La panique

Biarritz 2

La première fois, j’étais au lycée. C’était la chandeleur,on s’était dit que ça méritait bien de sécher les cours, on s’était retrouvés avec trois copains à faire des crêpes chez ma mère qui, elle, n’avait pas séché le travail.
Le poste noir posé sur le frigo diffusait ma chanson préférée de Led Zeppelin, Babe I’m gonna leave you, j’étais assise à la table, chaise de droite, il faisait chaud, Olivier était en train de tirer sur le joint qu’on avait partagé pendant que Véro engloutissait une nouvelle crêpe, on parlait du prof de physique qui, le matin même, m’avait postillonné dessus en m’expliquant un exercice, la fenêtre était entrouverte et je portais un 501 bleu. Autant de détails que la mémoire digère rapidement, hormis quand un évènement les incruste profondément. Un traumatisme, on appelle ça.
On sortait d’un fou rire. J’ai relevé la tête et c’est là que ça s’est passé. Ca a sûrement duré un quart de secondes, j’ai l’impression que ça a duré des heures. Tout ce qui m’entourait s’est mis à sauter, tout était comme irréel. Comme si j’étais au beau milieu d’un rêve. J’ai eu besoin de m’accrocher à la table pour me persuader que j’étais bien là.
Pendant de longues minutes, j’ai essayé de reprendre pied dans la réalité, mais ça montait, par vagues, amplifié par l’angoisse. Mes copains ont fini par m’allonger dans mon lit, rangé la cuisine et sont partis. Je grelotais, j’avais tous les muscles tendus, le cerveau qui se prenait pour un océan déchaîné et une seule certitude : j’allais crever, là, seule dans ma chambre, sans pouvoir dire au revoir à mes parents. Je me souviens nettement que j’ai voulu me lever pour écrire un mot d’adieu, mais mes jambes ne me portaient pas.

J’ai appris plus tard que ça portait un nom : la déréalisation. Ca arrive parfois quand on fume des pétards. J’en avais déjà fumé, pourtant. Je n’en ai plus jamais fumé par la suite, en revanche.
Ceux qui en ont fait l’expérience sont unanimes : c’est terrible, et pas dans le bon sens du terme.
Chez ceux qui ont un terrain anxieux, c’est souvent le point de départ d’attaques de panique. C’est mon cas.
Depuis maintenant plus de 20 ans, il m’arrive de faire des attaques de panique qui se manifestent par des vertiges, des nausées, le coeur qui va exploser, des engourdissements et la certitude que je vais revivre cette sensation terrible ou pire, que je vais mourir.
Avec le temps et l’expérience, les crises sont devenues rarissimes. Quand elles s’imposent quand même, j’arrive à vite leur régler leur compte grâce à la respiration. Pourtant, ça a déclenché un trouble bien chiant : l’agoraphobie.

L’agoraphobie, tout le monde pense que c’est la peur de la foule. C’était ça, avant, mais ça a changé. Aujourd’hui, l’agoraphobie désigne la peur de faire des attaques de panique et la mise en place d’évitements.
Concrètement, l’agoraphobe a peur d’avoir peur. Alors il évite toutes les situations qui pourraient le mettre en situation d’angoisse.
Certaines personnes ne sortent plus de chez elles. Ca n’a jamais été mon cas, il y a même eu une dizaine d’années durant lesquelles je n’y pensais plus. Et puis un traumatisme a tout fait remonter.

Je vis à peu près normalement. J’essaie de ne me priver de rien, de ne jamais refuser une sortie et de surmonter mes angoisses quand elles se pointent, mais j’ai jalonné mon quotidien de plein d’évitements. Je prends les petites routes plutôt que la rocade. J’évite les magasins et les routes aux heures de pointes. Je préfère sortir le jour que la nuit. Je préfère partir près de chez moi que loin. Si je pars loin, il faut que je sois accompagnée de mon mari, ma mère ou ma sœur. J’opte plus facilement pour des lieux que je connais. J’ai toujours dans mon sac de quoi m’occuper l’esprit, au cas où (livre, téléphone, musique). Je ne prends pas les transports en commun. Je ne bois pas d’alcool, pour garder le contrôle. Je préfère me taper ma belle-mère pendant quinze jours plutôt que prendre l’avion. Etc.

Ce n’est pas handicapant au quotidien, puisque je fais en sorte de rester dans un univers que je connais.
Mais dernièrement, j’ai eu l’occasion de pas mal bouger, et je me suis rendu compte que ça pouvait devenir problématique. Pour mon premier roman, j’ai refusé des séances dédicaces parce qu’elles avaient lieu loin de chez moi. Pour le prochain, je ne veux pas me limiter. Je VAIS aller un peu partout, pour vous rencontrer.
Alors, pour commencer à m’y habituer, quand on a envisagé l’idée de passer un week-end à Biarritz avec Cynthia, Serena et Sophie, j’ai dit MAIS OUIIIIII !
Inconsciente ?
Oui, c’est moi.

Plus la date du départ approchait, plus j’avais le coeur qui se prenait pour David Guetta. A une semaine du départ, j’ai commencé à mal dormir.
Biarritz, c’est à deux heures de route de chez moi, de mon foyer rassurant, de ma tranquillité. Je partais loin, mon angoisse tapie dans la valise, et je savais qu’elle allait rapidement en surgir.
Qu’est-ce qui m’avait pris de me lancer là-dedans ?
Je me voyais déjà, en boule dans un coin, le monde qui m’entoure complètement cotonneux. Le truc improbable puisqu’une crise ne se passe absolument pas comme ça. Quand j’en fais une, personne ne le voit. Mais quand on a peur, ce n’est plus la raison qui dirige.

Trois jours avant le départ, j’ai fait part au mari-presque-tout-neuf de mes appréhensions :
– J’ai envie de faire caca à chaque fois que je pense à Biarritz.
– A cause du chocolat ?
– Non, à cause de la trouille.
– Ah.

Il est resté silencieux pendant quelques minutes. J’espérais qu’il ne se représentait pas mentalement ce que je venais de lui confier.
Et puis il a sorti :
– Tu veux qu’on vienne ?
– Ben non, c’est un week-end entre filles…
– Mais on ne vient pas avec vous. On va dans un autre hôtel pour le week-end, on ne se voit pas mais tu sais qu’on n’est pas loin. Si tu as besoin, je suis à côté.
Mes intestins se sont instantanément dénoués. Puis renoués d’émotion face au sacrifice qu’il était prêt à faire pour moi.
– Ca va, un week-end à Biarritz avec mon fils, y a pire, il a dit pour me déculpabiliser.
Je vous passe les détails du reste de la soirée.

Je leur ai donc réservé deux nuits dans un hôtel d’Anglet et j’ai retrouvé le sommeil et la tranquillité d’esprit jusqu’à l’avant-veille du départ.
Jusqu’à ce que la température de mon fils se mette à monter, monter.
Le médecin a dit que c’était sans doute un petit virus, que ça passerait sous 48 heures et ne l’empêcherait pas de partir en week-end.
Soulagement.
La veille, en le couchant, j’ai découvert le premier bouton.
Le lendemain, il en avait partout.
La varicelle s’était invitée à la maison.

J’ai envisagé une seconde de ne pas changer les plans.
Il n’avait pas l’air de souffrir, il était en forme, il suffirait de faire attention à ne pas approcher de femme enceinte et basta.
N’importe quoi.
Je ne pouvais pas lui faire ça. Il serait bien mieux au chaud à la maison, avec son environnement familier et ses parents.
Son père ET sa mère. Il avait besoin de moi.
J’allais annuler, tant pis.

Putain.
Je ne pouvais pas annuler. Cynthia était déjà arrivée chez moi et Serena, qui avait plus ou moins les mêmes angoisses que moi et un enfant fiévreux, avait fait un effort surhumain pour prendre le train le matin après avoir failli renoncer. Je ne pouvais pas les lâcher.

Je n’avais pas le choix. Pour la première fois, j’allais devoir affronter mon angoisse. Seule.

Là-bas, il y a eu un ou deux moments où je l’ai sentie monter. Mais elle repartait aussitôt, chassée par ce sentiment qui m’était jusqu’alors inconnu : la certitude que j’étais capable de gérer.

Si j’avais renoncé, je n’aurais pas vécu ça. Venez, je vous embarque.


Je n’aurais pas eu des fous rires à m’en faire mal au ventre, à en pleurer, à en avoir des crampes aux pommettes, je n’aurais pas discuté pendant des heures de choses que je ne confie qu’à mes proches, je n’aurais pas pris un grand bol d’oxygène face à ces paysages fabuleux, je n’aurais pas découvert le Regina, hôtel magnifique, son restaurant à se damner et son personnel adorable, je n’aurais pas eu un massage de folie, je n’aurais pas enfilé mon string en papier à l’envers, je n’aurais pas été mouillée jusqu’aux fesses par une vague, je n’aurais pas emmagasiné des souvenirs qui me font sourire à chaque fois que je me les repasse. Je n’aurais pas gagné trois amies.

Biarritz 3

Biarritz 4

Biarritz 5

Biarritz 6

Biarritz 7

Cette photo a été prise PILE au moment où une vague nous a surprises par derrière. On était habillées, bien sûr.Biarritz

Depuis que je suis rentrée, mes appréhensions (anticipations, comme dit mon psy) viennent encore me rendre visite avant une sortie, une soirée, un truc inhabituel.
Mais maintenant, je sais que je suis plus forte qu’elles. Elles ne m’empêcheront plus jamais de fabriquer des souvenirs magiques.
Vous pouvez venir, je vous attends de pied ferme. Je vais vous niquer votre race.

Je tiens ce blog depuis 7 ans et je ne vous avais quasiment jamais parlé de ça. Je l’avais évoqué en surface, tout au plus.
Si je le fais aujourd’hui, c’est d’abord parce que je crois que certains pourraient se reconnaître dans ces troubles, on est bien plus nombreux qu’on le pense. Il se peut que ceux qui ne sont pas concernés ne comprennent pas et me prennent pour une illuminée. Si ça peut en aider un, je prends le risque.
Et aussi parce qu’en le posant ici, je ne pourrai plus me défiler.
Et puis un peu pour vous faire partager un bout de ce séjour fabuleux avec trois nanas fabuleuses.

Ginie,
Je ne suis pas folle vous savez

PS : Serena a raconté le séjour ici, ici, ici et ici, et Cynthia . Vidéos à l’appui.
PPS : Merci infiniment à l’hôtel Regina et Thalasseo, qui nous ont invitées.

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62 comments

    • Melanie   •  

      (whaouh je suis la 1ère à commenter, je suis toute contente ! C’est bête hein ?! On est d’accord :)).
      Bref. Une grande victoire pour toi en tout cas ! Bravo :) Je ne me sens pas concernée, mais je ne te prends pas pour autant pour une illuminée !

  1. Mi   •  

    Comme je te comprends.
    Pour ma part ce n’est pas tant la distance d’un rendez-vous qui me bloque que de trouver des toilettes sur le chemin, au cas où les intestins se nouent à l’insue de mon plein gré. (Bon appétit bien sûr …)
    Courge et bonne route : tu tiens le bon bout : chaque tour du monde débute par un petit pas.

    • Mi   •  

      « Courage » pas « courge » hein …

    • Enfin, je ne suis pas seule alors ! ouf, que ce message fait du bien ! et Mi, pour ma part, j’ai téléchargé une application ToiletFinder sur mon portable qui a bien fait rire mes gars… :=) (et sinon, la méditation et relaxation m’aident beaucoup pour maîtriser ce stress de ne pas trouver de toilettes si toutefois j’en avais besoin…Il paraît que j’ai peur de lâcher prise, de ne pas pouvoir maîtriser toutes les choses…)

  2. Niphargus   •  

    Bravo Ginnie! Coeur coeur pour toi!

  3. Emeline   •  

    Bonsoir Ginie ! :)
    Moi je trouve que ce billet raconte avant tout la naissance d’une belle amitié :))).

    Tout comme ceux de Serena (dont je ne connaissait pas le blog jusqu’alors), ça m’a donné des frissons de vous avoir lu l’une et l’autre, de voir que l’amitié peut vaincre beaucoup – ou donner du courage pour vaincre en tout cas, et ça donne un sentiment assez magique je dois dire. Ca donne de l’espoir, et je suis intimement convaincue que les personnes qui nous entourent sont bien meilleurs que tous les stabilisateurs d’humeur, antidépresseurs, anxiolytiques, somnifères et autres.
    Le tout c’est de trouver les bonnes personnes et j’ai bien l’impression que vous 4, vous vous êtes bien trouvées !!

    Bises à paillettes !

  4. Marielaure   •  

    Merci d’avoir mis des mots sur ce petit soucis, j’en ai les larmes aux yeux, si si … Je croyais être folle mais non en faite, ou en tous les cas je ne suis pas la seule folle. J’ai la chance de ne pas avoir trop peur de partir loin de chez moi mais pour le reste je m’y retrouve malheureusement. Parfois tout nous sourit , on oublie la peur et la vie continue et parfois c’est tout le contraire et tout devient un effort, une aventure. J’en rigole souvent en me disant qu’au moins ma vie ne sera jamais ennuyante et prise dans le train train quotidien! Ton récit en est la preuve. Merci.

  5. Mona   •  

    Bonjour Ginie,
    Ça fais un bien fou de voir ces mots posés par quelqu’un d’autre que soi. Mes paniques à moi sont presque toujours noctures et d’autant que je m’en souvienne, elles ont toujours fait partie de ma vie.
    Comme toi, elles (je préfère pas les nommer finalement ça les rends plus insignifiantes) ne m’empêchent presque pas de vivre, je m’en arrange.
    Elles prennent parfois le contrôle de mon corps et surtout de mon côté hypocondriaque (tiens, comme c’est bizarre).
    Du coup, merci pour ce bel article, même si maintenant j’ai envie d’aller à Biarritz !

  6. Fanny   •  

    Je suis très fière de toi ma Paupiette.

  7. Clo   •  

    Ce que je te comprends. J ai l impression que plus le tps passe et plus je suis sujette à la panique, l angoisse et l hypocondrie ++. Une douleur dans le bras gauche ça y est je vais mourir, un week-end chez la belle moche qui vit en pleine campagne pour que me vienne en tête « si je fais un malaise cardiaque ici je vais y passer les secours seront jms là à temps. » et hop dans la minute j ai mal dans le coeur. Je sens mon coeur qui bat dans les grandes surfaces, au boulot parfois. Je commence à flipper sur la route. J essaye de ne pas m empêcher trop de choses mais même les salles de ciné m oppressent. Bref la liste est longue.. Jms je n ose en parler, peur qu on me prenne pour plus barrée que je ne le suis déjà ! :D

  8. Milie   •  

    Bravo !! (je comprends mieux ce que tu me répondais à chaque fois du coup).
    Bisous !

  9. Beuleu   •  

    yeaaaaaaaaaaaaah !!! Y’aura ptet des dédicaces loin, alors (émoticon qui sifflote :P )

  10. armelle1206   •  

    Bravo les filles… Bravo Ginie Vous m’avez fait rire… je penserais à vous dans quelques mois quand je serai sur la même plage…. Merci de ce partage… Et bonne chance pour les prochaines sorties.. J’espère que le pitchoun va mieux…. Des bisous…

  11. Rachel L   •  

    Trop top la réaction de ton homme… Et tu n es pas folle

  12. Snoph   •  

    Je trouve ça génial que tu l’exprimes, une bonne façon de lui faire la peau.

    Et sinon, je serais bien venue paniquer avec vous <3

  13. Christelle   •  

    Bonsoir, je ne commente jamais d’habitude je me contente de savourer vos écrits :) Mais là, j’ai juste envie de vous dire félicitation, quel courage ! Et aussi que vous avez un merveilleux mari. Encore bravo :)

  14. Letis   •  

    Ginouille ma couille on est copines d’agoraphobiiiiiiiiiie!!!!
    J’en souffre aussi beaucoup mais je me soigne! C’est pas tous les jours facile ça c’est vrai! Encore pas plus tard qu’hier soir j’ai du prendre mon quart de Lexomyl au resto parce que : grande ville/resto/salle pleine/ dos à la porte/ traumatisée par les attentats= l’attaque de panique qui pointe le bout de son nez.
    Si tu es ok j’aimerais bien qu’on échange sur le sujet toutes les deux : on pourrait se donner des tuyaux!
    Bisous!

  15. cecile   •  

    Une de mes amies m a envoye votre post.
    Merci beaucoup d avoir partage ces moments.
    Je souffre de la meme chose en pire je crois.
    Je prends d ailleurs un traitement car je n avais plus du tout de vie meme avec ma famille proche que j aime ca s appelle des TAG troubles d anxiete generalises.
    Depuis je revis enfin je vis quoi.
    Je ne m interdits plus rien je suis meme partie 15 jours aux USA chose impensable il y a 5 ans en arriere.
    Meme si je ne suis pas du tout pour les traitements et j ai horreur des medecins mais parfois il faut aussi savoir se faire aider quand meme notre courage ne suffit plus.
    Alors un petit cachet par jour pour pouvoir vivre comme tout le monde et ben tant pis je prends.
    Vivez profitez des gens que vous aimez rien ne vaut la vie.
    Bonne continuation et continue avec ce courage et cette force

  16. Chab   •  

    Bonsoir Ginie,
    Merci pour cet article, je me sens beaucoup moins seule.
    Pour ma part, mes attaques de panique m’empêche de vivre, enfin pour être honnête, elles empêchent de vivre aussi mon chéri.
    Ça fait maintenant 8 ans qu’il ne travaille plus pour rester avec moi parce que je suis incapable de rester seule chez moi ou même de sortir dehors seule. On est maintenant bloqués dans ma spirale d’angoisse sans savoir comment ni quand je m’en sortirai.
    J’ai même été obligés d’expliquer brièvement à ma fille de 8 ans pourquoi ses parents ne travaillait pas, pourquoi maman ne pouvait pas accompagner les sorties scolaires…
    Tout ça pour te dire que ton post m’a quand même rendu un peu d’espoir, je vois que oui on peux se pousser au cul et réussir.
    Si tu as des astuces, des idées pour positiver je suis preneuse!
    En attendant te fais des bisous et te redis merci.

  17. Vlynette   •  

    Bravo !!! Pour les photos, pour les vidéos, pour ton talent d’écrivain, pour avoir choisi un mari aussi génial, pour avoir des copines aussi folles… et surtout surtout pour avoir surmonté ta phobie et pris la décision de ne plus te refuser des voyages à travers la France !!! Comme je l’ai dit quelque part (FB peut-être ?) je ne raterai pas tes dédicaces si tu viens à Paris… ou dans l’Oise :-)
    Et puis tu pourras peut-être venir un WE chez Cynthia… qui sait ? Houla ! Je m’emballe, non ? ;-)

  18. CourbesGenereuses   •  

    Dans mes braaaaaas <3 !!
    Je ne vais jamais sur Bordeaux en voiture, trop flippée par la circulation et surtout, SURTOUT, par le parking :( … quand j'ai un RV, je regarde toujours avant le trajet et comment je vais pouvoir me garer, et je prévois du temps pour tourner et trouver une place, par ex …
    Après, la différence, c'est que j'ai un mari qui ne comprend pas DU TOUT mes angoisses, je pense qu'il serait même plutôt du genre à se fiche de ma g… :( bon, du coup ça "m'oblige" à me faire violence, faire un effort, et aller au-delà, donc on va dire que ce n'est pas si moche que ça ;) (même si j'apprécierai parfois un peu de compassion et de soutien) …
    mais clairement, je n'en parle pas, je n'ai pas mis de mots sur ces angoisses-là, je fais même plutot l'autruche !! le mari ne comprend pas, alors les "autres" …

    tu sais la meilleure ? je ne vais pas aux dedicaces de mes auteurs (ou chanteurs) préférés, je ne saurais pas quoi dire (sans passer pour une folle : j'vous adooooooore !!!!) !!! c'est bêta, hein :p ? je dis ça pour te rassurer, qu'aux dedicaces, ceux et celles de l'autre côté de la table flippent aussi ;)

    plein de chaudoudoux !!!

  19. Cheval A Rayures   •  

    Si tu n’y avais pas été, tu n’aurais pas connu tout ça, tu n’aurais pas vécu tout ça.
    Mais surtout tu n’aurais pas su que tu pouvais surmonter tout ça.
    Et surtout surtout nous n’aurions pas eu pour commencer la semaine, ces jolis petits bouts de moments qui respirent l’amitié, la liberté et le bonheur.

    Merci de ne pas avoir renoncé !

  20. Alison   •  

    Quel amour ton mari … :)
    C’est génial le pas que tu as fait, on a chacune nos démons qu’il faut vaincre et qui nous gâchent un peu la vie, il ne faut pas se laisser faire!
    Des bisous
    Alison

  21. .ClarabeLou   •  

    Une fois de plus, je ressens une résonance en lisant ton article. Je n’ai pas fait d’expérience aussi terrible que la tienne mais j’ai les mêmes appréhensions à l’idée de sortir, ou quitter ma maison, mon petit confort. J’arrive à surmonter, de plus en plus, car ma curiosité est souvent plus forte que ma peur…

    Maintenant que je mesure ce que coûte un déplacement à Paris, je suis encore plus motivée pour venir à ta séance de dédicace !

  22. Isa   •  

    Bravo pour cet article, tu peux être très fière de toi car vraiment pas facile de se confier sur ce sujet que je ne connais que trop bien malheureusement…
    Enfin à ce jour, je vais beaucoup mieux grâce a des seances avec une psy comportementaliste en or ^^ mais vraiment durant une dizaine d’années jai bien vécu cette sensation horrible de se dire quon va mourir Tellement ce qui se passe en nous est horrible. Je disais a mon homme, l’impression que le diable me passe dans les veines. Et puis tout le reste et la sensation d’avoir des nausees h24. Et comme javais la phobie de vomir et bien évidemment javais très peur de sortir en public et de me mettre a vomir (histoire d en rajouter) etc etc
    De vraiment comprendre le pourquoi du comment, et d’être très bien entourée m a vraiment aidé.
    Tu as vraiment trop raison, ne te laisse pas guider par cette saloperie mais vire la de ta vie!! Tu es plus forte qu’elle et cest toi qui décide a present!!!!!
    Surmonte tes peurs et fais toi confiance!! Cest toi qui décide et profite a fond : ))
    Merci pour ton article, a l’époque ou j’étais vraiment tres mal, ca m a aide de lire des témoignages sur le net. On se sent moins seule et ca peut en aider bien d’autres ^^
    Passe une tres belle journée

  23. Amélie   •  

    Bravo ! Tu t’es exposée, et c’est finalement la seule méthode qui fonctionne… Victoire qui va en précéder plein d’autres. Bisous !

  24. Co   •  

    Bravo Ginie! Je mesure pleinement les efforts que tu as du faire, car je suis moi-même émétophobe… donc je sais ce que cela représente. Bravo, bravo, bravo!

  25. Angie   •  

    eh bien moi je te comprends…des angoisses qui montent et qui nous bloquent, coupent l’appétit, font grandir cette boule dans le ventre…je tente de relativiser « c’est pas si grave » mais ça ne marche pas tt le temps! tu sais que tu as de quoi être fière de toi! espérant que tu pourras de nouveau surmonter cela…tes aventures, je les adore :)

  26. Danièle   •  

    Les angoisses ça me connait et je sais que d’en parler ne les effacent pas mais, comme on dit, ça fait du bien! Je me félicite d’avoir croisé ta route. Toutes ses petites peurs font que tu es comme tu es. Votre séjour toutes ensemble a dû t’être d’autant plus bénéfique. Et les filles, je vous kiffe grave! ….je le mets dans tous les commentaires chez toi et les filles et promis je ne suis pas une psychopathe!

  27. bree13   •  

    ça m’arrive parfois, dans les magasins. Sinon au cinéma, je dois toujours être assise, côté allée car si je suis au milieu, je suis prise de panique. Dans un bus pareil et aussi train, avion. Je ne dois pas me sentir bloqué.
    Tes vidéos m’ont bien fait rire, vous vous êtes bien trouvées toutes les 4 !

  28. Stéphanie ..........   •  

    Moi personnellement cela m’arrive très souvent ces « déréalisations » et cela depuis ma plus petite enfance , alors je sais comment faire avec …….. Mais bon , en fait je suis schizophréne , alors chez moi c’est « normal » pour ainsi dire ……………….. Et au fond j’aime bien ma schizophrénie …………

  29. Isabelle   •  

    Une belle victoire sur toi même ! Ton fils a attrapé la varicelle pour te permettre d’affronter tes peurs: c’est pas de l’amour ça ? Et tu as récolté sans tarder le fruit de tes efforts: 3 amies, des tonnes de beaux souvenirs, la fierté d’avoir gagné face à tes peurs et le courage de parler d’elles ici et par la même occasion d’affaiblir encore un peu plus le pouvoir qu’elles ont sur toi. Bravo Ginie !

  30. clairetel   •  

    parfois j’ai les larmes aux yeux à force de contenir mes fous rire au boulot, et la, c’était l’émotion… Tu es une magicienne des mots Ginnie.
    Si un jour tu viens jusqu’à Nancy, promis je te ramène un chocolat chaud pour que tu te sentes comme à la maison!
    Même si je me doute que ce ne sera qu’un petit rien.
    mais bon… si tu te retrouves à boire 10 litres de chocolat parce qu’on aura été plusieurs à avoir la même idée, tu sauras pourquoi tu as mal au ventre ^^

  31. la carne   •  

    c’est la première fois que je lis ces mots… ces mots qui racontent mon quotidien. Comme toi j’ai arrangé ma vie… j’évite… sans avoir l’impression de me priver… j’anticipe… le vertige se rajoute à ça… ça a son importance. L’autre jour j’ai voulu prendre sur moi… malgré la crainte que mon coeur s’emballe en voiture, j’ai emmené les enfants voir la mer… et puis il y a eu ce pont… ce grand pont… infranchissable. Mon coeur a failli lâcher, mes jambes tremblaient… littéralement, sans plus aucune force dedans. J’ai dû arrêter. Faire demi-tour… à 40 km de l’arrivée, après 2 heures de route déjà vaincues (putain d’autoroutes). J’ai réussi à me calmer. Nous avons trouvé un autre chemin. Les 40 minutes de trajet restant ce sont transformées en 2 heures. Mais nous avons vu la mer. Le lendemain, j’ai eu des courbatures dans les jambes tant elles avaient été crispées. J’étais épuisée tant j’avais dû prendre sur moi, aller au delà de mes peurs. Mais putain, on a vu la mer et on a mangé des crêpes! Alors je sais tous les efforts que ça représente. Je sais toute cette victoire que ça représente. BRAVO!!

  32. Banane   •  

    J’trouve ça mignon qu’il ait proposé de t’accompagner sans t’accompagner.
    Pour le reste, j’en viens à me demander si mon mari n’aurait pas un souci d’agoraphobie au nouveau sens du terme, lui aussi. Comme il refuse de se soigner (ou d’évoquer le souci avec un docteur), c’est difficile à cerner. J’avoue que je suis pour l’instant un brin moins compatissante que monsieur TonEpoux, d’où certainement mon attendrissement à voir sa réponse…

  33. Lisbei   •  

    Hello Ginie !
    Merci de partager tout ça avec nous … les bons moments et les autres !
    Je n’ai jamais fait de crises d’angoisses, mais par contre, je suis un peu comme toi, j’ai peur de sortir de ma zone de confort … je ne prends pas la voiture pour aller dans les grandes villes voisines (Lyon, Grenoble), je préfère ne pas partir trop loin … parfois, j’essaye de me faire violence, pour mes enfants, je ne veux pas les priver parce que leur mère est une trouillarde …
    Bises et bonne semaine !

  34. Emmowpow   •  

    Bonjour Ginie!
    Des années que je te suis, que tu me fais rire et pleurer et que je ne commente jamais, mais là le sujet me parle si bien.
    Il y a plus de 10 ans grâce à une relation bien pourrie-destructrice j’ai fait une dépression suivie de crises de paniques. Déjà savoir ce que c’est et pouvoir le nommer te permets de savoir que non, non, non tu n’es pas en train de virer folle. Ouf! Ensuite on apprend et on réussit à les gérer grâce a la respiration mais on garde toujours sur soi « au cas ou » des tonnes de grigris du type Huile Essentielles, fleurs de Bach et si vraiment impossible a gérer anxiolytiques. Bon.
    Et ta vie s’organise autour; on se rend compte qu’à chaque fois qu’on part faire un voyage elle va venir s’inviter dans les bagages, on a peur de prendre l’avion, prendre le métro, d’aller au ciné, bref, d’être dans un endroit ou on peut pas sortir, dormir ailleurs que chez soi aussi, elle est là tapis dans l’ombre prête a surgir.
    Il y a un avant et un après. Rien ne sera plus jamais comme avant. On se dit qu’il faut réussir à vivre avec désormais, et que oui on est devenue péteuse pour tout, Et puis les crises s’espacent, et puis on arrive a faire son 1er voyage sans faire une seule crise. Et puis on se refait confiance et on ose de nouveau, et puis on se rend compte qu’on a oublié de mettre dans son sac les grigris.
    La peur s’en va petit a petit, tout est redevenu « presque » comme avant. Oui parce que maintenant, on sait.
    Aujourd’hui ça doit faire au moins 4 ans que j’en ai pas fait une seule, que je n’y pense plus, même.
    Pour te dire que rien n’est figé à jamais. Je ne suis pas à l’abri qu’un traumatisme fasse resurgir un jour ses crises. Mais aujourd’hui elle ne font plus partie de ma vie et je n’évite plus aucune situation. On y arrive. Un jour ce sera loin tu verras. ça ne fera plus partie de toi comme un trait de caractère qu’on aime pas trop mais qu’il faut bien accepter. Non la panique ça peut se barrer et ne plus revenir! :)
    Des bises

  35. Ellimac   •  

    Ca me donne espoir de te voir proposer une séance de dédicace à Lyon alors ! Bravo à toi de te battre contre tes angoisses !

  36. Marion   •  

    Je n’avais javais commenté, pourtant je te lis depuis plusieurs années.
    1ère attaque de panique le 21 novembre 2000, à 9h15… Tout est resté gravé dans mes souvenirs bien sûr… Et comme toi l’agoraphobie est venue pointer le bout de son nez, et ne m’a jamais lâché complètement… emmenant avec elle sa bonne copine la claustrophobie ! J’ai des journées riches en émotion, moi ! Et la trouille dès que quelque chose me sort de ma routine.
    Tout pareil aussi quand un événement fait tout resurgir, et qu’il faut tout recommencer.
    Je gère comme toi, comme je peux, on s’accroche, on y arrivera ! Fuck les panick attack !

  37. Manon   •  

    Merci Ginnie. Grâce à ton article je mets un mot sur le mal que j’ai aussi. Moi aussi à la suite de mon premier joint j’ai bien cru voir ma fin arrivée. Je ne savais plus ce qui relevait du réel et de l’irréel j’ai bien cru ne jamais me décrocher de cet état. Heureusement tout Ca est redevu normal au fil du temps je n’ai plus jamais fumé d’herbe de ma vie. Je n’en ai jamais parlé je ne pouvais imaginer que mes paniques (en voiture sur l’autoroute une sueur froide, des tremblements dans le train …) viennent de là et j’avais surtout honte et peur qu’on se moque de moi. Alors Ginnie… MERCI

  38. charlotte   •  

    <3 Hâte de te voir en dédicace alors !

  39. Poulette Dodue   •  

    Les week-ends entre filles c’est une des meilleure thérapie du monde !
    Tu as passer un cap, bravo.
    Bécots

  40. La Fabrique d'éco Lo   •  

    Texte très émouvant, comme souvent! Moi c’est beaucoup moins pire, j’ai des problèmes avec les bruits. Mais du coup je connais très bien l’évitement : ne jamais manger à côté de beau papa fait autant de bruit en mangeant qu’en faisant des gargarismes; en arrivant dans un train repérer en moins d’une seconde les renifleurs et les macheurs de chewing gum; si je voyage en groupe payer plus cher pour avoir une chambre seule, parce qu’en plus j’attire les ronfleurs… bref, pas très fun et surtout très tabou car très dur d’expliquer à ses proches pourquoi tu aimerais qu’ils jettent le chewing gum ou qu’ils arrêtent de faire du bruit avec leurs ongles… Cependant en novembre et décembre dernier, j’ai vu un psy qui pratique l’EMDR, et ça m’a fait surgir des souvenirs du passé, quelques potentiels explications. Je ne suis pas guérie mais j’y travaille! Courage et merci de parler de ces sujets qui nous touchent plus qu’on le croit!

  41. Sophie Saulière   •  

    bravo pour ton texte si émouvant et si personnel !
    tu es une warrior !!!!
    un super courage tu as eu pour le faire, et un autre pour oser nous confier tout çà !!!
    Merci de nous faire confiance ! On a un peu l’impression d’être tes confidentes, je trouve çà très touchant !

  42. Julia   •  

    Coucou ginie!
    Je suis tjs aussi hallucinée de voir combien tu arrives à nous raconter avec de beaux mots ce qu’on arrive pas tjs à expliquer.
    Moi c’es mon mari qui est atteint par ces crises d’angoisse qui le paralyse. Il ne sort plus jamais sans moi et il faut faire attention à plein de choses au quotidien pour qu’il ne sente pas « bloqué ». Un dîner chez des amis, une course à faire ou même aller au travail est devenu impossible pour lui sans moi. J’essaie de l’accompagner aussi bien que possible. (Y compris chez le psy) mais hier, je lui ai fait lire le post et les commentaires et je crois qu’il était content de voir qu’il n’était pas seul à etre dans ce cas la… Donc encore une fois, merci ginie, même tes posts , même ceux qui te gênent, nous aident dans notre quotidien. :)

  43. sylvie   •  

    en fait……….faut que j’avoue……….enfin c’est un peu dur………..aller je me lance…….je n’ai pas le temps de toujours lire tes articles (et pourtant je suis partout avec toi facebook, instagram, j’ai même acheté ton bouquin que j’ai à peine commencé pfffff…) mais à chaque fois c’est un vrai régal tu as une manière d’écrire, même sur les sujets les plus sérieux,qui nous fait sentir bien…tu racontes des choses que chacune à vécu à un moment ou un autre et c’est juste génial!!! alors merci de nous faire partager ça encore une fois…..et ces vidéos une certaine « laure la ‘grosse’ conne » devrait les regarder ça lui ferait encore plus fermer sa bouche en s’étouffant avec sa méchanceté hein!!!

  44. kashyle   •  

    JE t’ai déjà dit merci mais je le redis…Ah ces fameuses anticipations….je les hais! Mon psy parle aussi de prophéties prophétiques…En gros je génère mon propre stress (déjà que je génère ma propre graisse ;) ) Mais comme toi je sais que je leur niquerai leur race et très bientôt!!!!
    Biz et je t’attends à Lyon (ou encore plus près, soyons fous) pour la dédicace. Ici le nutella cède la place aux pralines, tu verras les pralines c’est le maaaaaaaaaal ;)

  45. estelle   •  

    Bonjour,
    Ah, comme ça fait du bien de ne pas se sentir seule !
    Moi aussi, je connais ce problème : ça arrive souvent dans les grands espaces (je me demande si les éclairages forts des magasins ne sont pas en cause), et quand il y a un imprévu (pas le temps de tout planifier à l’avance).
    C’est bizarre parce qu’on ne sait pas toujours pourquoi ça arrive…et c’est fatiguant !
    Mais apparemment, vu les commentaires, on est assez nombreuses dans ce cas !

  46. LaetiB45   •  

    Bravo Ginie d’avoir vaincu tes peurs et merci à toi de partager tout cela avec nous.
    Je connais bien ce que tu décris car je suis très angoissée depuis l’enfance, et je dois dire que cela ne s’est pas arrangé depuis que je suis maman… Heureusement que mon chéri me met régulièrement des coups de pieds au cul pour me faire avancer, ça m’oblige à., je me force et j’avance petit à petit, même si je crois qu’on ne guéri jamais vraiment!
    Merci aussi de nous avoir fait partager votre weekend entre filles, grâce à toi j’ai découvert d’autres super nanas: en lisant vos articles et en regardant vos vidéos,j’ai ri mais j’ai ri!!!
    Vous êtes toutes complètement barrées, mais on vous adore comme ça! Ne changez rien!
    Et à bientôt à Orléans alors?

  47. Frenchie au Canada   •  

    Je te lis depuis 2/3 ans déjà sans commenter. Mais j’apprecie ce billet étant donne que ma maman souffre d’agoraphobie. Bon, dans son cas elle a fini par s’enfermer a la maison des que nous avons été assez grands pour faire les course etc.
    Mais je trouve ça génial que tu continue a te battre contre ça. Et j’ai verse une petite larme, c’est super de la part de ton homme d’avoir offert de t’accompagner de loin.
    Bon courage

  48. sylvie   •  

    Pourquoi ne pas essayer l’EFT ? Tout simple et hyper efficace pour se débarrasser d’un stress comme ça.
    Bisous

  49. josiecoccinelle   •  

    Mais quel magnifique article!

    Les attaques de panique peuvent être tellement handicapantes, étouffantes…et épuisantes.
    Je suis comme toi. Je travaille fort pour conserver un équilibre de vie,
    ce qui m’aide à être moins anxieuse, mais je reste vigilante car lorsque je suis plus stressée, fatiguée, malade physiquement…parfois la panique revient sournoisement. J’ai beaucoup travaillé sur moi. J’ai vieilli. J’ai plus d’outils pour « garder le controle »…

    J’ai une vie quasi normale.

    Merci pour ce beau partage et surtout, tu n’es pas seule…

  50. Fred   •  

    C’est courageux d’être partie dans ces circonstances, d’autant que lorsque la chose est « obligatoire » ça a tendance à amplifier les crises (bye bye zone de confort). Courageux aussi d’en parler.
    L’agoraphobie m’a bloquée 6 mois à domicile, sans même pouvoir aller chercher le courrier ou sortir le chien (rappelez vous Sigourney Weaver dans Copycat, c’est pareil) .Y’a des restes, les attaques de paniques vont et viennent à leur gré mais je sors à nouveau, pas n’importe où ni à n’importe quelle heure, pas toujours seule, ces garces ne sont jamais loin, leur copine hyperventilation non plus (et par conséquent perte de connaissance). Dommage que jusqu’à maintenant seuls les médicaments les font fuir.

    C’est une belle victoire Ginie, bravo !

    Je ne sais si je suis rassurée ou pas de voir à travers les commentaires combien en souffre, à des degrés différents certes, mais quand-même…

  51. ClairetteDeDie69   •  

    C’est très courageux, non seulement d’en parler (très bonne stratégie, ça, la mise sur la place publique-comme-ça-je-ne-peux-plus-reculer…), mais surtout de l’affronter comme ça, de prendre le truc par les cornes et de te dire « tu ne m’empêcheras plus ».
    Qqn m’a dit un jour qu’une des meilleures façons de dompter ses peurs, c’est de les regarder droit dans les yeux, exactement comme le dompteur de fauves.
    Et vu la floppée de lecteurs-fauves-dingues que tu as déjà réussi à dompter, nul doute que tes peurs, tu vas les mater fingers in ze noze !
    Big up à toi, Ginie la dompteuse !

  52. Nini   •  

    Merci à toi d’avoir partagé tout ça avec nous. Au bout de tout ce temps, à force de faire pipi dans ma culotte à chaque fois que je lis un de tes billets (vive la rééducation du périnée) j’avais finis par croire que tu n’étais pas humaine. Moi, j’ai un truc pire : je suis fibulanophobe donc en plus d’avoir une vie un peu compliquée tout le monde se fout d’ma gueule…

    ps: suis d’accord avec Sylvie, l’EFT ça peut aider

  53. Emmanuelle   •  

    Je vais rejoindre tous le monde presque et vous féliciter pour cette ambiance de fou
    Photos et vidéo et récit
    Bravo pour ton courage et d’avoir tous partager avec nous

  54. Morgane   •  

    Coucou !

    Je sais que je ne suis pas la seule à souffrir d’agoraphobie mais de te lire je me sens moins seule… Alors moi je n’ai pas ta force, je suis sous medicaments depuis de très très nombreuses années… Ca a commence j’avais 16 ans, année scolaire par correspondence, je ne pouvais plus sortir de ma chamber, rien qu’aller dans la sale de bain me tétanisait… J’ai commence à être suivi et j’ai fini par prendre des medicaments, histoire de revivre « normalement ». Depuis (j’ai 37 ans) j’ai arrêté 2 fois pendant mes grossesses, pour au final retomber dans ces crises et donc reprendre ma pilule magique…
    Voilà ça m’a fait bizarre de te lire, je comprends tellement ce que tu traverses pendant tes crises. Un grand Bravo car tu arrives à prendre le dessus et j’espère y arriver un jour !

    Bizzz

  55. Frédérique   •  

    Bonjour,je viens juste de terminer « Tu comprendras quand tu seras plus grande ».Je tenais à vous remercier! J’ai passé un très agréable moment de lecture.J’ai souri,ri,été émue,pleuré…J’ai réussi à m’ évader et oublier mes problèmes et angoisses(eh oui moi aussi je suis agoraphobe et
    actuellement mes angoisses ont repris le dessus!).Merci encore et j’ai hate de vous lire à nouveau!
    Cordialement

  56. FLORQUIN   •  

    Merci pour vos chroniques drôles et touchantes ! Je vous découvre via Elle et vous m’avez mis de bonne humeur pour attaquer mon ménage !

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