Jour 10

Chère mamie 107

Chère mamie, voilà, c’est fini.

Depuis deux ou trois jours déjà, je sentais la nostalgie chercher à se faire une place dans ma gorge. Ça a toujours été comme ça, même à l’époque où on partait tous ensemble à la campagne, avec papa, maman, les oncles et tantes et les cousins, tu te souviens ? À peine avait-on fermé la porte du gîte à la fin du séjour que je luttais contre les larmes. Elles finissaient par s’évader à torrents dès notre retour chez nous, quand je rangeais la trousse de toilette vide sous le lavabo.
Cette fois, je ne pleurerai pas. Parce que c’était bien, parce que c’était une chance d’avoir pu le vivre et parce qu’avec eux, c’est un peu tous les jours les vacances.
Mais je suis un peu mélancolique, je te l’avoue. C’était bon de se réveiller tous les trois dans la même chambre et d’ouvrir les rideaux sur les cris d’excitation de l’enfant-presque-tout-neuf face au paysage, c’était bon de petit-déjeuner face à la mer, c’était bon de se balader sur le port en partageant une glace, c’était bon de déambuler dans les ruelles fleuries, c’était bon de sentir ses petits bras s’agripper à moi dans la piscine, c’était bon de refaire le monde face au ciel rouge, c’était bon de prendre le temps, d’être ensemble tout le temps, tous les trois.
Il a tellement grandi, depuis l’été dernier, j’ai l’impression que l’été prochain il aura vingt ans et qu’il partira avec ses copains. Alors je vais te laisser, ma chère mamie, et pulvériser cette boule dans la gorge à coups de bisous.
Embrasse papy pour moi.

Ginie

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7 commentaires

  1. Courage ma petite Ginie ; on est tous nostalgiques des retours de chaque vacances…
    Mais il n’y a que toi pour si bien le raconter ; avec beaucoup d’émotion (je la sent au travers de tes lignes)
    Merci pour toutes ces cartes postales estivales que tu as eu la gentillesse de nous faire partager.
    Si tu savais comme j’ai pu rire ! Et comme c’est bon de rire !
    Comment va ta tendinite ? Mieux j’espère, car le boulot, c’est pour bientôt…
    Je t’embrasse avec toute ma tendresse et toute mon affection.
    Edith

  2. Ah, ce malaise de la fin des vacances. Il faut bien profiter des derniers jours, sans se soucier de la future reprise. Il y aura bien assez de temps où l’on retourne au travail avec cette angoisse digne d’une rentrée à la maternelle.

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