Mère de peur

On m’avait prévenue : devenir mère, c’est perdre à tout jamais sa tranquillité d’esprit et la remplacer par une angoisse permanente. Je ne me suis pas méfiée, on ne peut pas perdre ce qu’on n’a jamais eu et moi, la tranquillité d’esprit, je ne connais pas.
Je me disais naïvement qu’il devait y avoir une limite dans le degré d’anxiété. Qu’au-delà d’un certain seuil, on ne peut pas en ajouter. L’anxiété maximale, que ça s’appellerait. Un peu comme quand on remplit un récipient d’eau, au bout d’un moment ça déborde et t’as beau essayer, tu ne peux pas en mettre plus. Et comme je pensais y être déjà depuis longtemps, au seuil d’anxiété maximale, je rigolais doucettement dans ma moustache quand les gens me prévenaient.

Forte de mes certitudes, j’avais même envisagé la possibilité qu’au contraire, avoir un enfant annihile mes peurs ou me pousse à en faire abstraction, ne serait-ce que pour ne pas lui transmettre ce patrimoine encombrant.
Je ne serais pas totalement honnête si je n’avouais pas que, quand même, j’avais réfléchi à la probabilité de devenir complètement flippée, mais elle me semblait infime et j’avais bon espoir d’être une mère solide et raisonnée.

Oui, les hormones ont cette faculté merveilleuse de nous faire croire que tout ira bien.

Et un jour, les hormones, elles te lâchent. Et tu te rends compte que l’anxiété maximale est un concept aussi valable que la petite souris.

Avoir peur, je sais ce que c’est, je suis sûre que je suis née en flippant d’avoir un cancer du cordon ombilical. Oui parce que mes peurs à moi se concentrent essentiellement autour de la maladie et de la mort. Tant qu’à faire, prenons le truc contre lequel on ne peut rien, c’est plus marrant.
Donc avoir peur, je sais ce que c’est. Je me découvre régulièrement des ruptures d’anévrisme, des scléroses en plaque, des cancers divers et variés. Pire, je découvre le même genre de joyeusetés chez les gens que j’aime. Il m’arrive très fréquemment, par exemple, de vérifier si le mari-presque-tout-neuf respire toujours quand il dort. A ma décharge, je dois dire que ne pas l’entendre ronfler est très inquiétant.
Parmi mes autres phobies, il y a celle de l’accident de voiture (« tu m’appelles quand t’es arrivé, hein » ; « la distance de sécurité bordel » ; etc), celle de l’agression (« il est suspect, lui, avec son téléphone à l’oreille, non ? ») et plein d’autres dans le genre, mais qui révèlent au final toutes une seule et même peur : celle de perdre les gens que j’aime, que ce soit eux qui disparaissent ou moi.

La peur, je connaissais. Enfin je croyais connaître. Parce qu’en réalité, je n’avais aucune idée de ce que c’était vraiment.

Maintenant, je sais.

Quand je regarde mon fils, cet être minuscule, si fragile et si plein de confiance, j’ai peur. Pour de vrai.

J’ai peur de le perdre. Brutalement, de maladie, d’accident, de tout. C’est certainement la peur de toute mère, mais mes prédispositions et ce qu’on a vécu renforcent encore cette angoisse, lui donnant bien trop d’importance. Il n’est pas rare que j’aille vérifier s’il respire et encore, quand j’arrive à le faire dormir dans une pièce où je ne me trouve pas.
Depuis sa naissance, je me suis déjà inquiétée de son absence de sommeil, de son excès de sommeil, de ses pleurs bizarres, de son regard qui ne se fixait pas, de ses sourires trop rares, de ce truc étrange sur ses yeux, de cette forme que prenait son ventre quand il poussait, de ses selles trop molles/dures/vertes/fréquentes/rares, de son front chaud, de ses mains froides, de sa peau marbrée, de ses reflux la nuit, de son nez encombré, de ses cheveux qui virent au roux, comme ceux de ma belle-mère.

J’ai peur qu’il soit malheureux. J’ai toute sa vie pour être confrontée à ses petits et grands malheurs et là, tout de suite, je ne me sens pas capable de gérer ça. Pour l’instant il est dans une bulle, j’en suis encore au stade où je serais prête à déchiqueter avec les dents quiconque oserait émettre la moindre critique sur lui. Alors je ne donne pas cher de la peau du petit morveux qui lui volera son goûter. Et je déteste déjà sa première nana.

Mais surtout, j’ai peur qu’il soit comme moi. Parce que j’ai beau le tourner en dérision, être angoissé à ce point est difficilement supportable et je refuse de lui léguer ce trait de caractère. Alors j’y travaille, très fort. Je me soigne. Et je progresse, petit à petit.
Et peut-être qu’un jour, bientôt, je pourrai le regarder sans angoisse, sans peur. Juste avec tout l’amour et le bonheur qu’il m’inspire. Ce sera drôlement bien.

Ginie, trouillarde

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95 commentaires

  1. Comme je me retrouve dans ce que tu dis ! je suis aussi une grande flippée, alors forcément j’ai toujours peur qu’il arrive un truc à Mini et en plus il est à un âge où il mange solide et se déplace… Joie !
    J’essaie de me soigner aussi, histoire qu’il soit zen et épanoui, et grâce à toi, je me sens moi seule du coup

    Merci Ginie

  2. je n’ai pas du tout le même vécu que le tien et pourtant comme toi, je suis très angoissée quand il s’agit de mes enfants et de mon mari.
    Mon doc le sait et c’est pas rare qu’il me reçoive en urgence pour rien ou qu’il me rassure par mail après la consultation. Peut-être qu’on apprend à gérer avec le temps qui passe. Ca fait 8 ans que je suis Maman, j’ai pas l’impression de mieux gérer 😉 des grosses bises. Sabine, la trouillarde aussi.

  3. Quelle belle article (comme toujours en fait, mais celui-ci me touche, car … Évidemment je m’y retrouve)
    Fais au mieux. De toute façon tu iras un jour aux urgences pour des points de soutures, tu pleureras à la 1ère séparation de qqs heures, tu arracheras la tête (virtuel) du 1er « copain » qui le bâtonnera/frôlera …
    Irrécupérables nous sommes, nous, les mères.

  4. un vécu différent moi aussi mais une angoisse aussi forte qui s’est muée en peur de mal faire..parce que quand le bébé grandit il faut en plus l’éduquer…on a pas fini de s’arracher les cheveux c’est moi qui te le dis..
    Courage!
    Tu fais du mieux que tu peux et avec tout ton amour de mère et tu es la meilleure mère dont peut rêver ton bébé 🙂

  5. Maintenant que tes hormones t’ont lâchée, je vais faire de même et te dire : on sera toujours flippées d’un truc. Le bébé grandit, l’enfant progresse, avec tout ce que cela comporte comme risques inhérents.
    Mais il apprend aussi, et on lui sert un peu de barrière de sécurité, et ils ont une formidable capacité d’apprendre qui nous subjugue, et vont se faire leurs propres expériences, contre vents et marées.
    Pour le reste, le travail sur toi, je t’adresse un véritable grand bravo.

  6. Même en parlant de tes peurs tu réussis à me faire sourire …
    Je suis en train justement de rédiger une série de billet sur les miennes et c’est loin d’être raconté avec autant de talent et d’humour ;p
    Je partage la plupart de tes peurs et je te comprends ! (et je te dis que ça ne fait que commencer ?)(nan ça va j’suis sympa je te l’dis pas)

    1. Ho je m’en doute ! Le tout est d’apprendre à ne pas anticiper. Une fois j’avais lu une phrase que j’avais essayé de prendre pour credo, mais ça n’a pas duré longtemps : « qu’ils sont lourds ces fardeaux que nous ne porterons jamais ».
      Mais petit à petit je progresse, j’ai même réussi à le laisser à son père quelques heures la semaine dernière 🙂

  7. Les cheveux de la belle-mère, j’avoue que c’est inquiétant :S

    En Espagne on dit « después del uno, el dos ». Ça veut dire « après le un, le deux » et ça veut dire que les problèmes, pris au moment où ils arrivent et les uns après les autres sont plus faciles à gérer que si on essaie de les résoudre avant même qu’ils arrivent.
    Depuis que j’ai compris que ça marche, je n’ai plus d’ulcère à l’estomac, et je prends les décisions difficiles en me disant « después del uno, el dos ». Et surtout, j’arrête de me demander comment je vais gérer les premières sorties nocturnes des enfants, et leur sexualité, et l’alcool, et… Después del uno, el dos!

  8. Ah et bien je me retrouve parfaitement dans cette description et surtout dans l’énumération des « phénomènes inquiétants ».
    Je me sens moins seule dans ma folie, merci!
    Mon petit loup a été démoulé le 22.05, pas loin du tien 😉
    Pour la petite histoire, les premières fois où on prenait la voiture avec lui je pleurais comme une madeleine persuadée qu’il était mal installé et que ça allait entraîner une malformation ou sa mort. Oui je sais c’est dingue. Hier je me suis mise à chialer en m’imaginant tomber dans les escaliers avec lui dans les bras… Et je psychote sur tous les doudous qu’il se met devant le visage de peur qu’il s’étouffe avec pendant les 4 secondes où je le regarde pas…
    Zen!

    1. Ouf, je ne suis pas seule !! Pareil pour les balades en voiture, et si un mec grille le feu rouge, et si y’a un mec bourré qui freine d’un coup sec, et si la grognasse la bas ne m’a pas vu, et si, et si, et si, … egalement pour le doudou trop pres du nez, la deformation de sa colonne vertebrale dans le cosy, le matelas trop mou ou trop dur, j’en ai aussi pleuré comme une madeleine, et au final…. on se rend compte que tout va bien ! ( des mois apres evidemment )

    2. En effet, ils sont nés à deux jours près 😉
      Les premières fois en voiture, je montais à l’arrière avec lui, au cas où. Et je gueulais sur le mari-presque-tout-neuf à chaque fois qu’il prenait un dos d’âne un peu trop vite, parce que sa tête ne me semblait pas suffisamment tenue.
      C’est là que je me rends compte que je progresse. Aujourd’hui je monte devant et je ne descends voir si tout va bien que toutes les dix minutes 😀
      Pour les doudous, il ne les a pas encore, j’ai le temps de flipper sur ça.

  9. Quel bel article. Je ne me reconnais pas vraiment. Mais ton article, bien que montrant ton angoisse, renvoie en pleine face cet amour infini qu’on a pour nos fils respectifs.

    Sans être angoissée, je vais le voir chaque soir dans son lit avant d’aller dormir. Et je le trouve beau. Objectivement bien sûr.

    J’adore cette photo, j’oublie de prendre de tels clichés. Il faudrait pourtant que j’y pense…

  10. t’inquiètes, nous les papas, nous avons le même truc, mais avec en plus la trouille que vous vous en rendiez compte, c’est ballot non !!!!
    Bisous

  11. Très bel article, et dans lequel je me retrouve tellement. depuis la naissance de mon fils il y a quelques mois, toutes mes angoisses enfouies ont resurgi.

    Et moi aussi je m’inquiète quand je n’entends pas mon mari ronfler, je scrute mon bébé et m’alerte au moindre signal, mais c’est me concernant que les craintes sont les plus fortes. j’ai quand même subi une IRM pas plus tard qu’aujourd’hui, persuadée que j’étais d’avoir la sclérose en plaques… Donc merci pour cet article, je me sens moins seule.

      1. Oui j’ai eu les résultats tout de suite, heureusement, pendant les quelques minutes d’attente je me liquéfiais sur place en me disant que c’était mauvais signe. mais c’est bon, je suis soulagée, il n’y a rien.

  12. Et si je te dis que tes angoisses d’aujourd’hui vont s’estomper. Que dans quelques mois (quelques semaines si tu travailles dur) tu te diras : « Ah ouai, nan mais là j’abusais quand-même ! », tu es rassurée ?
    Bien.
    Et si maintenant je te dis que ces angoisses disparaîtront certes, mais qu’elles seront remplacées manu militari par d’autres ?
    Les initiées (les multipares, ces péteuses) disent elles, qu’avec le second tu te prends moins la tête. Admettons…

  13. Moi je ne suis pas flippée du tout ! Plutôt zen pour tout ce qui concerne la santé, la vie en général etc….
    Par contre, dès qu’il s’agit de mes enfants, ça devient irrationnel !! Ma 3ème a presque 6 mois, et je viens à l’instant, juste avant de lire ce post, d’aller voir si elle respirait bien dans son lit…. donc autant dire que ce que je viens de lire à fait écho en moi à 200% !
    Depuis leur naissance (il y a 12 ans pour l’ainée), je crois que je pense au moins une fois par jour à ce qu’il pourrait arriver de pire !
    J’imagine que toutes les mères, du moins la plupart, ont cette angoisse à partir du moment où elles deviennent mères et qu’elle ne les quitte plus réellement, et ça.. peut être jusqu’à notre fin !
    Je ne commente quasi jamais donc je profite de cette occasion pour te (on se tutoye hein… 😛 ) souhaiter tout le bonheur du monde à toi et à ta petite famille !! (et pour le côté rassurant… Même angoissée à fond, on finit par arriver à profiter de nos enfants avec bonheur, sans que le stress ne soit présent à chaque minute !!)

  14. Je ne suis pas spécialement une flipée permanente. Mais punaise comme je flippe quand il s’agit de ma fille et de son père. A chaque fois qu’il part bosser, je me dit « pourvu qu’il rentre ». Quand il a 15 minutes de retard, j’appelle. Débile hein?

    Pour ma fille je n’ai pas encore trop l’occasion de me projeter parce que je n’ai pas encore craqué la bulle, ce truc maman/bébé du début, un peu fou, où rien d’autre n’existe. Enfin si, elle a craqué un peu, parce que ma fille grandit et se décolle petit à petit de mon corps…mais bon la bulle est quand même pas mal présente encore. Et je sais que quand elle va commencer à être vraiment hors de ma protection directe, je vais flipper ma race.

    On passe tous par là je crois, toi d’autant plus avec le passé que tu as…mais t’en fais pas, je pense que tu es tout à fait normale 🙂

  15. A partir du moment ou tu mets au monde un petit être (en fait à partir du moment ou il commence à se développer dans le bidou) il doit se passer un truc de dingue, une alchimie, un pouvoir sensoriel de l’extrême, qui se créé mais une chose est sûre ça ne te quitte plus…peut être que ça s’appelle l’instinct maternel ?? d’ailleurs ce truc est aussi relié au canal lacrymal, ce qui fait que je ne sais pas pourquoi mais le moindre petit truc émouvant, comme de voir Kevin pleurer dans secret story te met la larmichette au coin de l’oeil!!!
    Un truc de dingue que de devenir mère 😉

  16. c’est marrant, ma meilleure amie m’a sorti à peu près le même truc quand elle est devenue maman. Pourtant je l’ai jamais vu flipper pour rien.
    Comme quoi ça te change ce genre d’expérience ^^

  17. Je pense que je suis pire que toi.
    Quand j’ai vu la bandelette j’ai sut que je signais pour une vie avec une peur au ventre définitive.
    J’ai eut peur enceinte.
    J’ai eut peur jusqu’à maintenant, de tout et de rien.
    Et sais que j’aurais peur a vie. Qu’il lui arrive un truc dans la rue, qu’elle se fasse enlever, qu’il lui arrive un truc à l’école, qu’il lui arrive un truc ado, qu’il lui arrive un truc en revenant de boite, qu’il lui arrive un truc avec un mauvais choix de petit ami, qui lui arrive un truc en partant en vacances avec son conjoint.
    Puis viendrons les petits enfants, et j’aurais peur a nouveau qu’ils LEURS arrive quelque chose, le même cycle.
    Je suis heureuse d’avoir signé pour Gizmo, mais je sais que je vais vivre avec une boule au ventre jusqu’à la fin de ma vie.

  18. Je me suis tellement reconnue dans ce que tu as écrit…
    Idem, une maman flippée, je dirais même plus, une fille flippée… depuis toujours…

    Tout comme toi, conjoint, parents, et enfants n’en parlons pas. D’ailleurs, je savais que le jour où je serai maman je serai une flippée de la vie et bien ça n’a pas raté 😉

    Je vis avec, et fort heureusement ça passe doucement, mais rien n’empêche de temps en temps une petite pensée… qui vire au drame…

    Oui tu es tout à fait normale, et certainement qu’avec le temps tu vas te zénifier, nan ?

    Un très bon ami un jour m’a dit : « petits enfants petits problèmes, grands enfants grands problèmes » On n’y arrivera donc jamais 😉

    Je te souhaite tout plein de bonheur en perspective 🙂

  19. Cette peur, héritage lointain d’un temps où elle était indispensable pour assurer sa survie.

    J’espère qu’avec le temps, cette angoisse s’estompera… j’en suis même convaincue…

    Grosses bises à toi et ton petit chose…

  20. Plus tu as peur, plus ton fils le sentira et plus il aura aussi peur que toi!!!!!Tu n’as pas à avoir peur de choses qui ne sont pas là, qui ne sont pas encore arrivées et qui arriveront peut-être!Ton fils a besoin d’être rassuré, il a besoin d’une maman qui est là pour lui, qui le regarde avec amour et qui lui fait pleins de bisous pas d’une maman qui a peur pour un Oui ou Un non…Ton article est bien écrit, je ne me retrouve pas du tout dedans car moi c’est l’inverse!Je suis contente d’être maman, je suis tellement fière, mon fils je l’adore et j’aime le rassurer tous les jours…Bon Courage!

  21. Y a& un passage de ton billet qui me rassure, c’est celui sur les selles vertes. Nan oarce que ce matin quand j’ai demandé au mari si la couleur du caca de zed était comme d’habitude, et qu’il m’a répondu qu’elles étaient vertes, j’ai dû me reternir toute la matinée pour aller chercher la couche dans la poubelle et regarder VERTES COMMENT PUTAIN? Mais ça va c’est normal alors

    1. J’ai éclaté de rire en te lisant, t’es con !
      (j’avais appelé la pédiatre bien entendu) (parce qu’une fois c’était vert et une fois c’était kaki) (un futur militaire peut-être ?) (donc tant que c’est pas noir ou rouge, pas de souci)

  22. Effectivement tu es très flippante. Ce qui me rassure c’est que tu en aies conscience, un premier pas vers la guérison. Prends sur toi, mange du chocolat, mais surtout respire, relâche, savoure, profite.

  23. bonsoir,
    bon, j’arrive après la bataille, décalage horaire obligé!
    des peurs toute ta vie…. c’est ce que tu as créé, mais aussi les plus belles joies et les plus grandes!
    désolée pour le mari presque tout neuf, (ou faut-il l-appeler le papa tout neuf?),
    mais c’est ton seul vrai amour! celui que tu viens de pondre, et tout ceux que tu pondras, tu es devenue une lionne….yallah!!!
    la vie c’est magique!

  24. Coucou Ginie !

    Dans ton texte, je retrouve pas mal de mes copines… et mon mari !! Comme c’est lui qui stresse, moi, je me déstresse… Enfin, ça, c’était avant août 2011…
    Car depuis, dans mon lit, après tout ce qu’on a déjà eu, je me dis qu’au fond, on n’a pas encore tout eu et que vu comme on est vernis, ça va nous tomber dessus à tous les coups ! Alors là, c’est parti !! Mais je fais ça toute seule pour ne pas transmettre ça à ma poulette. Car les fois où je vais mal et que je n’arrive pas à mettre ça de côté quand je suis avec elle, eh bien, elle le sent et elle fait tout pour me protéger alors qu’elle devrait jouer et moi la protéger…
    On y arrivera… un jour !
    Bisous ma belle ainsi qu’aux deux presque-tous-neufs de ta vie (il y en a quand même un plus neuf que l’autre !) 😉

  25. Oh la la les filles, vous êtes mal barrées, je vous le dis !!!
    J’ai 60 ans, deux enfants, et je fais toujours pareil avec mon fils de 26 ans !!!!!!!!!
    je me demande s’il est heureux, s’il ne s’est pas blessé au boulot. (il est électricien), si ça va bien avec sa copine, que j’aime beaucoup du reste…Quand j’envoie un message, il faut qu’il rappelle dans les cinq minutes, sinon je m’inquiètes, etc….c’est épuisant mais aussi tellement fort..
    Je l’aime et il m’aime et c’est pour la vie, on ne peut pas en dire autant avec tous les hommes non ?
    Alors profitez, rien n’est plus beau que l’amour d’une maman
    Bises

  26. Merci Ginie pour cet article : je me sens moins seule tout à coup…Oui, je suis une flippée de la maladie et de la mort depuis une éternité ( j’y pensais déjà lorsque j’étais à l’école primaire…) et devenir mère a renforcé mes angoisses…Pour les contrer, j’essai de me concentrer sur les joies du quotidien avec ma fille et maintenant qu’elle apprend à parler, je peux te dire qu’elle sait me distraire ! Bon courage à toi !

  27. Tous les « 7 » du mois la première année de mon aîné, j’allais chez le médecin pour qu’il marque sur le carnet de santé que tout allait bien. Je voulais son poids, sa taille. Des chiffres, du concret pour me rassurer. Le médecin me demandait si j’allais infliger cela à mon fils jusque ses 18 ans…

    Pour le second, je me préparais à vraiment devenir plus zen. Sauf que… ça se passe jamais comme ça: à la maternité il perdait du poids plus que prévu et qu’à trois semaines une bronchiolite et fièvre nous faisait passer 24h aux urgences pédiatres.
    Je suis à présent encore plus flippée que jamais et j’adorerais « lâcher », mais ça c’est plus possible!

    Ton post est superbe. Pour les cheveux peut-être roux ( hérités de belle maman) je compatis ;D

  28. J ai eu l impression que tu écrivais sur moi…
    Mon 3 eme à va sur ses 7 mois et je ne l au jamais laisse même à son papa…
    Et pour la mort…j en parle pas sinon je pleure, courage je sais à quel point c est dur…promis

  29. Nous sommes deux sœurs jumelles…. Nées sous le signe de… L’angoisse???
    Tout pareil que toi, et je confirme, plus ça va, plus les craintes sont différentes mais pas plus reposantes!
    Bon, le coup de la sclérose en plaque, je plaide coupable aussi! Mais j’ai une « bonne » raison: ma sœur en souffre, ceci dit, tous les médecins me rient au nez quand je leur parle de ça et je ressors avec une ordonnance de magnésium… -_-
    Ou quand je regarde les infos, comme hier, et je vois un enfant impliqué dans un drame de la vie, paf, je me projette! Hier j’etais en larmes en voyant ce petit complètement brûlé…
    Bref, pour revenir à l’angoisse maternelle, mon Dragibus a bientôt 3ans et l’entrée à l’école n’est pas loin! Nan mais t’imagine l’angoisse?!? (non seulement tu as peur pour lui mais aussi pour les potentiels camarades, c’est un petit bulldozer maladroit mais adorable….) et pour couronner le tout, il va devenir grand frère en novembre! et la, non seulement, je vais flipper pour la respiration de Numerobis, l’allaitement, les selles, les pleurs et tutti quanti, mais aussi pour la gestion de Dragibus d’avoir pris du grade…. Bien bien bien…. Une chouette fin d’année hein!
    Du coup ce que je me repete comme mantra c’est: Double dose d’angoisse, mais surtout double dose d’amouuuuuuuuuuuur!
    Bref, bon courage à toi! Et à toutes les mamans angoissées!

  30. Voici le fardeau de toutes les mères « La Peur’ ! Dès qu’ils sortent de notre ventre nous sommes transformée en bête à angoisse.
    Allez on en a juste jusqu’à la fin de notre vie à angoisser pour eux !
    Bises

  31. Un ganglion sous le bras et je voyais déjà mon ptit chat (3mois et demi) avec une leucémie… finalement c’est la faute au BCG, ça a beau être le deuxième j’ai toujours moi aussi énormément d’angoisse de maladie et de mort ! Mais le petit bonus à la maison c’est que j’ai aussi peur de la violence et des agression… Tu verras lors des premières sorties au parc de ton petit et qu’un « grand » d’au moins 15 mois le bousculera un peu, voire pire le mordra ou lui jettera du sable dans les yeux !!
    Quant on est mère louve on ne se refait pas, mais il faut apprendre à les laisser se faire un peu mal pour apprendre et continuer d’avancer.
    A en lire les commentaires et les expériences autour de moi Maman = grosse flipette mais heureusement nous avons des ressources insoupconnée qui nous permettent également d’être des rocs en cas de crise !

  32. Mon histoire. Tout pareil. Sauf que moi à force d’être angoissée j’ai fait une dpp ou une difficulté maternelle. Quand mon fils avait 5 mois, cela faisait autant que je ne dormais plus ou peu. J’ai cherché de l’aide auprès de la pmi, rien. J’ai directement contacté Maman Blues, cette association maintenant assez connue. Elles m’ont conseillée de prendre contact avec la maternologie de St-Cyr l’école. Dès que les soignantes m’ont vue elles m’ont hospitalisée le lendemain ! Tellement j’étais dans un sale état. Pourtant, je n’avais pas de problème de lien avec mon bébé, comme on le croit souvent. Voici mon témoignage audio 3 ans après fait par une journaliste http://www.cuej.info/radio/mal-de-mere. Moi aussi je fais tout pour que mon fils n’ai pas ce souci. En même temps je travaille aussi sur le fait que la perfection n’existe pas. Y a du boulot ! mais on s’en sort !
    Merci pour votre témoignage.

  33. Ça ne passe jamais. Mais ça s’atténue… Et puis aussi, tu peux lui coller des baffes quand il est plus grand, pour se venger de la frousse qu’il t’a collée !

    Mon tout p’tit chat à moi, il passe le Code de la route vendredi. Ça veut dire que je vais devoir VRAIMENT le laisser conduire à côté de moi.

    J’angoisse.

  34. J’y pense.
    Encore et trop.
    Ça me fout mal au ventre mais ça n’empêche pas de vivre.
    C’est parce qu’ avant de les avoir, on ne savait pas que quelqu’un pouvait compter encore plus que nous- même.
    Câlin. A toi. A lui. Au ronfleur.

  35. Moi qui pensais être une hystérique irrécupérable, en un sens ça me rassure que ces angoisses ne soient pas que miennes … Merci à toi, bisou au bébé (de loin, ne m’écorche pas vive lol) et je suis de tout coeur avec toi (on se suit de près, mon petit ange est du 16 avril…)

  36. Si je faisais lire ça à mon mari, il penserait que c’est moi qui a écrit ! (sauf pour-être le passage sur les cheveux roux ^^)
    Notre vécu n’arrange rien, mais je constate (presque soulagée) en lisant les commentaires que c’est finalement presque « naturel » d’être aussi flippée …
    J’envie les personnes qui savent lâcher prise ceci dit !

    Bisous Giny Two 😉

  37. Oh punaise j’imagine même pas le jour où je serais maman comment ça sera tellement je suis déjà une angoissée de nature…
    Enfin c’est rassurant de te lire mais surtout de lire que tu en es consciente et que tu fais tout pour progresser, des bises ma belle 🙂

  38. Je me suis beaucoup retrouvée dans ce que tu écris, mais pour ma fille aînée. Flippée j’étais.
    Deux enfants après, j’ai vachement changé à ce sujet. Parce que je me suis rendue compte que le seul effet de la peur, ce n’est pas d’éviter le danger, mais de te faire « vivre » déjà ce danger dans ta tête. Et ça, c’est tout simplement l’enfer. Une perte de temps. Passer à côté de l’essentiel : le bonheur du moment présent. Mais c’est pas facile comme prise de conscience, encore moins de l’appliquer…
    Bises Ginie !

  39. Que je me retrouve dans ce que tu racontes… J’ai eu peur à la seconde où j’ai su que j’étais enceinte. Peur de perdre mon bébé, mais aussi peur de ne pas savoir être mère. J’ai eu peur tout le long de ma grossesse. Et après la naissance ça a été pire. Et oui, c’était possible!

    La vie m’oblige aujourd’hui à faire abstraction de mes peurs. Pour des raisons de santé, je suis incapable depuis plusieurs mois de m’occuper seule de ma fille. Je dois donc faire confiance: faire confiance à mes parents, beaux-parents, amies qui vont la chercher à la crèche pour qu’ils l’accrochent bien dans son siège-auto, qu’ils ne lâchent pas sa main sur le parking de la crèche, qu’ils conduisent prudemment. C’est sur-humain pour moi, mais je n’ai pas le choix… Et je me dis que peut-être cette (épreuve) expérience enrichissante (ben voyons, je la donne à qui veut s’enrichir, là j’en ai ma claque!!) m’apportera au moins ça: un peu plus de confiance en la vie et de détachement sur ce qui peut arriver. J’apprends que tout peut venir perturber le cours tranquille de la vie et qu’il faut malgré tout se relever. (mais ça ne m’a pas empêcher de rêver cette nuit que ma fille se faisait renverser par une voiture… Je suis pas sauvée!)
    Bon courage!

  40. Coucou Ginie ! Ben dis donc tu copites tout sur moi toi !!
    J’ai les mêmes angoisses, la rupture d’anévrisme je l’ai au moins une fois par jour, le cancer du colon, les nénés non j’ai fait la mamo y’a 1 semaine …….. et le mari doit m’envoyer un sms dès qu’il arrive au boulot, par contre la nuit c’est moi qui ronfle, lui il dort comme un bébé et desfois je le touche pour voir s’il est pas froid …….Quand ma fille était bébé j’étais fourrée chez le doc toutes les semaines (au moins) jusqu’au jour où il a ouvert la porte de la salle d’attente et quand il m’a vue avec Manon dans les bras il m’a dit « qu’est-ce qu’elle a ENCORE aujourd’hui ? Un bouton sur la fesse gauche !!! » Là j’me suis dit qu’il fallait que je me calme un peu ! Mais j’ai changé de toubib quand même ………. Gros bisous Ginie

  41. Je n’ai pas d’enfant mais je me retrouve bien dans ton article avec les « dis moi quand t’arrives » et les maladies imaginaires : c’était d’ailleurs le thème de mon avant dernier article, les symptômes (entre autres).
    On stresse parce qu’on nous abreuve de choses horrible tout le temps, à force ils nous rendent parano c’est réussi !

  42. Si personne n’a osé te confier que l’effroi grandit quand tes enfants ont des enfants, alors on fera comme si je n’avais rien dit….

  43. Je suis désolée mais meme avec des articles serieux comme celui ci tu me fais rire avec des phrases comme ca « Avoir peur, je sais ce que c’est, je suis sûre que je suis née en flippant d’avoir un cancer du cordon ombilical. »

    Bon plus serieusement si ca peut te consoler mamn Toutouille est la reine du stress et de l’angoisse, le monde est un endroit terrifiant ou chaque chose est un evenement negatif dont on peut tirer une grande anxieté.

    Je suis la plus jemenfoutiste des filles que tu peux croiser « Je n’ai plus d eboulot, pas d’argent et trois jours pour trouver une solution ou je suis a la rue, ok, cool, je finis pretty little liars et je me stress ». Comme quoi, on peut ne pas transmettre son stress et son angoisse, je crois meme qu’au contraire on immunise ses enfants ;). Ton petiot peut te dire merci

  44. mais que ça fait du bien de lire ton article et tout les commentaires! et pour que je lise plus de 70 commentaires, faut vraiment un sujet sérieux!!! mais là je me retrouve tellement dans ses mamans angoissées. En plus, je travaille auprès d’ado handicapés mentaux, donc pendant la grossesse et encore actuellement, je traque tous les signes chez bébé d’un possible retard, autant dire que je suis pas zen!! et malheureusement bébé doit le sentir car impossible de la laisser à quelqu’un d’autre que papa, la nounou et ma mère sans drame national! bon courage!

  45. On apprend à être mère avec ce qu’on a vécu…
    Il est normal d’avoir peur à des degrés différents… Ton fils apprendra à te rassurer & toi, tu apprendras à te contrôler pour ne pas lui transmettre tes angoisses.
    Apprendre à se dompter, à se compléter…

  46. je me retrouve dans tous se que tu dis une angoisse de le faire dormir dans ca chambre qui et juste a coté de la mienne, de pas arrivée a dormir de la peur qui ne respire plus, se qui me rassure c que je me rend compte que je suis pas la seul et le papa dans tous ca qui ne comprend pas toute c angoisse et qui comprend pas quand on a un coup de deprime enfin j’espere que je vais arrivé a me liberer un peu de ces angoisses car c pesant de dormir 4h la nuit alors que bebe lui fait c nuit. merci d’avoir fait partagé ton experience.

  47. sublime texte et poignant, j’ai les larmes aux yeux.
    Je ne suis pas mère mais ma meilleure amie vit la même chose que toi. Tu as réussi à mettre des mots là où elle à du mal.
    Je pense avoir mieux compris, mm si comme tu le dis, il faut le vivre pour ressentir ce raz de marée
    Courage et dis toi que de l’autre coté de la peur il y a un amour immense et sublime, que certains ne connaîtront jamais

  48. On doit avoir le même gène de la flippette, je ne vois que ça pour expliquer à quel point je me retrouve dans ton article. Parfois j’essaie de lâcher prise en me disant justement que ce sont des choses contre lesquelles on ne peut rien alors… Mais non, ça ne marche pas !

  49. Comme je te comprends… Petit lapin aura bientôt 2 mois et j’ai déjà du vérifier 12.000 fois s’il respirait bien pendant son sommeil.
    Et comme si ça ne suffisait pas, je me suis rendu compte que parfois, on avait RAISON de s’inquiéter : il y a deux semaines, il nous a fait une méchante infection avec 3 jours d’hospitalisation à la clé. Du coup, je vais flipper encore plus 🙂

  50. Ben nous, quand on est dans les champs, les loulous sont tous seuls à la sieste dans leur lit. Tu n’imagines pas combien de personnes en sont outrées (t’es outrée toi, là ?). Et pourtant, c’est dans leur dodo qu’ils sont le mieux, il ne peut rien leur arriver. Et puis on nous demande souvent si on a un babyphone pour entendre Jujules quand il fait dodo chez nous et que l’on est avec la hôtes dans la grande maison. Ben non. Si il dort, tant mieux : il sera en pleine forme quand on aura fini ; et si il pleure, tant mieux : il dormira mieux cette nuit.
    Bisous salés à tous les trois

  51. « Et peut-être qu’un jour, bientôt, je pourrai le regarder sans angoisse, sans peur » ……. Hahahaha ……. Ben bon courage, hein !!!

  52. Ta dernière phrase me ramène à mon taux d’angoisse dont je ne sais me défaire et je prie franchement pour que mes futurs enfants passent au travers des mailles du filet tellement c’est chiant.
    Et puis je vais te dire comme tout le monde, faudra bien qu’il se casse la tronche de temps en temps, ton perfect baby, pour se forger le caractère (mais le plus tard possible hein !)

  53. Bienvenue au club…
    Deux fausses couches avant Lili, une grossesse passée donc dans l’angoisse jusqu’au bout. Et puis après ça ne s’arrête pas 🙂
    J’ai une capacité à imaginer que les pires horreurs puissent lui arriver. Le matin quand son père l’emmène chez sa nounou, c’est toujours gros câlins, bisous, je t’aime et il m’arrive de me dire que quelquechose pourrait arriver qui ferait que ce serait la dernière fois que je pourrais la serrer dans mes bras… C’est grave docteur ? Là je l’ai laissé pour une semaine chez ma maman à l’autre bout de la France et il ne se passe pas une journée où j’imagine le pire (surtout que son père a eu la bonne idée de lui transmettre ses gènes cascadeurs…). Et en plus en cas de pépin je ne suis pas à côté. Mais je ne peux pas la laisser cette angoisse transparaître alors je prend sur moi (bon elle a 3 ans maintenant j’ai pu m’entraîner). Et quand elle décide d’escalader le énième muret de la journée ou de monter et/ou descendre les escaliers de chez ma mère toute seule, bin je me fais un ulcère en silence et je souris mais putain c’est dur.
    Tu vas finir par y arriver aussi 🙂

  54. Et à 3 ans j’ai toujours besoin de m’assurer qu’elle respire bien le soir avant de me coucher… Et je ne te parles pas de la première fois où elle a dormi dans sa chambre à 2 mois (j’ai passé les deux premières nuits sur le canapé de la chambre…)

  55. j’ai deux enfants de 19 et 16 ans, et donc une certaine expérience ou une expérience certaine pour te dire que la venue d’un enfant chamboule tout, on ne dort plus que d’un oeil et d’une oreille, tous nos centres d’intérêt convergent vers les leurs, ou ceux que nous avons envie qu’ils aient d’ailleurs, et oui, la peur est présente chaque jour, parce qu’on voudrait juste qu’ils soient bien, mais petit à petit l’angoisse se transforme, on se met à être heureuse qu’ils fassent du vélo sans roulettes avant de se dire qu’ils vont passer sous une voiture par exemple … et à chaque âge ses peurs, cela ne s’arrête pas ! Je voudrais juste te dire que toi tu as encore beaucoup de temps, bien que le temps quand on a un enfant file à toute vitesse et qu’un matin on se réveille à 45 ans et que l’on ne l’a pas vu passer le temps, mais un enfant doit un jour quitter le nid douillet des parents pour apprendre à voler seul, et que ce jour là il faut que cela se fasse en douceur, qu’il ait été préparé, qu’il ait confiance en lui, et pas rongé par nos angoisses qui seraient devenues les siennes, et malheureusement la confiance, l’autonomie, cela vient pas à pas, jour après jour, et qu’il faut commencer tôt à travailler là-dessus, parce qu’un enfant angoissé ne se transforme pas en adulte sûr de lui, alors cela pourrait être le conseil du jour : aie confiance en lui, en ce petit bout de chou qui va faire sa vie et suivre son chemin, et s’il doit y avoir des épreuves une maman se transforme alors en superwoman pour l’aider à traverser cela, si si c’est dans nos gênes, je devrais d’ailleurs dire les parents se transforment en super-parents dans les épreuves, parce que le papa n’ait pas en reste, d’angoisses et de peurs lui aussi et de force quand il le faut !
    Alors aie confiance en toi, en ce bébé, dans le papa aussi ! Le docteur à la maternité m’a dit qu’un bébé avait besoin d’amour et de lait, alors après lecture de l’article que tu as écrit, je ne doute pas que ce petit bout de chou soit un bébé HEUREUX !

  56. ah tu es une hypocondriaque ..
    bah alors avec tous les pesticides qu’on ingurgite ..le BPA/BISPHENOL A ..et tout le reste t’a pas fini de te faire du mourron lol …

  57. Je ne suis pas encore père mais je me retrouve un peu dans ce que tu dis là.

    Lorsque notre chien est arrivé à la maison, il a pleuré la première nuit, toute la nuit. C’était atroce, on a tenu bon pour ne pas aller le chercher, et on a réussi.
    Le lendemain, on a passé la journée sur internet à chercher des explication à ce qui est parfaitement normal, on a le soir décidé de laisser au chiot nos T Shirts avec nos odeurs. Il n’a pas pleuré de la nuit. Et nous on a pas dormi parce que quand même, c’est pas normal, on ne l’entend pas… etc.

    J’imagine quand je serai père que ce sera bien pire, et ça colle un peu les miquettes. Si mon enfant n’est pas le croisement de Lara Croft et Chuck Norris, avec un peu de sang d’Highlander, il aura un cache-nez pour aller passer son bac, et ça peut être handicapant, surtout à l’oral.

  58. Ôôôôôôô combien je te comprends… Je suis stressée, angoissée, névrosée, bourrée de toc, de manies rassurantes (et très énervantes pour l’entourage), je pense minimum 10 fois par jour à ma propre mort et celle de ceux que j’aime et 10 fois par jour, je m’efforce de repousser l’idée.
    Lou est née il y a 3 ans (enfin… il y aura 3 ans le 22/09). Cette putain d’angoisse m’a fait vivre un enfer pendant 12 mois. Douze putains de mois de dépression post partum, à vouloir tout quitter tellement je ne me sentais pas prête à affronter ce mal qui me rongeait, cette angoisse qui me déchirait le bide… Quitter fille et mari.
    Et puis le temps a fait son travail. Pendant que j’imaginais toutes les manières dont ma fille pourrait mourir prématurément, pendant que je dormais 3h maxi par nuit, pendant 9 mois, pour aller voir si elle respirait, pendant que je vivais cet enfer intérieur, Lou, elle, grandissait… Et la seule chose qui fait aujourd’hui que je vais mieux, c’est uniquement dû au fait qu’elle grandit, qu’elle parle, qu’elle sait dire où elle a mal quand elle a mal, ce qui lui fait du chagrin, ce qui lui fait du bien etc… Je ne sais pas décrypter les bébés… Les enfants, c’est beaucoup plus simple… Et voilà, aujourd’hui, elle a 3 ans, et je vais bien, super bien même. Je crois que malgré tout ça, j’ai réussi à contenir tout ce stress puisque Lou est une enfant très sociable et qui a visiblement très (trop) confiance en elle…
    Alors voilà, ton témoignage fait du bien, et m’aurait certainement encore plus fait du bien à l’époque, parce que précisément, dans ces moments down, je me sentais seule au monde à ressentir ça…
    J’ai toujours mes manies anti-malheur, je m’inquiète toujours autant pour les miens (ça en revanche, je crois que Lou a pris de moi… dès que je pars, elle me sort un « et fais attention en voiture »… touchant… mais bizarre de la part d’une enfant de 3 ans !!)… Une phrase d’une amie m’a cependant fait beaucoup réfléchir : en juin, je suis allée chez elle et son mari pour les aider à aménager leur appart sur Bordeaux, et aussi pour voir leur petit dernier qui venait de naître 15 jours plus tôt… Pendant que nous nous agitions tous dans l’appart, lui était là, posé sur son transat, et passer ses journées à dormir-manger-dormir-manger… le bébé parfait pour un déménagement quoi ! Sauf qu’elle et son mari avançaient dans leur aménagement sans trop le calculer, moi, je passais mon temps à regarder sur son transat pour vérifier qu’il respirait bien. Alors un soir, alors qu’on était posé tranquillou autour de la table et qu’on parlait des enfants etc, je leur fait part de ma surprise de ne pas les voir trop s’inquiéter du sort de leur petit dans la journée, que certes, il est ultra cool et tout et tout, mais qu’ils ne regardent jamais s’il respire… Et là, elle me sort « mais tu sais Ludi, ce n’est pas parce que je vais aller le voir tous les 1/4 d’heure que j’empêcherai qu’il arrive ce qui doit arriver ».
    Sur le coup, j’ai trouvé ça tellement fataliste… Et puis avec qq mois de recul, je crois qu’elle a tellement raison…
    Faudra juste tellement de temps avant que je puisse relativiser ainsi…

    En tout cas, merci pour ce moment de sincérité…

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