Tu ne seras pas un homme, mon fils

Mon ange,

Les sept mois que tu as passé en moi te permettent de savoir qu’habituellement, ici, on parle de tout et de rien, mais surtout pas de la réalité. Aujourd’hui, je choisis de te rendre hommage ici et d’écrire le chagrin qui m’empêche de parler sans pleurer. J’ai ainsi l’impression de laisser une petite trace de toi.

Dimanche matin, comme chaque jour, je me suis réveilée en râlant d’avoir passé une mauvaise nuit. Mon gros ventre commençait à être franchement lourd et, il faut le reconnaître, je suis une râleuse.
Le rituel a été le même que les jours précédents : ton papa t’a embrassé à travers mon ventre, on est restés tous les trois allongés. On était bien, ensemble. Tu n’as pas trop bougé, mais il faut dire que la veille, tu avais fait une drôle de fête. On se demandait même si tu avais invité des copains tellement ça bougeait là-dedans.
On aimait ça, te voir bouger. A chaque nouveau mouvement, à chaque nouveau coup, on s’émerveillait comme si c’était le premier. On se disait souvent qu’on avait hâte de te rencontrer, de te connaître, parce que tu avais l’air d’être un petit pitre et parce qu’on t’aimait déjà tellement…

Dimanche après-midi, on est allés à la piscine. Tu adorais ça, tu nageais en même temps que moi. On flottait ensemble. C’était tellement bon de sentir ce petit bout de nous se former et vivre en moi.
Mais cet après-midi-là, tu n’as pas nagé en même temps que moi. Ca m’a étonnée, mais je me suis dit que je m’angoissais pour rien. On t’avait vu quatre jour avant à l’échographie, tu étais un beau bébé de plus de deux kilos, en pleine forme, sans aucun problème (si ce n’est que l’échographie 3D montrait clairement que tu avais hérité de mon nez). L’obstétricien de la maternité, que nous avions vu trois jours plus tôt, nous avait confirmé que tout était parfait et que tu commençais déjà à vouloir nous rejoindre, que tu risquais d’arriver un peu plus tôt que prévu. Toi aussi tu avais hâte de nous connaître.
Ce jour-là, on a appelé tout le monde. On était tellement fiers et heureux d’avoir un gros bébé robuste. Les photos de toi la tête en bas, tes petites mains devant, ont fait rire tout le monde.

Après la piscine, on est rentrés à la maison et je me suis allongée, puisque c’était souvent dans ces moments-là que tu bougeais. Mais rien. Je t’ai stimulé en bougeant mon ventre, en te faisant écouter les chansons que je te faisais souvent écouter et auxquelles tu réagissais. Toujours rien. Alors ton papa est venu te parler, t’appeler par ton si joli prénom. Tu allais forcément bouger, puisque tu ne pouvais pas résister à sa voix.
Mais tu n’as pas bougé. Et, pour la première fois depuis que tu étais arrivé dans nos vies, c’est ton papa qui s’est inquiété. Il s’est souvenu que la sage-femme avait dit qu’en cas d’absence prolongée de mouvements, il valait mieux aller contrôler que tout allait bien.
On a attendu encore un peu, j’ai cherché sur internet et des centaines de témoignages de femmes inquiètes de ne pas sentir leur bébé bouger pendant plusieurs heures voire plus se soldaient toujours par une bonne nouvelle, une inquiétude infondée. Alors moi, j’étais plutôt zen, pour une fois. C’est que je n’avais aucun symptôme, alors tu devais juste être fatigué.

On est partis à la maternité à 21 heures.
Au passage, on a essayé un nouveau trajet pour voir s’il serait plus rapide que celui qu’on avait repéré pour le jour J. Je me souviens avoir vu l’affiche d’un dessin-animé qui passe au cinéma, l’histoire d’une petite tortue, Samy. J’ai dit à ton papa qu’on allait l’imprimer et l’ajouter aux autres animaux marins et petits pirates qui ornaient les murs de ta chambre.

Aux urgences, on n’a pas attendu. A 21h30, la sage-femme est venue faire un monitoring mais elle semblait avoir du mal à trouver ton petit coeur. C’est qu’elle était jeune, la pauvre, elle débutait. Ou alors son appareil ne fonctionnait pas bien.
Elle est sortie et revenue avec un interne qui a commencé l’échographie. Je ne voyais pas l’écran mais ton papa, qui me tenait la main, oui. Face au silence, mon coeur s’est emballé. Et puis j’ai vu les larmes emplir les yeux de ton papa. Et la phrase. Cette putain de phrase. « J’ai une mauvaise nouvelle, votre bébé est décédé ».
Non, il se trompe. Il débute, lui aussi ? Toutes les machines ont un problème ? Et la sage-femme qui en rajoute « Son coeur a cessé de battre ». Mais non, ce n’est pas possible, son coeur était parfait, on l’a vu il y a quatre jours ! Vous êtes sûrs ? Vous êtes vraiment sûrs ? Dites-moi que ce n’est pas vrai, je vous en supplie ! Dites-moi que vous vous trompez ! J’ai mal, je ne peux plus respirer, je souffre pour mon amour qui pleure comme un enfant, je veux revenir en arrière, on n’aurait pas dû venir, on aurait dû rester à la piscine, on était tellement bien à faire la planche en se tenant la main… Je veux me réveiller. S’il vous plaît. Je veux mon bébé. Je veux le connaître, je l’aime, on l’aime.

Je crois qu’après, on m’a fait une grosse prise de sang. Dix tubes, pour tenter de trouver une cause. Mais il paraît que ça arrive, comme ça, d’un coup, et que dans 95% des cas, aucune raison ne sera trouvée. De toute manière, je m’en fous, parce que ça ne nous arrive pas. Le coeur de notre petit ange adoré va se remettre à battre. J’en sais rien, il fait peut-être une pause. Ca n’arrive pas ces choses-là. On ne meurt pas comme ça, sans raison, alors que tout allait bien.
Les heures passent, je crois, dans ce box des urgences. On vient m’expliquer que je vais devoir accoucher. Je commence à réaliser. Ma mère arrive, elle est effondrée. J’ai de la peine pour elle, la pauvre. Et comment je vais l’annoncer à ma petite soeur, ta marraine, alors qu’elle est en vacances ? Je vais faire souffrir tout le monde, c’est affreux.
Tu étais tellement attendu,  petit bout de nous.

Je crois comprendre qu’il va falloir attendre deux jours avant d’accoucher. Et que la césarienne n’est pas envisagée, ce sera un accouchement par voies naturelles.
Sauf que je ne donnerai pas la vie.

La première nuit passe, avec des médicaments et des litres de larmes.
J’ai encore deux jours pour te réveiller, pour que tu reprennes vie. Au pire, j’ai encore deux jours à te sentir là, en moi. Mon enfant, mon fils que j’aime déjà tant.

Le réveil est brutal, affreux, inhumain, monstrueux. Je ne comprends pas, mais je réalise. J’assimile ce qui se passe. Ton papa est dans le même état que moi. Tu sais, on est de grands enfants tous les deux. On aime rire, prendre les choses à la dérision, faire les idiots. Mais notre innocence est partie avec toi, mon ange.
La famille proche se charge de prévenir tout le monde. Les messages des amis, de la famille, des connaissances, affluent par dizaines. C’est bon de se sentir aimés comme ça. Chaque message nous fait monter les larmes. Encore et encore.
La famille proche est autour de nous, elle essaie d’être forte mais je sens qu’ils sont très malheureux, surtout pour nous. Ta mamie et ta marraine voudraient tellement prendre un peu de ma peine. Si seulement…
Le personnel de la maternité est aux petits soins. J’ai un traitement pour préparer mon corps et surtout, il faut que je mange. Mais je ne peux pas. A quoi bon me nourrir, puisque tu n’en profites plus ? Moi qui m’étais mise aux légumes…
Les heures s’étirent, les larmes coulent. On essaie de penser à autre chose, de parler d’autre chose, mais très vite une prise de conscience surgit, violemment. Ca fait tellement mal.

Lundi soir, on nous annonce que l’accouchement sera déclenché le lendemain matin. Moi qui l’appréhendais, je n’ai pas peur. J’ai hâte que ce soit terminé et en même temps je voudrais te garder encore bien au chaud. On nous demande si on souhaitera voir ton petit corps. On refuse catégoriquement. On veut garder de toi l’image qu’on s’est dessinée, celle qu’on a vue sur les échographies. Ce sera plus facile, sans doute.
On nous demande aussi si on veut te déclarer, t’inscrire sur le livret de famille. Ca, oui. Tu es notre fils.
On nous demande si on souhaite se charger des funérailles. Sinon, l’hôpital peut s’en occuper. Ton petit corps sera incinéré avec d’autres enfants puis les cendres seront répandues au « Carré du souvenir », de manière anonyme. On opte pour cette solution. La première serait trop lourde.

Mardi matin, réveil à six heures. Je suis en mode automatique, ton papa aussi. On se laisse porter. Tout le monde me dit que je suis courageuse. Je n’ai tout simplement pas le choix. Si je pouvais m’enfuir, remonter le temps, faire en sorte que tout ça se passe sans moi, je le ferais sans hésiter.
Salle d’accouchement, péridurale, déclenchement. La sage femme est une pure merveille. Elle fait en sorte que tout se passe le mieux du monde. Autant que possible.
Les heures s’écoulent, entre contractions, larmes et micro siestes. C’est si facile un accouchement ? Si j’avais su…
Peu avant dix-huit heures, je sens que tu es prêt à me quitter. J’appelle la sage femme. Je pleure, je crie, je ne veux pas que tu partes. Je veux te garder en moi. Reste, je t’en prie mon ange.
Ton papa me tient la main pendant que je pousse. On se regarde. On pleure. Un drap a été tendu pour qu’on ne te voie pas.
Une dernière fois, je serre la main de ton papa et je t’aide à partir, mon amour. Je te sens quitter mon ventre et j’entends quelqu’un qui t’emmène vite hors de la pièce. Et des pleurs, j’entends des pleurs. Un quart de seconde, je me dis que ce sont les tiens, mais je réalise qu’en fait, ce sont les miens, mêlés à ceux de ton papa. On a voulu fuir la réalité, on a tenté de résister mais on doit ouvrir les yeux. Tu nous as quittés, mon bébé chéri. On ne peut plus le nier.
Alors on va affronter jusqu’au bout.

On demande à la sage-femme à te voir.
Tu arrives, dans la petite tenue que t’avait acheté ta mamie et je te prends dans mes bras. Tu es tellement beau, mon amour. Je t’aime au-delà de ce que les mots peuvent exprimer. C’est viscéral. Je te serre contre mon coeur, je te caresse le visage. Tu as ma bouche et le haut du visage de ton papa. Et tous ces cheveux ! Tu sens bon, mon ange et ta peau est encore souple et tiède. J’aimerais tant que tu te réveilles, je donnerais ma vie pour ça, si tu savais.
Ton papa nous observe en pleurant, mais il n’a pas la force de te prendre dans ses bras. Il t’aime tellement, si tu le voyais, on dirait un enfant perdu. J’ai mal pour lui. Il était tellement heureux de t’attendre avec moi. Il a été un papa parfait et il avait encore tant à te donner, tant de projets.

Quand la sage-femme est venue te reprendre, le déchirement a été au-delà de toute souffrance physique. Ce n’était pas comme ça que c’était censé se passer. On devait te donner la vie, faire en sorte qu’elle soit la plus belle possible, te rendre heureux, et être heureux avec toi. Là, on n’a même pas eu le temps de te connaître qu’on doit déjà faire ton deuil.
Avant, quand j’entendais parler de femmes qui perdaient un bébé avant la naissance, je ne réalisais pas à quel point c’était douloureux, à quel point perdre un enfant, même avant d’avoir pu avoir des souvenirs avec lui, était la sensation la plus atroce au monde. Comme quoi tant qu’on n’a pas vécu les choses, on ne peut pas réaliser.

Aujourd’hui, on vient de rentrer à la maison. Cette maison qu’on avait prise pour toi, mon ange, pour que tu aies ta petite chambre. Cette maison dans laquelle j’ai toujours été enceinte.
Là, elle est vide, triste. Comme mon ventre. Je hais mon corps qui me semble désormais inutile. Je hais cette maison dans laquelle tu ne dormiras jamais. Je hais la télé qui n’arrive pas à me distraire. Je hais cette chienne de vie de ne pas t’avoir permis de vivre. On avait tant à te donner…

Il nous reste une dernière étape avant de te dire définitivement adieu. Nous avons changé d’avis et décidé d’organiser tes funérailles. Toutes les personnes qui t’aiment seront là pour te dire au-revoir, mon amour. On ne pouvait pas te laisser partir seul. Tu sais combien on aime l’océan, mon bébé, c’était même la décoration de ta chambre. Tes cendres seront répandues dans les vagues, sur la plage où ton papa et moi nous sommes mariés il y a presque un an. Et un jour, on viendra te rejoindre.

En attendant, nous allons continuer de te pleurer, parce que c’est tout ce que nous sommes capables de faire pour le moment. Mais un jour, peut-être, nous te donnerons un petit frère ou une petite soeur. Sache en tout cas que tu es notre aîné et que tu auras toujours cette place. Et surtout envole-toi avec la certitude que tes parents t’aiment plus que tout et qu’on sera fort pour toi.

Adieu mon ange et merci pour les moments de joie que tu nous a offerts.

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103 commentaires

  1. les mots me manquent ma belle, si j’avais pu je serai venue aux funérailles, dire au revoir à ce petit bout, t’embrasser tendrement toi et ton homme.

    Je pleure tellement je suis triste, et pourtant je n’imagine même pas 1/4 de ce que vous devez traverser.
    Ce texte est bouleversant, il m’a profondément touchée, c’est un si bel hommage à votre amour pour lui et je suis sure, ma belle, que là ou il est aujourd’hui, il sait combien il est aimé et le sera toujours..

    mes tendres pensées à vous deux, et à tes parents et ta soeur. Je t’aime, et j’admire ton courage.

  2. Je n’ai pas de mots à la hauteur de votre souffrance, je crois qu’il n’en existe pas de pire.

    Je voulais juste vous dire que je vous admire, que vous avez pris une très belle décision symbolique, et que je pense bien à vous, et à ce petit ange trop vite parti, tellement injustement.

    Courage.

  3. Je n’ose même pas imaginer ce que vous avez vécu, je sais qu’il n’y a pas de mots suffisamment forts… toutes mes pensées à vous deux
    courage

  4. J’ai lu ces paroles abasourdie, choquée. Tout ce que je pourrais dire ne changeront rien, d’ailleurs, je tomberais dans les banalités les plus banales, je t’embrasse fort et je pense à toi.

  5. Grosse pensée pour vous. Je ne sais pas quoi dire mais j’ai le sentiment qu’il faut que je montre au moins que j’ai lu et que je suis là…
    Courage à vous!

  6. Tous mes mots n’y changeront rien … Pierre et moi pensons très fort à vous deux. Tenez bon et aimez vous encore plus fort .

  7. Je suis bouleversée par ce récit étant moi-même enceinte, et encore je suppose que je ne saisis qu’à moitié l’horreur de cette épreuve… toutes mes pensées d’amour vous accompagne.

  8. J’ai énormément de peine pour vous, je ne sais quoi dire, je n’ose imaginer votre souffrance… Je vous souhaite juste plein de courage pour surmonter cette douloureuse épreuve…

  9. Je n’ai pas de mots moi non plus pour t’exprimer tout ce que je ressens après avoir lu ce bel hommage à ton magnifique fils. Mes larmes coulent également. Je pense très fort à vous deux et sache que votre fils adoré sera toujours proche de vous.
    Je t’embrasse très fort ma belle

  10. tu m’a boulversé ma vivi , je suis sans voix la vie est une chienne
    sa a fait de vous des zombies alors que vous etes plein de vie dabitude
    je suis profondement triste pour vous c pas juste
    avec ta seur on sera a vos coté le tps quil faut et on vous accompagnera dans tout ces moment dificiles qui vobt arrivéé
    je suis de tt coeur avec vous et si je peut faire quoi que ce soit je serai la je te le promet que cette ange repose en paix
    je vous aimes mes loulous courage …….

  11. Que vous dire ? Comment imaginer que cela puisse se produire sans raison? Les larmes coulent sur mes joues à la lecture de ton magnifique témoignage bouleversant.
    Je pense que c’est une bonne chose, un pas pour toi de pouvoir en parler.

    Toutes mes pensées vont vers vous dans ces moments douloureux.

  12. moi non plus je ne sais quoi te dire a part que ton texte est vraiment magnifique et que mes pensées sont pour vous 2. Courage

  13. Ma douce, je t’ai dit l’essentiel par mail déjà… Mais tu sais que je suis de tout cœur avec toi. Depuis février que ma fille nous a quitté à presque un mois de son arrivée, je sais que cette douleur de pleurer quelqu’un qu’on a même pas eu l’occasion de connaitre, de serrer dans ses bras, cette douleur là elle est bien particulière, et sourde, elle est encore présente en moi.
    Je ne sais quoi te dire, sinon que je me permets de partager ta douleur, et je penserais à toi, ta famille, et ce petit garçon, dans mes prières.

  14. Je n’ai pas lu les commentaires par contre j’ai lu ce billet avec grande attention.
    J’espère que la rédaction de celui ci t’a permis d’exorciser -un peu- et que cela t’aidera.
    Je me suis souvent demandé s’il fallait ou non parler aux gens qui souffrent ou bien les laisser tranquilles, puis pour avoir été dans ce cas je sais que cela m’a fait du bien.
    La vie t’apportera un jour ce que tu en attends.

    Dehors le monde continue de tourner, les gens de vivre et je vous souhaite à tous les deux de ne pas vous enfermer. Juste d’etre forts et de croire en l’avenir.

  15. Des bises et du courage, tout plein, ta peine n’est pas imaginable, c’est difficile de trouver des mots justes dans ton cas. Je suis là si t’as besoin.

  16. Il n’y a pas de mot. Ton récit est beau et boulversant.
    Je vous souhaite de tout mon coeur de réussir à faire le deuil de votre fils.
    Vous êtes courageux, vous arriverez à surmonter cette tragédie.
    Quelle injustice…
    Les mots me manquent, et quel réconfort apporter face à un tel drame?
    Toutes mes pensées.

  17. Je lis ton témoignage… et je pleure, pleure, pleure…
    Enceinte, je n’ose imaginer ce drame que tu as vécu… et même si je suis médecin, je sais que jusqu’au bout le risque existe…
    On ne se connait pas vraiment, voire pas du tout… Je suis ton blog depuis qq mois, ms une telle expérience est au delà de ce qu’on peut imaginer…
    Je vous souhaite plein de courage & je pense à vous très fortement malgré tout…
    Soma

  18. Tout est dit, je suis contente d’ailleurs que tu l’ai fait. Ce que tu écris est magnifique, à ton image et à celle de ce petit bout que j’aimais déjà tant …

    Inutile de réécrire ici ce que je t’ai déjà dit. Je t’aime ma Pussy, si tu savais comme ta souffrance m’est pénible, comme cette terrible épreuve me peine …

    Je pense à vous, à chaque minute

  19. je ne pensais pas qu’on pouvait être aussi touchée et avoir autant de peine pour quelqu’un qu’on ne connait pas
    ne jamais perdre espoir ni baisser les bras
    il faut croire en la vie qui est plus forte que la mort

  20. Je suis de tout cœur avec toi dans cette épreuve, même si c’est -évidemment- insuffisant. J’en ai la gorge nouée, d’autant plus que ce qui vous arrive fait écho en moi, puisqu’il était arrivé presque la même chose à mon petit frère, mort pendant un accouchement prématuré…
    Je pense à toi, et t’embrasse très fort.

  21. plusieurs mois que j’étais pas venue… comme tout le monde je chiale et putain ce que j’aimerais croire en Dieu, ça faciliterait pas mal les choses. juste envie de dire que c’est pas juste et c’est tout.

  22. Je rentre à l’instant de congés où je parlais de toi à mon Légionnaire il y a encore deux ou trois jours.
    J’ai été prévenue par la fille Mentalo.
    Je suis très triste. La peine se partage autant que la joie. Certes, cela n’allège en rien la souffrance mais montre que tu, vous n’êtes pas seuls. Toutes mes plus affectueuses pensées vous accompagnent toi et ton époux et j’envoie très haut beaucoup d’amour à ton ange.
    Je t’embrasse très amicalement.

    1. Merci infiniment à tous pour vos messages, vos pensées, votre soutien.
      Notre petit ange vit ainsi encore un peu.
      Je n’ai pas le courage de répondre individuellement, peut être plus tard, là je suis encore engourdie de douleur. Mais soyez sûrs que vos mots m’ont énormément touchée et peut-être même un peu aidée.

  23. Je suis enceinte de 6 mois et demi.
    Et je pleure depuis quinze minutes à chaudes larmes, en cherchant des mots à t’adresser qui ne soient ni vains ni absurdes, mais je ne trouve pas.
    Je partage ta douleur.
    Je suis de tout coeur avec toi, avec vous.
    S’il y a quoique ce soit qu’on puisse faire pour toi sur la blogo, rendre hommage à ton fils ou quoique ce soit d’autre, j’en suis.
    Je me permets de t’embrasser très fort pour cette occasion, et j’aimerais faire tellement plus.

  24. Que te dire ? Que comme tous ceux qui t’ont lue, j’aime ton fils. Et ses parents. Tu as laissé là une magnifique trace de lui. De votre vie en commun, si courte fût-elle. Courage et plein d’amour à toi, à vous deux, à vous trois.

  25. On ne se connaît pas et je ne viens qu’occasionnellement sur ton blog, mais je ne peux m’empêcher de te laisser un message même si ça me paraît être peu de choses face à l’immensité de votre peine.

    Je suis très touchéee par ce qui t’arrive, ton texte est magnifique, c’est un très bel hommage qui me bouleverse.

    Je te souhaite beaucoup de courage, et surtout beaucoup de bonheur pour l’avenir.

  26. C’est la première fois que je viens sur ce blog.
    Je suis sous le choc, c’est au delà du descriptible, c’est l’horreur pur et cru que vous vivez.
    Je suis enceinte et j’ai déjà appris récemment que la vie est si fragile et ne tiens qu’à un fil, j’ai du mal à me projeter depuis que j’ai failli le perdre il y a quelques semaines et ce qui vous arrive me bouleverse beaucoup tant je ressens exactement tous les mots que je viens de lire.

    On ne trouveras pas les mots pour vous réconforter et cette impuissance est lourde, mais vraiment sincèrement j’aimerais vous serrer fort contre moi.

  27. Chère Ginie,

    Je ne te connais pas mais je suis tombée par hasard sur ton blog la semaine dernière ! Ce texte est bouleversant, j’ai mal pour toi, pour vous. Je pense fort à vous, les mots me manquent…

  28. Mes pensées pour votre petit, vous ainsi que tes proches.
    Mon amie Lulu a traverser la même épreuve…elle est aujourd’hui maman d’une petite poupette à qui grande elle parlera de son grand frêre « parti’.
    Amitiés.

  29. Les mots me manquent, je suis bouleversée! Ton texte est un maginifique hommage à ton fils!
    Que votre amour soit plus fort que tout pour traverser ensemble cette épreuve!

  30. en larmes,
    comme tous.
    La vie peut être si belle et si cruelle, si injuste.
    Enceinte d’un petit grain de riz et maman de 2 garçons,
    je vous souhaite une grande et belle famille !
    Votre petit ange saura vous guider et veiller sur vous.
    Même si cela doit être le rôle des parents de faire tout ceci.
    Cela ne devrait jamais arriver.
    Courage, toutes mes pensées vont vers vous,
    car les jours qui vous attendent vont être douloureux.
    Aimez-vous, adorez-vous, serrez-vous, calinez-vous, entourez-vous et cela vous aidera.
    Peut-être.
    Un petit peu.

  31. Bonjour,
    Je ne peux arrêter mes larmes, je suis tellement émue, d’ autant plus que dans des circonstances différentes, ma soeur a connu un accouchement semblable et dû laissé s’ envoler Raphaël, son petit ange…
    Courage à vous, toutes mes pensées vous accompagnent.
    Delphine.

  32. Ton texte est magnifiquement rédigé et plus que poignant!
    Je vous souhaite tout le courage possible pour affronter cette si difficile et injuste situation!

  33. Les mots me manquent, et paraissent tellement dérisoires à côté de ce que vous traversez…
    On ne se connaît pas mais mes pensées vous accompagnent dans ces moments difficiles et injustes

  34. Mauvaise idée que j’ai eu de lire ce billet alors que je suis au travail : j’en ai la gorge tellement serrée que j’ai mal, et surtout je ne peux pas pleurer pour vous accompagner.
    Je ne peux qu’imaginer, et de loin, la douleur que vous vivez.

    La vie prendra sa revanche, mais pas tout de suite, pour l’instant vous pleurez cet ange parti rejoindre le ciel bien trop tôt, et vous aurez besoin de temps pour aller mieux.
    Les mots semblent si faibles pour vous aider mais c’est la seule chose que je puisse faire d’où je suis et pour l’instant.
    Tout mon réconfort vous accompagne, et de douces pensées.

  35. Je vous accompagne dans cette terrible épreuve et j’ose à peine ressentir ce que vous pouvez ressentir aujourd’hui.

    Quoiqu’il en soit, je souhaite à votre couple le plus de courage possible. N’oubliez pas de vous aimer tous deux et de communiquer votre douleur à chacun. Ne vous isolez pas. On est plus fort à deux.

    Je vous embrasse.

  36. Ce n’est qu’une goutte dans l’océan, et je ne sais quoi trop vous dire si ce n’est d’avoir beaucoup de courage pour traverser cette épreuve, et que de meilleurs jours vous attendent…

  37. bon vent à votre petit ange, mes pensées vous accompagne tous les deux ainsi que votre famille dans cette très douloureuse épreuve que vous vivez.

  38. Courage à tout les deux, une épreuve de la vie qui est très dur à vivre, vous êtes fort vous la surmonterez.
    pleins de bisous pour vous remonter le moral

  39. Bonjour, je ne sais trop quoi te dire. Les mots me manquent devant une telle douleur et épreuve. Tout ce que je peux te souhaiter c’est beaucoup de courage. De savoir trouver en toi l’énergie pour continuer à avancer, car malgré les épreuves, la vie continue, dans toute sa dureté et toute sa splendeur. Je vous souhaite en tout cas de beaux moments de bonheur pour le futur. Que ta famille soit bénie et que de belles choses vous arrivent rapidement. Courage, courage, courage. Amitiés. Fashiongeekette.

  40. Je suis tout retourné, j’imagine l’horreur que vous avez vécu et que vous vivez actuellement. Je ne pourrais vraiment pas supporter une chose pareille. On doit se dire qu’on n’a pas mérité ça, et c’est vrai, personne ne mérite cela, personne. Dites-vous qu’il n’a probablement pas souffert et espérons tous ensemble que l’audelà est aussi merveilleux qu’on nous l’a promis.

    Surtout, ne vous séparez pas, ne vous laissez pas submerger par le chagrin, les regrets, les reproches… votre bébé aurait aimé que sa famille reste unie et aimante, que cet amour qu’il l’a fait grandir et qu’il a pu sentir reste fort dans l’épreuve.

  41. aucun mots ne pourraient te reconforter je le sais que trop bien. ton ange veille sur toi, ne l’oublie pas.
    n’hesite pas a pleurer a hurler a te taire si tu en a besoin, en te lisant je m’appercoit que tu à une famille, qui t’entoure chose que j’ai perdu en meme temps que mes anges. donc appuye toi sur eux, ils t’aiderons

  42. La souffrance et la peine vous appartiennent.
    Une pensée pour vous, la vie n’est pas toujours un cadeau.

  43. C’est la 1ère fois que je viens sur ton blog, grâce au site http://www.maispourquoijedeviensmèrebordel.fr qui t’as consacré un article !

    Je suis scotché, ton histoire est hallucinante. C’est bien que tu n’est pas garder tous ça pour toi, car tu t’est un peu ouverte de cette souffrance, j’en suis vraiment désolé, personne n’y peut rien ! Voila et prends soin de toi ma chère !

  44. Comme fifi, je viens ici pour la 1ère fois suite au blog de la Mère Bordel.

    Je crois que rien de réconfortant ne peut être dit…

    A part que vous n’êtes pas responsable ? Que vous l’avez aimé alors qu’il n’était pas encore sorti ? Que vous avez fait ce qu’il fallait ? Je ne sais pas si ça peut réconforter. En tout cas, bon courage.

    Vous avez apporté de l’amour, il n’a hélas pas pu vous le rendre mais il a sûrement senti quels bons parents s’occupaient de lui.

  45. 🙁 *larmes aux yeux*
    Effectivement, je n’imaginais pas que perdre son enfant avant la naissance serait une telle épreuve, une telle souffrance, l’absence surtout…
    Toutes mes pensées vous accompagnent dans cette épreuve que la vie a choisi de vous imposer.

  46. on ne sait que virtuellement mais je suis bouleversée par ce qui t’arrive…je sais qu’aujourd’hui le temps est au deuil mais je voulais quand même te dire que je connais quelqu’un à qui cela est arrivé et qui est ensuite devenu maman…je pense bien fort à toi, à vous deux…

  47. j’ai « seulement » vécu 3 arrêts de grossesse spontanés et la dernière fois, j’ai vu notre petit bout de nous à l’échographie des 13SA avec son petit coeur qui venait de s’arrêter … pourquoi … aucune réponse depuis …
    alors non, je ne suis pas à votre place mais je pleure ce soir pour votre ange et sans doute aussi un peu pour les miens même si ce n’est pas comparable.
    Je voulais aussi vous dire que oui, un jour votre ange sera grand frère.

  48. Mille pensées pour vous 2. La douleur doit être immense. Il n’y a pas de mots pour vous aider à apaiser votre douleur douleur! quelle injustice! je vous souhaite beaucoup du courage, du soutien, de l’amour et du temps…..

  49. Mille pensées pour vous, mille baisers pour votre petit ange … Tout le courage possible pour surmonter cette douleur …
    Quelle injustice.
    De tout coeur avec vous.

  50. La mère bordel a fait passer une beau message
    Alors je viens rajouter ma pierre à l’édifice pour dire que vous êtes très courageux et que c’est la plus belle preuve d’amour envers votre fils que vous puissiez faire.
    Remonter la pente va être dur, réapprendre à vivre à deux aussi mais vous ne l’oublierez jamais et lui non plus.
    Prenez soin l’un de l’autre c’est ce qui importe aujourd’hui.

  51. Tout comme Laetitia, je suis ici à l’initiative de la Mère Bordel… Je n’ai pas de mots pour vous car je pense que c’est au delà des mots… Tout simplement plein de pensées et de courage à vous…

  52. J’arrive ici par le blog de Miss Brownie… je ne sais meme aps quoi écrire… je suis maman, 3 fois, et je ne peux qu’imaginer votre souffrance. Même s’il n’a pas eu le temps d’ouvrir les yeux, votre fils a bel et bien existé, peu importe ce qu’on peut vous dire. Organiser les funérailles est une bonne chose, car il a été important pour vous, votre famille, vos amis. Ne pas le faire aurait été comme nier cette évidence, l’évidence qui est apparue dès le test de grossesse.

    Bon courage à vous…

  53. Toutes mes pensées vont vers vous et votre petit ange.
    C’est la chose la plus terrible qu’il puisse arriver… on ne devrait pas voir ses enfants partir avant nous. La nature n’est pas faite ainsi.

  54. Les mots sont superflus dans ce cas mais je te donne tout le courage que je peux pour t’aider à surmonter cette terrible épreuve.

  55. je ne peux imaginer la peine et l’épreuve que vous traversez, mes pensées sont vers vous, même si nous ne nous connaissons pas

  56. Bordel de chiote putain !!! La pire chose au monde… Perdre son enfant. Je ne peux que te dire que je pense fort fort à toi et à ta famille. Prends soin de toi ma belle, ton petit ange veille sur toi !

  57. Il n’y a pas de mots face à un si bel hommage à votre fils parti bien trop tôt rejoindre les anges …
    Je me contenterai donc juste de laisser ici cette petite trace, pour qu’elle accompagne votre petit ange et votre famille …

  58. Même si les mots sont dérisoirs devant votre chagrin je vous souhaite beaucoup de courage et d’amour pour traverser cette terrible épreuve.
    Gardez votre ange dans vos coeurs, il vous accompagnera et sera là pour vous dans chaque moment de votre vie.

  59. On ne se connait pas mais je pense à vous.
    Je me souviens de la douleur que j’ai ressentie quand j’ai cru perdre mon bébé au tout début de ma grossesse. Je ne peux même pas imaginer cette douleur multipliée par tous l’amour qui croît au fil des mois.
    Mes pensées vous accompagnent.
    L’océan veillera sur votre petit homme, je lui ai confié un des amours de ma vie, et je sais qu’il est un fabuleux gardien.

  60. 4 mois de grossesse, tombée ici par hasard, et je pleure… pour toi, pour lui et pour cet ange parti bien trop tôt… Peut-être par peur, pour nous, aussi…
    Même si l’on ne se connais pas, mes pensées vont vers vous, aujourd’hui et pour longtemps encore…
    Que la vie vous apporte maintenant courage, force et espérance…
    Paula

  61. bientot 5 mois de grossesse, découverte de ton mssge par l’intermédiaire et des centaines de larmes qui ne cessent de couler en « voyant » tout l’amour que tu as pr ton petit garçon qui n’est plus présent aujourd’hui.
    je suis sincérement désolée pr toi et j’espère que vous trouverez la force toi et ton mari de surmonter cette horrible événement…

    Bon courage à vous 2 et prenez soin de vous!!

  62. Je suis bouleversée par ton témoignage car ce qui t’est arrivée je le craignait tout au long de ma grossesse, car quelqu’un de ma famille l’ a vécue.
    Sauf que pour nous protéger elle ne nous as pas racontée ce qu’elle ressentait et elle sait beaucoup cacher pour pleurer. Nous nous sentions tellement impuissant aujourd’hui je culpabilise de n’ avoir peut être pas été assez présente.

    Je suis sur que ton fils, ton enfant, ton tout petit doit être terriblement fier de vous, je sais que vous avez subi cette situation mais quel courage !

    Nous ne pouvons nous mettre à votre place car la peine que nous ressentons est si infime par rapport au torrent de douleur et de rage qui vous envahie. La vie est triste, le vie est dure et des choses comme cela ne devrait pas exister.

    Vous arracher le coeur après vous avoir offert le plus beau des cadeaux c’est injuste.

    Je vous souhaite de trouver la paix, la force et le courage ….

  63. En lisant ceci j’en ai les larmes aux yeux. Sachez que nous sommes tous sensibles à ce qui vous arrive. (Je suis papa de deux filles dont une est passée très près de ne jamais voir le jour)

  64. chienne de vie….je pleure devant mon écran … je vous souhaite à vous 2 beaucoup d’amour et de force. Mille pensée à vous et à votre petit amour

  65. J’ai atterri ici par hasard en passant de lien en lien et j’ai commencé à lire. Il faut savoir que je n’ai que 15 ans je suis une gamine , j’ai rien vaicu moi et pourtant je suis en train de pleurer tellement j’ai ressentis toute la douleur, je ne veux pas que ça m’arrive et je ne voudrait que ça ne vous soit pas arrivés !

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