, comme toute petite fille de six ans qui voit son héros s’envoler, mais avec le temps j’ai compris à quel point il était malheureux, et parfois je me dis que maintenant l’alcool ne peut plus lui faire de mal. Et je sais qu’il veille sur moi, c’est le plus important. Sache que je suis de tout cœur avec ton père dans ce combat, et avec toi, parce que malheureusement ce genre de combat ne peut pas se faire seul, sans soutien. Le mien n’a pas eu cette chance et la mort l’a emporté peu de temps après qu’il a décidé de se battre, malheureusement il était trop tard.
        Je te souhaite tout le bonheur du monde, et une vide remplie de joie et de rires d’enfants.
        Je t’embrasse, Marie

      • Marie   •  

        * une vie remplie de joie et de rires d’enfants, évidemment ! Une vide remplie, quelle drôle de faute de frappe !

  69. BBB's mum   •  

    <3 et merci pour toutes Celles et Ceux que tu vas une fois de plus aider en écrivant avec tes mots toujours si justes… bises <3

  70. Angie   •  

    Ma Ginie….je suis pas douée pour trouver les mots, alors juste <3

  71. Snoph   •  

    Ne t’empêche pas… Je t’offre mes bras pour un gros Hug.
    Des bisous…

  72. kashyle   •  

    les yeux embués à la lecture de cette belle déclaration d’amour. Tu ne l’oublieras pas mais un jour tu auras moins mal, enfin je te le souhaite
    biz à vous tous

  73. Valérie   •  

    De l’eau plein les yeux après cette belle déclaration! Ne t’inquiètes pas, tu n’oublieras jamais ton petit ange, la douleur s’atténuera peut-être et tu trouveras les mots pour que son petit frère adopte son grand frère parti trop tôt!
    Bisous

  74. Friendly   •  

    Je ne vous connais pas… mais en vous lisant depuis un moment j’ai l’impression de vous connaitre et c’est pour ça que j’ai une envie forte de vous serrer dans mes bras… sans rien dire , rien de plus car il n’y a rien a dire qui effacera cette douleur.
    J’ai les larmes aux yeux et je savoure l’instant présent en sachant que mon fils dort juste dans la pièce à coté de moi….
    Votre Ange ainsi que votre deuxième font de vous ce que vous êtes.

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      BBB’s Mum, Angie, Snoph, Kashyle, Valérie et Friendly : merci beaucoup de vos commentaires. Vous avez peut-être l’impression que vos commentaires ne sont qu’une goutte d’eau, mais je vous assure que chacun me touche énormément. MERCI.

      • Snoph   •  

        <3 (dès que ça voudra bien fonctionner, ça ressemblera vraiment à un coeur)

  75. Djourga   •  

    Bonjour, voilà ma petite expérience. Je suis née comme ton fils après la perte d’une sœur. Dans ma famille on ne parlait d’elle que le jour de son anniversaire et le jour de la Toussaint (sur sa tombe). Je n’ai jamais ressenti d’absence ou de tristesse à propos d’elle. Mais surement aussi parce qu’elle a toujours existé, mes parents m’en ont toujours parlé …
    Courage.
    PS: les nouvelles qui ont gagné le concours au féminin sont nulles ! Les tiennes étaient tellement supérieures !

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Merci beaucoup de ton témoignage Djourga, il me rassure beaucoup. Je pense que ce sera pareil ici, on n’en parlera pas tous les jours mais on ne le taira pas non plus.
      Merci pour mes nouvelles, je suis contente qu’elles t’aient plu. J’ai beaucoup aimé les deux premières qui ont gagné :)

  76. Nath   •  

    Je t’ai découverte il y a quelques mois. Et j’ai découvert que tu avais perdu ton fils le jour de la naissance de ma fille.
    J’ai juste envie de te serrer dans mes bras, entre mamans.
    Une douce pensée pour votre ange et son petit frère.

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Merci beaucoup Nath, ça me réconforte quelque part de savoir que ce jour-là n’a pas été noir pour tout le monde. Moi, c’est mon Sunday Bloody Sunday.

  77. Lucile   •  

    <3 <3 <3

    Comme certaines au-dessus, je suis la petite sœur d'un bébé parti beaucoup trop vite.
    Je ne saurais dire à quel moment mes parents m'en ont parlé mais il me semble que j'étais petite.

    Je ne peux m’empêcher de me demander si je serais née si elle avait survécu et si oui, comment nous serions-nous entendues avec nos 8 ans d'écarts… Mais je préfère me poser ces questions de temps en temps (qui ne remette pas en cause l'amour que mes parents me portent et celui je leur porte) que d'avoir découvert l'existence de ma sœur au hasard d'une consultation de livret de famille.

    Malheureusement, il me semble normal que tu n'oublies pas cette date et que tu te poses autant de questions. Avec le temps, la douleur diminue mais elle reste toujours là. Ma maman, 35 ans après, a toujours du mal à regarder les documentaires sur les maternités et les accouchements difficiles.

    <3 <3 <3

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Tous les avis, ou presque, s’accordent sur le sujet : il faut en parler. Bien sûr, pas trop, mais il ne faut surtout pas le taire et prendre le risque que l’enfant suivant l’apprenne autrement, c’est dévastateur.
      Je me sens très proche de ta maman, parce que moi aussi je suis incapable de regarder Baby Boom. J’essaie, parce que c’est beau, mais, même si ça me rappelle aussi mon deuxième accouchement, qui a été merveilleux, ça me rappelle trop le premier.
      Merci beaucoup de ton message Lucile <3

  78. chritia   •  

    je t’offre mon épaule …

  79. Gaëlle   •  

    Moi aussi j’ai peur d’être maladroite… Ou intrusive… Ce post, comme beaucoup d’autres, m’a retournée. Juste une pensée pour vous quatre.

  80. Andrée   •  

    Il n’y a pas de problèmes à parler du grand frère, qui n’est plus là, au bébé presque tout neuf. Au contraire. Il comprendra très tôt ce qu’il s’est passé et il le gardera lui aussi dans son coeur, comme un ange gardien. Certains enfants ont, parfois, besoin de s’inventer un ami imaginaire, le bébé presque tout neuf aura lui son Grand Frère.
    La vie continue Ginie, et si le 5 octobre est une journée très pénible pour vous, guettez le moindre signe de bonheur ce jour là. Qui sait ? Quelqu’un essaie de vous consoler.

  81. Les larmes coulent.
    Pleins de douces pensées qui t’accompagnent.
    Il y a des dates qui nous marquent à vie…

    Ce texte pour toi
    « Certains vivent d’une manière qui ne passe pas inaperçue, leur existence imprime un mouvement à l’atmosphère, d’autres restent de longues années accrochés à la vie sans faire de vagues, le temps s’écoule à travers eux, puis les voilà morts, enterrés, oubliés. Etre là quatre-vingt ans durant sans toutefois vraiment exister, on peut dire que c’est une trahison envers la vie, car il en est d’autres qui naissent, puis meurent avant même d’avoir le temps d’articuler leur premier mot (…), le menuisier doit confectionner un petit cercueil, une petite boîte autour de cette vie qui n’advint que le temps de quelques nuits d’insomnie, ces yeux irrésistibles et ces orteils tellement menus qu’ils relevaient du miracle. Ils ne sont pas plus attardés que la rosée du matin. Ils avaient disparu à notre réveil et tout ce que nous pouvons faire, c’est espérer au plus profond de nous-mêmes, à l’endroit où bat le cœur et où s’ancrent les rêves, qu’aucune vie ne soit en vain, ne soit sans but. »

    Entre ciel et terre de Jon Kalman Stefansson

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Delphine, merci, merci, merci. Ce texte est magnifique.
      Je pense fort à toi, j’avais prévu de répondre à ton mail dans la foulée des commentaires, mais je crois que je vais aller me coucher, il est bientôt 3h. Je te réponds demain, je t’embrasse.

  82. miss barjabulle   •  

    Sublime texte!!! Je comprends totalement ayant une journée particulière aussi…Bravo pour ce billet tout en finesse et en émotion, je me répète mais sublime!!

  83. Agathe   •  

    Je pense fort à vous les loulous.

  84. Roro   •  

    plein de pensées et de bisous pour toi!

  85. Ceciloulou   •  

    Juste <3<3<3<3<3<3<3<3<3<3<3<3<3<3<3………………………………………………
    Le bébé-presque-tout-neuf comprendra très bien de qui tu parles, si tu continues à lui en parler naturellement, et tu sauras, le moment venu, trouver les mots pour expliquer la raison de cette absence.
    <3 à toi et tes fils, et au papa

  86. Vaness   •  

    Il fait mal mais il est beau ce texte… tes fils peuvent être fiers de leur maman :)

  87. Nougatine   •  

    A l’encontre de tous les autres commentaires :
    Qu’est-ce qui t’oblige à parler de ce bébé au bébé-presque-tout-neuf ?
    Ce n’est pas le boulot d’une maman / d’un papa de préserver son enfant ???
    Pourquoi le lui expliquer ? Quelle genre de douleur risque s-tu de créer chez lui ? Mhhhhhh ?
    Et si tu ne disais rien. Et que tu prenais sur toi ?
    Ton bébé presque tout neuf n’a rien demandé à la vie.
    La vie, il l’a en lui.
    Pourquoi tu irais lui exiquer des problèmes qui ne relèvent que de tes propres souffrances ?
    Tu tiens absolument à ce qu’il les assume à son tour ?
    Désolée mais cela me semble une betise.
    Ce n’est pas comme un petit frere ou une peite sœur que tu as côtoyé pendant 7 ans et qui meurt d’une tumeur au cerveau. Et que personne au monde ne parviendra à expliquer la raison de sa disparition quand tu en a 9.

    Non là tu vas parler au bébé presque tout neuf de quelqu’un qu’il n’a jamais connu. Et qui aurait du être là…
    Euhhhh… Comment dire…
    Il vaudrait mieux que tu en parles a des profesionnels, hein ? Si cela est si dur pour toi.
    Mais ne mets pas ton enfant dans ce programme-la.
    Pitié, non. Épargne-le de tes souffrances. Il n’a pas besoin de connaitre ce qui s’est passé avant.
    Toute vérité n’est pas bonne à dire.
    Sois forte. Et tu l’as été jusque là. Profite de ton bébé. Mais ne lui fais pas porter / ne lui explique pas tes souffrances.
    C’est ton d
    ?

  88. Nougatine   •  

    Ton devoir de mère
    ainsi que celui du père.
    Protéger l’enfant. De tout.
    Y compris de ses propres souffrances.

    [pardon pour les erreurs de frappe]

    • Thecraic   •  

      Quand on ne peut pas comprendre, car on ne l’a pas vécu, on ne dit rien… je le souhaite à personne naturellement mais qui que vous soyez, quelles que soient vos convictions, je suis plus que sûre d’une chose : vous en auriez fait autant, et même, c’est ce qu’il faut faire… mais on ne peut pas tout savoir n’est-ce pas… l’enfant suivant a l’a vie en lui, oui, mais il a une histoire, aussi lourde ou particulière soit-elle, il ne faut surtout pas la taire, car bien au contraire, cela pourrait causer bien des dégâts…

      A bon entendeur…

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Nougatine, ou Alice, ou qui que tu sois, j’allais prendre le temps de t’expliquer, mais en vérifiant (parce que ton pseudo me disait quelque chose), je réalise que tu es coutumière des commentaires à contre-courant, tu ne laisses d’ailleurs que ça ici. Donc je ne vais pas perdre de temps, je te souhaite juste de n’avoir jamais à savoir de quoi tu parles. Et d’apprendre à lire tous les mots, et pas juste ce qui te fait plaisir.
      (parce que je n’ai jamais parlé de lui transmettre mes souffrances, mais juste de lui parler de l’histoire de sa famille, et de la raison pour laquelle il y a un nom avant le sien sur le livret de famille)
      Mais si ce que tu lis ici te défrise, le mieux est de passer ton chemin, vraiment. Parce qu’en fait, ton avis ne m’intéresse pas vraiment.

      • Camille   •  

        Moi je suis d’accord avec Nougatine.
        Il faut préserver son enfant, le préserver de nos souffrances. Quitte à ne pas lui dire qu’il a eu un grand frère. Bah oui hein, de toute façon ça sert à rien puisqu’il l’a pas connu ! Puis s’il l’avait connu, autant lui dire que son grand frère est parti en colonie de vacances. Très longtemps. Qu’il reviendra peut-être demain, ou peut-être pas. C’est important de laisser les enfants grandir sans se faire de souci.
        D’ailleurs, j’ai décidé que si je me séparais du père de ma fille, je ne lui dirai pas. Je ne vais quand même pas l’accabler de mes souffrances ! Je lui expliquerai le premier soir que papa travaillera tard, et le matin qu’il est déjà reparti au boulot. Pareil le lendemain, et ainsi de suite jusqu’à la fin de sa vie. Comme ça c’est pratique, si entre temps il meurt, je n’aurais pas à changer de mensonge.
        J’en ferai ainsi une petite fille à l’abri de tout, qui ne connaîtra rien de son histoire, rien de sa famille, rien de la complexité des sentiments et de la valeur inestimable de la vie même quand elle courte, qui ne saura parler que de la pluie et du beau temps, et puis après on coiffera ensemble ses petits poneys et ce sera chouette.

  89. Pingback: La semaine de la BBB’s family (semaine 40- 2013) | BBB's mum

  90. Laurence H.   •  

    Je n’ai pas suivi ton histoire dans le détail étant hors monde de la blogosphère à l’époque, mais j’ai compris au fil de tes récents articles ce que tu as vécu…
    Je trouve admirable la force avec laquelle tu arrives à survivre et à évoquer ton « histoire », et tu écris si bien…je sais que tu avais écris une nouvelle que j’aimerais beaucoup lire si c’est encore possible.
    Je trouve très bien que tu parles à ton 2ème bébé de ton 1er et que tu lui racontes votre histoire car il en fait désormais parti, et les secrets et non dits dans les familles peuvent être tellement destructeurs…ce n’est que mon humble avis, mais je ferai exactement la même chose que toi, car après tout tu n’as pas eu qu’une enfant, mais 2 (à ce jour)…et ton histoire c’est aussi celle de ton enfant…fais les choses comme tu les sens et ressens, c’est ça l’essentiel, ne pas se forcer, faire comme ça vient…si tu es en accord avec toi même ça ne peut que bien se passer…

  91. krokette   •  

    De gros bisous à toi.

    A la maison, mon petit frère de quand j’avais 3 ans est décédé deux jours après sa naissance.
    On en a toujours parlé à la maison aussi bien aux grandes qui ont connu Maman enceinte qu’aux deux petits qui auraient pu ne pas savoir.
    Cela fait parti de notre histoire familiale et je pense que cela fait du bien à ma mère et à mon père d’en parler parfois.
    Pour les autres, nous étions une famille avec 4 enfants.
    Pour nous, nous étions 7.

    Trente ans plus tard, je pense encore souvent à lui.
    Je ne l’ai jamais vu mais il fait parti de ma vie.

    Je pense que c’est bien de parler de lui à son petit frère, ne cherche pas les mots, ils viendront tout seul :)

    De gros bisous à toi et des camions de courage <3

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Merci beaucoup de ton témoignage Krokette. J’aime beaucoup « Pour les autres, nous étions une famille avec 4 enfants. Pour nous, nous étions 7. » Parce que c’est comme ça que je vois les choses, même si, bien évidemment, on ne vit pas avec cette absent au quotidien. Enfin tu vois ce que je veux dire ;)
      Ca me réconforte vraiment de lire vos témoignages, vos histoires. De voir qu’on peut vivre avec ça en arrivant après et ne pas en souffrir vraiment.
      Merci.

  92. juliedu35   •  

    Courage, on apprend à vivre avec (ou plutôt sans) et cette date reste toujours difficile…que ce soit le prénom ou la date, quand je vois une pte fille du même âge qu’aurait du avoir ma 1ère, je ne peux m’empêcher de comparer avec ce qu’elle aurait pu être (idem pour le prénom). Les autres enfants, on leur en a toujours parlé mais sans insister en leur disant que si ils avaient des questions, on y répondrait. le grand (10 ans) m’en a posé, le petit (6 ans) pas encore, il a encore du mal à comprendre.

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      On a de la chance, on avait choisi un prénom breton très rare, on ne l’a entendu qu’une seule fois depuis, mais ça a été un choc… alors je te comprends.
      Voilà, je pense que le mieux est d’en parler sans insister, sans en parler « trop ». Juste qu’ils sachent et voilà. Le reste se fait tous seul.
      Merci de ton commentaire Julie.

      • juliedu35   •  

        décidément, on a des points communs, nous aussi, pour notre fille aussi, on a choisi un prénom breton assez rare (c ‘est d’autant plus étrange quand on l’entend)

  93. juliedu35   •  

    et après avoir lu les commentaires, je leur en ai parlé car le psy m’a dit qu’il fallait leur dire et leur expliquer si ils en avaient le besoin. Mon grand (le plus proche de ma fille) était très angoissé pendant un temps car j’avais semble-t-il reporter mon angoisse de le perdre sur lui. Lui en parler m’a fait du bien et à lui aussi, il a compris pourquoi j’étais tellement « mère poule » et moi, j’ai pu apprendre à le laisser « respirer » et devenir plus autonome.

  94. Bubble   •  

    Grand bébé de Ginie,
    Ton petit frère saura que tu existes, il se demandera certainement comment aurait la vie avec un grand frère, il pensera certainement à toi à chacun de tes anniversaires. Il se surprendra même peut-être à rêver à tout ce que vous auriez partagé en tant que jeunes parents, lorsque lui-même deviendra papa. Il pensera à toi souvent, parfois douloureusement parce que tu fais couler les larmes de ta maman, parfois avec regret en se disant que tout aurait été différent avec un aîné.
    Étant « l’enfant d’après », j’ai eu mal pour mes parents qui ne m’ont jamais rien caché de l’existence de ma grande soeur, et récemment j’aurais aimé partager avec elle des moments de ma vie. Son absence me rend triste, je vois ma mère pleurer la disparition de sa fille, je cherche les mots pour la consoler, en vain. C’est dur.

    Des bises Ginie

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Whaou, là c’est moi qui pleure. Merci Bubble, de ton témoignage, de tes mots. J’espère réussir à ne jamais laisser couler mes larmes devant le bébé-presque-tout-neuf, il comprendra bien assez tôt que c’est douloureux pour que je lui impose ma souffrance. J’espère que son manque ne sera pas trop dur à vivre. Je sens ta peine à travers ton commentaire et je compatis vraiment, je comprends. Et ça me pousse à faire très attention. Etre l’enfant d’après n’est pas une place facile…

  95. Camille   •  

    Tu te demandes la place qu’aura le grand frère dans la tête et dans la vie du petit frère. J’ai été ce « petit frère » là, celui qui n’a jamais pu voir en vrai le bébé parti aussi vite qu’il est arrivé, et je vais te dire ce qu’elle est aujourd’hui pour moi : une présence qui n’a pas de visage mais qui est en chacun de nous, ses frères et soeurs, nos parents, une jolie présence qui est sous-entendue dans tous les sourires qu’on se fait quand on passe un bon moment, dans tous les mots qu’on ne se dit pas quand on hésite un peu à répondre qu’on est « quatre enfants ». Je pense que pour ton bébé presque tout neuf, ce grand frère sera ça, une présence toute douce et l’impression d’avoir quelque part un ange-gardien. Fondée, l’impression, puisque je suis intimement persuadée que les frères et soeurs absents veillent sur ceux qui sont là. Et puis tu lui feras lire ce billet, quand il sera plus grand, et puis tu continueras à lui parler de son frère comme tu le fais si bien, avec les mêmes mots qu’aujourd’hui (que peut-être il ne « comprend » pas mais qu’il intègre tout doucement) avec le même naturel, et son grand-frère sera bel et bien là dans son esprit, pas comme quelque chose de triste ou de pesant, mais comme une idée toute douce et réconfortante. Love ma Ginie

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Merci ma Camille, comme d’hab tes mots me font chialer. Merci d’expliquer si bien et de mettre plein d’espoir dans les choses tristes.

  96. Ti Koala   •  

    J’aime à penser que nos anges veillent sur leur petit frère/soeur, comme ils ont veillé sur la grossesse. J’aime à penser qu’ils leur ont donné la force de venir jusqu’à nos bras, et de nous sourire, cette fois. Et qu’ils continuent, d’une manière inconnue et irréelle à leur donner la force.
    Tu sauras trouver les mots je n’en doute pas. Quelqu’ils soient, ils seront les bons puisqu’ils viendront de toi.

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      J’aime à penser tout ça aussi. J’aime à penser qu’ils sont quelque part et qu’un jour on ira les rejoindre.
      Merci pour tes mots.

  97. Thecraic   •  

    Il m’a été difficile d’aller jusqu’au bout de ce billet… je comprends tellement de choses, en même temps, je n’ai pas encore de rayon de soleil dans ma vie, mais toutes ces questions sont bien là… tendres pensées et courage… <3

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Je te souhaite un rayon de soleil très bientôt, du fond du coeur.
      Merci beaucoup pour ton soutien.

  98. Marie   •  

    Comme te l’ont dit tes lectrices (elles sont formidables en passant !), tu trouveras les mots juste quand le bon moment se présentera.
    Continue de lui en parler, il ne faut surtout pas que ce soit un tabou.
    Le plus dur sera de ne pas lui créer de traumatismes, d’angoisses … Mais ça, tu le sais déjà.
    Tu es une bonne mère alors je sais que tu y arriveras.
    Comme les autres, je ne peux qu’imaginer votre douleur, même si je l’ai vécu de près, je ne peux pas comprendre ce que vous ressentez.
    Je sais juste qu’il me manque à moi aussi, que dès que je lis un de tes billets sur lui, je suis effondrée.
    Je me demande parfois si j’ai vraiment fait mon deuil, s’il est possible de le faire un jour et si c’est vraiment bien de refouler ses larmes.
    Il aura toujours une grande place dans mon cœur, tu pourras toujours me parler de lui quand bon te semblera. J’espère que tu sais que jamais je ne me dirais qu’il est temps de passer à autre chose.
    Il fait partie de notre famille et il restera mon 1er filleul, mon 1er neveu à qui j’aurais donné tant d’amour.
    Chaque fois que je vois un arc en ciel, j’ai une pensée pour lui. Je me dis qu’il veille sur vous et que de là haut il doit être tellement fier d’avoir des parents comme vous.
    Il est sûrement fier aussi de son petit frère, qui a redonné le sourire à son papa et sa maman et qui fait rire toute la famille.
    La vie est une chienne mais elle peut aussi apporter du bonheur, il n’y a qu’à regarder l’amour que te porte ton fils quand il te regarde.
    Savoure ton bonheur. Le fait d’être heureuse ne veut pas dire que tu l’oublies. Tu ne l’oublieras jamais.
    Ne culpabilise pas de continuer à vivre, il voudrait que vous soyez heureux, tous les 3.
    Je serai toujours là si tu as besoin.
    Et je t’aimerai toute ma vie, mon petit ange.

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Ma puce,
      putain que c’est beau tout ce que tu écris, je suis en larmes. Je sais que tu l’aimes, je sais que tu penses à lui. Encore une fois, merci d’avoir été là, d’être là encore, dès que j’en ai besoin. Tu le sais, tu as été l’un de mes piliers et, sans toi, les choses auraient été encore plus difficiles.
      Mes fils ont de la chance d’avoir une marraine comme toi et j’ai de la chance de t’avoir pour soeur. Je t’aime fort fort fort.

  99. isabelle   •  

    mon petit frère est décédé a 3 mois j’avait 5 ans quand c arriver j’ai donc peu de souvenir de lui et a la maison c’était un sujet plutôt tabou mes parents après avoir vécu ça on beaucoup changer déjà qu’avant ça leur couple n’en était plus vraiment un mais ça a je pense empiré les choses. Il ont malgré tout tenté de recoller leur couple en faisant a nouveau un bébé <3 mon frère<3 qui n'a donc pas connu "son grand frère" je sais qu'avec ma soeur on a lui a toujours parler de ce grand frère qu'il na pas connu parce que nous nous avons vécu son départ et que c'était important a nos yeux qu'il le "connaisse" après je ne peut pas parler a sa place et te dire ce que lui ressent mais je pense qu'on a bien fait et que garder ce sujet tabou n'est pas une bonne chose ni pour les parents ni pour l'enfant né après. Quoi qu'il en soit je pense que ton instinct de maman sauras te guidé. Je te souhaite beaucoup de bonheur avec ton petit rayons de soleil. Quand a ton blog merci car te lire me fait sourire, rire parois m'attriste mais ne me laisse jamais sans émotions tu mérite vraiment d'être connu et reconnu.

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Merci de ton témoignage Isabelle, je crois aussi qu’il faut en parler. J’en suis sûre même et tous les témoignages me confortent dans cette idée.
      Merci beaucoup, vraiment.

  100. Natacha   •  

    Je crois qu’il y a un immense non-dit dans ma famille. Je pense qu’il y a eu un autre bébé avant moi. Mais personne n’en parle. Alors, c’est confus dans ma tête. Cette certitude et sentir le chagrin latent de mes parents.
    Alors tu fais bien d’en parler au bébé presque tout neuf. Et je suis certaine que tu sauras trouver les mots et le « dosage ».
    Une grande bouffée de tendresse pour toi et les tiens. Tu n’es pas seule.

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Ca doit être terrible en effet d’avoir ce doute-là…
      Merci de ton soutien et de ton témoignage.

  101. J’ai oublié de te dire ça (ou je ne sais plus si déjà dit) : mon compagnon a eu un grand frère décédé à 15 jours (d’une malformation qu’on voit aujourd’hui aux échos et qui fait qu’on fait une interruption de grossesse….), il l’a toujours su, ça fait parti de son histoire et si son frère était vivant, il ne serait peut-être pas là (il est arrivé 1 an après). Il a fallu dire à sa mère ce qu’il nous arrivait et lui refaire revivre une douleur indicible… mais elle a su être là justement (et bien mieux que ma propre mère).
    Tu sauras comment faire je n’en doute pas un seul instant.
    Moi aussi je me pose beaucoup de questions et je me répète sans cesse si elle était là, il ne serait pas là… (les tabous, je déteste et j’en ai un paquet dans ma famille…)

  102. julpenar   •  

    Je pense souvent à toi… Parce que ma grande vient d’avoir 3 ans… Elle était prévue pour octobre et est finalement venue en septembre. Chez nous, tu le sais, c’est la petite soeur qui manque et c’est aussi le même fil sur lequel on marche : trop/pas assez en parler ? Et maintenant avec la grossesse suivante : comment faire pour ne pas trop comparer vu qu’il n’y a que ça qu’on a vécu ensemble, elle et nous ?
    Récemment, je disais à Aliénor qu’Augustine lui faisait toujours coucou dans le bidou et que, bientôt, le bébé ferait pareil. Et elle m’a demandé qui c’était… Dur à expliquer… Maintenant, elle me dit qu’un jour, le vent fera tomber son nuage dans le jardin et qu’elle viendra lui dire bonjour. Rien qu’en écrivant cela, j’ai les larmes aux yeux. J’espère que tu as bien passé le cap et que ton petit soleil t’a bien réconforté.
    Je t’embrasse vraiment fort ma belle.
    Merci pour ton texte…

  103. Evanhae   •  

    L’émotion de ce message est si forte… courage !

  104. Mentalo   •  

    Les enfants ne sont jamais là où on les attend – et ce qui est sûr c’est que quoi qu’il arrive ils nous épatent, tous, sans exception. Il s’appropriera son histoire, votre histoire, parce que malgré le chagrin elle est belle puisque tellement pleine d’amour.
    <3
    (même si, pute de vie, c'était pas la peine d'en faire autant, hein, l'amour tout seul ça aurait suffi, on est d'accord)

  105. Banane   •  

    Je n’ai rien d’intelligent à dire, mais comme je ne peux pas m’empêcher de revenir lire tes mots et qu’à chaque fois je pleure bêtement devant mon écran, j’ajoute juste que je crois que vous faîtes bien de parler du grand au petit, que de toute manière sa vie est marquée par l’absence/la présence (je ne sais pas quel mot choisir) de son aîné et que les secrets de famille c’est vraiment une super mauvaise idée.
    Au-delà de ça, mon coeur de maman saigne pour ton coeur de maman, évidemment.

  106. Duduche   •  

    Ginie, je fais partie, comme toi, de ces mamans qui aurait du vivre la rentrée scolaire de leur petit bout cette année…. mais non…
    Je me pose exactement les mêmes questions que toi, et je n’ai pas de réponses…

    Merci pour ces mots si justes , et bon anniversaire à ce petit bonhomme

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Merci à toi pour tes mots, je me sens proche de toi tu sais… Les réponses, je crois qu’on les trouvera naturellement.
      Je t’embrasse.

  107. Camille   •  

    Ginie, ton billet me bouleverse…
    Pour réagir à l’un de tes commentaires, tu avances, mais ton fils, tu ne le laisses certainement pas derrière toi. Il avance avec toi, à tes côtés, dans ton cœur, et il fera toujours partie de toi.
    Je parle souvent de ma mère à mes enfants, car j’estime que même s’ils ne l’ont pas connu, elle fait partie de leur vie, et elle est leur grand-mère. A travers mes paroles, ils apprennent à la connaître, et le temps passant, me pose des questions à son sujet.
    Ce serait injuste pour ma mère de la priver de son rôle de grand-mère, sous prétexte qu’elle nous a quittés trop tôt pour rencontrer ses petits-enfants. Ça serait injuste pour mes enfants, de les priver de leur grand-mère, sous prétexte qu’ils sont arrivés un peu trop tard.
    Je leur parle d’elle sans larme, avec des souvenirs remplis de sourire, pour qu’elle fasse partie de leur vie à eux aussi.
    Je t’embrasse bien bien fort

  108. Niña   •  

    Comme plusieurs ici, je suis l’enfant d’avant, mais je n’ai aucun souvenir. Deux frères sont venus après lui et il a toujours fait partie de la famille à sa façon. Mes parents ont une photo de lui dans leur chambre et, comme toi, ils gardaient sa peluche. Il nous arrivait de jouer avec, mais on savait que c’était « le lapin de Xavier ». Tous les ans, on allait lui apporter des fleurs pour son anniversaire. On débarquait devant sa tombe avec trottinettes et vélos… un joyeux bazar qui voulait dire « on pense à lui, il fait partie de notre famille, mais la vie continue », je crois.

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Merci beaucoup Nina (je ne sais pas comment faire la tilde…) pour ton témoignage. C’est comme ça que j’imagine les choses, ça me plaît beaucoup ce joyeux bazar :)

  109. pfiou…quelle émotion encore une fois. D’autant plus que pour Célestine mon terme était prévu entre le 5 et le 10 octobre 2010. Après t’avoir lu, je suis allée la chercher et je l’ai serré très fort contre moi en pensant que j’avais une chance inestimable qu’elle soit dans mes bras. Elle a aussi une petite soeur (18 mois). J’ai mes yeux tout plein de larmes devant ton récit… <3

  110. cynthia bavarde   •  

    Quoi que tu fasses, quoi que tu dises, quelques soient les moments de bonheur et de tristesse, tu es une mère extraordinaire pour tes deux fils. Une maman qui n’oublie pas, mais qui avance, parce qu’il le faut, et parce que cette putain de vie vaut la peine, pour les sourires de ton joli garçon, pour ses yeux plongés dans les tiens, pour tes mots envers eux.
    <3

  111. Aline   •  

    Ok.
    On ne doit donc abonder que dans un sens. Et le tien.

    Pour la souffrance : je sais parfaitement de quoi je parle. J’ai perdu mon cousin qui avait 2 ans de moins que moi d’une tumeur au cerveau. Il avait 6 ans.
    Je pense à lui tous les jours.

    Mais je vois que tu refuses absolument toute contradiction. Et oui ! je ne vais pas forcément dans le sens de tous.
    Il faut simplement entendre parfois les autres et ne pas se contenter de flatterie.
    Je suis sincèrement désolée car j’aime beaucoup ce que tu écris. Et je ne pensais pas être méchante. Juste donner un avis différent. Qui ne me semblait pas disproportionné ou incohérent.
    Mais si ce sont les flatterie que tu aimes, tu as raison : ce sera sans moi.

    Bonne chance et bon vent.

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Ah tiens, l’argument « si on ne va pas dans ton sens, ça ne te va pas », j’aurais dû m’y attendre.
      Vu que tu es habituée aux commentaires à contre-courant, tu es la mieux placée pour savoir qu’ils ne me dérangent absolument pas, j’accepte les avis contraires et si tu as le moindre doute, je t’invite à lire tous les commentaires de ce blog, tu en auras la preuve.
      En revanche, lorsque l’avis se base sur une mauvaise compréhension de mes paroles, effectivement, je ne l’accepte pas. Dans ce cas, à toi d’accepter que je réponde.
      Tu dis ne pas avoir voulu être méchante, tu l’as pourtant été en sous-entendant que je serais une bien mauvaise mère d’imposer mes souffrances à mon fils. Comme je te l’ai déjà expliqué, je n’ai jamais parlé de partager ma douleur avec lui, tout le monde semble l’avoir compris, je pense donc que mon texte est très clair et que c’est toi qui te trompe.
      Tu constateras que je ne suis pas la seule à avoir réagi à ton commentaire, il est donc complètement hors de propos, sans doute parce que, je le maintiens, tu ne sais pas de quoi tu parles. Beaucoup, dans les commentaires, le savent et tous ont le même avis, je préfère donc largement me fier au leur qu’au tien.
      Et, à l’avenir, je te conseille de ne pas exposer ton avis comme une vérité et tes conseils comme des ordres « tu dois », « il faut », etc, ça passera sans doute beaucoup mieux. Si tu avais dit plus ou moins la même chose mais en y mettant plus les formes, en disant « ce serait peut-être mieux », je pense que ton discours aurait pu être entendu, même s’il me paraît, ainsi qu’à tous ceux qui sont dans cette situation, limite dangereux. Mais ça, comme tu le dis si bien, ce sont juste des avis qui sont différents et on a le droit de ne pas les partager.
      Mon fils, je lui parlerai de son frère qu’il n’a pas connu, parce que je SAIS qu’il faut le faire. Pour qu’il ne me reproche pas un jour de lui avoir caché ce secret, parce qu’il n’y a rien de pire que les non dits dans une famille, parce que tous ceux qui ont eu un frère ou une soeur disparu, même avant leur propre naissance, disent que c’est important. Lis les témoignages dans les commentaires et, si ça ne te suffit pas, je t’enverrai avec plaisir un mail qu’un « enfant d’après » m’a envoyé pour me dire que ses parents ne lui en ont jamais parlé et que ça a détruit sa vie.
      Maintenant, si demain ça t’arrive, ce que je ne te souhaite pas, tu feras comme bon te semble. Moi, je choisis de faire ce qui semble être le mieux pour mon fils, ce n’est pas à moi que je pense. Alors je refuse qu’on vienne me donner des leçons sur mon rôle de mère.

  112. rachel l   •  

    bonjour ginnie
    ma meilleure amie a vécu la meme chose que toi, elle a perdu son premier enfant, puis a eu trois princesses
    je vais lui demander de te mettre un petit mot elle saura mieux t’expliquer que moi
    je t’embrasse
    rachel

  113. George   •  

    Je suis une amie de Delphinebooks, c’est elle qui m’a donné le lien vers ton texte si juste et qui dit si bien ce que nous ressentons. Ma petite fille aurait eu 11 ans le 11 septembre dernier, je déteste cette date dont on parle pour d’autres raisons toutes les années dans les médias, mais ce 11 septembre 2002, c’est mon 11 septembre à moi. J’ai eu deux garçons, l’un Antoine, né en aout 2003, j’étais donc à nouveau enceinte seulement deux mois plus tard, puis il y a eu Eliot en 2006. Nous leur avons parlé de Pauline à leur naissance, j’avais vu une émission qui disait que les bébés enregistrent dans leur inconscient ce qu’on leur révèle. Aussi quand je leur en ai parlé cette année, ils n’ont pas paru surpris, ils n’ont pas posé de questions, j’avais l’impression de mettre juste des mots sur ce qu’ils savaient déjà au fond d’eux. Je me sens soulagée depuis car cela comme toi m’inquiétait et j’avais peur de laisser passer trop de temps. Les enfants comprennent les choses, j’en suis profondément convaincue et ils les ressentent, je suis presque sûre que ton fils au fond de lui devine qu’il s’est passé quelque chose.
    A chaque rentrée moi aussi je ne peux m’empêcher de penser comment elle serait habillée, je regarde la cour de récréation, les autres petites filles de son âge et j’essaie de deviner quelles auraient été ses copines. 11 ans après, c’est toujours là et je crois que ça le sera toujours, il y aura toujours cette place vide et tout ce qu’elle aurait pu devenir.

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Merci pour ces mots George, c’est très dur à lire et je te remercie infiniment d’avoir pris le temps de venir les poser ici. Je crois que cette place vide est nécessaire et qu’on ne veut surtout pas l’effacer, aussi grande soit la douleur.
      Je me permets une pensée pour Pauline et je t’embrasse.

  114. PetitBourgeon   •  

    Je pense à toutes les dates concernant mes enfants ; on n’oublie jamais ses enfants.
    Le jour où le bébé presque tout neuf te posera des questions, ça va être un peu difficile au début mais ça viendra. Et si c’est avec des larmes, la seule chose que tu pourras faire c’est les laisser couler et prendre un mouchoir. Il comprendra, j’en suis sûre.
    Est-il utile de préciser que je t’envoie des tonnes de câlins ?…

  115. PetitBourgeon   •  

    Je pense à toutes les dates concernant mes enfants ; on n’oublie jamais ses enfants.
    Le jour où le bébé presque tout neuf te posera des questions, ça va être un peu difficile au début mais ça viendra. Et si c’est avec des larmes, la seule chose que tu pourras faire c’est les laisser couler et prendre un mouchoir. Il comprendra, j’en suis sûre.
    Est-il utile de préciser que je t’envoie des tonnes de câlins ?…

  116. nuageuse   •  

    Ginie, tu n’oublieras jamais. Vous êtes quatre, et ton fils portera son frère grâce à vos discussions. Le fait que tu te poses toutes ces questions sur le poids de l’absence de son frère prouve que tu es une bonne mère. Bien évidemment, tout ne sera pas tout blanc, mais tout ne sera pas tout noir non plus. Vous trouverez votre équilibre à tâtons. Je pense bien à vous quatre. Et tu as le droit de souffrir, d’y penser, de pleurer parfois. Tu peux lui expliquer, rendre la communication comme un fil conducteur entre vous, et ça ira… Ca ira. Tu as déjà les ressources en toi.
    Ton histoire, ta sensibilité, tes articles sur le deuil périnatal sont pour une petite partie responsable de ma spécialisation en périnatalité et maternologie. Alors, je te dis merci, et je t’embrasse bien fort sur tes deux joues.
    <3

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Dis donc, ça me touche énormément, tu ne peux pas savoir à quel point. Merci de me dire ça Nuageuse <3

  117. Aline   •  

    Ok.
    Je te remercie d’avoir répondu à mon commentaire.
    Je n’ai peut être pas utilisé les bons mots et tu as sans doute raison en disant sur je ne devrais pas employer les « tu dois » , etc qui sont, je le comprends, exagèrés (pas pour moi) mais en tout cas mal perçus.
    J’en suis désolée. Sincèrement.
    Tu auras compris que le sujet me tiens à cœur. Car, à contrario de ce que tu dis et des commentaires suivants : je sais à peu près de quoi je parle.

    Maintenant mettre mes interventions sur le mode « tu es toujours dans l’opposition », c’est bien cela qui m’a fait mal au cœur.
    Mais comme tu le dis : tu as relu tous mes commentaires, certes différents de la norme et des autres commentaires. Je croyais juste pour apporter qqch. Enfin j’avais cette impression de faire bien.
    Me reprocher tous mes commentaires est… Je ne sais pas quoi dire tellement ça me rend triste.

    Je me suis sans doute mal exprimée (bien que je maintienne mon point de vue) sur ce fil.
    Et à nouveau, s’il a été mal perçu, je ne peux qu’en être désolée.

    Mais le reste : non. Je ne crois pas que tous mes commentaires aient été non-constructifs.
    Pourtant tu le penses, alors je m’en vais : doucement j’espère.
    Désolée de la polémique.

  118. Tacha   •  

    Pleins de bisous. Et tout comme beaucoup ici, je suis certaine que tu sauras, que vous saurez parler de son grand frère au bébé plus si tout neuf que ça quand même ;-p

    <3

  119. Soma   •  

    3 ans déjà.
    Bouleversant… Ton billet est si émouvant, je n’ai pas de mots…
    Juste l’envie de te faire un gros calin…

  120. Nadja   •  

    Même si je suis farouche et toi aussi, je te fais un câlin koala. Tu écris toujours si bien dans les émotions. Biz et pensées douces

  121. Mmettvabien   •  

    Bonjour

    Je viens de finir ma lecture de ton blog. J’aime beaucoup ta façon de nous faire rire ou pleurer…
    Je te connais pas mais te serre bien fort dans mes bras, tu n’oublieras jamais n’en doute pas (comment pourrais-tu?). Et tout ce qu’on cache à un enfant lui fait plus de mal que ce qu’on lui dit. Comme nous il gère sa peine et avance. Et ton bébé-presque-tout-neuf ne fera pas exception.
    Bises

  122. Lou   •  

    Ginie,
    pourtant très discrète d’habitude, je me dois de venir te rassurer sur certains points comme tu me rassures souvent à travers tes billets.
    Mes parents ont perdu un petit garçon, Paul. Il avait trois ans et je n’étais pas encore née.
    Mes parents ont subi une terrible souffrance. Hugo, mon deuxième frère était déjà né depuis 1 mois. Ils ont fait le choix de ne pas lui en parler mais quelques années plus tard, quel choc, lorsque dans la cour de récré, un enfant a appris à Hugo qu’il avait un frère décédé. C’est pourquoi, je t’encourage fortement dans le fait de ne pas cacher cette histoire à ton petit bout.
    Et surtout je voulais te rassurer quant à la réaction de ton deuxième enfant. Je vis et j’ai toujours bien vécu cette histoire. Je peux paraître froide, mais je n’ai jamais pleuré le décès d’un frère que je n’ai pas connu. Je pense même pouvoir t’affirmer que c’est pareil pour mes deux autres frères. Toutefois, les dates fatidiques, je ne peux m’empêcher d’être triste pour mes deux parents.
    Voilà, j’espère sincèrement, à mon petit niveau, avoir pu apaiser certains doutes.
    Douces pensées. Lou

    • Ginie FemmeSweetFemme   •     Auteur

      Merci d’avoir écrit ce témoignage Lou, non seulement il m’émeut beaucoup, mais il me conforte dans ma décision. Merci beaucoup, je t’embrasse.

  123. Alexandre   •  

    t’as vraiment un don pour faire ressortir les émotions… Tu fais bien de lui dire, de lui en parler. J’ai appris que j’avais une soeur jumelle à 10 ans. Le jour de mon anniversaire, sur un coup de colère de ma mère car j’avais du dire une bétise à mon grand-père qui m’avait pourri gaté ce jour là. Morte avant d’être née. Je ne saurais jamais si c’est moi qui l’ai vampirisé ou si il s’agit d’autre chose. Certains disent qu’elle est mon côté féminin et je pense qu’elle aurait adoré lire ton blog^^. En tout cas il reste toujours un vide, et même si je ne l’ai jamais connu hors du ventre de ma mère elle me manque. Peut être parce que je l’ai justement trop connu il y a 36 ans…

      • Alexandre   •  

        comme ça on est deux^^ lol

  124. Ninie Pouce   •  

    Pas de secret de famille, ça pèsera toujours sur ses épaules, de n’importe quelle façon.
    Encore une fois j’admire ton courage ma Ginie !

    Gros bisous et n’oublions pas qu’ils veillent sur nous.

  125. Pingback: WonderBillets sur la blogosphère #10 | WondermomesWondermomes

  126. Piuf   •  

    Il y a presque un an et demi maintenant je découvrais votre blog et surtout un article qui m’avait bouleversé. A cette époque là j’avais un ventre énorme et attendait moi aussi un garçon. Depuis, quand il grogne de colère et que tout ça me paraît dur, je pense, parfois, à vous et votre tribu et le serre tendrement mais fort, si fort.

    Sans le savoir, vous m’aidez à être maman!

  127. Sophie Kondor   •  

    Mamange depuis le mois d avril, ton témoignage m a mis les larmes aux yeux. Mon terme était le 1er octobre… bon courage.

  128. LMO   •  

    <3
    J'avais laissé un long com et puis finalement, tu n'as pas besoin que je te raconte ma vie. :-)
    Vous agissez de la bonne manière, j'en suis convaincue! Ne pas créer de tabou est la meilleure façon pour que votre second fils ne souffre pas de la perte de son grand-frère. Et si un jour il en souffre, il pourra en parler, il sera compris, et c'est tellement précieux!
    Et qui peut vous reprocher de faire exister votre fils dans votre vie? Vous avez deux enfants, personne n'a le droit de le nier!
    (J'hésite toujours à te répondre, vu ma maladresse, j'ai toujours peur de te faire plus de mal qu'autre chose. Je veux juste t'assurer de tout mon soutien. Et moi aussi, je pense souvent à ton petit ange, ainsi qu'à son petit frère. Comme beaucoup d'autres personnes je pense.)

  129. Guyot   •  

    Je suis très touchée par ce billet, car cette semaine en attendant le bus scolaire je regardais mes deux nains jouer et rire à gorge déployée quand j’ai dit (je ne sais même pas pourquoi) à une amie qui était là,  » Elles auraient 8 ans et 7 ans… ». On oublie jamais, c’est gravé en nous… J’en ai parlé à mon grand de 6 ans l’an dernier, il n’en parle pas ou très peu. Et si il en parle il me demande si elles seraient fières de lui, qu’il aurait voulu les connaitre, jouer avec elles…
    Bonne continuation et ne pas oublier de se dire qu’un enfant, même ange, a besoins de voir ses parents heureux.

  130. Zazimutine   •  

    Je ne peux pas m’empêcher de pleurer à chaque fois que je lis tes billets sur tes fils, je n’ai pourtant pas vécu d’histoire similaire mais toute mère se sent concernée par ton chagrin et tes inquiétudes d’aujourd’hui. Un truc qui part du ventre, des tripes… Je vous souhaite tellement de bonheur pour la suite!

  131. Karine MamanCherry   •  

    Je lis tes mots que je comprends, moi même soeur de jumeaux qui sont partis avant d’être venus, moi même avec cette IVG qui, même si elle était voulue, nous fait dire tous les ans « tu te rends compte, il aurait x ans » (ce n’est pas vraiment comparable, mais je te comprends).
    Alors juste ?

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