Le 11 avril 2009, je me suis assise sur feu mon canapé en cuir usé, feu mon vieil ordinateur portable posé sur feues mes cuisses sveltes et j’ai annoncé au presque-mari que j’allais ouvrir un blog. « Un quoi ? » qu’il m’a rétorqué en se grattant feu le caleçon à petits cœurs, « Un blog, pour raconter sur l’Internet mondial des trucs qui ne t’intéressent pas forcément« , que je lui ai répondu en tirant sur feue une cigarette. « Tu veux dire que tu ne me parleras plus jamais de Secret Story ? Je te le paie ! » qu’il a conclu en se touchant feus les cheveux.
C’est ainsi qu’est né Femme Sweet Femme, après une intense réflexion pour trouver un nom de blog digne de Jean Roucas, mon idole.
Tout le monde, moi la première, pensait que ça durerait une semaine, comme tout ce que j’entreprends. Avant le blog, j’avais en effet enchaîné les occupations sans jamais trop m’y attarder : dessin, guitare, scrapbooking, couture, mosaïque, écriture, photo, chiens, mecs, putage, épilation, natation, sieste, etc…
Je suis ce qu’on appelle dans le jargon une consommatrice compulsive de loisirs. Une éjaculatrice précoce du loisir, si tu préfères.
Il se trouve que 4 ans plus tard, j’aime toujours autant bloguer, sinon plus.

Je me revois, au tout début, boulimique de ces nouveautés, à écrire tous les jours un article, à aller commenter sur des tas de blogs, certains parce que je les aimais, d’autres parce que je savais qu’en commentant chez eux j’aurais des visites, à organiser des concours à liens pour gagner quelques places dans le tant convoité classement Wikio (devenu Ebuzzing), à hennir de joie à chaque commentaire (ça n’a pas changé), à vérifier mes stats plusieurs fois par jour, à espérer faire la Une d’Hellocoton.
Aujourd’hui, je ne blogue plus que par plaisir. La preuve, je n’ai rien à te raconter depuis deux semaines, alors je me tais.
Ce blog a changé en 4 ans et, surtout, il m’a changée.
Je te laisse aller chercher les mouchoirs, je prépare les violons.














