Journée de sensibilisation au deuil périnatal

Le 15 octobre, c’est la journée internationale de sensibilisation au deuil périnatal*.

Au départ, j’avais du mal avec le terme sensibilisation. Sensibilisation de quoi ? A quoi bon ? Est-ce qu’on souffre moins quand on est prévenu que ça peut arriver ? Est-ce que le fait de savoir que ça existe rend les choses plus acceptables ? Je ne crois pas.

Je n’avais jamais entendu parler de mort fœtale in utero avant le 8 août 2010. J’avais entendu parler de fausses couches, de malformations, de maladies. Mais j’ignorais qu’un bébé pouvait mourir, comme ça, sans raison, avant même de vraiment vivre. Je ne savais pas que la mort pouvait devancer la vie. Je ne savais pas qu’on pouvait mettre au monde sans donner la vie. Alors bien entendu, je ne savais pas que ça allait nous arriver. Jusqu’à ce qu’un interne des urgences nous annonce que c’était ce qu’on était en train de vivre. Et ce qu’on allait devoir surmonter.
Je ne crois pas qu’avoir été sensibilisés aurait atténué notre douleur. Je ne crois pas qu’avoir su que ça existait, que ça pouvait arriver, aurait changé quoi que ce soit. Je crois même que ça m’aurait sans doute empêchée de vivre cette grossesse si sereinement et d’être aussi heureuse de partager mon corps avec mon bébé. Et je m’en serais voulue, car aujourd’hui ces souvenirs sont les seules choses qu’il me reste.

En ce sens, je crois que la sensibilisation n’est pas utile.

En revanche, là où elle est nécessaire, c’est pour aider les gens à prendre la mesure de ce qu’est un deuil périnatal. Nous avons eu la chance d’être très entourés, que ce soit par la famille, les amis ou le personnel médical (ce qui est loin d’être une généralité). Pour autant, certaines réactions, certaines phrases m’ont fait mal au bide tellement elles étaient maladroites et révèlent d’un manque d’information sur le sujet.

Vous êtes jeunes, vous en aurez d’autres.
Vous ne l’avez pas vraiment connu, c’est pas comme s’il était mort à quelques mois de vie.
Une fausse couche ça arrive à tout le monde.
Il faut arrêter d’y penser et passer à autre chose.
T’en parles souvent, quand même.

Sans doute ne peut-on réellement prendre la mesure de ce drame qu’en l’ayant vécu soi-même. Mais quand même.
Comment peut-on réellement penser qu’on peut tourner la page et oublier son enfant, celui qu’on a tenu dans ses bras et qu’on a embrassé en priant pour que tout l’amour qu’on lui envoyait lui fasse ouvrir les yeux. Celui qui est sur notre livret de famille, mais pas dans notre maison. Celui pour qui on a choisi les meubles de sa chambre, ses jouets, ses vêtements. Et son cercueil.
Je voudrais que les gens arrêtent de dire à des parents qui vivent un deuil périnatal qu’ils auront d’autres enfants. C’est gentil de vouloir remonter le moral, mais c’est très maladroit. Parce qu’à cet instant précis, les autres enfants hypothétiques, on s’en fout. Celui qu’on veut, c’est celui qu’on n’aura plus.
Quant à penser qu’on peut décemment se dire qu’on aurait eu plus de peine s’il avait vraiment vécu, c’est penser qu’on peut mettre des degrés dans la douleur, qu’on peut se consoler en pensant qu’il y a pire. Une grosse connerie.
Malheureusement, et on aurait bien évidemment préféré qu’il en soit autrement, cette perte devient l’une des parties les plus importantes et marquantes de notre histoire. Alors on continue à avancer, le bonheur revient même s’installer dans nos cœurs, mais on a changé. Et si on a besoin d’en parler, des fois, souvent, trop, pas assez, c’est sans doute parce que ça le fait vivre encore un petit peu, alors qu’on a remarqué que les souvenirs avaient tendance à s’estomper. Pas pour vous emmerder.

En ce sens, je pense qu’une sensibilisation est nécessaire. Parce que s’il y a bien une chose qui aide les parents d’enfants absents à se reconstruire, c’est le soutien qu’ils reçoivent et de voir que pour les autres aussi, c’est grave. On n’a pas perdu un objet. On n’a pas perdu un animal. On a perdu un enfant. On ne veut pas tourner la page. On ne veut pas oublier. On ne veut pas vous déranger. On veut juste que vous compreniez.

Je me souviens de mes amies qui m’envoyaient des SMS chaque jour, juste pour me dire qu’elles étaient là. Je me souviens de ma mère qui me caressait la tête pendant que je me vidais de mes larmes. Je me souviens de ma soeur, qui m’écoutait pleurer pendant des heures au téléphone. Je me souviens de mon père, qui ne disait rien, mais pressait mon épaule quand il me faisait la bise. Je me souviens de tous ces gens qui nous ont envoyé une petite carte. Je me souviens de ma copine qui est venue s’incruster de force alors que je ne voulais voir personne. Je me souviens du mari-presque-tout-neuf, qui m’accompagnait jusque dans la douche pour que je ne sois pas seule avec mon ventre vide et mes seins pleins de lait inutile.
Il y a mille façons de montrer à quelqu’un qu’on aime qu’on est là. On a juste besoin de ça.

Le 15 octobre, c’est la journée de sensibilisation au deuil périnatal. Alors, à mon échelle, j’essaie de faire un peu avancer les choses.
Et j’en profite pour avoir une grosse pensée pour mon petit ange, qui me manque tant et me rend si forte à la fois. Et pour tous les petits anges qui jouent avec lui.

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

117 commentaires

  1. Le billet en lien me donne envie de vomir…. jusque là j’ai toujours pensé qu’on pouvait rire de tout mais là … j’ai juste la nausée.
    Pensées pour votre petit Ange Ginie, je fais partie de ceux qui comprennent que les parents en parlent même 50 ans après, parce qu’on n’oublie pas un tel drame, et je ne vois pas pourquoi il faudrait effacer le souvenir de son bébé décédé avant de naitre. Il vit dans le cœur de ses parents, parler de lui est un moyen de rappeler que, oui, il a existé. J’aimais mon bébé si fort même déjà dans mon ventre, que j’ai du mal à admettre que certains n’ont pas conscience de ça. Si un malheur était arrivé ma vie se serait écroulée. Pas besoin d’avoir passé x temps avec son bébé dans les bras pour avoir le droit d’être malheureux.
    Je pense bien à vous.

  2. Il faudrait qu’ils comprennent. Que plus rien ne sera jamais comme avant. Qu’on s’en fout des statistiques et du malheur des autres.
    La blessure restera là. Et comme tu le dis si bien, on ne veut pas vraiment qu’elle guérisse…

  3. Si je lis toujours tes articles, je commente rarement mais là j’ai envie de réagir. Tu as raison, on ne peut pas mettre des degrés sur la douleur que les gens peuvent ressentir, et je sais tellement combien ces paroles qui se veulent réconfortantes peuvent faire mal, alors qu’un geste ou une attitude peuvent être tellement réconfortants … Si tu le permets, j’ai aussi une petite pensée pour ce petit ange

  4. Pleins de bisous à toi et ta famille. Et une grande pensée pour tous les anges dont le tien et ma sœur…

    J’ai été lire l’article de Guillaume (histoire de comprendre ta réaction) et j’ai une violente envie de le gifler (ce qui est très haut sur mon échelle de la réponse violente)

    Bisous Ginie

  5. J’ai eu la chance de ne pas connaître ce deuil mais mes années en Pma m’ont fait croiser le
    Chemin de plusieurs mamanges… Je ne suis pas certaine d’etre plus à même de consoler mais effectivement il y a peut être des paroles que j’éviterais. Je suis allée voir le blog que tu cites et j’ai failli tomber de mon canapé devant tant de bêtise mêlée de méchanceté…..
    En cette journée, j’ai une pensée pour les anges…

  6. Évidemment avec mes 4 fausses couches je me sens concernée par le deuil périnatal…
    J’ai vraiment eu envie de vomir en lisant la note de Guillaume natas.
    Je souhaite qu’il n’ait jamais à vivre cela, car ça n’est pas beaucoup plus facile pour un papa.
    Aujourd’hui au début du 7eme mois de grossesse je n’arrive toujours pas à être totalement sereine.
    Les jours où il bouge moins sont des longues traversées de désert.
    Merci pour ta note Ginie.

  7. je viens de lire l’article de l’autre débile. je ne sais pas ce qui est le plus gerbant, lui, ou les commentaires d’autres débiles qui trouvent ça génial.
    je n’ai pas vécu la même situation que toi, mais j’ai été enceinte et pour diverses raisons, j’ai avorté. les gens ne comprennent pas que je puisse y penser encore, qu’il reste cette blessure. les phrases des proches sont exactement les mêmes, et franchement, je m’en fous. comme tu dis, j’aimerais juste être comprise.

  8. Ma maman a vécu deux fois le même drame que toi. Avant que je sois enceinte, je dois bien avouer que ces événements étaient très loins de moi, car égoistement, je n’avais jamais cherché à en parler avec elle ni comprendre ce qui s’était réellement passé.
    Pendant ma grossesse, nous en avons parlé ensemble, elle m’a dit ce qu’elle avait ressenti, ce qu’elle avait du rvaerser et surtout voir. Pas d’entourage familiail, ni médical. Pas de conseil pour mettre en terre leurs enfants, ni explications de ce qu’ils auraient pu faire. Evidemment, cela remonte a plus de 30 ans, pour mon grand frère, et à 25 ans pour ma petite soeur, mais je sais que si elle avait été mieux informée, elle aurait peut être pu mieux vivre la perte de ses enfants.
    J’ai toujours pensé que mes parents avaient moins d’amour pour moi car j’étais celle qui était resté entre ces deux anges perdus. Aujourd’hui, grâce à ma grossesse, je sais qu’ils m’aiment autant sue mes deux soeurs et leurs deux petits anges. Ca n’a pas été évident, jamais facile et encore aujourd’hui très douloureux pour eux.

    Alors aujourd’hui, je tiens à t’adresser toute ma tendresse, je te connais très peu, c’est très récemment que j’ai découvert ton blog que j’affectionne particulièrement, et j’aimerai te dire très sincérement que mes pensées les plus douces sont avec toi. Et merci pour ce message personnel mais aussi très fort…

    <3<3<3

  9. Que dire de plus…
    Je ne peux avoir d’enfant, alors je ne pourrai jamais réellement comprendre ce que tu as enduré, mais je « compatis ». Et encore, ce n’est même pas ça, mais plus encore et je ne sais pas comment mettre des mots là-dessus. Quant à « l’autre » avec son pathétique billet digne d’un caniveau, et les com’ qui vont avec… un jour, les cons finiront bien par tourner en orbite pour nous foutre la paix sur Terre. Des bulles de bisous.

  10. Ce billet est un exercice de style raté. J’ai eu la volonté de tourner en dérision du triste, pas de faire pleurer des gens brisés. Maintenant, à froid, c’est clairement raté et cruel.

    J’exècre profondément ceux qui se lamentent sur Internet, qui se livrent et qui se donne l’impression d’exister auprès de gens qui ne sont la que pour se nourrir de leur malheur. Je trouve ça malsain, impudique et totalement ridicule.

    Toutefois, je suis désolé d’avoir retourné le couteau dans la plaie de certaines d’entre vous.

    1. je pense que tu as donné la gerbe à beaucoup de parents. je ne me sens pas mamange, je suis juste mère d’un petit mort avant de naître. ça faisait longtemps que je n’avais pas pleuré.
      Ginie me fait pleurer d’émotion parce que ses mots sont si justes et me parlent. Les tiens, Guillaume, me font pleurer de dégôut.

      J’écrirai un billet ce soir aussi, pour ne plus jamais lire des mots comme les tiens.

      Et j’accepte tes excuses

    2. Je compatis et je peux comprendre ce que l’on peut ressentir à la perte d’un enfant (malheureusement) mais je trouve courageux de la part de Guillaume de se manifester et d’exprimer son méa culpa..bravo, car pleins d’idiots avec leurs phrases stupides ne se rendent pas compte de leurs inepties, même le recul et le temps n’arrange rien pour eux..

      1. Déjà parce qu’il est linké ici et que ce serait donc un peu absurde de le supprimer maintenant, ensuite parce que ce serait un peu lache. J’ai pas l’habitude de supprimer des billets ou des commentaires. C’est une ligne de conduite vis-à-vis de mon blog.

        1. Je suis concernée et j’ai pu lire ton billet avant qu’il disparaisse mystérieusement. Depuis 4 ans, c’est la première fois que quelqu’un m’a autant filé la haine.
          Comme tu le dis, tu es tombé si bas que tu as pu blesser encore plus des gens brisés et ça, ça me rend malade. Et pourtant , tu peux me croire, de l’humour et du noir, j’en ai. Mais la seule personne personne avec qui il m’arrive de sourire de ce sujet et l’homme avec qui j’ai eue et perdue cette enfant. Après si la populace te gêne, ignore là, hein , c’est plus simple. En tout cas, sache que tu ne sauras jamais en t’adressant à quelqu’un si il n’a pas perdu un enfant un jour quelques en soient les circonstances, alors fais gaffe. Je n’accepte pas tes excuses mais j’apprécie que tu aie eu le courage de répondre.

    3. Je voudrais réagir par rapport aux personnes qui comme moi vont sur les forums comme docti pour se livrer comme tu le dis…

      Avant, je n’en pensais pas moins (soyons honnêtes) puis les journées étant longues je me suis prise au jeu du suivi de grossesse avec d’autres filles comme moi pour passer le temps puis on crée des liens… Quelques mois plus tard ce drame s’est abattu sur nous, notre premier enfant, notre plus grand bonheur ne sera jamais avec nous, et ce n’est pas que le deuil de cet enfant qu’il faut faire, mais le deuil de toute une vie qui ne sera jamais vécue, et nous, on se dira toujours « il aurait eu tel âge », on se posera toujours un tas de questions… Bref, tout ça pour dire que je fais aujourd’hui parti de ces mamanges sur les forums, et je vais te dire une chose, si on va sur ces forums et que l’on parle autant de nos petits trésors, c’est que personne ne comprend ce par quoi on passe, même si on est bien entouré(e)s, personne à part des parents comme nous (car oui nous sommes désormais parents) ne peut savoir ce que c’est que cette douleur violente, ce manque… Et c’est de ce fait une sorte de thérapie… à notre façon, et aussi un moyen de faire « exister » nos enfants, aussi particulier que cela puisse paraitre à d’autres personnes… Et pourtant, tu vois, je suis une personnes équilibrée, j’ai 30 ans, une vie stable, je vais voir une psy pour essayer de surmonter tout ça et faire en sorte de ne pas péter les plombs après tout ce que mon homme et moi avons du affronter car après le choix des meubles pour notre fils, des habits etc qui d’ailleurs sont là, dans la maison, il nous a fallu choisir son cercueil et organiser une cérémonie… Alors oui, je vais désormais sur les forums et ce partage m’est d’un soutien immense, et ça je ne l’aurais jamais cru… Comme quoi, oui il y a des gens qui aiment s’afficher et se lamenter, mais il y en a d’autres pour qui c’est complètement différent, il ne faut donc pas tout mélanger… Dernière chose, ce forum m’aura permis aussi et surtout à être « préparée » pour cet accouchement si particulier car sans ce partage, aujourd’hui je n’aurais pas les empreintes de mon fils, je n’aurais pas su que l’on pouvait lui laisser des doudous, le voir, le serrer dans mes bras, lui dire combien je l’aime etc… Je n’aurais donc pas tous ces souvenirs si précieux… A bon entendeur…

  11. J’y pense régulièrement à ton ange, c’est fou. Tu en parles si bien que j’ai le sentiment de le connaitre, comme son frangin !
    Bises

  12. tu as raison la sensibilisation sert pour le après. avant quel femmes enceintes aimerait entendre que son bébé peut mourir?
    Oui mais…. si seulement on nous avait plus renseigner avant pour mon cas peut etre aurait il encore été là, je sais pas, le doute subsiste, et susbsitera toujours….
    Lentourage il est vrai à besoin d’information pour nous aider, cest sur que sans lui on doit sans doute encore plus senfoncé dans ce gouffre.
    Les phrases débiles, les gens ferait mieux de se terre, hélas dans létat ou on es on à pas forcément la répartie pour leur cloués le bec…
    Merci ginie de ton billet de sensibilisation.

    Et demain j’allumerai a 19h un cierge pour mes bébés e tun autres pour tous les bébés anges que je connais et les autres comme le tiens <3

    (apparté= mais quel horreur ce billet en lien! si vraiment tu t'excuserais guillaume, la moindre des chose serait de leffacer..)

  13. Tellement vrai tout ce que tu écris… Merci d’avoir publier cet article que j’ai pu partager avec mes contacts pour leur apporter un peu « d’instruction ».
    De douces pensées à tous nos bébés des étoiles.

  14. Tu fais chier à foutre les larmes au yeux comme a sans prévenir.
    Les gens sont souvent maladroits dans les moments comme celui-ci, parfois on dirait qu’ils le font même exprès. C’est pour ça qu’en général, je ferme ma bouche mais je montre que je suis là quand même.

    Concernant Trimbad, ce mec a fait de sa langue de pute sa marque de fabrique sauf que comme beaucoup, il l’utilise à tort et à travers. Parfois c’est réussi, parfois pas du tout. J’avais lu ce billet sur les Mamanges et j’avais trouvé ça malsain.

  15. Maladroits, mal à l’aise, eh oui, comment réagir face à la mort d’un bébé qui, comme tu le dis, n’a pas connu « la vie »? Ce petit être est bien souvent même pas considéré, et donc on ne voit pas ses parents comme des parents! Alors que pourtant, si, malgré tout c’est un papa et un maman qui n’ont pas la joie, le bonheur, la chance de commencer leur vie avec leur enfant avec eux, sauf sur le papier..
    De tendres pensées pour ton ange, tous les autres, et leurs parents.
    (et je suis bon public, l’humour noir me fait rire, mais alors dans le billet mis en lien, je ne vois vraiment pas où il y a une once d’humour!!! Vraiment ça donne juste envie de détester l’auteur, sans même chercher à en savoir plus sur lui!)

  16. Je ne savais pas qu’on pouvait avoir de tels mots, çà me glace un peu le sang, j’avoue, parce que c’est trop dur à imaginer que certaines personnes pensent çà. Pour moi, ce petit ange, c’est votre 1er enfant et il le restera à jamais. Il ne se remplacera pas, il a sa place et c’est tout. J’ai des amies qui ont fait des fausses couches, d’autres qui l’ont perdu quasiment à terme et qui ont vécu la même épreuve que toi. Je pleure avec elles, parce que çà me fait mal, de savoir que leur petit être s’est envolé. Perdre un enfant est ce qui est de plus terrible à mes yeux. Je ne peux pas en avoir, et c’est peut-être malvenu de ma part de dire çà du coup, mais je me mets à votre place. En tant que femme déjà, et puis en tant que maman que j’aurais voulu être. Je ne savais pas qu’il existait une journée de sensibilisation, c’est vrai que çà donne un peu d’une drôle de façon. Suis sceptique sur l’utilité, j’avoue, par contre. Je suis plutôt du genre à me mettre du côté des associations qui aident les parents à surmonter ensuite cette épreuve. Les parents qui se regroupent pour être solidaires dans une même épreuve. C’est plus utile à mon sens.
    Les pages se tournent pour certaines choses, mais pas pour des parents ou pour des enfants. Ta famille, à mes yeux, sera toujours constituée de 4 membres. Pas juste sur le livret de famille, mais dans le coeur de la blogueuse qui t’apprécie tant. Je t’envoie des tonnes de pensées et de gros bisous ma Ginie

  17. J’ai moi aussi perdu un petit garçon le 21 octobre 2008. Il s’appellait Enzo .
    Ironie du sort nous l’avons appris le 15 octobre, le jour de la journée de sensibilisation du deuil perinatal .
    La semaine à attendre l’accouchement, choisir le cerceuil et affronter le regard des gens sur mon ventre avec ce petit bébé mort à l’interieur à été un veritable calvaire .
    Bien sur je me retrouve dans ton article vu que nous avons traversé la même épreuve .
    Aujourd’hui c’est encore très douloureux comme tu peux t’en douter .
    Aujourd’hui je suis enceinte de 8 mois avec un terme à 2 jours de celui de mon bébé . C’est très dur car je n’arrive pas à faire la part ds choses entre mes deux grossesses . Les gens me disent souvent que ça ne veux rien dire et blablabla mais moi ça m’énerve car les gens ne peuvent pas comprendre ne l’ayant pas vécu eux-mêmes .
    Je te souhaite beaucoup de bonheur pour l’avenir et aussi que ta blessure te fasses moins souffir même si on ne peux pas oublier .

  18. Tendres pensées, encore et toujours.
    Je ne crois pas qu’ici quelqu’un te reprochera d’en parler trop ou pas assez, on est juste là pour t’écouter quand tu le souhaite…

  19. J’ai pas le courage (l’envie) d’aller lire le « fameux » article vu les commentaires et surtout je m’en fout. Je pense à nos anges et puis c’est tout.

  20. Ton mot est impressionnant. J’ai vécu une mfiu, il y a presque 5 mois, à 9 mois de grossesse. Ce que tu écrit est proche de ce que j’ai ressenti. Bravo pour tes mots, ils sont touchants.

    Le billet en lien m’a donné envie de pleurer. Mais je ne pleurerai pas pour un abruti qui ne sent plus son corps juste parce qu’il sait frapper là où ça fait mal. J’en viendrai presque à lui souhaiter la même chose… mais non. Même un con dans ce genre ne mérite pas ça. Heureusement pour lui qu’il est derrière un écran, bien trop loin pour que je l’attrape, car si je pose la main sur lui…

    Bises à toi

  21. Je veux que tu saches, Ginie, je veux que tu saches qu’avec tes billets sur la perte de ton enfant, sur cette journée de sensibilisation au deuil périnatal, hé bien cette sensibilisation a été faite pour moi, auprès de toi, de ton blog.
    Grâce à toi, je saurais quoi dire si cela arrivait autour de moi, j’éviterais une peine supplémentaire à des gens qui auraient besoin de réconfort, et j’aurais un aperçu de leur douleur, je comprendrais leur besoin d’en parler.
    C’est grâce à des personnes comme toi que nous pourrons en aider d’autres.

    J’ai vécu 2 grossesses en sachant que la perte in utero existait, car ton drame est arrivé au milieu de ma première grossesse. Savoir que ça existait ne m’a pas angoissée, ça m’a informée, et aujourd’hui je reste soufflée par la force que tu as.
    Dès demain je partage ce post (sur mon FB perso) car si les gens peuvent être touchés par un écrit qui va les faire réfléchir, je pense que c’est bien par ce billet.

  22. Wouaw, c’est un billet magnifique…
    Je ne l’ai pas vécu, je peux juste imaginer la douleur et la tristesse que ressentent les gens qui ont perdu un bébé… J’ai fait un décollement lors de ma première grossesse et j’ai eu la peur de ma vie… Aujourd’hui je suis enceinte de 5 mois de mon 2eme bébé et je garde dans un coin de ma tête que ça peut mal se passer, pour elle ou pour moi… Mais effectivement, ça m’arriverait pas à atténuer ma peine…
    Merci pour cet article écrit avec des mots si justes…

  23. en 4 mots : je t’aime <3

    je serai toujours là pour toi ma belle, une énorme pensée à vous toutes mesdames, une pensée toute particulière à ma Ginie et sa famille, et ce petit ange qui à moi aussi me manque.

  24. On ne devrais pas laisser celles et ceux qui ont vécu un tel drame, se charger de la sensibilisation de leurs proches.
    En d’autres termes, lors de ma grossesse j’ai été très étonnée de l’optimisme presque aveugle du corps médical, car je pensais fort à F. et à toi, et à vos anges.
    Même si j’ai pleinement vécu ma grossesse, sans (trop) d’angoisses, je dirais que je l’ai vécue moins aveugle grâce à votre courage et votre sincérité sur le sujet.
    Alors merci.

  25. Alors d’abord, merci pour vos messages, je suis contente de pouvoir contribuer à mon petit niveau à sensibiliser à ce type de deuil et plus précisément aux réactions qu’il vaut mieux éviter face à quelqu’un qui passe par ce drame.

    Guillaume, merci pour tes excuses, je crois, pour avoir été quelque temps lectrice de ton blog, que tu n’as effectivement pas voulu blesser. Mais là c’est un sujet bien plus grave que le botox de MBDF, c’est un truc très douloureux auquel tu t’es attaqué. Ceux qui vivent ça le gèrent comme ils peuvent et pour certains, ça passe par l’étalement de leur douleur sur le net. Je crois que ça se respecte et surtout, qu’en aucun cas la douleur de quelqu’un doit être l’inspiration pour faire de l’humour.

    Je ne tiens pas à ce que ce billet se transforme en lynchage de Guillaume, je supprime donc le lien de son article. Il s’est excusé, je n’ai pas besoin de plus pour croire à sa bonne foi.

    1. Ce que je pense c’est qu’il faut avoir le courage de ses opinions, bien trop simple de s’excuser sur des sujets graves. Avant de blogger, on réfléchit, il y a pas mal d’étapes entre l’idée de l’articles, les recherches faites pour illustrer, la rédaction et la publication. Des excuses c’est simple à faire, très simple, surtout sur internet. Surtout pour calmer tout le monde qui lui en veut, bien trop simple je trouve.

    2. Il n’y a pas de bonnes histoires sans bon méchants. Les réactions fusent, ici, comme sur Trimtab et tant mieux. C’est pas mal de se révolter un peu de temps en temps, de gueuler et d’avoir envie de foutre des baffes.

      Si j’ai le temps demain, je ferais quelques lignes à propos d’aujourd’hui.

      Bonne soirée

  26. Juste merci.

    Du coup je suis allée lire ce que tu écrivais sur ton fils après sa naissance, ça ressemble tellement à ce que j’ai vécu pour ma fille (MFIU au 8e mois, il y a trois ans) que j’en ai versé de grosses larmes. De nouveau. Encore une chose que les gens ne comprennent pas. Comment on peut replonger dans cette douleur et la revivre encore et encore, même quand on a fait du chemin dans son deuil (et eu un autre enfant depuis, comme moi, mais bordel ça n’a rien à voir, ça ne remplace pas, ça ne guérit pas, ça poursuit juste).

  27. De tendres pensées pour ton petit ange et gros bisous à vous …quant à l’autre article, apparemment le tien d’article a bien fait réfléchir son auteur (j’ai été estomaquée par son article …)

  28. Je n’ai pas d’enfants, pas la prétention de comprendre ne serait-ce que’un dixième de la douleur de celui qui perd un enfant.
    Mais je suis « enfant unique », enfin, de peu… Précédée par un enfant décédé à la naissance, deux ans avant moi. Mes parents, enfin, ma mère surtout, ont fait le choix de toujours me parler de mon frère, d’aussi loin que je me rappelle. C’est sans doute rare, à cette période (j’ai 42 ans). Pour moi, c’était normal, j’avais eu un frère, il n’avait pas eu le temps de poser son empreinte, mais il était là. Enfin, pas des souvenirs constants, mais des références, l »année où ton frère est né », « quand j’ai accouché de ton frère ». Jamais il n’y a eu une once de tristesse dans ces phrases anodines.
    Mais j’ai eu un véritable effet retard à l’adolescence. Une peine atroce pour ma mère, pour cette histoire. Je me rends compte que j’ai porté un poids, qui a peut être été un peu étouffant pour l’ado impressionable que j’étais. Même si, vraiment, nous ne vivions pas avec un fantôme, j’insiste.
    Tout ça pour dire que je n’ai pas de réponse sur la façon de faire vivre le souvenir d’un enfant. Je pense que mes parents ont fait le bon choix et peut être que cette tristesse, je l’aurais vécue pour autre chose. Mais cet absent m’a manqué et je pense que ma tristesse, je n’ai pas osé en faire part à ma mère. Comme quoi, les mots parfois manquent, même dans les familles où on parle…
    Ces journées de sensibilisation au deuil périnatal, elles servent peut être aussi à aider les familles à avoir les mots avec leurs enfants. Ceux qui suivent.
    Plein de pensées à toi, à ceux que tu aimes.
    Quant à l’article, je suis allée le lire. Tout le monde ne peut pas être Desproges. C’est malheureux. Ce qui m’a le plus choquée, ce n’est pas l’article, ce sont les commentaires, y compris de bloggeuses dont j’aime l’écriture également. Guillaume grandira sans doute et il deviendra peut être un vrai écrivain sensible. Il faut avoir un peu de bouteille pour ne pas se casser la gueule quand on parle de la mort et du deuil. Et avant tout, pour faire rire, ik faut aimer et respecter un minimum les gens dont on se moque. Espérons qu’il l’apprenne. Désolée pour ce comentaire à rallonge.

  29. C’est clair que tu n’oublieras jamais mais je peux te dire (comme Ezabel) que je n’oublierai jamais le jour où j’ai lu ton texte et je me rappelle exactement du titre qu’il avait et qui résonne dans ma tête quand parfois j’y pense.

    Perdre un enfant est un des pires choses de la vie, qu’il soit sortir de ton ventre depuis 30 secondes ou depuis 50 ans…

  30. plein de pensées pour toi,ta famille, ton ange <3
    et à chaque fois que tu parles de lui, j'ai une pensée pour ma tante et mon cousin, qui devrait avoir le même âge que mon fils…<3

  31. je laisse rarement de commentaires, je ne lis pas ton blog depuis longtemps mais j’avais déja ratrapé mon retard pour savoir que tu as connu une dure épreuve…et ce billet me donne envie de te dire que même si celles qui n’ont pas vécu cela (dont je fais partie), ne peuvent certainement pas imaginer a quel point tu n’oublieras jamais ta douleur; d’autres deuils peuvent nous faire approcher ton « bagage » pour la vie….
    Mes mots ne sont peut être pas très bien choisis (je suis pas très douée dans l’écriture) mais je voulais juste te dire que depuis que j’ai découvert ton blog je pense souvent a toi et a tes 2 enfants et que je te souhaite que la vie désormais te souris plusss .
    Une pensée pour vous

  32. Tu n’as pas besoin d’être inconnu à cette perte pour ne jamais t’en remettre. Tu peux avoir une grossesse trop jeune du à beaucoup trop d’inconscience, trop peu d’expérience, pas envie de faire un bébé HLM à 17 ans, quand tu n’es pas capable et que tu ne souhaites pas à l’être que tu aime montrer ton incapacité tu prends alors des décisions (la seule vrai erreur de ta vie) irrévocable. Bref tout ça pour dire qu’un coeur n’a pas besoin de battre pour exister. Dans mon portefeuille j’ai sa photo, sur ma conscience j’ai signé le fait qu’il n’aurait peut être plus de frère. De mon côté la faute me revient, mais comme je te comprends (oui chez moi la tristesse appelle le tutoiement !). Enfin désolé, pourquoi ? Je comprends, j’entends et je partage la tristesse. a nos anges partis d’eux même ou par mon ignorance. Bises à toutes. ( PS : Mon humour aurait aimé lire le billet de Guillaume entre mes larmes….)

  33. Cette journée peut être utile pour une personne comme moi. Parce que je ne suis pas mère, que je ne le serais jamais, et que par définition je ne peux pas forcément tout comprendre. Au moins ça me permet, sinon de comprendre, en tous les cas de tenter d’appréhender cette douleur. Je n’y ai jamais été confrontée, et peut-être que j’aurais pu avoir la maladresse de ces phrases. Parce que je n’aurais pas su quoi dire, parce qu’on se sent parfois obligé de dire quelques chose, alors qu’il suffit d’être là, d’écouter et de comprendre la douleur.

  34. c’est un bel article, je suis du coup allée lire l’article suite au décès de ton ange… j’aurais pu écrire le même, quasi mot pour mot 5 ans plus tôt, ton Ange a donc rejoint le mien, ma petite Tamara, envolée comme ça, soudainement à 38.5 SA le 15 aout 2005
    Toutes mes pensées, et des tonnes de bisous

  35. Tellement touchant! il fait parti de votre histoire…
    J’ai eu à accompagner des parents (de par ma profession) et je leur trouve un énorme courage, je les admire d’être si digne! Vraiment, ils ont une force!!! Pas sûre de si bien m’en sortir à leur place…Je fais de mon mieux pour les accompagner pas les consoler,c’est la différence. Les gens qui ont été maladroits avec toi voulaient essayer de te consoler mais dans ces moments, que dire? que faire?
    Je pense à eux..souvent…
    Je vous admire les filles!!!

  36. Hello Ginie,
    je n’ai pas vécu à proprement parler de deuil périnatal, puisqu’Emilie a vécu 9 semaines, en réa néo-nat voici plus de 33 ans déjà, mais je suis de tout cœur avec toi, pour avoir entendu les mêmes phrases qui se voulaient consolantes et ne faisaient que nier le drame que nous vivions…J’ai eu depuis, et après moult difficultés tant obstétricales que psychologiques deux enfants de 25 et 18 ans, mais rien, ni eux, malgré l’amour que je leur porte, n’a pu me faire oublier Emilie, je la porterai en moi jusqu’à ma mort…. Je ne te console pas en disant ça, mais cet enfant qu’on porte en soi et qui restera éternellement un tout petit bébé, est tout ce qui reste d’une vie qui n’a pas eu lieu, et tout ce qui nous reste de lui. Et heureusement qu’on n’oublie pas.

  37. Je ne sais pas quoi (te) dire si ce n’est que je suis « sensibilisée » à ce risque, alors que j’en suis à presque 12 semaines de grossesse. Je ne sais pas si je surmonterai « plus facilement » ça, si ça m’arrive, mais je sais que ça me stresse beaucoup, en tout cas…

    Et quand j’imagine le perdre (j’en fais des cauchemars), ben, je ressens un tel vide ! Non, je sais déjà que je ne m’en remettrais pas si facilement…

  38. Bizarrement c’est la première fois que je fais le lien entre ma sœur, qui devrait avoir 35 ans mais n’a eu que 3 jours, et ton ange.
    Ma maman n’oublie pas (mon papa plus pudique n’en parle pas), la douleur est toujours présente mais un peu en sourdine et ressort notamment lorsqu’il y a des reportages sur les maternités.
    Je ne l’ai pas connue mais elle fait partie de l’histoire de mes parents et donc cela me semble important de partager leurs maigres souvenirs.

    Tu n’as pas à t’excuser de penser à ton ange ! L’inverse serait même plutôt étonnant.

  39. Merci pour ton article. Quand ma belle soeur a perdu son bébé pendant sa grossesse je ne savais pas comment réagir. J’ai beaucoup surfé sur internet pour essayer de comprendre ce que l’on attendait de moi. Je suis tombé sur un blog d’une femme qui expliquait ce qu’elle ne supportait pas d’entendre (comme toi tu viens de le faire) et j’ai essayé de m’appliquer à ne pas sortir ces phrases que j’aurai sorti parce que ce sont celles qui sortent quand on ne sait pas quoi dire. Je suis sure que ton article tombera dans des mains de femmes comme moi et que ça permettra d’éviter de blesser des femmes comme toi

  40. Je n’ai pas vécu ce que tu as vécu, mais étant maman, je pense qu’il est assez facile de comprendre ne serais-ce qu’une fraction de ce qu’une pareille perte peut représenter.
    Je suis sidérée du manque de tact que les gens ont pu avoir envers toi (et ton homme).
    Ma soeur a fait une fausse couche en début d’année. C’est vrai qu’on ne sait pas quoi dire dans ces cas la… je pense que le deuil doit se vivre et que si la personne doit en parler beaucoup, le rôle des autres est de l’écouter et de la laisser vivre sa peine à sa façon.
    Je crois que ce que j’avais dit à ma soeur à l’époque, c’est : pleure… je suis la pour toi… et j’ai aussi pleuré avec elle…
    Je n’ai peut être pas été celle qui lui aura remonté le moral mais je ne crois pas que c’était mon rôle…
    Chaque chose en son temps.
    J’ai partagé ton article, il m’a beaucoup touché…

  41. Nous avons été touchés dans ma famille par des drames similaires, il y a bien longtemps et récemment encore.
    Quel que soit le temps qui passe le souvenir reste présent, la douleur s’estompe mais est toujours présente.
    Je suis très touchée, comme souvent lorsque je te lis, et je pense fort à toi ma belle <3

  42. Moi qui ai vécu le décès de mon fils (de MSN) alors qu’il avait 7 mois, je suis forcement touchée par ton article, et tu exprimes très bien ce que doit être cette sensibilisation… Parce qu’on oublie jamais, il convient a notre entourage d’etre « sensibilisé »…
    Aujourd’hui, comme tous les jours, je pense à mon petit Jules, qui doit peut-être jouer avec ton ange… et qui nous manque tellement.

  43. J’aurais pu écrire le même article (avec moins de style sûrement).
    Certaines ont besoin d’en parler beaucoup pour soulager leur peine, pour avancer; d’autres (comme moi) préfèrent garder tout ça.
    C’est vrai que les gens sont maladroits, mais au fond, on sait qu’ils essaient de nous réconforter…
    Mon père me l’a sorti alors que j’étais en larmes « tu en fera d’autres… », je ne lui en veux pas. Je suis sa fille et je peux imaginer sa peine aussi à ce moment là.

  44. Bonjour.
    Et merci pour cet article, les mots sont si justes.

    J’aimerais juste réagir sur ton P.S. « *Le deuil périnatal concerne les pertes d’enfants entre la 24ème semaine de grossesse et 7 jours de vie,  »
    Je ne suis pas d’accord. J’ai perdu mon ange plus tôt (IMG à 16 semaines) et pourtant je suis bien une mamange.

    Une pensée à tous les anges pour cette journée si particulière

  45. Merci pour ce joli article. En effet, tu illustres très bien les paroles blessantes que certaines personnes n’hésitent pas à balancer. Ma grand-mère n’a accordé aucune signification à la mort de mon petit frère, lors de l’accouchement à 7 mois de grossesse… Enfin, je crois que personne n’y a accordé d’importance, à part, bien sûr, mes parents que ça a détruit pendant une dizaine d’années… Surtout que non, eux, ils n’ont pas pu en « refaire d’autres »…

  46. dis-moi Guillaume si tu « exècre profondément ceux qui se lamentent sur Internet, qui se livrent et qui se donne l’impression d’exister auprès de gens qui ne sont la que pour se nourrir de leur malheur. Je trouve ça malsain, impudique et totalement ridicule » tu dois te dégoûter toi-même alors puisque ton blog est une façon de te livrer aux autres de manière impudique et te donne l’impression d’exister auprès d’internautes tellement débiles qu’ils ont aimé ton billet…..

    certes il y a des voyeurs sur les forums mais si tu savais de quoi tu parles tu saurais qu’il peut y naître de vraies amitiés entre des personnes qui ont des points communs, en l’occurrence la souffrance et l’incompréhension des nombrilistes comme toi qui nous entourent

  47. J’ai supprimé le lien vers le billet de Guillaume, j’aimerais vraiment que les commentaires se concentrent sur le sujet plutôt que sur ce billet. Tout a été dit, son billet est gerbant, il s’est excusé, ça ne sert plus à rien d’en parler.
    Merci !

  48. Une pensée toute particulière pour toutes celles et ceux qui de près ou de loin, ont approché douloureusement le deuil périnatal.
    Un grand merci à l’Association Petite Emilie qui chaque jour soutient de nombreuses familles endeuillées, et qui sait prendre le temps de venir in-« former » les jeunes générations de sages-femmes à l’approche et au soutient face à ces terribles drames.

    http://www.petiteemilie.org/

    <3 A Lucas, étoile parmi tant d'autres …

  49. Quel bel article !
    Enceinte de 29 SA j’en ai 1 frousse bleue, besoin « de le bercer » de prendre du temps, 1 minimum malgré les responsabilités au taf, la cadence que je lui impose…
    1 amie allitée à 25 SA depuis 2 jours, bébé ne grossis pas, trop petit, analyse pas top … je suis là pour elle. Sans en faire de trop… enfin j’espère.
    Ca me ramène tellement au fait que tout peut s’arrêter.

  50. Très joli texte, qui fait beaucoup réfléchir en fait.

    Je trouve qu’il faudrait parler de deuil périnatal pour des pertes d’enfant avant même la 24è semaine… Car, même perdre un bébé à 4 / 10 / 16 / 20 semaines est une épreuve que je ne souhaite a personne.

    Je pense très fort à tous ces petits ange qui auraient fait de magnifiques enfants…

  51. Tu vois j’y pense souvent à ce deuil parce que je le l’ai vécu il y a quelques années par le biais d’amis. Le pire, c’est d’aller enterrer au cimetière cette petite personne que j’ai vu grossir dans le ventre de sa maman et qui est partie rejoindre les anges. Je me souviens de toute cette douleur et de cette peine comme si c’était hier.
    Je devais être la marraine de cette petite fille. Je la garde dans mon coeur même si elle est partie comme une plume vers l’infini.
    On n’oublie jamais une telle histoire. On vit avec chaque jour de sa vie.

    On la garde dans son coeur et dans ses pensées.

    Depuis je suis devenue la marraine de son grand frère. Mais c’est une autre histoire un autre chapitre.

    C’est certes dur, tragique mais c’est là, dans notre histoire.

    J’ai une pensée pour ton petit ange. Et comme le disait une lectrice j’ai l’impression de l’avoir connu. Que cet ange fait parti intégrante de votre famille.

    Mille pensées pour nos petits anges et des bises,

  52. Quand je lis certains commentaires ça me fais peur. Je me dit que je suis partie pour toute ma vie a avoir ce manque. Le manque de mon petit ange qui ne sera jamais comble. Et dire que je n’ai que 22 ans… Je ne suis juste pas d’accord dans cette article quand je vous qu’un deuil périnatal « commence » a 24 semaines. J’ai perdu mon fils (car pour moi c’est mon fils) a 22 semaines. Et quand on perd un bébé ou enfant il n’y pas d’âge. Je tenais juste à signaler ce détail qui ma interpelle. Pensée a nos petits anges.

  53. Merci à tous pour vos commentaires, vos témoignages et votre soutien <3

    Duduche et Alex-iia39 : Je ne remets pas en cause votre douleur, je donnais juste techniquement la définition du deuil périnatal. Je me suis d'ailleurs trompée, je rectifie, c'est entre la 28ème semaines de grossesse et 7 jours de vie.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Mortalit%C3%A9_p%C3%A9rinatale#D.C3.A9finition
    Ce ne sont que des mots, des règles, mais ils importent peu et la douleur n’est pas mesurable en jours ou semaines. D’ailleurs, des pétitions circulent pour changer la loi à ce sujet et ouvrir le livret de famille aux enfants partis plus tôt.

    1. Ben tu vois je ne connaissais pas cette définition.

      Pourtant j’ai bien pu faire inscrire mon ange au livret de famille.

      Je vais aller de ce pas fouiller sur le web pour trouver ces pétitions dont tu parles

  54. Les mots sont très justes et sonnent fort.
    Comme toi, (à 1 mois d’écart) , j’ai vécu ce drame. ça a été très dur et encore aujourd’hui, je pleure ma fille.
    Célestine est née à presque 24 SA et est sur notre livret de famille. Je pense que la loi a changé il y a quelques années et passe ainsi la reconnaissance des enfants partis trop tôt à 22 SA.
    Pensée pour eux…

  55. Des pensées pour ces anges et ces familles meurtries. Lorsque j’ai donné la vie à ma fille, une femme, dans la chambre à coté, mettait au monde son petit garçon dont le coeur avait oublié de battre. Ce petit garçon s’appelle Léo. Je ne l’oublierai jamais, à chaque anniversaire de Lily-Rose, il y a une bougie de plus en la mémoire de Léo.

  56. moi aussi j’en ai perdu un, le premier, pas encore né. arrêt du coeur, qu’ils disent. ça arrive, « c’est la nature qui rectifie son erreur »…
    n’empêche qu’on y pense toujours.
    il aurait dû naitre vers le 20 octobre. (aujourd’hui)
    il y a 11 ans.
    j’avais acheté des petits chaussons verts. je les ai gardés mais pas utilisés pour les autres.
    pensée… 🙂

  57. Arrivée sur ton blog par le hasard des liens un jour où je m’ennuie au boulot …
    Je m’estime « sensibilisée » via la lecture d’articles, interviews etc, je savais qu’il n’était pas si rare de perdre un enfant pendant ou juste après la grossesse et que c’était un deuil comme un autre, si je puis dire. Aujourd’hui, alors que ma soeur attend les résultats d’une amnio, ça me fait une belle jambe …voir même ça me fait encore plus angoisser que si je ne l’étais pas, je n’en aurai pas moins de chagrin si le résultat est mauvais, et j’espère que je n’aurais pas prononcé une de ces phrases tellement ahurissantes.

    bref, je ne suis pas convaincue que la sensibilisation soit si utile pour l’entourage. Comment peut-on apprendre aux gens à être sensibles, à essayer de se mettre à la place des autres ou à faire preuve d’humanité et d’empathie?

    Nonobstant ce premier commentaire un peu critique, je voudrais aussi te dire que j’aime beaucoup ton blog ; tes billets sur ta famille et tes enfants m’ont touchée, et les autres m’ont bien fait marrer (mais moi, groupon m’a remboursée, tralalère)!

  58. Bonsoir,

    J’ai eu connaissance de ton blog par le billet de « paroles de papa ». Le 1er billet que j’ai lu m’as attiré a lire d’autres de tes billets.
    Puis je vois « sensibilisation au deuil périnatal » !

    Concernée, je le suis puisqu’en 2009 j’ai eu une IMG. Mon bébé avait 16 semaine de grossesse. Nous l’avons reconnu et appelé Ange.

    Ton texte m’a beaucoup touché car il est vrai. Comme je le dit souvent, seules les personnes qui ont vécu ce drame savent trouver les mots pour dire notre douleur.

    En ce qui me concerne, le décès de mon petit Ange a été très difficile. J’ai eu un suivi psy mais NUL ! La nana n’avait pas l’air de comprendre ma douleur.
    Le soutien, OUI je l’ai trouvé sur le net ! Moi qui n’aimais pas du tout les forum et trucs du genre, j’ai fait une recherche pour comprendre ce qui arrivait à mon bébé et je suis tombé sur un forum.

    J’ai retourné la question 36 fois et puis je me suis lancée et j’ai posté.
    Très vite, j’ai eu des réponses à mes questions, des conseils pour le jour de l’IMG (doudou, appareil photo….) et surtout du SOUTIEN

    J’avoue franchement que ce sont ces mamanges qui m’ont aidées bien plus que mon entourage ou la psy. Elles qui ont trouvés les mots juste. Elles qui avait vécu ce drame, savait de quoi elles parlaient et m’ont aidé à remonter la pente.

    Ces mamanges, sont devenues des amies aujourd’hui. Un lien très fort s’est créer entre nous toutes. Un lien indescriptible mais indestructible.
    Moi qui ne croyait pas aux amitiés d’internet et bien si ça existe, c’est possible !!!

    Aujourd’hui, on est présente les unes pour les autres…
    Sans elles, je n’en serais pas là où j’en suis maintenant <3

    Puis on fait d'autres rencontres, des mamanges aussi, et à chaque fois le soutien est là, très vite ! Pour les hauts, les bas, les angoisses qui nous hantent quand on "re"fait des projets bébé et puis pendant la grossesse !

    Bref pour en revenir à ton article, j'aimerai que le maximum de personnes le lise. Je te demande donc l'autorisation de le partager via facebook si ça ne te dérange pas ?

    Et juste un détail : le deuil périnatal concerne le décès d'un enfant à partir de n'importe qu'elle semaine de grossesse. Mais comme tu le dit beaucoup essaye de faire changer la loi !

    Merci encore pour ton billet si touchant !

  59. Ça me parle tellement…
    « Tu as le temps, tu en auras d autre »…
    Quelle phrase horrible que l on arrête pas de me sortir… alors oui, je suis pour cette sensibilisation….

  60. Ginie, quand je te lis sur ce sujet, qui me touche parce que… parce que je suis mère et que je ne veux même pas imaginer la douleur, enfin si, je l’imagine et mon coeur se brise à cette idée, bref quand je te lis sur ce sujet, j’ai juste envie de te rencontrer en vrai, et de te serrer fort dans mes bras.

    Voilà, c’est tout.

  61. Je ne fais pas partie de ces mamans qui ont perdu leur enfant. Certains disent foetus, je trouve que c’est à vomir, c’est comme si on parlait d’un objet, d’un truc médicale. Alors que pour nous, à peine enceinte, c’est déjà notre bébé, notre enfant.
    Je n’ai jamais connu ta douleur, et je prie pour ne jamais la connaître. Mais la façon dont tu en parles, me fait davantage chérire ma grossesse ainsi que la présence de mon aînée. Alors merci de m’avoir fait prendre conscience qu’avoir une grossesse et des enfants en bonne santé, ce n’est pas banale, c’est une chance, car ce genre de drame peut arriver n’importe quand, quand bien même on serait la plus attentive des mamans. Alors, merci, merci beaucoup

  62. Bon bah voilà, je suis à 6 jours de mon terme (Mogwai ne veux pas sortir pour l’instant). Je savais que je n’aurais pas du venir lire ton billet mais connaissant ton histoire, je me suis lancée et bien sure, ton post me bouleverse (bon il me reste 3 heure avant que mon mari rentre, ça me laisse le temps de sécher mes larmes, on dira que c’est les hormones). Je trouve important d’être informé sur ce deuil et la sage femme chez qui je fais les cours de prépa nous en parle également pendant un cours de deux heures donc merci pour ce billet Ginie.
    Aurélie R. qui faute de se saouler à la Despé va se faire un chocolat chaud. Des bises.

  63. Ce que je ne comprends pas c’est qu il faille donner une date a ce bébé pour faire reconnaître un deuil périnatal j’ai perdu mon bébé à 20 semaines…

  64. Juste des pensées, des bisous (oui je sais on ne se connait pas mais bon je ne peux pas m’en empêcher, mes copines m’ont toujours dit que j’étais très tactile !!) et des câlins(oui trèèès tactile !!!) parce que en tant que maman je ne peux (mais ne veux pas) qu’imaginer ce que tu as traversé.
    Le reste, les blogs, les comm méchants… tout cela n’est que du blabla.
    PS: et encore une fois tu es vraiment trèèèès forte dans ta façon d’écrire, bravo et merci.
    Marine la californienne
    PS bis: si tu as besoin de vacances, tu sais que mon canapé lit est dispo !!

  65. ah ces petites phrases de « réconfort »……J’ai eu droit à de bien belles quand on m’a ôté l’utérus, le pompon étant « au moins vous vous baignerez tout l’été sans souci… »
    De quoi rester sans voix
    biz à ginie qui sait si bien mettre les mots sur nos maux

  66. Je viens juste de découvrir ton billet et comment dire : tout est dit ! Tu as réussi à dire tout ce que je voudrais pouvoir dire . J’ai perdu mon bébé ange le 17/05/2014 d’une triple circulaire, j’étais à 35s/4 .Pour moi avant ce drame, jamais je n’aurai penser que cela puisse se produire surtout que j’ai déjà 4 enfants donc pour le 5 ème tout aurai dû se dérouler normalement….Mais une fois touchée, je me suis rendue compte que c’est un sujet très peu abordé, et qu’il faut plus de communication à ce propos. Pas pour affoler les futures mamans, mais juste pour que les personnes sachent que cela arrive encore et souvent. Merci et bises à ton ange.

  67. Complètement d’accord avec ce que tu dis….jusqu’à la fin où une petite phrase me glace le sang…
    Quand on a perdu son bébé à 18SA on a pas le droit d’être des parents qui vivent un deuil périnatal??

  68. Merci beaucoup pour vos petits mots d’humeur, vous me rendez le sourire malgré la triste qui m’envahit par moments. Ma petite Calypso morte à 5 mois de grossesse, par la faute d’un cordon idiot autour de son petit cou, elle me manque, ma douleur est invisible. Il faut s’entourer, se protéger, et pourquoi pas se faire aider par des professionnels, qui éviterons normalement les écueils de la maladresse.
    Mes amitiés à toutes les mamananges, papanges et tout leur entourages.

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *